En naviguant sur notre site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer une navigation optimale et nous permettre de réaliser des statistiques de visites. En savoir plus
Bannière 11Bannière 16Bannière 36Bannière 30

 TCD10 Gefrorene Wand 3a

Hintertuxer Gletscher (Ski Zillertal 3000)

Doppelmayr

T3 ES
Description rapide :
Nouveauté 2011. Télécabine munies de plusieurs options : chauffage des sièges, embarquement de plain-pied à vitesse réduite. Tracée dans un terrain de haute montagne, elle remplace un TSF2 équipé de pylônes sur glacier.

Mise en service en : 2011
PDF Ce reportage possède 1 document PDF

Suivre la discussion sur le forum


Localisation(s)
Photo

Auteur de ce reportage : monchu
Section écrite le 11/06/2012 et mise à jour le 11/07/2012
(Mise en cache le 24/08/2013)

Image



Le domaine glaciaire de Hintertux, au Tyrol, poursuit sa vague d’équipements et de modernisation lancée en 1995. La station, qui compte parmi les pionnières du ski d’été en Autriche, a lancé en 1995 une modernisation complète de sa chaîne d’appareils depuis la vallée, construisant une TCD8 et 3 tronçons de Funitel en 12 ans.

Désormais, l’exploitant s’attache à rénover les installations sur le glacier. La première vague concerne la nouvelle TCD10 Gefrorene Wand. Remplaçant un TSF2 équipé de pylônes sur glacier, ce nouvel appareil offre à la clientèle un surcroît de confort incontestable, et doit permettre de mieux ventiler les skieurs vers les parties les moins fréquentées du domaine.

Le chantier s’est déroulé en un temps record de 7 mois, un délai particulièrement court au regard des conditions météorologiques changeantes en haute montagne et du caractère glaciaire d’une partie du terrain.



Sommaire
1. Sur les sommets du Zillertal…
2. A la conquête des glaciers de Hintertux…
3. Caractéristiques techniques
4. Station inférieure ″Tuxerfernerhaus (G1)
5. En ligne
6. Station supérieure ″Gefrorene-Wand-Kees″ (G2)
7. Véhicules
8. A proximité de la ligne




1. Sur les sommets du Zillertal…


Hintertux

Au long de son cours à travers le Tyrol autrichien, l’Inn reçoit les eaux d’un nombre considérable d’affluents, débouchant de vallées dont le nom résonne parmi les amateurs de grands domaines skiables : Kaunertal, Ötztal, Pitztal, Stubaital… Si la plupart d’entre elles se présentent sous la forme d’une vallée étroite, il n’en va pas de même du Zillertal. Le principal affluent de l’Inn s’écoule au fond d’un large sillon glaciaire bordé de sommets de moyenne montagne. La basse vallée de la Ziller constitue aujourd’hui le principal foyer de population en dehors de la vallée de l’Inn, mais aussi un lieu de villégiature appréciée pour ses randonnées ou les domaines skiables familiaux de Fügen ou de Kaltenbach.

Image
Situation du Zillertal (en jaune) et de Hintertux.


C’est à Mayrhofen, cœur vibrant des traditions du Zillertal, que ce sillon glaciaire prend fin brutalement au pied du massif cristallin. Il s’y ramifie en quatre hautes vallées, dont l’entrée est défendue par d’étroits défilés ou des verrous abrupts.

Image
Situation des glaciers de Hintertux au fond du Zillertal.


Deux de ces hautes vallées sont équipées pour le tourisme. Les pentes de la vallée de Gerlos, menant par-delà le col du même nom au Pays de Salzburg, constituent le plus important domaine skiable de la région : la Zillertal Arena. A l’opposé, la vallée de Tux, en cul-de-sac, bénéficie en plus de son domaine classique de moyenne montagne, d’un équipement d’importance permettant la pratique du ski toute l’année sur le glacier de Hintertux. Cette petite station implantée dans un fond de vallée majestueux offre à ses clients environ 1 750 mètres de dénivelée, depuis le sommet de la Gefrorene Wand à 3 250 m.


Situation de l’appareil

Depuis Hintertux, une longue chaîne d’appareils permet de gagner le sommet de la Gefrorene Wand. Pour permettre une exploitation toute l’année, l’ensemble des appareils est doublé. Le moyen le plus commode pour gagner le sommet est d’emprunter les trois tronçons de Funitels, appelés Gletscherbus ou GB, le « bus pour le glacier ». Tous trois sont doublés par des appareils simples monocâbles permettant de répondre aux pics d’affluence et d’assurer la continuité de l’exploitation pendant les périodes de révision des Funitels.

