www.remontees-mecaniques.net - Funitel de Péclet
AccueilBDDDossierGalerieForums


Funitel de Péclet - Les 3 Vallées - Val Thorens
reportage technique

Photo remontée - Constructeur : Réel
- Description rapide : Première installation de ce type dans le monde !
- Saison de la majorité des photos : hiver

- Type de reportage : reportage technique : ce reportage propose des informations et des photos techniques (intérieur de gares ou autre)

- Date d'ajout du reportage : 02/07/2005

- Voir tous les reportages de cette station (ouvre une nouvelle fenêtre)


GoodiesVidéo(s)
1
V


Notation du reportage
Note de ce reportage : 5 8 notes(s)
Toute diffusion même partielle est interdite sans l'accord de l'auteur.
Il a été mis en cache afin d'accélérer son affichage.
Le cache a été mis à jour le 15/05/2008 à 19:34:56
Pour suivre la discussion sur le forum : cliquez ici

Voici le reportage de cette installation. Il peut être scindé en plusieurs parties auquel cas l'auteur de chaque partie sera mentionné.

Partie 1Auteur de ce reportage : Thomas     Section écrite le 18/05/2005 et mise à jour le 14/10/2006 (cache 04/12/2007)

Reportage sur le Funitel de Péclet à Val Thorens

Le Funitel de Péclet a été un d'un nouveau concept dans le domaine des remontées mécaniques, nous y reviendrons plus tard).
Cette installation à été mise en service durant l'hiver 1990 et remplace sur le même tracé une télécabine 4 places.

Voici la localisation du Funitel de Péclet sur le plan des pistes de Val Thorens :
photo reportage

Le Funitel de Péclet relie le centre de la station de Val Thorens au pied du Glacier de Péclet et a pour but d'absorber les flux de skieurs, majoritairement le matin. Le débit de cette installation devait donc être élevé. Il est de 3000 skieurs par heure.

Le Funitel dessert, en plus de ses propres pistes (Béranger, Tête Ronde, Christine ...) les remontées du Glacier de Péclet, enfin, je dis "les" mais maintenant il n'y en a plus qu'une. Un peu d'histoire s'impose alors ...

Lors de la création de la station de Val Thorens en 1971, la station ne disposait que deux trois téléskis en bas, mais dès l'année suivante avec la création de la SETAM (Société d'Exploitation des Téléphériques de tarentaise Maurienne), une télécabine 4 places venait déja relier la station au glacier de Péclet. cette télécabine s'appellait télécabine de ... Péclet. En voici une photo :
photo reportage
La télécabine avait un débit de 1080 skieurs par heure et fonctionnait à la vitesse de 3.75 m/s.

Le Glacier de Péclet fut tout de suite équipé, en même temps que la télécabine, de quatre remontées mécaniques : trois téléskis (face, Pointe et Croissant) et d'un télésiège à pince fixe biplace (TSF des 3300). EN 1980, le téléski de la face est démonté et en 1982 le TSF3 poma.gif du Glacier voit le jour. En voici une photo de la gare aval :
photo reportage
En 1997 les deux téléskis sur ce gacier restant sont démontés, il ne reste que deux télésiège. Un Montaz-Mautino biplace et un poma.gif triplace. Le premier sera démonté pendant l'année 1999, n'étant plus conforme en matière de hauteur de survol à cause de la fonte du glacier de Péclet)
Voici une photo de ce télésiège des 3300 :
photo reportage
et un scan de carte IGN montrant le glacier de Péclet tel qu'il était lors de la construction du Funitel :
photo reportage

Revenons maintenant à nos moutons, c'est-à-dire le Funitel de Péclet.
Le funitel de péclet a donc été mis en service pendant l'hiver 1990, et a cohabité pendant un an avec la télécabine 4 places du même nom.

Le funitel est un concept nouveau à l'époque. Pour cette installation, il fallait du débit et de la tenue au vent. Après la consultation de tous les constructeurs de remontées mécaniques, aucuns ne donnaient satisfaction à la SETAM et l'exploitant a donc décider de construire lui même cette installation d'un genre révolutionnaire. Denis Creissel et la société Réel ont participés au projet. L'idée du funitel est dérivée du DMC de Denis Creissel déja à l'époque mis en application dans des stations. Pour gagner en stabilité face au vent, au lieu d'utiliser des câbles équartés de 70cm environ comme c'est le cas sur les DMC, ces câbles ont étés équartés d'une distance supérieure à la largeur de la cabine. C'est de la qu'est venue l'idée de Funitel. "Funi" comme funiculaire symbolisant une stabilité accrue face au vent, et "Tel" comme téléphérique, téléporté ...
Voici donc une photo de ce principe de funitel :
photo reportage

