En naviguant sur notre site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer une navigation optimale et nous permettre de réaliser des statistiques de visites. En savoir plus
Bannière 35Bannière 11Bannière 10Bannière 33

 TCD10 de la Tovière

Tignes (Espace Killy)

Doppelmayr

T2 ES
Mise en service en : 2013

Remplace l'appareil suivant : Suivre la discussion sur le forum


Localisation(s)
Photo

Partie 1
Auteur de ce reportage : remontees
Section écrite le 15/07/2015 et mise à jour le 21/08/2015
(Mise en cache le 21/08/2015)

Image


Au sommaire du reportage :

  1. Tignes
  2. Historique : les trois premières télécabines de Tovière
  3. 2013 : le chantier de la télécabine de Tovière
  4. Tovière, axe central du domaine skiable de Tignes
  5. Ligne et infrastructures de la télécabine de Tovière
  6. Tovière, une quatrième version totalement réussie



Tignes

Tignes est une station de ski située en vallée de Haute-Tarentaise, étalée entre 1550 et 3430 mètres d'altitude, des Brévières au sommet du téléphérique de la Grande Motte. C'est donc un domaine très varié tant au niveau de l'altitude que des reliefs et des paysages (forêt, glacier, haute-montagne, lacs).

On y trouve 57 remontées mécaniques dont de nombreux appareils à particularités (le télésiège de Bollin-Fresse, les télécabines de la Sache et de Tovière pour ne citer que celles-ci). Elles desservent 64 pistes dont 10 noires, 18 rouges, 35 bleues et une verte. Grâce à l'Espace Killy, il est possible de rejoindre skis aux pieds le domaine voisin de Val d'Isère.

Image
^^ Découvrez une introduction plus détaillée de la station en cliquant sur le logo ^^



Historique : les trois premières télécabines de Tovière

C'est en 1957 que la première remontée mécanique de Tignes-le Lac est construite, à savoir la télécabine de Tovière. C'est un appareil de manufacture Neyret-Beylier pouvant accueillir deux personnes par véhicule. Dans le même temps, sur le versant opposé, le premier téléski des Tommeuses est construit sur le système Constam, avec des pylônes en bois et des perches de type « pioche » pouvant accueillir deux skieurs à la fois. Le domaine de Tignes se tourne déjà vers Val d'Isère pour établir une liaison.

Image
La gare aval à Tignes-le Lac (photo issue de STGM 40 ans 1967-2007).

Image
La première télécabine 2 places de Tovière, construite en 1956 par Neyret-Beylier. On aperçoit sur la droite le téléski débutant du Rosset (photo prise durant la saison 1968/1969).

Image
Le début de la ligne de la télécabine 2 places de Tovière (photo issue de STGM 40 ans 1967-2007).

Image
Les pylônes à la fin de la montée principale, en arrivant au sommet de Tovière (photo issue de STGM 40 ans 1967-2007).

Image
Arrivée en gare amont (photo issue de STGM 40 ans 1967-2007).

Image
Le débarquement dans le contour en gare amont (photo issue de STGM 40 ans 1967-2007).

Mais cette télécabine se fait vétuste et ne répond plus aux attentes de la clientèle de plus en plus nombreuse. Il faut attendre 1967 et la création de la STGM pour que l'antique télécabine 2 places de Tovière inconfortable et peu adapté soit remplacé par une télécabine 4 places par l’entreprise P.H.B., qui a ensuite construit la télécabine de Péclet à Val Thorens. Ce nouvel appareil offre un débit de 900 personnes/heure et un confort bien supérieur.

Image
Année de cohabitation entre la télécabine 2 places de Neyret-Beylier et la télécabine 4 places de P.H.B.

Image
Vue du pylône de la télécabine 4 places de Tovière construite par P.H.B. (photo prise pendant la saison 1985/1986).

Cette télécabine 4 places a été doublée en 1985 avant d'être démontée en 1986 par un appareil 10 places debout de manufacture Skirail. C'est son premier appareil débrayable du type, ex-æquo avec la télécabine de Balme sur le domaine de la Clusaz, qu'il baptise "Aéroski". Avec son design futuriste, cette télécabine aux performances hors du commun pour l'époque devient le symbole de la station de Tignes.

Image
La gare aval (cliquez sur la photo pour afficher le reportage).

Image
La ligne (cliquez sur la photo pour afficher le reportage).

Image
La gare amont (cliquez sur la photo pour afficher le reportage).



