
TSD6 de la Floria - Les Aravis - Le Grand Bornand | ![]() |
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- Constructeur : ![]() - Description rapide : Le troisième télésiège débrayable six places de la station, un appareil ayant réaménagé en 2008 l'accès au domaine skiable depuis le centre du Chinaillon. - Saison de la majorité des photos : hiver - Type de reportage : reportage technique : ce reportage propose des informations et des photos techniques (intérieur de gares ou autre) - Appareil : Hors Service (démonté, non exploité définitivement) - Date d'ajout du reportage : 26/07/2009 |
| Goodies |
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Voici le reportage de cette installation. Il peut être scindé en plusieurs parties auquel cas l'auteur de chaque partie sera mentionné.
| Partie 1 | Auteur de ce reportage : GPS-74 Section écrite le 24/07/2009 et mise à jour le 05/03/2010 (cache 06/03/2010) |
Je vous présente un reportage sur le télésiège débrayable six places de la Floria au Grand-Bornand dans le massif des Aravis. Le Grand-Bornand est une station de sport d’hiver située en Haute-Savoie. Avec les stations de la Clusaz, de Manigod et de Saint-Jean-de-Sixt, elle forme le massif des Aravis. La commune se compose de trois grandes zones habitables :
Au centre de ces trois zones se trouve le Mont Lachat de Chatillon (2100m) autour duquel s’est dressé le domaine skiable créer en 1953 avec le téléski des Outalays. Toutefois, c’est la construction du téléski de la Floria en 1961 qui a déclenché l’essor de la station. Actuellement, le domaine skiable s’étend de 1000m à 2100m et comporte une trentaine de remontées mécaniques pour 90 kilomètres de pistes réparties sur quatre secteurs : le plateau de la Joyère, le plateau du Rosay, le secteur du Chinaillon et la vallée du Maroly. Vous pouvez consulter un dossier écrit par G. Attard sur l'aménagement du domaine skiable du Grand-Bornand depuis sa création en 1944 en cliquant ici. ![]() En 1953, la S.A "du téléski du Grand-Bornand" installa le téléski des Outalays, le premier téléski du Chinaillon. Un second appareil verra le jour en 1958, non loin du téléski des Outalays. Il s'agit du téléski du Télé-Baby. En 1961, cette société installa le long et vertigineux téléski de la Floria qui permettait l'accès à un nouveau point culminant à près de 1800 mètres d'altitude. Cet appareil, d'une longueur de 1756 mètres et possédant deux virages, fonctionnait à la vitesse de 4.5 m/s, ce qui correspond à une montée en 6mn 20s. Il offrait un accès à de nombreuses pistes depuis le sommet de la Floria et donc le véritable problème de l'appareil demeurait, depuis sa mise en service, son très faible débit horaire de 520 p/h, ce qui provoqua une saturation quotidienne de l'appareil dès son ouverture le matin. Ainsi, dans les années 70, le projet de remplacer le téléski de la Floria par un télésiège devint une nécessité pour augmenter le débit de l'appareil mais auparavant, il y avait d'autres priorités sur le domaine. Pour permettre d'améliorer l'accès au sommet de la Floria, les télésièges biplaces de la Tolar (1974-1975 et remplacé par un télésiège quadriplace en 1999) et des Languières (1979) furent installés. Mais, ces deux appareils ne parvinrent pas à réduire la fréquentation du téléski de la Floria qui demeurait le meilleur accès vers les secteurs de la Côte et du Maroly depuis le centre du Chinaillon. ![]() La gare de départ et une vue de la ligne du téléski de la Floria ![]() ^^ Cliquez sur l'image pour consulter l'historique très détaillé réalisé par G. Attard sur le téléski de la Floria ^^ Ce n'est qu'en 1981 que sera finalement démonté le téléski de la Floria (qui sera réinstallé à Serraval sous le nom du téléski de l'Etoile des Neiges) et construit le télésiège triplace fixe de la Floria qui partait et arrivait au même endroit que le téléski mais en ne comportant aucun virage. A cette occasion, le téléski de la Bournerie fut dévié sur sa partie supérieure pour ne pas croiser le télésiège. Le nouveau télésiège de la Floria avait désormais un débit horaire de 1350 p/h mais également une vitesse de 2.5 m/s, ce qui correspondait à un temps de montée de 11mn 13s, pratiquement deux fois plus long que son prédécesseur ! ![]() La gare de départ et une vue de la ligne du télésiège fixe de la Floria ![]() ^^ Cliquez sur l'image pour consulter l'historique très détaillé réalisé par G. Attard sur le télésiège fixe de la Floria ^^ A la fin des années 90, la station commença à réaménager son domaine skiable. Parmi les nouvelles constructions de remontées mécaniques furent installés les télésièges débrayable