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TSD4B des Jasseries - Chalmazel

Photo remontée - Constructeur : Leitner
- Description rapide : L'unique télésiège débrayable à bulles du Massif Central!
- Saison de la majorité des photos : hiver et été

- Type de reportage : reportage photographique commenté : le reportage propose de nombreuses photos largements commentées de l'installation

- Date d'ajout du reportage : 26/12/2007

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Notation du reportage
Note de ce reportage : 4.5 34 notes(s)
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Voici le reportage de cette installation. Il peut être scindé en plusieurs parties auquel cas l'auteur de chaque partie sera mentionné.

Partie 1Auteur de ce reportage : lolo42     Section écrite le 24/12/2007 et mise à jour le 04/07/2008 (cache 04/07/2008)


Chalmazel est un charmant bourg ligérien des Monts du Forez connu pour son château du XIIIème et la pratique des sports d'hiver. On y ski de 1100 à 1610 mètres d'altitude sur des pistes alternant forêts de résineux et espaces plus sauvages du riche environnement naturel des Hautes-Chaumes que domine de ses 1634 mètres Pierre-sur-Haute, sommet du département.
Cette petite station gérée par le Conseil général de la Loire se démarque par la présence sur son domaine du télésiège débrayable des Jasseries, un appareil à bulles, genre peu répandu sur l’hexagone, présentant qui plus est de caractéristiques particulières intéressantes. Découvrons cette remontée…


Rôle de l'appareil sur le domaine :

Le départ du télésiège est situé sur la gauche du pied des pistes, au point le plus bas de la station. Le téléporté dépose les skieurs à 1463 mètres d'altitude, au niveau des jasseries des Granges. Voici sa situation sur le plan des pistes (remontée surlignée en jaune sur la gauche) :
Remontée phare de la station, le télésiège à bulles des Jasseries donne accès à l'essentiel de l'offre ski. Il dessert directement l'axe majeur que constitue la longue piste des Granges (et sa variante des Jasseries dont on pourra regretter les résineux qui les séparaient jadis), un large boulevard de plus de 2000 mètres à destination familiale longeant la remontée, impécablement entretenu et qui assure la majorité du trafic de la station du début à la fin de la saison, puisqu'entièrement équipé d'enneigeurs.
Le téléporté sert également de premier ascenseur puisque sa gare d'arrivée est située au coeur du domaine et permet de poursuivre sur Pierre-sur-Haute, ou de rejoindre le secteur, plus technique, de Couzan via la piste du replat.

Il est exploité l'hiver mais également l'été, à la montée comme à la descente, puisque sa G2 est le point de départ d'une petite balade pédestre jusqu'à Pierre-sur-Haute (1634 mètres) où s'offre à nos yeux une belle vue panoramique sur l'Auvergne et la chaîne des Alpes. Il est par ailleurs emprunté par les VTTistes puisqu'il dessert le bikepark récemment développé par la station.


Stratégie d'investissement :

Ce télésiège à bulles remplace, sur un tracé plus excentré et des implantations de gares différentes, l'ancienne télécabine 4 places Poma de Pierre-sur-Haute.
Construite en 1967, cette précédente remontée en deux tronçons de type oeufs à pinces S, fût avec celle de Val d'Isère la première du genre, entièrement automatique. Si vous souhaitez en savoir un peu plus sur cet appareil je vous invite à découvrir le reportage qui est y consacré (Lien).

    L'ancienne télécabine Poma de Pierre-sur-Haute :
Bien que le débit de la remontée ait été porté à 800 personnes/heures après la rénovation de 1993, cela restait notoirement insuffisant pour les grosses affluences du week-end. Devenue dépassé, décision a été prise, avec l'acquisition des installations par le Conseil général de la Loire, de procéder au remplacement de cet appareil stratégique de Chalmazel. Celui-ci s'inscrit dans le cadre d'un vaste programme de requalification du domaine mené de 2002 à 2004 comprenant également la création de trois nouvelles remontées, le traçage de nouvelles pistes, et l'optimisation de l'existant (enneigeurs, engazonnement et barrières à neige...).