2013 : le chantier de la télécabine de Tovière

En 2013, après la construction de la télécabine 8 places des Boisses en 2010, la STGM a décidé de faire une nouvelle fois appel à Doppelmayr France pour remplacer l'un des axes principaux de la station, à savoir la mythique télécabine Aéroski de Tovière, construite en 1985/1986 par Skirail. Cet appareil, vieillissant et présentant des difficultés d'exploitation liées au garage et à la résistance au vent, ainsi que peu accessible à skis, ne remplissait plus les attentes des clients.
C'est pourquoi la STGM, avec l'aide du bureau d'études DCSA, a mis en place un audacieux projet. Il a ainsi été imaginé d'installer la gare aval de plain-pied, au niveau de l'ex-garage et de la piste noire des Trolles : le but était de rendre la gare aval plus accessible depuis les pistes tout en étant plus discrète. Pour la gare amont, il a été prévu une gare semi-enterrée afin de maximiser l'espace skiable au sommet de Tovière pour qu'il puisse absorber le flux de skieurs, tout en mettant à l'abri la machinerie. Cette nouvelle configuration a également permis de remettre en valeur la piste noire des Pâquerettes qui longe maintenant le bâtiment.
Au niveau technique, on notera surtout la mise en place de cabines de 10 places assises et une vitesse nominale de 6 m/s, réduisant ainsi le temps de montée. Ainsi, le débit théorique final est de 3300 personnes/heure et sera bien plus facile à approcher qu'avec les anciennes cabines debout de l'Aéroski, jamais complétées véritablement à saturation.

Image
Panneau présentant le projet de la gare aval.

Image
Présentation du projet de la gare amont semi-enterrée (document STGM).

Le terrassement et la réalisation de certains bétons des pylônes 15, 16 et d'une partie de la gare amont a été réalisé durant l'automne 2012. Le démontage de l'Aéroski a quant à lui commencé dès la fin de la saison 2012/2013, courant mai. La structure modulaire de la gare amont UNI-G a été montée directement pendant la première moitié du mois de juin afin de permettre la construction du bâtiment semi-enterré au plus vite.
Début juillet, c'est le garage de l'ancienne gare aval de l'Aéroski qui a été démoli grâce à des pelles mécaniques ainsi qu'un système de vérins pour abaisser le bâtiment. C'est dans ces restes de béton qu'a d'ailleurs été réalisée une salle hors-sacs.
Au cours de la deuxième semaine de juillet, les fûts du début de la ligne ont été montés à la grue, tandis que les têtes de pylônes ont été livrées et montées sur une D.Z. (Drop Zone) d'altitude.

Image
Démolition de l'ancienne gare aval. On aperçoit sur la droite un premier fût monté.

Image
Le montage des fûts de la ligne le 11 juillet 2013.

Image
Le montage des têtes de pylônes sur la D.Z. située sur la piste Henri, quelques dizaines de mètres en aval de l'arrivée du télésiège du Paquis.

Image
Vue de trois-quarts de la gare amont le 11 juillet 2013.

Image
Le chantier de la gare amont au sommet de Tovière.

Fin juillet, la gare amont a commencé à être montée tandis que la ligne a été héliportée avec ses têtes de pylônes. Au cours d'août, la gare aval a été progressivement terminée avec la mise en place de la couverture bois conçue par Doppelmayr France.

Image
La gare aval et les premiers pylônes montés le 23 août 2013.

Image
Zoom sur la gare aval en chantier.

Image
La partie supérieure de la ligne et la gare amont au 23 août 2013.

L'épissure a été réalisée au cours du mois de septembre, en même temps que la réalisation de l'édicule de sortie en gare amont. Les cabines ont ensuite été montées, avant le début des tests en octobre et les finitions à l'intérieur des différents bâtiments.

Image
La nouvelle salle hors-sacs, construite à l'arrière des quais de la gare aval.

En complément, je vous recommande les deux vidéos suivantes réalisées à l'initiative de la STGM :



Tovière, axe central du domaine skiable de Tignes

La télécabine de Tovière est située sur un axe central, structurant, entre le front de neige principal de Tignes-le Lac (rond-point des pistes) et le sommet du même nom. C'est également un tracé historique, qui a vu naître la première télécabine de la station, et dont le sommet était rapidement devenu le point de bascule le plus important entre les domaines de Tignes et de Val d'Isère.

Image
Le sommet de Tovière vu depuis le secteur de l'Aiguille Percée, avec l'arrivée du télésiège du Palafour au premier-plan.


