3S-30 L'Olympique, à Val d'Isère
Jusqu'en 2002, l'accès au secteur de Bellevarde, au sein de l'Espace Killy, depuis la station de Val d'Isère était possible soit grâce au Tph de Bellevarde, mis en service en 1951, soit grâce à la chaîne de TSD4 Bellevarde express (autrefois, Santel express) et Loyes express, venus remplacer en 1989 et 1991 respectivement 2 TSF mis en service en 1975. Cette solution n'était toutefois guère satisfaisante pour les raisons suivantes : - Le Tph accumulait les handicaps avec un débit particulièrement limité, une gare aval éloignée du centre de la station et difficilement accessible, et une gare amont, certes légèrement en aval du sommet de Bellevarde, mais de laquelle la descente ne pouvait s'effectuer que par une piste particulièrement pentue ou un chemin très étroit et difficilement praticable, ce qui le rendait peu accessible finalement aux skieurs moyens et débutants, alors que la majorité des pistes du secteur de Bellevarde leur est dédiée. - La chaîne des 2 TSD, bien qu'au départ du centre de la station, offre un débit somme toute limité (2400 p/h), et n'est pas adaptée à une exploitation confortable en cas de mauvaises conditions climatiques (froid, vent, neige). - De plus, lorsque l'enneigement ne permettait plus la redescente vers Val d'Isère par la piste bleue des Santons, seule piste de retour vers Val d'Isère avec la piste noire de la Face rendue célèbre grâce aux Jeux Olympiques de 1992, la gare amont étant inaccessible du fait de sa position, il fallait aux skieurs moyens et débutants redescendre à la Daille (par piste, avec le funival ou la télécabine) puis prendre une navette, les TSD ne permettant pas la descente.
Cette situation n'était ainsi plus guère satisfaisante, et la STVI a souhaité bénéficier d'une installation fermée, au départ du centre de la station, confortable, rapide et au débit élevé, plus en rapport avec l'image de marque de la station tarine, avec le passé glorieux de la Face de Bellevarde, et dans la perspective des championnats du monde de ski de 2009. Après avoir envisagé un temps un funitel, c'est finalement un 3S qui a été choisi, faisant ainsi à nouveau de Val d'Isère, après le funival, une station pionnière dans la technologie des remontées mécaniques. En effet, le 3S de Val d'Isère est la 3ème installation de ce type construite au monde, et surtout, la première d'une génération nouvelle. Le 3S avait vu le jour en 1991 à Saas Fee, en Suisse, où avait réalisé le premier tronçon de 3S (le deuxième tronçon ayant été mis en service quelques années après). Le 3S avait été reconnu comme une prouesse technologique, avec une consommation électrique limitée, mais était apparu comme une RM particulièrement complexe, avec des solutions constructives coûteuses, à commencer par des gares imposantes, et une tenue au vent pas forcément aussi bonne que celle du funitel, ce qui fait qu'aucun autre 3S n'avait été mis en service par la suite. Après le rachat de par , puis la fusion avec , la technologie du 3S a été entièrement revue. Et de fait, si les gares du 3S de Val d'Isère, baptisé "l'Olympique" par référence à la célèbre piste noire qu'il survole, restent imposantes, cette installation impressionne par sa clarté, la simplicité apparente des solutions techniques, et par son silence et son confort remarquables en ligne, y compris au passage des pylônes.
Voici tout d'abord la position du 3S sur le plan des pistes de l'espace Killy :

La gare aval est facilement accessible depuis le centre de Val d'Isère, et depuis les pistes de Bellevarde et de Solaise. Malgré ses dimensions imposantes, le bâtiment s'intègre bien, grâce à son architecture, sa toiture en lauze et ses murs décorés de pierre dans le style local. Les larges surfaces vitrées contribuent également à alléger le bâtiment et rendre l'intérieur de la gare particulièrement clair.


La gare aval est de retour tension, la tension du câble tracteur se faisant pas un contrepoids. La gare aval comprend également une voie de garage pour les cabines.

Le ralentisseur :

Le contour :





Les cabines sont des CWA de 30 places, particulièrement confortables et spacieuses, dont toutes les faces sont vitrées :


Les 4 câbles porteurs (2 par voie) sont ancrés de la même façon en gare aval et en gare amont (tension fixe).
La came de fermeture des portes en gare aval :

Une cabine dans le lanceur :

Le chariot comprend 8 galets (2 x 4 galets), et 2 pinces débrayables :



Aussi bien en ligne qu'en gares, cette installation se révèle particulièrement peu bruyante, et d'un confort exceptionnel, même dans les poutres et au passage des pylônes qui ne génèrent aucune vibration et des oscillations à peine perceptibles.
Des cabines en ligne :



La vallée et la ligne :



La ligne ne comprend que 2 pylônes ainsi qu'un ouvrage de ligne (3ème "pylône"). Le pylône n°1 :








Le pylône n°2 :





L'ouvrage de ligne est rendu nécessaire par le passage d'une crête (il s'agit du point le plus haut de la ligne, la gare amont étant à une altitude inférieure).

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