Depuis le fond de la vallée, la clientèle peut ainsi emprunter successivement :
- de Hintertux au Sommerberg (2 080 m) : le Funitel Gletscherbus I (GB1) ou la TCD8 Sommerberg ;
- du Sommerberg au pied du Glacier de Tux (2 660 m) : le Funitel Gletscherbus II (GB2) ou la TCD4 Tuxerferner ;
- du pied du Glacier de Tux au sommet de la Gefrorene Wand : le Funitel Gletscherbus III (GB3) ou la chaîne constituée par la TCD10 Gefrorene Wand (dite 3a) et le TSF2 Gefrorene Wand 3b. Les deux chaînes d’appareils ne sont pas parallèles : le Gletscherbus III part à l’assaut des parois nord de la Gefrorene Wand, tandis que la télécabine et le télésiège survolent une zone glaciaire qui a toutefois nettement reculé depuis l’ouverture du domaine.

Image
Situation de l’appareil dans le massif, en vert.


L’ancien TSF2 Gefrorene Wand 3a vient récemment d’être remplacé par une TCD10. En plus du surcroît de confort qu’elle prodigue aux clients, cette télécabine leur offre surtout un accès plus facile au cœur du domaine glaciaire. L’exploitant espère délester le troisième tronçon de Funitel et mieux répartir ses clients sur l’ensemble du glacier.

Image
Situation de la TCD10 Gefrorene Wand 3a, en vert.


Image
Vue d’ensemble des glaciers de Hintertux. De gauche à droite : Funitel Gletscherbus III (en haut, à gauche), TCD4 Tuxerferner et Funitel Gletscherbus II (en bas), TCD10 Gefrorene Wand (en haut à droite).




2. A la conquête des glaciers de Hintertux…


La longue chaîne de remontées depuis la vallée

Les premières remontées mécaniques firent leur apparition à Hintertux après guerre. Quelques téléskis de fond de vallée desservaient des pistes à la dénivelée assez limitée. Plusieurs fois emportés par des avalanches, ils ne sont plus visibles de nos jours.

L’exploitation des champs de neige au-dessus du plateau de Sommerberg s’annonçait en revanche plus prometteuse : sur des pentes moins exposées, les pistes ensoleillées et bien enneigées offraient un dénivelé plus important. Pour gagner le plateau, la station fit construire un premier TSF1 en 1965, sous l’impulsion de 6 habitants de la commune qui fondèrent la Zillertaler Gletscherbahn ou téléphérique des glaciers du Zillertal.

Image
Projet d’équipement global des glaciers de Hintertux,en 4 sections, dont les deux premières sont doublées dès 1975.


Image
Arrivée du premier TSF1 sur le plateau de Sommerberg. La Gefrorene Wand, à gauche, est encore vierge de tout équipement .


L’équipement du Sommerberg n’était qu’une première étape d’un projet plus ambitieux : partir à l’assaut des glaciers de la Gefrorene Wand. En 1968, l’exploitant installa entre Sommerberg et la moraine du glacier, distante de 2,5 km, le plus long TSF1 d’Autriche : le télésiège du Glacier de Tux ou Tuxerferner, encore appelé « 2ème section ».

La chaîne d’accès fut doublée en 1973 et 1975 par une TCD4 Girak. Construits sous licence Müller, les 2 appareils mettaient en œuvre les pinces à serrage crémaillère, sur une ligne qui est toutefois typique de Girak. Les véhicules, cabines en aluminium aux portes à fermeture manuelle, furent remplacés peu de temps après par le modèle Deluxe du constructeur suisse CWA.

Image
La première section de TSF1 est doublée par une TCD4 Girak à pinces Müller, à serrage crémaillère, ici avec les cabines d’origine.


Image
G2 de la première section de TCD4, à Sommerberg.


Image
Seconde section de TCD4 Girak à pinces Müller, avec cabines CWA de rénovation, et TSF1 parallèle.


Image
La seconde section de TCD4 et le TSF1 arrivent au glacier de Tux, d’où la clientèle repart en TSF1 ou TSF2.


A l’occasion d’une rénovation poussée en 1986, les 2 appareils furent transformés comme tous les autres modèles autrichiens équipés de pinces Müller : Girak installa à leur place sa propre pince à genouillère (type A), tout en modernisant la ligne et les cabines. Les pylônes furent conservés.

La chaîne d’ascenseurs fut enfin modernisée une dernière fois avec la construction de 3 Funitels jusqu’au sommet de la Gefrorene Wand, en 1995 (2ème section), 1999 (3ème section) et 2007 (1ère section).