En été, la télécabine de Tovière peut être utilisée à la montée comme à la descente par les piétons pour profiter du panorama, mais est aussi très utile pour les VTT puisqu'elle dessert de nombreux itinéraires vers Tignes-le Lac, le Val Claret ou encore Val d'Isère.
La télécabine de Tovière est donc un appareil essentiel du domaine de Tignes-le Lac, et permet d'accéder rapidement depuis le front de neige au sommet de la Tovière, d'où l'on peut ensuite soit profiter des descentes au-dessus de Tignes-le Lac, soit rallier le Val Claret La télécabine de Tovière est également un appareil très important pour les skieurs venant depuis les stations villages de Tignes-les Brévières et des Boisses par le télésiège fixe de l'Aiguille Rouge, puisque c'était le moyen le plus rapide d'atteindre Val d'Isère, le Val Claret ou encore le secteur des Tommeuses.
Une fois au sommet de Tovière, il est enfin possible d'accéder à Val d'Isère. En ce sens, les pistes Creux, Edelweiss et Tines permettent de rejoindre le télésiège des Marmottes pour rallier le sommet de Bellevarde : c'est d'ailleurs l'itinéraire de liaison le plus rapide et le plus emprunté. Mais il est également possible de descendre à la Daille afin de remonter à Bellevarde par le funiculaire Funival, ou même emprunter la chaîne des télésièges Mont Blanc et Borsat pour rejoindre les pistes du secteur du Grand Pré, et pourquoi pas descendre jusqu'à Val d'Isère par les pistes Santons ou Épaule du Charvet.
Pour les skieurs de niveau moyen, le retour à Tignes-le Lac peut se faire soit en descendant par la piste bleue Henri au Val Claret, puis en empruntant les télésièges Tichot, Grattalu et Grand Huit suivis des pistes bleues Perce-Neige et Combe. Mais il reste bien plus rapide et recommandé par la STGM de redescendre directement par la télécabine de Tovière, très rapide et offrant un grand confort.

La télécabine de Tovière dessert en hiver de très nombreuses pistes :

→ Versant Val d'Isère :

  • La piste bleue de l'Edelweiss, permettant d'accéder au télésiège des Marmottes, puis au rocher de Bellevarde. C'est un itinéraire-clé de la liaison Tignes-Val d'Isère.
  • La piste bleue des Creux, permettant d'accéder aux télésièges du Mont Blanc et des Tommeuses. En continuant par la piste verte "La Verte", on accède ensuite au téléski de la Semanmille ou à la piste rouge Trifollet. Par cette dernière, où en continuant par "La Verte", on descend ensuite jusqu'à la Daille.
  • La piste rouge des Rocs, raide mur sous la partie terminale du télésiège des Tommeuses rejoignant la piste bleue des Creux.

→ Versant Tignes :

  • La piste bleue Henri, jouant le rôle de liaison vers le front de neige du Val Claret. Notons la présence du mur de la piste noire de l'Aster sous le début de la ligne du télésiège des Tufs.
  • La piste rouge des Crêtes, assez étroite et se terminant au niveau du col de la Tovière. On peut ensuite revenir à la piste des Creux et au secteur des Tommeuses par la piste bleue des Violettes, ou se diriger par la piste rouge de Combe Folle vers le téléski éponyme et jusqu'à Tignes-le Lac par la piste noire des Trolles.
  • La piste rouge des Crocus, mur très agréable longeant l'arrivée du télésiège du Paquis puis rejoignant un peu plus bas la piste noire des Trolles. Il est ensuite possible de prendre le téléski de la Combe Folle ou de continuer sur Tignes-le Lac.
  • La piste noire des Trolles, très longue descente qui longe constamment la télécabine, suivant une difficulté grandissante. La première partie, entre la piste Henri et le téléski de la Combe Folle, est de niveau difficile, de l'ordre d'une piste rouge. S'en suit un passage assez étroit et bosselé qui mène au très raide mur principal au-dessus de Tignes-le Lac qui est souvent très bosselé à partir de la mi-journée. Ce mur se termine par un plat digne d'une piste verte, d'où l'on accède ensuite au tapis du Centre et au télésiège du Rosset en continuant sur la droite, ou vers la télécabine de Tovière en empruntant une passerelle sur la gauche. Un chemin au niveau du mur au-dessus de Tignes-le Lac permettait aussi de se diriger vers le Lavachet et les télésièges Chaudannes/Paquis.
  • La piste noire des Campanules, descente engagée à proximité du télésiège des Tufs et se terminant proche la fin de la piste bleue Henri, vers le Val Claret.
  • La piste noire non damée des Envers des Campanules, variante plus sauvage de la piste noire des Campanules et se terminant au niveau de la piste bleue du Prariond dans le vallon de Fresse.
  • La piste noire non damée des Pâquerettes, qui commençait par un petit chemin étroit entre les gares amont du télésiège des Tufs et la télécabine de Tovière avant de plonger sous la ligne de celle-ci et de rejoindre la piste noire des Trolles.
  • La piste noire non damée du Grizzly, variante parallèle de la piste noire des Pâquerettes, partant de la piste rouge des Crêtes. Elle est néanmoins plus difficile et moins souvent ouverte.


