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 TSD6 de Bellasta

Les Saisies (Espace Diamant)

Doppelmayr

T2 ES
Description rapide :
Appareil issu de l'histoire des liaisons inter-stations entre Espace Diamant et Evasion Mont-Blanc, Bellasta est avant tout une très belle extension du domaine skiable des Saisies, tant pour le ski propre que pour le hors-piste desservis.

Mise en service en : 2014

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Auteur de ce reportage : 91@g
Section écrite le 05/03/2015 et mise à jour le 04/04/2015
(Mise en cache le 01/06/2015)

Bonjour, voici un reportage sur le...

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Sommaire :
I- De la naissance de la station à Bellasta
II- Le télésiège de Bellasta
III- Situations
IV- Caractéristiques techniques
V- Photos



I- De la naissance de la station à Bellasta
Les Saisies est une station de sports d’hiver et d’été située dans le Beaufortain en Savoie. Elle est née sous l’impulsion d’un visionnaire autrichien débarqué à Albertville en 1935 et qui a immédiatement su voir le potentiel du Col des Saisies : Erwin Eckl. Par ses immenses champs de neige immaculée présents sur un vaste plateau entre Beaufortain et Val d’Arly, le site a en effet tous les atouts pour y pratiquer les sports de glisse.
Très vite, la discipline se développe à travers des randonnées sur les différentes montagnes du Col : le Bisanne, le Chard du Beurre, la Légette, en poussant parfois plus loin vers le Véry, tout ceci au départ de l’hôtel construit par Erwin Eckl en 1936, qui sera pendant quelques temps le seul point d’hébergement de la station naissante. Puis, au fur et à mesure des années, d’autres lieux de résidence apparaissent, tels que l’hôtel du Signal du Bisanne ou bien une colonie de vacances, permettant d’accroître la fréquentation des Saisies. On en vient également à tracer des pistes à certains endroits, comme au chef-lieu d’Hauteluce, aux Pémonts et même au Col, où l’on installe à chaque fois des remonte-pentes pour assister la remontée. Les premiers d’entre eux sont construits après la seconde guerre mondiale, et consistent en de simples fils-neiges ou téléskis à cabrettes « maisons », la plupart du temps entraînés par des moteurs à essence.
Ce n’est cependant que durant l’hiver 63/64 que la station installe sa première remontée mécanique en « dure » sur les pentes du Mont Bisanne : le téléski Montaz Mautino éponyme. Grâce à ses caractéristiques impressionnantes, 2200 mètres de long, 330 mètres de dénivelée, il emmène les skieurs au sommet de la plus haute montagne dominant le Col, et marque par la même occasion le véritable début des sports d’hiver de la station des Saisies.
La même année sont également mis en service le téléski de l’Ecole et le téléski démontable de l’Accès, ce dernier permettant de remonter à la station depuis le bas de Bisanne. S’en suivent assez vite la construction d’autres remonte-pentes, comme ceux du Manant, de la Forêt et de la Légette, et plus tard du Boëtet, premier maillon de la conquête du Chard du Beurre.
Les saisons passent, et un constat fait l’unanimité dans la station : malgré tous les aménagements faits jusque-là, il n’y a toujours aucune piste offrant de dénivelée importante sur le domaine skiable. Dès lors, on lance un vaste projet : créer des pistes de descente aux pentes soutenues sur un fort dénivelé pour les skieurs aguerris. La face nord du Bisanne, située sur la commune de Cohennoz, semble idéale pour satisfaire cette idée : on pourrait rallier le chef-lieu de la commune au sommet du Bisanne via deux remontées mécaniques et ainsi proposer une dénivellation d’environ 1000 mètres. Néanmoins, après études, il s’est avéré que la géologie des terrains traversés n’aurait jamais supporté de tels ouvrages. De ce projet résulteront malgré tout deux téléskis : le Chamois en 1972 et la Palette en 1973, deux secteurs aujourd’hui très prisés pour la qualité du ski propre offert.