Image
Vue de la deuxième section rénovée avec les pinces Girak à genouillère. Le TSF1 est encore présent en parallèle.


Image
Vue de l’arrivée de la deuxième section, après la rénovation Girak de 1986.


Image
Funitel Gletscherbus II et TCD4 Tuxerferner : le deuxième maillon de la chaîne d’appareils vers la Gefrorene Wand.




Les prouesses techniques de l’équipement glaciaire

A partir de la station supérieure du TSF1, l’exploitant fit tout d’abord mettre en service dès 1968 une chaîne de 2 TKE2. Le premier reliait le Tuxerfernerhaus, sommet du TSF1, au secteur de l’Olperer. Un second TKE2 prenait le relais en direction de la Gefrorene Wand. En donnant accès au sommet du glacier à 3 250 mètres environ, il devenait pour quelques années la remontée la plus haute d’Autriche.

Image
En 1968, la plus haute remontée d’Autriche propulse les clients à 3 250 m, au sommet du glacier.


Ces deux appareils étaient implantés presque entièrement sur glacier. La pente raide au départ du Tuxerfernerhaus entrainaît un mouvement rapide du glacier et une désalignement fréquent des pylônes. Trois ans après, l’exploitant renonça à l’exploitation de ce tronçon exposé, et fit construire en 1971 un TSF1 dont les 4 premiers portiques étaient installés sur la glace en mouvement. Il s’agissait du premier télésiège implanté sur glacier, après une tentative réussie de TKE1/TSF1 sur le glacier du Wurmkogel.

Image
La gare de départ du TSF1, à droite, côtoie peu après 1971 celle de l’ancienTKE2, hors service, à gauche.


Le nouveau TSF1 n’atteignait pas le sommet de la Gefrorene Wand, mais desservait le plateau glaciaire du Felskopf à 3 050 mètres. Il permettait cependant d’exploiter tout l’été le bas du glacier de Tux et contribua grandement à la renommée de la station auprès d’une clientèle sportive.

Image
Vue d’ensemble de la première ligne de TSF1 en direction de la Gefrorene Wand (3ème section).


Image
Détail des 3 premiers portiques implantés sur glacier.


Image
TSF1 Gefrorene Wand 3a survolant le glacier de Tux.


Le TSF1 Gefrorene Wand est complété en 1976 par un TSF2 jusqu’au sommet de la Gefrorene Wand, appelé 4ème section ou encore 3b.

Image
Anciens tracés des TSF2 3a et 3b, appelés respectivement 3ème et 4ème sections.


Afin d’augmenter le débit, le TSF1 originel fut doublé en 1980 par un TSF2 dont les portiques dans le bas du tracé étaient implantés eux aussi sur le glacier.

Image
Vue des deux lignes parallèles, depuis l’aval..


Image
Vue des pylônes glaciaires du TSF1 et du TSF2 parallèles.


Image
Vue des deux départs légèrement décalés.


Image
Les deux télésièges parallèles constituent la scène classique d’une carte postale de ski d’été pendant 2 décennies.


Image
Les 2 lignes prennent rapidement de la hauteur pour survoler la zone glaciaire.


Image
Avant la construction du 3ème tronçon de Funitel, la montée à la Gefrorene Wand s’effectuait impérativement par le TSF1 ou le TSF2 sur glacier.


Les deux télésièges glaciaires parallèles firent partie du paysage jusqu’en 1999 : la construction du Funitel Gletscherbus III, direct jusqu’au sommet, sonna alors le glas du TSF1. Quant au TSF2, il resta en service jusqu’en 2011 avant d’être remplacé par la TCD10 actuelle en 2011.

Image
Après la mise en service du Funitel Gletscherbus III, seul subsiste encore le TSF2 Gefrorene Wand 3a. Ses 2 portiques sur glacier sont ancrés de moins en moins profondément, témoignant d’une diminution de l’épaisseur de glace à cet endroit.


Image
Ascenseur obligé vers le domaine glaciaire, le TSF2 est toujours saturé.


Image
Ancienne G2 du TSF2 Gefrorene Wand 3a, encore visible à l’heure actuelle.



Le lent reflux du glacier

Au fil des années, le glacier de Tux n’a cessé de perdre en superficie et en épaisseur. Ce recul a fait affleurer des roches autrefois recouvertes par la glace vive. Au fil des ans, l’exploitation du domaine skiable se révéla de plus en plus délicate.