Image
Situation de la télécabine de Tovière sur le plan des pistes de l'Espace Killy.

La télécabine de Tovière est la première télécabine 10 places assises Doppelmayr de France. Elle présente la particularité d'être équipée d'une gare amont semi-enterrée avec un garage souterrain dans le sommet de Tovière, prouesse technique unique dans les montagnes de l'hexagone. Afin d'augmenter la disponibilité, le garage est automatique et permet de décycler rapidement les cabines afin d'ouvrir la télécabine au plus vite après des chutes de neige. De même, les équipes de Doppelmayr ont lesté les cabines afin de rendre l'appareil moins sensible au vent que l'ancien Aéroski afin de pouvoir l'ouvrir dès que possible.
Dans la portée entre les pylônes 13 et 14, un système RPD permet l'arrêt automatique de l'exploitation lorsque la vitesse du vent dépasse 25 m/s. Le RPD est un capteur anti-déraillement sans contact avec le câble qui vérifie la position du câble sur les galets à distance. Le reste de la ligne est équipé de barrettes cassantes. La télécabine peut également tourner avec un seul des deux moteurs à vitesse nominale.
Toutes ces innovations sont rendues nécessaires par les fortes contraintes auxquelles doit faire face l'appareil (fort vent, conditions climatiques, sommet exigu, …)
La télécabine peut être exploitée à la montée en été avec 10 usagers piétons ou 5 usagers avec 3 VTT. À la descente, seuls 5 passagers peuvent prendre place en cabine en hiver, et 4 usagers une cabine sur deux en été.


Voici les caractéristiques de cette télécabine :

Caractéristiques administratives

TCD-Télécabine à pinces débrayables : TOVIÈRE
Exploitant : STGM (Société des Téléphériques de la Grande Motte)
Maître d'ouvrage : STGM (Société des Téléphériques de la Grande Motte)
Maître d'œuvre : DCSA
Études topographiques : Mesur'Alpes
Génie civil : MBTM
Terrassement : Marjollet
Installation électrique : SEIREL
Constructeur : DOPPELMAYR
Année de construction : 2013
Montant de l’investissement : 16 000 000 €

Caractéristiques d’exploitation

Saison d'exploitation : Hiver et été
Capacité : 10 personnes
Sens de la montée : Par la droite
Débit à la montée : 3300 personnes/heure (100 %)
Débit à la descente : 1650 personnes/heure (50 %)
Vitesse d'exploitation : 6 m/s

Caractéristiques géométriques

Altitude aval : 2092 m
Altitude amont : 2692 m
Dénivelée : 600 m
Longueur développée : 1782 m
Longueur horizontale : 1653 m
Portée la plus longue : 272,7 m (Portée P13-P14)
Hauteur de survol maximale : 137 m (Portée P13-P14)
Pente maximale : 80,4 %
Pente moyenne : 36,3 %
Temps de montée : 4 minutes 57 secondes

Caractéristiques techniques

Type de gare aval : UNI-G Bois
Emplacement tension : Aval
Type de tension : Hydraulique
Tension nominale : 48 600 daN
Pression nominale : 161 bars
Emplacement motrice : Amont
Type de motorisation : Asynchrone
Puissance développée : 2×610 kW
Nombre de pylônes : 16
Nombre de véhicules : 70
Dispositif d'accouplement : Pince débrayable A108CR
Constructeur des cabines : CWA Oméga IV-LWI/SI
Espacement : 10,91 s
Largeur de voie : 6,10 m

Caractéristiques du câble

Constructeur du câble : ARCELOR MITTAL
Référence du câble : 50×6 K31WS-SPC 1960 BZZ
Diamètre du câble : 50 mm
Âme : Compacte
Type de câblage : Lang à droite
Résistance à la rupture : 201 800 daN
Composition : 6×31 fils
Section du câble : 1114 mm²
Pas de câblage : 362 mm
Pas de toronage : 140 mm