Les études menées ont mis en évidence le souhait de la clientelle de disposer d'une solution skis aux pieds mais ne sacrifiant rien au confort. Il faut savoir qu'à Chalmazel, le vent très froid est fréquent et que la ligne est située à l'ombre une partie de la journée. De fait, on imaginait donc mal, pour relancer l'attrait de la station, faire passer la clientelle de cabines fermées à des sièges découverts exposés aux aléas climatiques...
Pour cette raison le choix des bulles s'est imposé, et vue la longueur de ligne de 2 kilomètres, un appareil débrayable était indispensable.
C'est le constructeur italien Leitner qui a été retenu suite à l'appel d'offre lancé par le Conseil général de la Loire.
L'ancienne télécabine est démontée en été 2002 (des éléments seront revendus à l'étranger), et dans la foulée, le nouveau télésiège des Jasseries est construit pour un coût de 3.600.000 euros. Il est implanté sur le côté de la piste afin de libérer cette dernière de tout pylône.
Aux vues du rôle majeur qu'il possède au sein du domaine de Chalmazel, la ligne se prettant facilement à la prise des mouvements d'air, l'appareil étrennera avec succès un dispositif innovant : le système d'amortisseur liquide, auquel nous reviendrons dans le reportage, visant à assurer la stabilité de ses véhicules et ainsi fiabiliser son exploitation dans la quasi totalité des conditions météorologiques.




Caractéristiques :
  • Nom de l'installation : Télésiège des Jasseries
  • type : Télésiège débrayable SA4
  • Constructeur : Leitner
  • Année de construction : 2002
  • Exploitant : Conseil général de la Loire
  • Saison d'exploitation : Hiver/Eté

  • Véhicule : siège Leitner à bulle avec amortisseur liquide
  • Capacité : 4 personnes /siège
  • Nb véhicules : 106 sièges à bulles
  • Attache : LA48
  • Sens d'exploitation : montée et descente
  • Sens de montée : gauche
  • Temps de Trajet : 6min50s
  • Débit à la montée : 1800 personnes/heure
  • Débit à la descente : 450 personnes/heure
  • Vitesse d'exploitation : 5 m/s

  • Altitude Aval : 1109 m
  • Altitude Amont : 1463 m
  • Dénivelée : 354 m
  • Longueur développée : 1999m (constructeur) 2038m (FIRM)
  • Pente Maxi : 29 %
  • Pente Moyenne : 18 %

  • Puissance moteur : 500 kW
  • Emplacement motrice : aval
  • Emplacement tension : aval
  • Type tension : hydraulique
  • Tension nominale : 36000 daN
  • Pression nominale : 115 bar

  • Garage : aval
  • Nb Pylones : 17
  • Nb Pylones compression : 1
  • Nb Pylones support/compression : 2

La gare aval :

Entièrement vitrée en partie haute, la gare aval, de type motrice-tension, est relativement aérienne puisque reposant, façon Leitner, sur un unique pilier béton. Accolé à celle-ci, derrière le poste de commande du conducteur, un garage couvert permet de stocker les sièges hors exploitation ainsi que les nuits par périodes de mauvais temps.
Dans son fonctionnement normal à 5 mètres/seconde, le cadencement d'embarquement reste confortable avec 8 secondes entre chaque siège : le débit de 1800 heures étant suffisamment élevé pour absorber tous les passages, les sièges restent relativement espacés.

    Vue générale de la G1 avec le garage sur la droite :


    Côté ralentisseur :


    Contour :


    Panneau des caractéristiques :


    L'embarquement en détail :












    Le lanceur vue depuis le garage :

La ligne :

La ligne, relativement longue pour un télésiège hors les Alpes ou les Pyrénées, comporte 17 pylônes et court à gauche de la piste des Granges et de sa variante des Jasseries.
Elle se situe dans sa majeur partie dans la forêt et ne comporte pas de difficulté majeure. On y trouve de fait un unique pylône de compression (le P1 en sortie de gare) ainsi que deux pylônes support/compression (le P10 et P11) pour aborder en douceur le changement de profil de pente concave au deux tiers.
Il est à noter une particularité intéressante cependant : on remarquera que les pylônes sont identiques, jusqu'aux balanciers prêts, à ceux construits par Poma ! On sait que les deux marques, du fait de leur appartenance au même groupe, mutualisent de plus en plus d'éléments, mais cela est unique à ce jour.