D’une part, les pylônes des remontées implantées sur glacier devinrent plus difficiles à ancrer, à cause de la diminution de l’épaisseur de glace, tandis que les fondations implantées sur la roche commencèrent lentement à se fragiliser en raison de la fonte du permafrost.

D’autre part, la réduction de la surface du glacier compliquait l’exploitation du domaine skiable : le retour aux TSF1 et TSF2 Gefrorene Wand 3 en été ne se faisait plus que sur une étroite bande de neige. L’exploitant prit diverses mesures comme le bâchage d’importantes surfaces glaciaires, puis l’installation de l’enneigement artificiel sur le bas du glacier.

Image

Image
Vues aériennes du glacier, approximativement au début des années 80, 90 et 2000. On reconnaît les portiques des 2 installations parallèles de la 3ème section.


Signe du fort recul glaciaire, lorsque l’heure du remplacement du TSF2 Gefrorene Wand sonna en 2011, il fut possible d’implanter la nouvelle installation entièrement sur de la roche.


Le projet de nouvel appareil

La construction du Funitel Gletscherbus III avait permis de délester notablement le TSF2 Gefrorene Wand 3a. Cependant, son exploitation restait difficile, en raison des 2 portiques glaciaires à entretenir, ainsi que de la forte exposition au vent. Enfin, le débit offert n’était plus en adéquation avec l’affluence.

La Zillertaler Gletscherbahn s’engagea en 2011 dans le chantier ambitieux du remplacement du TSF2 par une TCD10, sur un tracé presque identique. Grâce à l’affleurement de nombreux rochers et à la possibilité de survol plus important offerte par une télécabine, le cabinet Obenauer Seilbahnplanung a tracé une ligne très aérienne, survolant le rare secteur encore totalement glaciaire en une unique portée de plus de 300 mètres.

Le chantier s’est déroulé à partir de mai 2011 dans des conditions rendues difficiles par l’environnement de haute montagne. L’enneigement encore abondant, la météo changeante et les fréquentes chutes de neige compliquaient la tâche.

Le principal défi fut d’ordre logistique. L’acheminement du matériel jusqu’au Tuxerfernerhaus se fit en partie grâce aux véhicules de service des 2 Funitels Gletscherbus I et II, ainsi que par la route d’accès en très forte pente. Ainsi, il fallut une journée et demi pour acheminer et installer les différents éléments de la grue destinée au montage de la G1.

Un téléphérique de chantier fut installé le long de la ligne, pour acheminer le béton et les ferraillages des massifs de la ligne, ainsi que la grue utilisée en G2. Les premiers bétons furent coulés en juin, les structures de gares achevées début octobre, et l’installation ouverte au public début décembre 2011.

L’exploitant a consacré une page entière au suivi photographique de ce chantier hors normes, qui a coûté près de 10 millions d’euros.



3. Caractéristiques techniques


  • Constructeur : Doppelmayr
  • Année de construction : 2011
  • Saison d'exploitation : hiver
  • Capacité : 10 personnes
  • Altitude Aval : 2 660 m
  • Altitude Amont : 3 033 m
  • Dénivelée : 373 m
  • Longueur développée : 1 257 m
  • Débit maximum : 2 800 personnes/heure
  • Vitesse d'exploitation : 6 m/s
  • Emplacement motrice : aval
  • Emplacement tension : amont
  • Temps de trajet minimum : 4 min 56 s
  • Nombre de Véhicules : 46




4. Station inférieure ″Tuxerfernerhaus (G1)


Situation

La G1 de l’appareil est implantée à 2660 mètres d’altitude, sur la moraine qui marquait autrefois la limite du glacier de Tux. Le Tuxerfernerhaus, principal point de restauration du domaine, est une bâtisse imposante qui dissimule les arrivées du Funitel Gletscherbus II et du TSF1 Tuxerferner en aval. A l’est du bâtiment est implantée la gare de départ de la TCD10, à l’emplacement de la motrice de l’ancien TSF2. La gare de départ du Funitel Gletscherbus III est isolée des autres appareils, accessible par gravité, à une centaine de mètres environ du Tuxerfernerhaus.

Image
La gare est posée sur l’étroite moraine qui marquait autrefois la limite du glacier. Elle est serrée contre le Tuxerfernerhaus, à gauche, et la G1 du Funitel Gletescherbus 3, à droite.


Image
Vue l’amont du Tuxerfernerhaus et de la G1.


Image
Le public peut circuler des 4 côtés de la station, située entre la G2 du deuxième tronçon de Funitel et de télécabine d’une part et la G1 du 3ème tronçon de Funitel d’autre part.