Ligne et infrastructures de la télécabine de Tovière


La gare aval

La gare aval de la télécabine de Tovière est située à 2092 mètres d'altitude, en contrebas du front de neige principal de Tignes-le Lac, non loin du départ du télésiège fixe du Rosset. Cette nouvelle situation est bien plus pratique d'accès puisque l'on peut arriver de plain-pied sans remonter une pente en venant depuis le versant de Tovière comme celui de l'Aiguille Percée, sans avoir à emprunter le tapis roulant du Centre. Cette situation en contrebas rend aussi le bâtiment plus discret, voire quasiment invisible depuis le reste de Tignes-le Lac.
Contrairement aux autres remontées mécaniques Doppelmayr de la station, la télécabine de Tovière inaugure l'utilisation de gares UNI-G françaises à couverture boisée. Cela permet une meilleure intégration dans la station de Tignes-le Lac, tout en étant en rupture avec l'architecture de l'ancien « Aéroski ».
Au niveau technique, cette gare assure le retour-tension via deux vérins hydrauliques.

Image
Vue de trois-quarts de la gare aval en se dirigeant vers le tapis du Centre.

Image
Vue de côté depuis le début du tapis du Centre.

Image
Vue depuis le tapis du Centre. On aperçoit derrière le massif de la Grande Motte

Image
Vue de trois-quarts arrière face au massif de la Grande Motte.

Image
Vue arrière.

Image
Vue de trois-quarts en arrivant depuis le télésiège de Palafour.

Image
Vue de côté avec la zone de déchaussage.

Image
Vue de trois-quarts en arrivant depuis la piste noire des Trolles.

Image
L'accès à l'embarquement avec les tourniquets de validation des forfaits.

Image
La zone de débarquement et le début du contour.

Image
La came d'ouverture des portes.

Image
Le contour.

Image
Cabine dans le contour.

Image
L'avant de la gare avec le début des guides des cabines au sol.

Image
L'embarquement en plein février.

Image
La came de fermeture des portes.

Image
Trompette en gare aval.



La ligne

Dès la sortie de gare, la ligne prend rapidement de la hauteur pour survoler les champs de neige situés entre la fin de la piste noire des Trolles et le lac de Tignes, sur des portées quasiment à l'horizontale. Les pylônes 5 et 6 amorcent la montée la plus pentue de la ligne, offrant dans le dos une magnifique vue évoluant du lac de Tignes au massif de l'Aiguille Percée. Les pylônes 8 et 9 permettent ensuite de réduire la pente alors que l'on recommence à survoler la piste noire des Trolles. Après le croisement du télésiège du Paquis au niveau du pylône commun n°10, la montée continue tranquillement entre les pistes Trolles et Crocus. Il faut attendre le pylône 12 pour que la montée reprenne réellement jusqu'à la gare amont. Ainsi, le pylône 13 permet l'impressionnant survol des pistes Trolles et Pâquerettes pour rejoindre les pentes directement sous le sommet géographique de Tovière. Les pylônes 15 et 16 remettent ensuite le câble dans le plan horizontal pour l'arrivée en gare amont.

Doppelmayr a équipé la ligne de 16 pylônes, dont 12 supports et 4 compressions, comme ceci :

  • P1 : 16C/16C
  • P2 : 8S/8S
  • P3 : 6S/6S
  • P4 : 6S/4S
  • P5 : 12C/12C
  • P6 : 8C/8C
  • P7 : 6S/6S
  • P8 : 10S/8S
  • P9 : 8S/6S
  • P10 : 8S/8S
  • P11 : 12S/10S
  • P12 : 12C/12C
  • P13 : 12S/10S
  • P14 : 10S/8S
  • P15 : 16S/16S
  • P16 : 16S/16S


Image
Vue d'ensemble de la ligne depuis la gare aval.

Image
P2.

Image
Portée vers le pylône 3.

Image
P3.

Image
Portée vers le pylône 4.

Image
P4.

Image
P5.

Image
Portée vers le pylône 6.

Image
P6.

Image
Portée vers le pylône 7.

Image
P7.

Image
Portée vers le pylône 8.

Image
P8.

Image
P9.

Image
P10.

Image
Partie supérieure du pylône commun avec le télésiège du Paquis.

Image
P11.

Image
Partie supérieure du pylône 11.

Image
Portée vers le pylône 12.

Image
P12.

Image
Portée vers le pylône 13.

Image
P13.

Image
Portée vers le pylône 14 au-dessus de la piste noire des Trolles et face au mur de la piste des Pâquerettes. On aperçoit les gares amont du télésiège des Tommeuses et de la télécabine de Tovière.