Cependant, malgré ce revers, la station continue son développement en construisant son premier télésiège en 1979 grâce auquel elle atteint le Chard du Beurre en 1981, qui sera le point de passage de la première liaison Beaufortain <-> Val d’Arly inaugurée en 1984 avec la station-village de Crest-Voland, étendant ainsi considérablement les possibilités de glisse offertes.
Puis, fin 1980, le SIVOM, gérant d’alors des domaines skiables, réalise enfin des pistes à dénivelée significative, les premières étant tracées sur Bisanne et accessibles par le télésiège des Rosières desservant la station satellite naissante dépendant de la commune de Villard-sur-Doron : Bisanne 1500. Les secondes seront situées cette fois-ci sur la Légette, entre son sommet et Hauteluce, et desservies par les télésièges des Jorets et du Chozal, ces deux-là proposant 700 mètres de dénivelée de pistes rouges.
Mais en dépit de l’intérêt de l’offre ski nouvelle, les années sans neige des années 80/90 mettront à mal ces secteurs exposés plein sud et feront prendre conscience de la vulnérabilité de l’enneigement futur de ceux-ci. Cela entraînera dans les années 2000 l’installation de neige de culture sur les pistes desservies, augmentant ainsi l’ouvrabilité de celles-ci mais de manière moindre la qualité du ski, notamment pour la Barme, arrivant à Hauteluce à 1150 mètres d’altitude, et sur laquelle il faut s’attendre la plupart du temps en début et fin de saison à du ski sur neige de canons pendant les saisons à enneigement déficitaire.

La station réfléchit donc pour trouver un nouveau secteur permettant d’assurer dénivelée et garantie de neige tout au long de la saison. Nouveau secteur qui pourrait bien se faire dans le cadre du nouveau domaine relié projeté avec les domaines skiables du Haut Val d’Arly.

Aux origines de ce projet, la volonté des stations des Saisies et du Val d’Arly de se relier pour lutter contre la concurrence rude des grands domaines de Tarentaise. Il prévoit à terme de réunir les stations de l’Espace Cristal (Les Saisies, Crest-Voland/Cohennoz), du Val d’Arly (Flumet, Notre-Dame de Bellecombe, Praz sur Arly) et de l’Evasion Mont-Blanc (Megève, Saint-Gervais, Combloux, Les Contamines-Montjoie, La Giettaz, Saint-Nicolas de Véroce) en une seule et même entité : l’Espace Diamant.
La première tranche de ce vaste projet consiste en la construction de pistes et de remontées dans la Combe de Douce et sur la montagne du Brichou, reliant ainsi Les Saisies et Notre-Dame de Bellecombe. En ressortent de cette première tranche le télésiège de Roche Blanche en 2003 et les télésièges de Brichou, Grattary et Douce en 2005, année officielle d’ouverture de l’Espace Diamant. En une saison, la station des Saisies se retrouve propulsée dans un domaine proposant 175 km de pistes, entre 1000 et 2000 mètres d’altitude, adaptées à tous les niveaux, et se voit également dotée de trois nouveaux versants desservant pas moins de 12 pistes, allant de la verte à la noire.
Si cette ouverture a révolutionné la dimension du ski aux Saisies, la station n’a cependant toujours pas son secteur tant désiré, qu’elle trouvera dans la deuxième tranche du projet.

La seconde étape consiste donc en la liaison du domaine de l’Espace Diamant version 2005 à l’Evasion Mont-Blanc. Plusieurs possibilités sont étudiées, et on s‘intéresse dès le début des années 2000 aux Combes de Bellasta et du Véry, tournées naturellement pour l’une vers Belleville, situé sur le domaine des Contamines-Montjoie, pour l’autre vers Rochebrune, un des sommets de Megève. Pas moins de 4 télésièges sont envisagés pour cette liaison : dans la Combe de Bellasta, le télésiège éponyme relierait tout d’abord le bas de cette Combe au sommet de la Crête du Vorès, tandis que le télésiège de Plan Mermin permettrait de rallier la Tête des 3 Coins, ces deux appareils étant reliés aux pistes de la Combe de Douce aux Saisies et du Vorès à Notre-Dame de Bellecombe. Puis, le télésiège du Vorès partant de Bassecombe à Praz sur Arly rejoindrait également cette même Tête. Enfin, un télésiège pendulaire du Véry permettrait la jonction entre la Tête des 3 Coins et le sommet des Lanchettes à Megève, finalisant ainsi la liaison.

Un petit schéma aérien pour mieux situer :
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Néanmoins, suite à l’ouverture de l’Espace Diamant en 2005, une partie de ces projets a dû être révisée. Ceci est dû pour une grande part à l’enterrement définitif de la liaison avec Megève via la Combe du Véry à la fin des années 2000, suite au classement de celle-ci en zone Natura 2000 par la commune de Praz sur Arly, rendant impossible toute nouvelle construction dans le secteur. Ainsi, toute liaison avec Megève par la Tête des 3 Coins devient caduque et avec elle l’idée d’un télésiège du Vorès partant de Bassecombe, dont même le ski propre n’aurait été que peu intéressant pour justifier sa réalisation car desservant plus ou moins les mêmes pistes que le téléski des 3 Coins construit en 2009. Toutefois, une liaison entre les domaines skiables pralin et megévan n’est pour autant pas abandonnée, et les deux stations envisagent désormais de passer par la Combe du Leutaz située quelque 500 mètres de dénivelée plus bas que la Combe du Véry.