Gare de départ

La gare de départ est entièrement couverte, installée dans un bâtiment dont la forme rappelle celle de l’ancienne gare. Afin de préserver le maximum d’espace disponible entre la G1 et les autres bâtiments, le garage a été placé en sous-sol, en balcon dans la pente naturelle, afin de limiter les coûts de terrassement.

Image
De l’amont, la G1 se présente sous la forme d’un chalet, pour se fondre avec le retsaurant du Tuxerferner tout proche.


Image
Le public accède à l’embarquement par le toit du garage.


Image
Vue d’ensemble de la plate-forme de départ.


Image
Le garage est complètement suspendu au-dessus de la pente naturelle.


Image
En aval, la gare accueillera, après l’achèvement des travaux, une exposition consacrée à l’histoire de la vallée et des remontées mécaniques.



Embarquement

L’embarquement ne s’effectue pas dans le contour, mais sur les côtés de l’installation, rallongés pour l’occasion. La vitesse dans les sections droites dédiées à l’embarquement et au débarquement a été réduite à 0,2 m/s contre 0,3 m/s dans une installation classique. A l’inverse, la vitesse dans le contour, où l’embarquement est interdit, a été légèrement relevée.

Ce dispositif doit permettre d’optimiser le taux de remplissage des cabines. De même, l’exploitant a renoncé aux portes-skis à l’extérieur des cabines. Ainsi, la clientèle embarque avec son matériel, économisant le temps perdu à ranger ses skis.

Image
Véhicule dans le contour accéléré.


Image
Vue en enfilade de la zone d’embarquement, où l’espacement entre véhicules est plus faible que dans le contour.


Image
Zone d’embarquement à vitesse réduite.


Image
Grâce à la vitesse réduite, l’absence de porte-skis extérieurs, et le marchepied à niveau, l’embarquement des skieurs s’effectue très rapidement et le remplissage des cabines est optimisé.


Image
Détail de la poulie motrice et des 2 freins d’urgence.


Image
Un carter transparent protège l’arbre lent.


Image
Véhicule dans le lanceur.



Garage

Le garage entièrement souterrain est relié à la G1 par une crémaillère élévatrice qui donne accès à la zone de stockage souterraine en forme de L. Un local particulier est dédié à la maintenance et au nettoyage des cabines. De manière classique, le cyclage se fait en marche avant et le décyclage en marche arrière, après l’abaissement du quai mobile côté descente.

Image
Le plancher mobile permet de dégager le gabarit nécessaire au passage des cabines.


Image
Aiguillage positionné en direction du garage.


Image
Vue en enfilade de la rampe d’accès au garage.


Image
Partie supérieure de la crémaillère élévatrice.


Image
Véhicules dans la rampe d’accès au garage.


Image
Détail de la crémaillère élévatrice.


Image
Véhicules dans la rampe d’accès au garage (détail).


Image
Au pied de l’élévatrice, les véhicules sont déviés de 90° et empruntent un court rail de stockage et de transfert menant à la boucle de stockage principale.


Image
Un aiguillage permet d’isoler un véhicule dans une zone de maintenance. Les murs carrelés blancs, qui permettent le lavage des cabines, ont valu à cette zone le surnom de « boucherie ».


Image
Vue en enfilade du garage suspendu.



Motorisation

L’entraînement est assuré par deux moteurs asynchrones, fournis par Emod. Montés en série, ils développent ensemble une puissance maximum de 660 kW. Le réducteur Rexroth abaisse la vitesse de rotation dans un rapport de 1 à 76,32 tout en transmettant la puissance à l’arbre presque vertical relié à la poulie motrice à l’étage supérieur. Pour tenir compte de l’inclinaison de la poulie motrice, le réducteur est lui-même placé dans un plan légèrement incliné dans l’axe de la ligne.

Image
Deux moteurs asynchrones de 370 kW assurent l’entraînement de l’arbre rapide.


Image
Frein de service sur l’arbre rapide.


Image
Le réducteur est incliné dans un plan parallèle à celui de la poulie motrice.


Image
Diesel de secours.


Image
Groupe électrogène.




5. En ligne


Une ligne partiellement sur glacier

La ligne survole l’ancienne langue terminale du glacier de Tux et gagne rapidement de la hauteur pour atteindre la tête du Felskopf, elle aussi recouverte en majorité par le glacier lors de l’ouverture du domaine en 1968. Tous les massifs sont ancrés sur de la roche, mais le glacier reste actif à certains endroits, imposant de longues portées et de bonnes hauteur de survol.

Image
Vue partielle de la ligne depuis l’aval.


Image
La ligne est presque parallèle au 3ème tronçon du Funitel, mais elle en est implantée plusieurs centaines de mètres.