Voici les caractéristiques techniques :

  • Altitude de la gare aval : 2240 mètres
  • Altitude de la gare amont : 2945 mètres
  • Dénivélation : 705 mètres
  • Longueur suivant la pente : 3105 mètres
  • Pente maximale : 62 %
  • Pente moyenne : 23 %
  • Débit : 3000 p/h
  • Capacité des véhicules : 30 places (dont 15 assises)
  • Nombre de véhicules : 32
  • Vitesse en ligne : 6.66 m/s
  • Vitesse en gare : 0.15 m/s
  • Diamètre des deux câbles porteurs-tracteur : 50 mm
  • Espacement des câbles : 3.4 mètres
  • Largeur de voie : 7.20 mètres
  • Diamètre des poulies motrices et retour : 4.60 mètres
  • Puissance motrice : 2x630 kW
  • Nombre de pylônes en ligne : 10
  • Diamètre des galets de ligne : 500 mm
  • Portée maximale : 770 mètres
Voici le profil de la ligne :
photo reportage

Partons maintenant en gare aval. La gare aval est la gare motrice fixe.
Voici une photo de la gare aval vu depuis l'exterieur. La gare aval est reliée aux caisses de remontées mécaniques via un escalator (!)
photo reportage

l'embarquement se fait dans le contour, lorsque les cabines ont une vitesse de 0.15m/s. Les sièges sont répartis dans les cabines tout autour de la cabine.
Dans le contour, les cabines roulent par terre et sont traînées par une chaîne.
photo reportage
la stabilité de la cabine lors de l'embarquement est donc optimale. à la fin du contour, et après la fermeture des portes la suspente de la cabine se remet dans les rails du lanceur et se dévérouille de sa position horisontale qu'elle avait dans le contour.
Voici une photo de la suspente :
photo reportage

Une fois dans les rails du lanceur, la cabine va être accélérée. Ce sont des pneus animés de vitesses identiques entraînés par un motoréducteur qui les animes pour accélérer les cabines. Les pneus ont un axe vertical (contrairement aux TSD ou TC)
Voici une vue du lanceur depuis la cabine :
photo reportage
Pour ce qui est de la motorisation : il y a deux moteurs de 630 kW entraînant chacun une poulie de diamètre 4.60 mètres. Le principe d'entraînement est le suivant :
photo reportage
Il y a deux câbles distincts, aussi, pour s'assurer de la bonne synchronysation des deux câbles, un moteur "pilote" l'autre (fonctionnement en maître-esclave)

Chaque moteur est relié à la poulie par l'intermédiaire d'un réducteur épicycloïdal et d'un différentiel (par lequel rentre également l'arbre du moteur thermique de secours)
ce schéma est identique pour la seconde poulie.
La motrice est en sous sol et les poulies sont en oblique (pour limiter le plus possible la déviation du câble avant l'embrayage des cabines.

Cette déviation se fait par des trains de gallets assez conséquent que l'on peut appercevoir sur la photo du lanceur ci-dessus (une autre photo plus belle dans la gare amont suivra).

l'embrayage des 4 pinces de la cabine se fait en fin de lanceur. Nous sommes partis sur la ligne ...
photo reportage
Pylône 1 de type 8S/6S. On remarque la gare de départ du TSD6 des Cascades à droite.
photo reportage
photo reportage
Pylône 2 de même config. on a une vue sur presque toute la ligne (mais il ne faisait pas beau, désolé)
photo reportage
Pylône 3 (config 8S/8S. On remarque un galet en compression sur la voie de descente uniquement)
photo reportage
Pylône 8, juste avant la plus longue portée de 770 mètres.
Tous les pylônes de la ligne sont des pylônes support.
photo reportage
Peu de temps avant l'entrée en gare amont. le dernier pylône (11) est intégré à la gare.
photo reportage
Entrée de la cabine en gare amont.

Nous sommes donc désormais en gare amont qui est retour de tension. Voici tout d'abbord une vue du lanceur côté entrée de gare :
photo reportage
On distingue : les poutres du lanceur, en rouge, les pneus pour assurer le ralentissement de 6.6 mètres par seconde à 0.15 m/s. Tout une somme de capteurs est présent dans les lanceurs, dans les contours .. (comme sur un TSD).
Il y a aussi cet impressionnant train de gallet pour dévier le câble vers les deux poulies retour de tension.