Image
Fin de cette très longue portée avec le début du mur de la piste des Pâquerettes sur la droite.

Image
P14.

Image
Portée vers le pylône 15.

Image
Enchaînement des pylônes 15 et 16.

Image
Vue de côté du pylône 15 depuis la plate-forme panoramique de Tovière.

Image
Les pylônes 15 et 16 vus depuis la piste noire des Pâquerettes.



La gare amont

Aspect extérieur

La gare amont de la télécabine de Tovière est semi-enterrée à 2692 mètres d'altitude, sous le sommet géographique. Les seules parties visibles de l'extérieur sont l'avant de la gare et la façade donnant sur le chemin d'accès au mur de la piste noire des Pâquerettes.
Le bâtiment est fait de béton avec une grande façade vitrée le long de la piste noire des Pâquerettes afin de libérer un premier panorama et d'augmenter la luminosité à l'intérieur du bâtiment. Grâce à sa structure semi-enterrée, la gare amont de la télécabine de Tovière reste assez discrète dans le paysage et permet surtout d'avoir un bâtiment fermé protégé des aléas climatiques, tout en libérant de l'espace skiable au-dessus.

Image
Vue zoomée du sommet de Tovière depuis l'arrivée du téléski du Col du Palet. On aperçoit l'arrivée de la télécabine du Tovière, l'arrivée des télésièges des Tufs et des Tommeuses et le début de la piste bleue Henri.

Image
Vue de trois-quarts du bâtiment de la gare amont depuis la piste bleue Henri, avec l'arrivée du télésiège des Tufs au premier plan.

Image
Vue de côté depuis le télésiège des Tufs.

Image
Vue arrière depuis le chemin du début de la piste noire des Pâquerettes.

Image
Vue en contre-plongée depuis l'entrée du mur de la piste noire des Pâquerettes. On aperçoit sur la droite l'avant de la gare amont du télésiège des Tufs.

Image
Vue d'ensemble de la gare amont avec les deux derniers pylônes depuis le début du mur de la piste noire des Pâquerettes.

Image
Vue en contre-plongée de la gare amont avec les deux derniers pylônes depuis la piste noire des Pâquerettes.

Image
Zoom vers la gare amont depuis la piste noire des Trolles.

Image
Autre vue en contre-plongée de l'arrivée depuis la piste noire des Trolles.


Intérieur de la gare

Les passagers débarquent directement sur un quai face à la surface vitrée longeant le chemin de la piste noire Pâquerettes, ce qui offre une grande luminosité dans la gare ainsi qu'une première belle vue panoramique sur le massif de la Grande Motte. Pour sortir, il faut ensuite évoluer entre le contour et le poste de conduite avant d'emprunter les escaliers mécaniques ou l’ascenseur sur la gauche, non loin de l'entrée du garage.
Notons que l'intérieur de la gare amont peut être protégé de l'extérieur par deux grandes portes battantes à l'avant des voies.

Image
Entrée en gare amont. On aperçoit les portes permettant de fermer entièrement le bâtiment.

Image
L'avant de la gare amont.

Image
Cabine arrivant à quai en gare amont.

Image
Came d'ouverture des portes.

Image
Fin de la zone de débarquement et début du contour.

Image
Vue d'ensemble de la zone de débarquement.

Image
Le contour avec l'aiguillage vers le garage sur la droite.

Image
Le contour vu depuis le chemin menant à la sortie.

Image
L'embarquement pour la descente.

Image
Vue opposée.

Image
Came de fermeture des portes.

Image
Zoom sur le système de modification de la position de la came.

Image
Arrivée et sortie des cabines de gare amont.


L'édicule de sortie

La sortie vers les pistes se fait en contournant le contour puis en empruntant deux escaliers mécaniques situés à la perpendiculaire des portes d'entrée du garage. Pour les piétons, il faut emprunter à l'aller comme au retour un ascenseur reliant le bout du quai d'embarquement à la descente à l'édicule. Depuis les escaliers mécaniques, on arrive au niveau de l'ascenseur, face à de nombreuses portes de sortie, permettant d'absorber les flux de passagers parfois importants.
L'édicule de sortie se compose d'un bâtiment vitré en forme de demi-cercle irrégulier situé au milieu de la plate-forme panoramique, au niveau de l'arrivée du télésiège des Tommeuses.

Image
Les deux escaliers mécaniques permettant l'accès à l'édicule de sortie (notons que les murs ont été peints depuis en bleu clair avec une sérigraphie spécifique.

Image
L'ascenseur destiné aux personnes à mobilité réduite ainsi qu'aux piétons en hiver.