    Profil de la ligne suivant la pente :


    Voici un vue de toute la partie « forêt » de la ligne :


    Le P1, en sortie de gare, l'unique pylone de compression :


    Le P2 (les premiers pylônes sont équipés de projecteurs pour des activités nocturnes)


    Vue de la gare et de la ligne du P1 au P3 depuis la piste des Granges :


    En se retournant depuis un siège, vue à travers le plexi arrière :


    Passage le plus haut :


    Le P6, le plus haut de la ligne :


    Le P7 :


    Changement de pente :


    Le P10 est de type support/compression du fait du profil de pente concave à cet endroit :


    Tout comme le P11 :


    A partir du P12, la fibre, les paires torsadées, et câbles électriques servant pour le groupe de sécurité et la webcam en G2 sont enterrés :


    Vers 1400m d'altitude, plus de sapins, mais un paysage plus sauvage ainsi qu'un profil plus doux.
    C'est ici, à l'emplacement du P14, qu'était implantée la gare intermédaire de la télécabine :



On aperçoit la gare d'arrivée, et en toile de fond, les radars de la base militaire de Pierre-sur-Haute, point culminant du département de la Loire avec ses 1634m d'altitude qui offre une vue splendide sur les Alpes et l'Auvergne et que l'on peut rejoindre par le téléski à enrouleurs doppelmayr.gif .


    Approche du P16 sur une dernière partie plutôt plate au niveau du replat des Granges :

La gare amont :

La gare amont n'a pas été implantée au sommet, mais sur un replat en contrebas, du fait de conditions souvent défavorables (vents violents). Elle reste cependant stratégiquement située au coeur du domaine, à proximité imédiate de l'accès à Couzan et de la gare de départ du TKE de Pierre-sur-Haute, qui heberge d'ailleurs le poste de transformation servant nottament à l'alimentation électrique de la G2 du télésiège.
Sa situation a par ailleurs donné son nom à l'appareil, puisqu'à cet emplacement précis se trouveaint les vieilles jasseries des Granges (Le télésiège aurait également pu s'appeler TSDB des Granges, mais le nom était déja pris wink.gif ) ; l'occasion de s'attarder quelque peu sur ce nom évocateur du patrimoine ligérien.
Désignant à la base les paturages d'altitude où étaient conduits les troupeaux pour l'été, le terme jasserie a fini, au fil du temps, par représenter la construction située sur ces prés en elle-même.
La jasserie fait partie prenante de l'histoire des Hautes-Chaumes du Forez, et plus généralement de celle des montagnes de la Loire; la plus connue restant la "jasserie du Pilat", sur les hauteurs de Saint-Etienne, qui revêt d'ailleurs un intérêt particulier pour les amateurs de remontées mécaniques, puisque, le site fut équipé d'une remontée-mécanique dès 1928(réportage).
Bon nombre de ces jasseries sont, de nos jours, toujours entrenues.
Pour l'anecdote, celles des Granges disposaient encore de leur toit jusque dans les années 80, et l'on pouvait s'en servir de tremplin lors de chutes de neiges importantes wink.gif .

    Vue générale de la G2 avec le P17


    Arrivée en gare :


    Le débarquement :




    Quelques vues arrières de la gare et de son chalet de commande :






Les véhicules :

L'appareil dispose de 106 sièges Leitner 4 places à attache débrayable LA48 équipés de coussins "confort" et d'une capote en polycarbonate panoramique mais surtout du système inédit en France d'amortisseur liquide.
Il faut savoir que la morphologie et la situation de la ligne combinées à la prise au vent des véhicules rendent l'appareil fortement soumis aux mouvements d'air, engendrant des phénomènes d'oscilation latérales des véhicules et pouvant très rapidement contrarier l'exploitation à vitesse classique. Sur des téléportés à cabines fermées, l'emploi de technologies de type funitel comme à Val Thorens où bien encore de spoilers comme sur la télécabine de Bochard aux Grands Montet regle le problème. Leitner a ici développé tout spécialement pour le télésiège des Jasseries une réponse technique à la fois simple et inovante : l'amortisseur liquide.
Comme on peut le constater, les véhicules sont équipés à l'arrière d'une pièce métallique relativement imposante incurvée vers le bas et fixée sur le haut du châssis. C'est une cavité tout simplement remplie aux 3/4 d'un liquide se répartissant pour moitié d'eau et pour moitié d'antigel. En ligne, le déplacement du liquide est tel qu'il s'oppose au balancement du siège en lui même. En faisant ainsi varier la fréquence d'excitation, il contrarie la prise de mouvement des oscillations et assure à la sortie la stabilité des véhicules dans des conditions de fonctionnement difficiles. Résultat assuré!
Après avoir étrenné son fonctionnement sur ce télésiège, Leitner commercialise désormais ce système en option sur ses téléportés. Même si cet appareil reste à l'heure actuelle l'unique remontée française disposant d'amortisseurs liquide, des installations étrangères sont maintenant équipées de la sorte.