du Lachat (2001) et du Maroly (2003). Ces appareils ont à la fois un débit et une vitesse élevés. Dans le cadre d'un réaménagement du centre du Chinaillon et du front de neige ainsi que devant son impopularité et l'échéance de sa visite de trente ans, le remplacement du télésiège de la Floria était initialement prévu en 2005. Suite à la création de la retenue colinaire du Maroly, le projet fut repoussé en 2008, entraînant le démontage de cet appareil et la construction du télésiège débrayable six places de la Floria. De même, le téléski de la Bournerie fut démonté sans aucun remplacement. Concernant le télésiège débrayable de la Floria, le tracé ne reprend pas celui de ces prédécesseurs puisque sa gare aval est située beaucoup plus près de celle du télésiège du Châtelet. Initialement, l'appareil était conçu pour posséder une gare intermédiaire uniquement sur le brin montant au niveau de l'arrivée du Châtelet, celui-ci devant être déplacé sur la Duche. Mais, la municipalité nouvellement élu décida de réduire le projet en supprimant la gare intermédiaire et en conservant le télésiège du Châtelet... Le télésiège débrayable de la Floria permet désormais de monter jusqu’au sommet de la Floria, à 1785m d’altitude en à peine 5 minutes. Depuis le sommet de la Floria, on peut rejoindre tous les secteurs du domaine skiable d’où sa position à un endroit stratégique sur le domaine skiable. Situation du télésiège sur le plan des pistes : ![]() Ce télésiège dessert les pistes :
Les caractéristiques de l'installation : Caractéristiques administratives :
Caractéristiques géométriques :
Caractéristiques techniques :
Caractéristiques de la ligne et d'exploitation :
Caractéristiques du câble :
Le panneau d'information du télésiège : ![]() La gare aval : La gare aval est située sur le front de neige du Chinaillon, à proximité du départ du télésiège du Châtelet. Cette gare UNI-G à couverture bois à la particularité d'avoir son toit recouvert de tavaillon, tout comme la télécabine Doppelmayr de Beauregard à la Clusaz. D'un point de vue technique, la gare aval est retour tension de l'installation. C'est ici que l'on trouve les deux vérins hydrauliques qui assurent la tension du câble. La gare est donc silencieuse puisque la motorisation de l'appareil est en amont. Cette gare est également équipée d'un tapis de positionnement accompagné d'un contour tronqué qui permet au siège d'arriver de côté et non pas derrière. Ce système permet donc de laisser plus de temps aux personnes de se présenté à l'embarquement tout en réduisant l'espacement entre les véhicules, ce qui permet d'augmenter le débit de l'appareil. Les gares aval des télésièges de la Floria et du Châtelet sur le front de neige du Chinaillon : ![]() Zoom sur celle de la Floria : ![]() La gare vue de la piste des Gentianes au niveau de l'ancien téléski de la Bournerie : ![]() Les gares des télésièges de la Floria et du Châtelet vue en arrivant de la piste du Lac : ![]() Vues de la gare : ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() La gare et le pylône 1 : ![]() Vue de la gare depuis la ligne du télésiège du Châtelet : ![]() La voie de garage : ![]() L'accès à la zone d'embarquement du télésiège : ![]() ![]() A l'embarquement : ![]() Vue sur le contour tronqué : ![]() Le chalet du poste de commande : ![]() La gare et le début de la ligne : ![]() La ligne : Au départ, on commence par une petite montée jusqu'au pylône 2. La pente se radoucit à partir de ce pylône et reste constante jusqu'au pylône 7 où la pente grimpe, notamment pour permettre le survol du télésiège du Châtelet entre les pylônes 9 et 10. Après un court replat, la ligne remonte fortement au pylône 10 où l'on doit franchir une barre rocheuse (anciennement surplombant l'arrivée du télésiège triplace fixe du Châtelet). La pente redevient quasiment plate sur la partie finale du télésiège, au sommet de la Floria (1800m). La ligne compte 15 pylônes numérotés de 1 à 15. Dans l'ordre de la montée, cela donne :