Mais en ce qui concerne la Combe de Bellasta, tout aménagement reste possible, le lieu n’étant présent dans aucune réserve naturelle ou zone classée.
Par ses caractéristiques géographiques et topographiques, vaste, pentue, exposée plein est et surtout située suffisamment haut pour garantir un enneigement de qualité tout au long de la saison, cette Combe intéresse à plus d’un titre la station car elle pourrait correspondre au secteur tant désiré depuis des années. Rien qu’en termes de ski propre, l’intérêt de Bellasta est incontestable. Sans compter que son but premier de liaison avec les Contamines-Montjoie est encore envisageable, les pentes sud du Véry et de l’Aiguille Croche n’étant elles non plus nullement protégées.
Si le deuxième téléporté projeté, Plan Mermin, est encore incertain, notamment depuis le classement de la Combe du Véry, pour le premier, rien n’empêche en soi sa réalisation. Le projet de création d’un nouvel espace de ski sur la Combe de Bellasta est donc définitivement arrêté en 2007, et une ouverture pour l’horizon 2012 – 2013 est évoquée à cette occasion dans un compte-rendu de l’APCASS, l’Association des Propriétaires de Chalets et d’Appartements de la Station des Saisies.

Outre pour la liaison vers Les Contamines-Montjoie, qui ne se fera pas de suite, le télésiège de Bellasta est en premier lieu surtout envisagé pour améliorer les liaisons hautes entre Praz sur Arly, Notre-Dame de Bellecombe et Les Saisies. Depuis 1995, une piste permet de rejoindre le Col de Bassecombe depuis le sommet du télésiège du Plan des Fours, mais elle n’est pas des plus pratiques : plate, voire remontant par endroit, et ce sur plus de 2 kilomètres. Surfeurs et non adeptes du patinage se souviennent en général très bien de ce chemin sur lequel ils auront galéré une bonne quinzaine de minutes.
Trois appareils sont ainsi programmés pour faciliter ces échanges inter-stations :
-tout d’abord le télésiège de Bellasta du côté des Saisies permettrait de s’affranchir du sommet de la Crête du Vorès qui constitue actuellement un passage obligé de la piste de liaison en cas de faible enneigement
-ensuite, le téléski de la Limace serait installé dans le Cirque du Vorès, au-dessus de la piste rouge de Cascade Bas, et remonterait jusqu’au Col de Bassecombe, depuis lequel on basculerait vers Praz sur Arly. A savoir que deux variantes de ce téléski existent : d’abord le télésiège de Plan Mermin, qui aurait certes permis dans le cadre de la liaison avec l’Evasion Mont-Blanc de rejoindre Megève depuis Les Saisies, mais également Praz sur Arly dans le domaine Espace Diamant version 2005. Puis, un télésiège des Crozats, partant du fond du Cirque du Vorès et atteignant les pentes du Ban Rouge, aurait de la même façon permis la bascule sur le domaine pralin, mais depuis les pistes bellecombaises
-enfin, le télésiège du Vorès viendrait compléter ces deux premiers appareils, en assurant le retour vers Notre-Dame de Bellecombe via le sommet du Vorès depuis le Saut du Loup, lieu-dit situé en contrebas du Ban Rouge.

