
Combi 6/8 du Grand Cerf - Les 7 Laux | ![]() |
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- Constructeur : ![]() - Description rapide : Premier combi Doppelmayr de France. - Saison de la majorité des photos : hiver - Type de reportage : reportage technique : ce reportage propose des informations et des photos techniques (intérieur de gares ou autre) - Appareil : En Service - Date d'ajout du reportage : 28/02/2006 |
| Goodies | Vidéo(s) 1 |
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Voici le reportage de cette installation. Il peut être scindé en plusieurs parties auquel cas l'auteur de chaque partie sera mentionné.
| Partie 1 | Auteur de ce reportage : lolo42 Section écrite le 01/03/2009 et mise à jour le 03/07/2010 (cache 03/07/2010) |
![]() Le domaine skiable des Sept Laux est situé en Isère, au cœur du massif de Belledonne. On y skie de 1350 à 2400 mètres d’altitude sur deux versants de montagne. A l’est, le versant du Pleynet, côté vallée du Haut Brédat, et à l’ouest le versant Prapoutel et Pipay, surplombant la vallée du Grésivaudant. Les pistes alternent entre forêts de résineux et environnement de montagne sauvage. L’offre, variée, convient aussi bien aux familles, avec des pistes faciles permettant d’évoluer sur tous les versants, qu’aux skieurs confirmés, avec une mention toute particulière pour l’itinéraire des Vallons du Pra. C’est l’appareil « vitrine » du domaine que remontees-mecaniques.net vous présente aujourd’hui : le combi Doppelmayr du Grand Cerf. Au sommaire :
Une desserte stratégique Le combi du Grand Cerf s’emprunte depuis le front de neige de Pipay. L’appareil occupe une position centrale sur le domaine des Sept Laux. Il dépose les skieurs à 2123 mètres d’altitude directement au sommet du dôme des Oudis, à proximité directe du col du même nom, principal carrefour haut des pistes des Sept Laux. L’endroit est le départ de nombreux itinéraires, et, surtout, permet de basculer sur n’importe quel secteur du domaine. Le combi permet d’une part la pratique d’un ski familial au départ des pistes bleues de Coulemelle, côté Pleynet, de la Biche, côté Prapoutel, mais aussi, plus sportif, sur les pentes de la rouge de Mataru directement sur le versant de Pipay. Il ouvre également la voie à de beaux itinéraires plus techniques au travers des pistes noires des Rhodos ou de la Noisette, directement tracées à proximité de la ligne de l’appareil. La situation de Grand Cerf et l’offre ski qu’il propose, variée techniquement et géographiquement, en fait un appareil de premier plan. Une ligne stratégique que l’exploitant, la Société d'Economie Mixte des Téléphériques des Sept Laux (SEMT7L), a d’ailleurs souhaité fiabiliser plus encore par l’implantation récente d’enneigeurs sur la piste de Mataru.
![]() Le Dôme des Oudis, avec, au sommet la gare d'arrivée de l'appareil, et sur le flanc, la piste de Mataru. ![]() Photo Laurent Berne Le point d’orgue d’une politique d’investissement ambitieuse Une station modernisée La construction du combi du Grand Cerf s’inscrit dans le cadre d’une ambitieuse politique de requalification : à la tête d’un domaine au parc d’appareils vieillissants, la SEMT7L va décider d’entreprendre dès 1996 une série d’investissements pour un montant 28 millions d’euros visant à moderniser les remontées, et par la même optimiser l’exploitation du site. C’est dans ce contexte que sera construit par Doppelmayr en 1998, le télésiège débrayable 4 places des Bouquetins au départ de Prapoutel, puis, en 2001 son grand frère 6 places des Chamois, en remplacement du spartiate télésiège de la Jasse Dessus . Des appareils performants et structurants qui vont permettre à la firme autrichienne de s’imposer comme un partenaire désormais essentiel de la SEMT7L, et qui vont donner à la station un nouveau souffle et une nouvelle image ! La principale porte d’entrée au domaine des Sept Laux dispose désormais d’équipements modernes aptes à séduire une clientèle de proximité mais également plus lointaine. Pipay : la deuxième porte d’entrée grenobloise aux Sept Laux Un défaut du site de Prapoutel demeure cependant son nombre réduit de places de stationnement. De façon à optimiser au mieux la répartition des flux journaliers de véhicules, l’exploitant va donc désormais concentrer ses efforts sur la deuxième porte d’entrée grenobloise : Pipay. Le front de neige de Pipay est jusqu’alors équipé de deux téléportés anciens et relativement lents : les télésièges de la Butte et du Dôme des Oudis (anciennement Linguelle). La modernisation de ce secteur est donc une priorité. Aussi, forts d’une bonne saison 2003, les Sept Laux décident de lancer en fin d’année un appel d’offre pour la « construction clefs en main du téléporté mixte du Grand Cerf », à savoir un appareil alternant sur une même ligne, sièges et cabines. C’est, encore une fois, Doppelmayr qui sera retenu début 2004 pour la construction. Le constructeur