Intéressons-nous maintenant au fonctionnement des bulles. Celui-ci s'opère de façon automatique : en mode normal, la coque s'ouvre en entrée de gare et se referme en sortie, l'exploitation pouvant également s'opérer en position ouverte constante, seul le contrôle d'ouverture en entrée de gare s'effectue alors.
L'ensemble fonctionne à l'image du système d'ouverture de porte d'une télécabine : un levier situé sur la suspente du siège (à proximité de la pince) actionne le système au passage du rail-guide de la gare, tirant sur la cablette qui court le long du châssis, agissant sur le mécanisme en lui-même situé sur le côté au bas du siège.
On notera que dans tous les cas, le choix finale de garder la bulle ouverte ou non en ligne revient à l'usager : des poignées situées à l'intérieur du compartiment permettant de la relever facilement, aidé par la force des ressorts latéreaux.

    Détail du système d'actionnement de la bulle :


    Vue d'ensemble de la cablette, du levier jusqu'au mécanisme :

Des véhicules disposent également sur le côté extérieur d'un porte-vélo permettant aux VTTistes d'accèder durant la saison estivale au bikepark avec une descente de 2,5 kilomètres et des modules aménagés :



    Les bien-nommés coussins confort Leitner :


    La suspente avec le levier d'actionnement des bulles et la pince :


    Vue détaillée de la pince LA48 :


Fonctionnement technique du télésiège :

Les organes de fonctionnement de la gare aval :
Intéressons-nous plus en détail aux organes de fonctionnement de l'appareil et grimpons au coeur de la G1 De part ses vitrages latéraux, l’intérieur de l’espace technique se révèle lumineux. Des caibotis métalliques sécurisés permettent d’en faire le tour et d’accéder de façon fonctionnelle aux différents organes que je vous invite à découvrir.


  • Le groupe moteur principal :
Le groupe moteur principal dispose d’une configuration classique de télésiège Leitner SA. On trouve sur le treuil, disposés en ligne : le moteur électrique (en bleu), puis le frein de service (sous le carter jaune et plexi), et (en rouge) le réducteur KSS6 relativement imposant, pris sur la poulie motrice.
    Voici une vue d’ensemble du groupe moteur de l’installation avec la poulie :


    Le bloc moteur de marque Ansaldo ; 500kW de puissance, fonctionnement sous courant continu et 1517 tours/minute.


    En sortie de moteur voici le volant d’inertie et le disque de frein de service sous leur carter jaune et plexi :




    Et dans le prolongement du frein, nous trouvons finalement le réducteur KSS6 situé sur la poulie motrice :


  • La marche de secours :
La marche de secours du télésiège est, quant à elle, assurée par un moteur thermique Iveco Aifo situé en arrière du moteur électrique, à l’extrémité de la gare côté ligne. Ce moteur là n’est pas pris sur le réducteur principal mais alimente une pompe dont la pression permet à un moteur hydraulique d'assurer la motricité via un petit réducteur spécifique qui s’engrène sur la couronne dentée périphérique de la poulie.
Typiquement Leitner, cette configuration permet un fonctionnement de l’appareil même en cas de casse du réducteur principal.
    Le moteur thermique Iveco Aifo :


    Le conduit souple sert à l'évacuation des gaz d'échappement du moteur termique en toiture :


    Voici le moteur hydraulique, situé sur la poulie motrice et qui s'engrène sur celle-ci :


  • La tension :
La tension du télésiège est assurée de façon hydraulique à 36000 daN par un unique vérin. Il est situé sur l'avant de la gare (côté ligne), fixé à la pièce métallique centrale maitresse qui est solidaire du pilier béton, puis, à son bout, sous le chariot du groupe moteur. La course du lorry de tension est de 3 mètres.