Equipements

Comme la majeure partie des appareils autrichiens, cette télécabine dispose d’une ligne de sécurité enterrée. Les 10 pylônes supportent aussi des haut-parleurs destinés à informer la clientèle en cas de situation perturbée, ainsi que de projecteurs vers l’amont et l’aval permettant une exploitation nocturne.

Le câble tracteur, de diamètre 50 mm, a été fourni par Fatzer. Sa position sur les galets est surveillée par les capteurs de position inductifs de type RPD qui viennent compléter la ligne de sécurité habituelle. La tension maximum du câble atteint 48 tonnes.

Image
Galets supportant le capteur inductif RPD sur un pylône compression.



De la G1 au P5 : secteur Tuxerfernerhaus

La ligne en pente régulière survole les rochers mis à jour par le recul du glacier. La hauteur de survol augmente progressivement jusqu’au P4/P5.

Détail de l’équipement des pylônes :
P1a-b : 12C/12C + 10C/10C (+ 4 paires de galets RPD par voie)
P2 : 6S/6S
P3 : 6S/6S
P4 : 12C/12C (+ 2 paires de galets RPD par voie)
P5 : 8S/8S


Image
Faible hauteur de survol au P2.


Image
La ligne est encore faiblement pentue au P3.


Image
Les P4 et P5 sont implantés sur un terrain stable, ce qui n’est pas le cas de leurs environs immédiats.


Image
Vue en enfilade du P4 compression et du P5 support.



Du P5 au P7 : survol du glacier et ascension du Felskopf

Cette partie du tracé est la plus aérienne. En une longue portée de 363 mètres, la ligne survole une partie du glacier de Tux tout en gagnant la hauteur nécessaire au franchissement de la paroi nord du Felskopf.

Détail de l’équipement des pylônes :

P5 : 8S/8S
P6 : 10S/10S


Image
Vue en enfilade de la longue portée.


Image
La portée entre le P5 et le P6 est la plus longue de tout le tracé.


Image
En aval du P6.


Image
La ligne franchit une barre rocheuse sous le P6.


Image
Portée entre P6 et P7f.



Du P7 à la G2 : le glacier de la Gefrorene Wand

La ligne est tracée en partie dans l’auge libérée par le recul du glacier de la Gefrorene Wand ou Gefrorene Wand Kees. La ligne se redresse progressivement. Elle survole le TSF2 Gefrorene Wand 3b dont les pylônes portiques rappellent que l’ensemble du secteur était recouvert par la glace il y a 10 ans à peine. Cette zone était dévolue à la pratique du ski d’été, grâce au TKE2 Gefrorene Wand 4, aujourd’hui démonté, dont la G1 était implantée non loin du P8 de la télécabine.

Aujourd’hui, les pylônes les plus bas du TSF2 sont ancrés sur la roche, et l’un d’entre eux a même été remplacé il y a quelques années par un pylône tubulaire reposant sur un massif béton classique. Quant à la télécabine, ses pylônes sont implantés eux aussi sur de la roche.


Détail de l’équipement des pylônes :

P7 : 10S/10S
P8 : 12S/12S
P9 : 12S/12S
P10 : 4S/4S


Image
P7.


Image
Entre le P7 et le P8, la ligne survole un plateau recouvert autrefois par le glacier.


Image
Le TSF2 Gefrorene Wand 3b escalade l’étroite arête sommitale menant au sommet du domaine.


Image
P9 et TSF2 Gefrorene Wand 3b.


Image
La ligne désormais presque horizontale survole le TSF2 Gefrorene Wand 3b peu avant l’arrivée.


Image
Survol du TSF2 Gefrorene Wand 3b.


Image
P10 et G2.




6. Station supérieure ″Gefrorene-Wand-Kees″ (G2)


Situation

La gare est implantée à une centaine de mètres en amont de la G2 de l’ancien appareil, afin de faciliter la liaison par gravité avec le secteur du Kaserer. L’exploitant espère ainsi non seulement favoriser le skipropre sous l’appareil, mais aussi délester le Funitel Gletscherbus III dans son rôle d’ascenseur. Grâce à la position plus centrale de la G2, la clientèle accède en effet plus facilement aux secteurs éloignés, comme le glacier du Kaserer et surtout la Lärmstange plutôt délaissée.

Les skieurs peuvent naturellement poursuivre l’ascension par le TSF2 Gefrorene Wand 3b, mais seule une minorité enchaîne sur cet appareil.

Image
Vue d’ensemble de la G2 et de la Gefrorene Wand.