Les cabines roulent par terre également comme en gare aval.

photo reportage
A la fin du contour, les cabinnes reprennent leur position dans les poutres.
Sur la photo ci-dessus, on remarque plusieurs choses : le système de fermeture des portes (pièce triangulaire), le système de dévérouillage de la suspente, au moint un morceau du moteur pour entraîner les pneus du lanceur.
Voici une vue de la gare amont depuis le TSF3 du Glacier
photo reportage

J'ai oublié de parler d'un aspect primordial de cette remontée : la tenue au vent. A cause de l'espacement entre les câbles, l'exploitation peut continuer avec des vents supérieurs à 100 km/h, la ou tous les autres types de remontées seraient contraintes à l'arrêt, ce qui fait que rares sont les journées ou le funitel ne peut pas fonctionner à cause du vent ...

Pour info, la gare amont du Funitel de Péclet a été victime d'une avalanche mi Janvier 2004. Toutes les équipes de Val Tho se sont mises au boulot pour réparer les dégats (assez importants) causés à la structure de la gare amont ..) et en une quainzaine de jour, le funitel s'est remis en route ...

Au passage, la décoration" des cabine a été changé cet été, les cabines sont désormais grises unie.
photo reportage

Voila wink.gif

Partie 2Auteur de ce reportage : fufu     Section écrite le 16/04/2006 et mise à jour le 23/09/2007 (cache 04/12/2007)

Voilà donc comme promis quelques clichés d’une qualité un peu plus honorable que les tas de pixels qu’il y a dans la vidéo !

La machinerie, tout d’abord :

Comme vous l’as dit Thomas, le funitel de Peclet est mu par deux moto-reducteur mécaniquement indépendants, mais asservis entre eux (Pour le détail du fonctionnement, me contacter par MP).

Voici donc les deux moteurs :

Notez que l'on distingue sur celui-ci l'arbre moteur qui rentre dans le reducteur




Réducteur que voici en detail, bien accompagné par la poulie motrice :



En marche de secours, un seul moteur thermique, que voici :



entraine un différentiel mécanique, qui, à l'image d'une voiture, renvoie deux arbres vers les reducteurs :



Et quand bien même le thermique ne suffit pas, un groupe electrogène permet d'assurer la continuité de l'alimentation :



Voici la paire de freins de service (Freins de service et d'urgence mordent tout deux su la poulie) :



Les freins sont actionnés par la centrale hydraulique que voici :



Pour en finir avec le treuil, le cable est dévié vers la ligne... (Notez au passage la DT Cable, prise sur le galet (Voir le sujet sur la gestion electronique des RM pour son utilité précise)



... Pour finir sa course sur de grandes bananes de galets afin d'etre aligné sur les lanceurs :



Voici ce que donne la vue au niveau des lanceurs :



Un tentative (Infructueuse...) de photo au passage d'une pince... On voit l'aiguille



Passon maintenant en revue les pupitres de conduite du bestiau :

Le puitre de conduite principal :



Les cadrans d'affichage de la vitesse du cable et du courant dans les moteurs (Très important pour la synchronisation des cables ! Pour plus de details... me contacter !!)



Le contour peut etre piloté completement manuelement (Les colisions de vehicules sont donc possibles, la vigilance est de mise) par ce pupitre :



Voici la synoptique de controle du treuil, avec l'état des differents moteurs et des freins :



Tout le cycle de cyclage et décyclage des véhicules est piloté par ce tableau :



Enfin, la platine de shuntage :



Je suis allé jusqu'à photographier le coeur electrique de toutes les armoires, mais la vue de centaines de contacteurs étant un peu moins excitante, je vous epargne les photos. Néanmoins, voici dans la contre-porte le boitier de la ligne de sécurité (avec les borniers vert):



Revenons un peu du coté du cyclage / décyclage... Pour décycler, il est necessaire de retirer une partie des quais, laissant apparaitre les rails (Non, les quais ne sont pas défoncés tous les soirs pour mettre les cabines au chaud ! elles restent en ligne) :



Elles finissent leur course sur ce rail, qui vas vers le transbordeur qui lui, les repartit sur quatre voies paralelles.



Et pour finir, une (que dis-je ‘ DES magnifiqueS !) armoire de puissance, dont je vous passe aussi la synoptique assez redibitoire... Notez au fond (dificille à distinguer...) un reducteur de rechange, pret à etre monté en cas de problème. De la même manière, un moteur attend sagement son tour !



S'en est fnit pour aujourd'hui wink.gif
J’espère que cela vous a bien racasié cool.gif



Remonter en haut de la page. Retourner à l'index de "Au Coeur des remontées mécaniques.

©2003-2008 - www.remontees-mecaniques.net - Tous droits réservés
Contact : Thomas MAILLARD - Disclaimer
Site déclaré à la CNIL sous le numéro 1173095
Design : Simon Gabolde, Thomas Maillard     -    Page exécutée en 1.43102 secondes. 1 requetes.