Le profil en long du télésiège : ![]() Vues sur la ligne : La quasi-totalité de la ligne vue depuis le centre du Chinaillon : ![]() Le début de la ligne avec le centre du Chinaillon en arrière plan : ![]() Le début de la ligne : ![]() ![]() Le pylône 5 vue de la piste des Fougères : ![]() Le milieu de la ligne : ![]() Les pylônes 8 et 9 à proximité du télésiège du Châtelet : ![]() La partie la plus raide de la ligne vue de l'arrivée du télésiège du Châtelet : ![]() La ligne vue du téléski de la Mulaterie : ![]() Vue de la ligne depuis la piste de la Noire des Pylônes : ![]() Le sommet de la ligne : ![]() Pylône 1 : ![]() Pylône 2 : ![]() Pylône 3 : ![]() Portée entre les pylônes 3 et 4 : ![]() Pylône 4 : ![]() Pylône 5 : ![]() Portée entre les pylônes 5 et 6 : ![]() Pylône 6 : ![]() Pylône 7 : ![]() Pylône 8 : ![]() Pylône 9, survol de l'arrivée du télésiège du Châtelet : ![]() Pylône 10 : ![]() Pylône 11 : ![]() Pylône 12 : ![]() Portée entre les pylônes 12 et 13 : ![]() Pylône 13 : ![]() Pylône 14 : ![]() Pylône 15 : ![]() Un siège : ![]() Une pince vue de dessous : ![]() Passage d'une pince sur un pylône support : ![]() Passage d'une pince sur un pylône compression : ![]() La gare amont : La gare amont est située au sommet de la Floria, à 1800 mètres d'altitude. Elle est implantée à proximité de l'arrivée des télésièges des Languières et de la Tolar. C'est ici que se trouve la partie motrice de l'appareil qui vous sera présenté dans cette partie. La gare est classique est n'est pas recouverte de tavaillons comme la gare aval. Situation de la gare au sommet de la Floria : ![]() L'arrivée en gare amont : ![]() ![]() Vues de la gare : ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() Le poste de commande de la gare amont qui fait également poste de secours : ![]() Partie technique de la gare : La gare amont est motrice fixe de l'installation. C'est ici que se trouve la motorisation de l'appareil. Comme pour tous les appareils de ce type, il est équipé d'une motorisation principale et d'une motorisation de secours. Le contour est équipé d'un système de cadencement permettant de réguler l'espacement des sièges. Il est de type TOR (tout ou rien) et permet de corriger automatiquement l'avancement des sièges en gare. On peut également lever les poutres à pneus pour effectuer le cadencement de façon manuel. La marche normale : Elle est utilisée dans les conditions normales d'exploitation. Les deux moteurs électriques sont installés en série. La transmission entre les moteurs et le réducteur se fait par cardans et volants d'inertie. Le réducteur, qui réduit la vitesse tout en augmentant le couple, est accouplé directement à la poulie motrice. On peut résumer le fonctionnement de la marche principale de cette manière : Moteur électrique > réducteur > entrainement de la poulie motrice La marche de secours : Elle permet de faire évacuer la ligne lorsque le moteur principal ou le réducteur sont défaillant. Le moteur thermique est couplé à une pompe qui donne puissance à deux moteurs hydraulique. Ces derniers sont engrenés directement sur la poulie motrice. Dans ce cas là, le réducteur est inutile et doit être désaccouplé de la poulie motrice. On peut résumer le fonctionnement de la marche de secours de cette manière : Moteur thermique > pompe hydraulique > moteur hydraulique engrenant sur la poulie Vue générale de la gare amont : ![]() La motorisation principale avec le réducteur (à moitié caché derrière les volants d'inertie) : ![]() La motorisation principale avec les volants d'inertie pour le freinage de service : ![]() Le réducteur : ![]() Le moteur hydraulique pour la marche de secours (au milieu) avec le système hydraulique de freins (à droite) : ![]() La poulie motrice vue lors de la construction de l'appareil : ![]() Le ralentisseur vue lors de la construction de l'appareil : ![]() Armoires électriques en gare : ![]() Le lanceur : ![]() Le lanceur est équipé de nombreux capteurs pour la sécurité de l'appareil (comme celui en rouge à droite) : ![]() La came de débrayage qui permet d'ouvrir la pince en gare : ![]() Une pince dans le contour : ![]() Vue sur la fin de la ligne depuis l'intérieur de la gare amont : ![]() Le poste de commande en gare amont : La commande principale du télésiège s'effectue en gare amont. On notera la présence d'un écran tactile sur le pupitre de commande qui permet de visualiser la plupart des données du télésiège et signaler les défauts s’il y en a. Une télécommande permet de contrôler le télésiège depuis l'extérieur (arrêt, vitesse,...) sauf pour le démarrer où il faut se rendre au pupitre de commande. Le pupitre de commande dans le chalet : ![]() Vues sur l'intérieur des armoires électriques équipées de nombreux automatismes : ![]() ![]() Conclusion et remerciements : Cette appareil à permit de faire renaitre le secteur de la Floria. Dans un cadre magnifique, il a su se confondre dans l'environnement du Chinaillon. Le télésiège débrayable six places a pu apporter confort, débit et sécurité en offrant un appareil digne des grandes stations. Je remercie chin@ill pour sa contribution à l'historique de la Floria ainsi qu'au personnel de la SAEM pour les infos et la visite de la gare amont. | |
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