Image
Sortie du bâtiment.

Image
Vue d'ensemble de l'édicule.

Image
Vue de l'édicule en partant vers les pistes. On aperçoit en arrière-plan une partie du dôme de la Sache.

Image
Vue en arrivant depuis le télésiège des Tommeuses.

Depuis la plate-forme panoramique de Tovière, aménagée autour de l'édicule, on peut admirer un splendide panorama à 360° sur les montagnes de la Tarentaise. En voici quelques échantillons :

Image
Direction le secteur de la Grande Motte, où l'on aperçoit pistes et remontées mécaniques.

Image
En regardant dans la vallée de la Tarentaise, on aperçoit sur la gauche le dôme de la Sache, suivi par la chaîne du Mont Blanc.


Véhicules et pinces

La télécabine de Tovière est équipée de cabines CWA Oméga IV-LWI/SI ayant une masse à vide de 850 kg. Elles peuvent accueillir 10 personnes assises à la fois à raison de 5 passagers face-à-face. Notons la présence de bandes colorées permettant de séparer les différentes assises.
Chaque cabine est reliée au câble par une pince A108CR à ressorts de compression.

Image
Croisement de deux cabines.

Image
Vue de trois-quarts d'une cabine.

Image
Vue de côté d'une cabine.

Image
Vue en plongée d'une cabine depuis la plate-forme panoramique de Tovière.

Image
Vue en plongée d'une cabine de l'autre côté.

Image
Système d'ouverture/fermeture des portes en cabine.

Image
Le plafond de la cabine avec le système des portes caché.

Image
L'assise avec les séparateurs de place.

Image
Plaquette des caractéristiques de la cabine n°21.

Image
Suspente avec sa pince débrayable.

Image
Vue zoomée d'une pince dans le garage.

Partie 2
Auteur de ce reportage : remontees
Section écrite le 15/07/2015 et mise à jour le 21/08/2015
(Mise en cache le 21/08/2015)

Au cœur de la télécabine de Tovière

Le garage

La télécabine de Tovière est équipée d'un garage automatique en gare amont, totalement enterré sous la plate-forme de Tovière, à proximité de la gare amont du télésiège des Tommeuses. Celui-ci permet de pouvoir ranger à l'abri l'ensemble des 70 cabines, afin de pouvoir ouvrir la télécabine le plus rapidement possible après des nuits où les conditions météorologiques ont pu être difficiles. Le cyclage et le décyclage se font au moins jusqu'à la vitesse de 5 m/s.
On retrouve ainsi six voies, dont trois équipées d'une plate-forme de maintenance permettant aux techniciens de pouvoir intervenir facilement au niveau des suspentes et des pinces. Il y a quatre voies de 12 cabines et deux voies pouvant accueillir 11 cabines.


Image
La partie du quai pouvant s'abaisser afin de laisser passer les cabines vers le garage.

Image
Le début du rail de liaison entre le contour et le garage.

Image
Le début du rail vu depuis le quai d'embarquement à la descente. On aperçoit également bien le premier moto-réducteur mettant en mouvement cette poutre à pneus.

Image
La poutre à pneus vue d'un côté…

Image
… comme de l'autre, avec la came de fermeture des portes.

Image
Vue d'ensemble du rail de liaison entre le garage et le contour depuis l'un des escaliers mécaniques permettant de sortir.

Image
Vue rapprochée d'un des moto-réducteurs de la poutre à pneus.

Image
L'entrée du garage vue depuis la vitre des portes condamnant son entrée.

Image
Vue opposée.

Image
Le début de la chaîne de traînage ainsi que la poutre à pneus permettant de diriger les cabines vers la première voie de stockage.

Image
Vue plus large des deux premières voies remplies.

Image
Vue zoomée de la plate-forme de maintenance au centre des deux premières voies.

Image
Vue de la longue chaîne de traînage permettant de déplacer les cabines vers les quatre autres voies.

Image
Aiguillage vers la troisième voie de stockage.

Image
Vue d'ensemble des aiguillages vers les trois premières voies.

Image
Le rangement des cabines est assisté par l'utilisation de capteurs oranges qui permettent de vérifier la présence des véhicules et de savoir si une voie est remplie ou non.

Image
Vue d'ensemble des trois premières voies.

Image
Les trois dernières voies de stockage, libres.

Image
Les derniers aiguillages vus depuis l'intérieur du garage.

Image
Les capteurs de présence des cabines sur une voie libre.

Image
La fin de la chaîne avec l'aiguillage vers la dernière voie.