autrichien signe avec Grand Cerf son premier exemplaire de combi sur l’hexagone. L'appareil, d’un coup financier de 5 350 000 € HT, a été construit sur le tracé du télésiège 4 places Montaz-Mautino du Dôme des Oudis (un appareil de 1989 non débrayable) et livré au début de la saison d’hiver 2004. L'implantation du nouveau téléporté aura permis le démontage des deux précédents télésièges et par la même d’économiser les 570.000 € qu’auraient coûté les deux grandes visites prochaines. En concentrant la déserte du domaine au départ de Pipay sur un seul téléporté débrayable performant d’un débit de 2100 personnes/heure, la SEMT7L a ainsi pu supprimer du paysage deux gares et 12 pylônes et contenir ses coûts de fonctionnement par l'exploitation d'un unique appareil. En répartissant mieux le flux des skieurs sur le domaine dès l’ouverture par l’attrait retrouvé de cette seconde porte d’entrée ouest des Sept Laux, la fluidité sur les pistes et l’attente aux remontées s’en trouvent également optimisées au maximum. ![]() Geoportail Caractéristiques principales
Le choix du combi : une démarche « sécurité » et « qualité » Un objectif de sécurité Le combi du Grand Cerf est équipé de 52 sièges Doppelmayr 6E98 6 places mais également de 14 cabines fermées Omega III 8 LWI du carrossier suisse CWA. Ces cabines à vitrage panoramique disposent de 8 places assises et assurent 26 % du débit. Le choix de la SEMT7L d’opter pour un tel appareil hybride avait pour but de répondre à des plusieurs objectifs précis, dont un premier lieu, un objectif de sécurité. Les normes françaises obligent les enfants mesurant moins de 1m25 à être accompagné par un adulte sur un télésiège. Hors, Pipay, situé à proximité de l’agglomération grenobloise, accueille souvent les mercredis des dizaines de cars scolaires pour des classes de neige. Désormais, 8 enfants peuvent ainsi voyager sans accompagnateur, en toute sécurité dans chaque cabine. Par ailleurs, comme tout le trafic « débutants » se trouve reporté sur les cabines, le trafic sur les sièges se trouve fluidifié par suppression des embarquements problématiques. Une démarche « qualité » Au delà de l’aspect purement « sécurité » le choix du combi s’est inscrit dans une démarche « qualité » visant à répondre à plusieurs objectifs.
La gare aval et la gestion des flux Le combi du Grand Cerf dispose des élégantes gares à couverture bois Uni-G L conçues par Doppelmayr France que l'on retrouve habituellement sur les appareils de la marque construits sur l'hexagone. Cependant, pour répondre à la gestion séparée des flux piétons - skieurs, leur configuration et leur aménagement diffèrent de celles d’un téléporté débrayable traditionnel. Voici comment cela se passe en gare aval...
![]() Photo Laurent Berne Gros plan sur la gare Uni-G L à couverture bois. ![]() Photo Laurent Berne Le garage accolé à la gare peut stocker tout ou partie des véhicules. L'exploitant peut selon les besoins et la météo ne conserver en ligne qu'une typologie. ![]() Photo Laurent Berne L'aiguillage permet de répartir les véhicules sur les deux voies de rangement. La voie de droite dispose d'un plateforme de maintenance haute pour les attaches. ![]() Photo Laurent Berne Cabines décyclées : exploitation avec sièges seuls. ![]() Photo Laurent Berne Principe de gestion des flux skieurs et piétons en G1. ![]() Quai destiné aux cabines dans la première moitiée du contour ; les sièges ne font que passer. ![]() Photo Laurent Berne Arrivée d'une cabine à quai. ![]() Photo Laurent Berne Ouverture des portes grâce à la came présente en entrée de zone. ![]() Photo Laurent Berne La circulation à 0,28 m/s permet aux piétons d'embarquer dans les cabines.. ![]() Photo Laurent Berne ![]() Photo Valloire++ Moitié du contour : fermeture des portes des cabines au passage d'une autre came. ![]() Photo Laurent Berne Détail de la came de fermeture des portes. ![]() Photo Laurent Berne En sortie de gare aval. ![]() Photo Laurent Berne Seconde moitié du contour, destinée à l'embarquement des sièges. Les véhicules sont accélerés à 1,05 m/s et retrouvent un espacement conséquent. ![]() Photo Laurent Berne Arrivée de sièges ![]() Photo Laurent Berne Skieurs en attente du siège ![]() Photo Laurent Berne Sortie de gare. ![]() Photo Laurent Berne La ligne Grand Cerf possède une ligne d'une longueur de 1521 mètres. La G1 est implantée à 1568 mètres d'altitude et la G2 à 2123 mètres, 555 mètres plus haut, au sommet du Dôme des Oudis. L'ensemble est soutenu par 15 pylônes, dont 1 pylône de compression, situé en sortie de gare aval, et 5 pylônes de type support/compression. On peut distinguer trois parties :
La gare amont et la cinématique du combi Ciculation des véhicules Au sommet du Dôme des Oudis, la gare amont reprend le schéma de gestion des flux séparés présent au départ de l'appareil, à une différence prêt : l’implantation des zones est inversée au regard de celle de la gare aval.