Image
La TCD10, en jaune, renforce l’important maillage des remontées du glacier, avec le Funitel (en rouge), le TSF2 Gefrorene Wand 3b (en vert) et les TKE2 parallèles de la Gefrorene Wand (en bleu).


Image
Situation des différents appareils à proximité de la G2.


Image
La G2 est posée sur la roche libérée par le recul du glacier. Bien que de plus faible altitude que la G2 du Funitel, elle jouit d’un emplacement plus central dans le domaine, permettant de gagner rapidement le secteur glaciaire du Kaserer, par exemple.



Bâtiment

Implanté sur un terrain en dévers, le bâtiment présente différents visages selon l’exposition. Depuis l’amont et le côté sud par lequel s’effectue la sortie des clients, il apparaît comme un bâtiment ramassé, tandis que sur les autres versants, il se dresse comme un véritable immeuble de plusieurs étages. L’architecte était toutefois contraint de laisser une grande hauteur de survol à la ligne juste en aval du bâtiment, afin de respecter les gabarits nécessaires au franchissement du TSF2. Revers de la médaille, l’appareil est situé dans le couloir de foehn en provenance du Tyrol du Sud, dont les rafales peuvent être violentes. Placé à l’un des endroits les plus exposés de la ligne, le P10 est équipé d’un anémomètre.

Image
Depuis les pistes, la gare se présente sous la forme d’un bâtiment largement vitré, donnant sur une vaste plate-forme de sortie où la clientèle chausse les spatules.


Image
Depuis la sortie, la station se présente sous la forme d’un bâtiment de taille modérée, ne laissant pas entrevoir les différents étages construits sous le niveau de la gare.


Image
De l’amont, la G2 révèle l’importante dénivelée entre la plate-forme de sortie et la ligne.


Image
L’habillage du mur brut côté est sera achevé la saison prochaine.


Image
De même, les locaux techniques sous la G2 seront achevés à la prochaine saison.


Image
Depuis l’aval, la G2 se présente comme un bâtiment tout en hauteur.


Image
La grande hauteur du bâtiment, dictée par le survol du TSF2 Gefrorene Wand 3b, a été adoucie par l’architecte qui a rajouté un balcon accessible au public, sur tout le flanc ouest de la gare.



Gare d’arrivée

La gare bénéficie d’un bon éclairage naturel grâce aux larges surfaces vitrées côté sud et ouest. La construction métallique de cet étage abrite une G2 classique retour tension, rallongée toutefois comme la G1. Les véhicules y sont ralentis dans les sections droites, et accélérés dans le contour, auquel des barrières mobiles interdisent l’accès.

Image
Vue d’ensemble de la G2 et de la poulie retour.


Image
Comme en G1, les véhicules sont accélérés dans le contour, où des barrières interdisent l’embarquement et le débarquement.


Image
Vue en enfilade de la zone d’embarquement côté descente.



7. Véhicules


Cet appareil fait partie des 5 installations Doppelmayr équipées de cabines 10 places assises. Rejoignant le choix fait par Mayrhofen sur le combi du Penken, la Zillertaler Gletscherbahn a opté pour des cabines CWA Omega 10 dépourvues de porte-skis. En revanche, les options des sièges en cuir et des assises chauffantes ont été retenues.

Les cabines sont équipées d’un marchepied épousant le bord du quai et permettant un embarquement de plain pied, de type LWI (Low Walk-In).

Image
Vue d’ensemble d’une cabine.


Comme pour les autres installations similaires, la charge utile élevée de ces cabines 10 places a contraint le constructeur à renoncer à l’usage des traditionnelles pinces à barres de torsion DT-108, dont la force de serrage est insuffisante pour les véhicules au-delà de 8 places. C’est la pince à ressort A108 de la lignée Agamatic qui est en service sur cette installation.

Image
Détail de la pince A108.


Image
Détail de la pince et des capteurs alimentant le système de chauffage .


Image
Dans la zone d’embarquement en G1, deux rails, ici en jaune, viennent alimenter en 48 Vcc les patins de prise de courant, destinés au chauffage des sièges.



8. Autour de la ligne…


Pistes de ski d’hiver et d’été

La télécabine dessert par gravité moins de pistes que le Funitel. En revanche, sa G2 en position plus centrale dans le domaine permet de gagner plus rapidement les secteurs éloignés, et d’éviter la bousculade dans les premiers mètres de la piste partant du sommet du funitel, étroite et pentue.

L’exploitant espère ainsi redynamiser le secteur ouest du massif, en particulier, les téléskis doubles du Kaserer ou le TSF2 Lärmstange..