Image
Zoom sur le moto-réducteur de la chaîne de traînage.


Les commandes

Le poste de commande se situe en gare amont, en retrait du contour. On y retrouve les armoires de conduite et de puissance, fournies par SEIREL, et qui permettent de superviser les informations retournées par les différents capteurs et agir sur les différents paramètres d'exploitation.

Image
Pupitre de conduite déporté sur le quai de débarquement en gare amont.

Image
Pupitre de commande.

Image
Autre pupitre, permettant de superviser la vitesse du câble, la ligne de sécurité et le moteur thermique.

Image
Armoires de puissance.



Autres vues…


Image
Vue en plongée de la ligne depuis la plate-forme panoramique de Tovière.

Image
Vue en plongée de l'autre côté. On aperçoit la piste noire des Trolles, l'arrivée du télésiège du Paquis et Tignes-le Lac.

Image
Vue zoomée en arrivant sur la plate-forme depuis le télésiège des Tommeuses.

Image
Vue en plongée de la ligne au niveau du pylône 14 depuis la piste noire des Pâquerettes.

Image
L'impressionnante portée entre les pylônes 13 et 14 vue depuis la piste noire des Pâquerettes.

Image
Vue de la ligne au niveau de la portée entre les pylônes 13 et 14 depuis la piste noire des Pâquerettes, face au massif de l'aiguille Percée, au dôme de la Sache et au Mont Blanc.

Image
Le début de la portée entre les pylônes 13 et 14 vu depuis la piste noire des Trolles.

Image
Les dernières portées vers Tovière vues depuis le téléski de la Combe Folle. On aperçoit également l'arrivée du télésiège des Tommeuses.

Image
La montée finale vue depuis la piste rouges des Crocus.

Image
Les pylônes 11 et 12 vus depuis la piste noire des Trolles face au secteur du Grand Huit/Merles.

Image
Le croisement entre la télécabine de Tovière et le télésiège du Paquis depuis la piste rouge de la Combe Folle.

Image
Les pylônes 9 et 10 vus depuis la piste noire des Trolles, face au Mont Blanc. Sur la gauche du fût du pylône 10, on aperçoit la gare aval du téléski de la Combe Folle.

Image
Vue en contre-plongée du croisement avec le télésiège du Paquis depuis la piste noire des Trolles.

Image
Les pylônes 8 et 9 face au dôme de la Sache.

Image
Vue en plongée de la première montée depuis la piste noire des Trolles. On a une vue plongeante sur une très grande partie de Tignes-le Lac.

Image
Vue opposée.

Image
Vue de la montée depuis le mur final de la piste noire des Trolles.

Image
Les deux premiers pylônes face au massif de l'Aiguille Percée et au télésiège débrayable du Palafour.

Image
Vue d'ensemble de la ligne depuis le pont de la fin de la piste noire des Trolles.



Tovière, une quatrième version totalement réussie

La nouvelle télécabine de Tovière est donc une grande réussite. Rapide, confortable, pouvant transporter jusqu'à 3300 personnes/heure lors des fortes affluences, elle est parfaitement adaptée à son rôle prépondérant sur le domaine skiable de Tignes. Elle facilite également les rotations sur le secteur de Tovière grâce à une accessibilité accrue depuis les pistes Rosset et Trolles. Enfin, les innovations techniques retenues sur cette télécabine la rendent particulièrement disponible dès le début de matinée grâce à un garage à cabines automatisé, et peut être ouverte même lorsque les conditions météorologiques sont difficiles.
Ce nouvel appareil s'intègre également très bien dans la station, tant en aval avec une couverture bois qu'en amont avec un bâtiment très discret.
D'ailleurs, Val d'Isère s'apprête d'ailleurs à copier la STGM pour rénover l'accès au sommet de Solaise avec un appareil similaire.

Je tiens à remercier chaleureusement les équipes d'été de la gare amont de la télécabine de Tovière qui m'ont fait visiter le poste de conduite ainsi que le garage.

Image
Tovière, un nouvel ascenseur hors du commun pour une desserte idéale.


Bannière : j'ib
Photos : alspace, François05, j'ib et remontees (sauf mention contraire)
Texte et mise en page : remontees



Suivre la discussion sur le forum


Appareils en relation :





Contact - Mentions Légales - Cookies
Site déclaré à la CNIL sous le numéro 1173095
Page générée en 0.14102 secondes. 40 requete(s).
180 membres connectés sur les forums
Valid XHTML 1.0 Transitional 
©2003-2016 - www.remontees-mecaniques.net - Tous droits réservés