On remarquera simplement le contour spécifique destiné à gérer la différence de vitesse d’une moitié de contour à l’autre (1,05 m/s et 0,28 m/s). Ce différentiel est réalisé par le biais d’un enchaînement de poulies d’asservissement des pneus d’un rapport de diamètre différent au niveau la sortie de la zone de débarquement des sièges. Notons enfin que les poutres à pneus du contour sont levables par le biais d’une centrale hydraulique spécifique.
![]() Photo Laurent Berne Vue générale sur le Dôme des Oudis. ![]() Photo Valloire++ Sortie de ralentisseur, et passage d'une cabine côté zone de débarquement des sièges (portes fermées). ![]() Photo Valloire++ En moitié de contour, présence de la came d'ouverture des portes. ![]() Photo Valloire++ Le quai destiné au débarquement des cabines, situé sur la seconde moitié du contour. ![]() Photo Laurent Berne Cabine en fin de lanceur. ![]() Photo Laurent Berne Le ralentisseur. ![]() Photo Antoine Fuzier Le lanceur. ![]() Photo Antoine Fuzier Lanceur et ralentisseur sont équipés d'une guillotine servant à fermer complètement la gare, et ainsi éviter à la neige et au vent de pénétrer. ![]() Photo Antoine Fuzier Dans la moitié de contour, côté débarquement des cabines, les pneus ont une vitesse de rotation réduite. En bleu on remarque la centrale hydraulique permettant de relever les poutres. ![]() Photo Antoine Fuzier Le générateur d'impulsions contrôle la rotation pneus. ![]() Photo Antoine Fuzier Le STAR, cadenceur tout ou rien, positionné juste avant le lanceur. Photo Antoine Fuzier L’entraînement La G2 héberge l’entraînement de l’appareil.
le réducteur Doppelmayr-Lohmann situé sur la poulie motrice. ![]() Photo Antoine Fuzier Vue arrière de moteur (vert) avec son système de refroidissement. En bas, en bleu, les deux freins d'urgence pris sur la poulie motrice. ![]() Photo Antoine Fuzier En rouge un des frein de service hydraulique pris sur un des volants d'inertie. ![]() Photo Antoine Fuzier Gros plan sur le réducteur Doppelmayr-Lohmann. ![]() Photo Antoine Fuzier Des capteur d'analyse vibratoire destinés à detecter un problème mécanique. ![]() Photo Antoine Fuzier Le moteur thermique destiné à la marche de secours. ![]() Photo Antoine Fuzier Arrivée du circuit hydraulique d'alimentation du motoréducteur de la marche de secours. Ce dernier s'engrène sur la couronne crantée de la marche de secours par rotation du volant. ![]() Photo Antoine Fuzier Le tableau de commande Seirel situé dans le chalet du conducteur. Photo Antoine Fuzier En conclusion Le combi Doppelmayr du Grand Cerf, deuxième appareil français mixant cabines et sièges, est illustratif de la politique qualitative menée par la SEMT7L qui dispose désormais d’un parc de remontées performant et renouvelé à près de 90% en 10 ans. Depuis son installation, les Sept Laux ont réussi à faire oublier les quelques kilomètres supplémentaires nécessaires pour accéder à la seconde porte d’entrée ouest au domaine. L’accès aux pistes depuis Pipay, avec un appareil débrayable rapide, déposant au cœur du domaine et disposant de cabines pour accueillir les jeunes débutants, est désormais une option des plus attractives pour la clientèle à la journée. De par son caractère démonstratif et innovant, Grand Cerf a également permis à la station des Sept Laux de se hisser à un nouveau standing de modernité et de trouver un axe de communication supplémentaire pouvant prétendre toucher une clientèle familiale de séjour plus vaste. ![]() Photo Laurent Berne Pour www.remontees-mecaniques.net :
Site internet : www.les7laux.com | |
| Partie 2 | Auteur de ce reportage : lolo42 Section écrite le 19/08/2009 et mise à jour le 19/10/2009 (cache 19/10/2009) |
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