Les skieurs peuvent toutefois gagner facilement le sommet du Funitel avec le TSF2 Gefrorene Wand 3b.

Image
Accès à la Gefrorene Wand par TSF2.



Image
Le glacier sous le Kaserer : un secteur plus facilement accessible grâce à la TCD10 .



Circuit “Faszination Eis”

L’ouverture de la TCD10 permet à l’exploitant de proposer aux piétons un billet circulaire, le « Ticket panoramique – Fascination de la glace » qui inclut l’aller-retour sur les 2 premiers tronçons de Funitel, ainsi que le circuit TCD10 Gefrorene Wand 3a - TSF2 Gefrorene Wand 3b et descente par le troisième tronçon de Funitel ou inversement. Entre la TCD10 et le TSF2, le public effectue une courte marche de 10 minutes maximum « en terrain glaciaire », en fait principalement sur la moraine du glacier qui a fortement reculé.

Image
Le TSF2 emprunte un parcours spectaculaire le long d’une des arêtes de la Gefrorene Wand.


Image
Sommet nord de la Gefrorene Wand.





L’étape suivante…


Après cette rénovation réussie, l’exploitant devra choisir entre plusieurs projets à court terme. De prime abord, il semblerait logique de remplacer le 4ème tronçon, actuellement TSF2 Gefrorene Wand 3b, afin de disposer d’une seconde chaîne d’appareils modernes jusqu’au sommet. L’option, longtemps envisagée, d’un TSD6B ou TSD8B pour relier la TCD10 et le sommet du domaine, ne semble toutefois plus prioritaire. Le sommet du domaine est en effet déjà bien desservi par le Funitel et 2 TKE2 parallèles. Par ailleurs, le tracé du télésiège reprendrait à peu de choses près celui de l’actuel TSF2, en dévers sous l’arête ouest de la Gefrorene Wand. Dans cette raide paroi bien exposée au soleil, la fonte du permafrost pourrait rendre difficile l’ancrage des massifs en béton de la ligne.

L’exploitant semble plutôt attaché à l’amélioration de secteurs délaissés. Un vaste programme pourrait concerner le secteur Lärmstange. Actuellement desservi par un long TSF2, il ne propose aucune piste mais des itinéraires à ski, intéressants mais soumis aux aléas de l’enneigement car tracés dans la moraine du glacier. L’exploitant souhaite accroître l’attractivité de ces pentes, en remplaçant le TSF2 par un appareil débrayable, et en investissant massivement dans l’enneigement artificiel, voire dans le profilage d’une vraie piste.

Depuis près de 35 ans, la Zillertaler Gletscherbahn a montré son dynamisme en matière de remontées : plus haut téléski d’Autriche en 1968, premier TSF1 sur glacier, et seule station à disposer de 3 Funitels. Nul doute que les années à venir réserveront aux passionnés de remontées de belles surprises dans ce secteur.



Image
.




Informations pratiques


Sites Internet :

Site de l’exploitant : http://www.hintertuxergletscher.at

Site de l’office de tourisme : http://www.tux.at


Accès :

Par la route : à 60 km d’Innsbruck, 180 km de Munich, 160 km de Salzbourg, par l’autoroute de la vallée de l’Inn (A12), jusqu’à l’entrée de la vallée du Zillertal.

Par le train : Gare de grandes lignes à Jenbach, puis train à voie métrique du Zillertal jusque Mayrhofen. Correspondances en car postal ÖBB.


Autres liens utiles :

Galerie de photos de l’exploitant sur le chantier : http://www.hintertuxergletscher.at/inc.diashow.php?

Vidéo amateur sur l’ancien TSF2 Gefrorene Wand 3a, avec ses portiques sur glacier : http://www.youtube.com/watch?v=GoC99ffLbYI

Vidéo promotionnelle d’octobre 2009, avec 2 passages tournés au départ de l’ancien TSF2 Gefrorene Wand 3a : http://www.youtube.com/watch?v=TP1HNcXLeUI

Vues rapides sur le chantier de la G1 : http://www.youtube.com/watch?v=s-UqICiuyOs

Chantier en septembre 2011 : http://www.youtube.com/watch?v=NCeGitCdMyk



Suivre la discussion sur le forum


Appareils en relation :





Contact - Mentions Légales - Cookies
Site déclaré à la CNIL sous le numéro 1173095
Page générée en 0.10208 secondes. 41 requete(s).
155 membres connectés sur les forums
Valid XHTML 1.0 Transitional 
©2003-2016 - www.remontees-mecaniques.net - Tous droits réservés