    Le vérin hydraulique :


  • La circulation des véhicules :
La circulation des véhicules s’opère, comme habituellement chez Leitner, grâce à des poutres à pneus entrainées par courroies.

    Voici le ralentisseur et ses capots de protection en plexi :


    Détails de pneus :


    On remarquera dans le contour l'aiguillage qui permet d'orienter les véhicules vers le garage. En marche normale ces derniers poursuivent bien entendu à droite :


    Voici le lanceur :


    Détails de pneus sur le lanceur :


    Sortie de lanceur, avec en rouge, la came d’embrayage destinée aux pinces :


    Sortie de lanceur : le levier de la pince a quitté la came qui le maintenait baissé (pince ouverte): le véhicule est maintenant embrayé :

Le garage :

Le garage est situé sur le côté de la gare aval, derrière le poste de commande. La longueur des voies permet de stocker l’ensemble des véhicules de l’installation, ainsi que le panier de service, et également, de disposer, au niveau de la première voie, d’une zone haute de maintenance permettant un accès facile aux pinces et suspentes. Le rangement s'opère à vitesse de ligne de ligne normale, à savoir, 5m/s. Les véhicule sont conduits ou sortis du garage par un rail équipé d'une chaine de trainage.




    Le rail d'entrée/sortie, avec sa chaîne de trainage et sa motorisation puis les départs des différentes voies de garages avec leurs aiguillages respectifs :


    Le rail d'accès est visible en bas à droite. Tout de suite à gauche l'entrée de la zone maintenance :


    La plateforme de maintenance destinée aux pinces et haut des suspentes :


    Le véhicule de service, équipé d'une plateforme haute repliable :
Le poste de commande :

Le poste de commande du conducteur prend place au sein du même bâtiment que le garage.
Trois armoires de contrôle de marques Seirel y sont installées.
En premier lieu, l’armoire de commande principale qui gère la mise en route et le fonctionnement courant de l’appareil. On trouve sur son pupitre les choix de mise en marche particuliers (thermique/électrique, exploitation/maintenance...), mais aussi les options courantes, telle la fermeture des bulles, la vitesse de ligne, le cadencement (manu/auto, débit…). A cela viennent s’ajouter les informations relatives la vitesse du câble (ici 5 m/s), la tension, l’état motrice ou l’embarquement. En bas à droite, se situent les boutons poussoirs des commandes de freins.
Le second pupitre renseigne sur le vent (vitesse, direction), mais également sur le fonctionnement courant de l'appareil (réducteur accouplé, moteur hydraulique désaccouplé…), et surtout, il fait remonter les alertes de la gare (buté lorry, niveau huile, survitesse…)
Enfin, sur la dernière armoire on trouve le pesage et les éventuelles alertes de la ligne de sécurité récupérées grâce aux capteurs présents sur les pylônes.


Pour conclure :

Avec la construction du télésiège débrayable à bulles des Jasseries, le Conseil général de la Loire a su relancer l'interêt de cette petite station de moyenne montagne qu'est Chalmazel.
Cet appareil répond parfaitement au cahier des charges imposé puisqu'il associe performances requises (plus d'attente avec un débit montant de 1.800 personnes/heures, et 5 mètres/seconde en vitesse de ligne), et confort remarquable (assises bien rembourrées, bulles de protections), en ajoutant en plus à cela une meilleure disponibilité de fonctionnent, grâce au système Leitner de système d'amortisseur liquide.
Comme le dit elle-même la station, l'appareil concilie les avantages de la télécabine et du télésiège : on est assis, on ne déchausse pas, on est abrité en cas d'entempéries ou on fait bronzette par plein soleil...
Une remontée de taille humaine, audacieuse et astucieuse dans son choix -comme l'avait déja été en son temps la précédente installation-, en complète harmonie avec l'image de Chalmazel...
Mes remerciements à Patrice Archimbaud et au conducteur



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