Sur un schéma, voici la situation de ces différents appareils :
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Si le téléski de la Limace n’en est encore qu’à l’état de projet à la fin des années 2000, les deux autres dossiers avancent, et l’un d’eux se concrétise même assez vite avec la construction du téléski des 3 Coins en 2009. Il s’agit d’une version différente du télésiège du Vorès, ce dernier ayant été plus ou moins abandonné pour les raisons évoquées plus haut.
Concernant le télésiège de Bellasta, la période de 2012 – 2013 se maintient, et le projet est régulièrement mentionné dans des comptes rendus de l’APCASS, ainsi que dans le SCoT Arlysère qui présente dans un document le tracé de la future remontée et de ses pistes, qui seront au nombre de 4 : deux bleues et deux rouges, faisant de 1400 à 1800 mètres de long sur une dénivelée négative de 420 mètres. Autant dire du quasi inédit aux Saisies pour un seul appareil, la remontée mécanique dénivelant le plus dans la station étant le télésiège des Rosières en gravissant 440 mètres de la montagne de Bisanne.
Le type d’appareil installé quant à lui n’est pas souvent explicité, mais on parle au début d’un télésiège fixe à 4 places d’une longueur de 1200 mètres.
Finalement, la catégorie de remontée est définitivement connue grâce à un article de Montagne Leaders publié fin 2011 : ce sera un télésiège débrayable 6 places qui équipera la future zone de ski de la Combe de Bellasta, la Régie des Saisies ayant décidé de revoir sa politique en ce qui concerne les remontées mécaniques situées sur les points stratégiques du domaine skiable : finis donc les pinces fixes 4 places ! Le début des travaux serait prévu pour l’été 2012, durant lequel le génie civil serait réalisé, et la mise en service de l’appareil se ferait pour la saison d’hiver 2013/2014. Fin 2012, la station rend officielle la réalisation du nouveau secteur en le présentant sur le plan des pistes 2012/2013 en tant que projet.

Plan des pistes en question (Bellasta est à gauche) :
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Malgré des travaux non entamés en 2012, la Régie prévoit toujours le début de ceux-ci en 2013, le télésiège et les 4 pistes pouvant largement être construits si le démarrage du chantier se fait au printemps.
Cependant, début juillet, aucun coup de pioche n’a encore été donné, et ce pour une raison administrative : la Régie des Saisies a déposé un dossier auprès de l’autorité environnementale de la Région Rhône-Alpes, la DREAL, dont l’avis est obligatoire avant toute entame de travaux de cette ampleur. Dans la Combe de Bellasta cohabitent en effet plusieurs espèces protégées de faune et de flore, ce qui contraint automatiquement le maître d’ouvrage à la mise en place de mesures compensatoires en cas de dérangement voire de destruction de ces espèces. Parmi ces mesures, on peut citer entre autres le cas de la zone humide, dont on doit recréer le double d’une unité de surface détruite. Durant les travaux de Bellasta, 0,1 ha de zone humide sera détruite, donc 0,2 devra être recréée ailleurs.
La DREAL ayant jugé le dossier trop peu complet, notamment vis-à-vis de la prise en compte des espèces protégées durant la phase chantier, l’aménagement de la Combe de Bellasta a dû être reporté d’un an.
Mais en juin 2014, l’accord est donné : les travaux peuvent enfin commencer !


Si en hiver, les immenses champs de neige de Bellasta étaient jusque-là inaccessibles à skis et difficilement praticables en raquettes, aucun sentier piétonnier n’étant tracé du fait notamment du fort risque d’avalanches, ses vastes alpages sont depuis longtemps très fréquentés tout au long de la saison estivale, grâce à deux chemins de randonnée. Le premier d’entre eux, qui est également le principal, part de la station des Saisies et rejoint le Col du Véry en coupant sur sa fin la partie supérieure de la Combe de Bellasta, tandis que le second s’étale sur ses crêtes, constituant une variante assez technique alliant montées et descentes abruptes décrites par les différentes buttes présentes au sommet de la Crête du Vorès. Le déroulement de la construction du télésiège et de ses pistes a donc troublé une bonne partie des habitudes des estivants et perturbé durant un été le calme de la Combe et de ses magnifiques paysages observables, particulièrement à cause des va-et-vient des camions et du fonctionnement des engins de chantier devant remuer un volume conséquent de terre. A savoir en effet que pour optimiser l’enneigement et le damage des futures pistes, d’énormes travaux de terrassement ont dû être engagés, impliquant le déplacement de pas moins de 125 000 mètres cubes de terre !
Mais au terme de quelques mois de travaux engagés au début de l’été et dont vous pouvez suivre les différentes étapes en vous rendant sur le fil de discussion, ici, la réalisation du télésiège de Bellasta fut enfin achevée !



II- Le télésiège de Bellasta
Lundi 29 décembre 2014, une semaine après la date initialement prévue, et ce en raison du manque de neige, le télésiège débrayable 6 places de Bellasta et ses 4 pistes ouvrent ses portes au public, rendant accessible aux amateurs de descente un tout nouveau secteur entre 1600 et 2000 mètres d’altitude, le tout face au Mont-Blanc.
Et c’est un pari réussi pour Doppelmayr - constructeur faisant au passage son entrée dans l’Espace Diamant, et n’ayant jusque-là installé qu’un lâcher sous poulie sur le téléski de la Palette situé sur le mont Bisanne - en réalisant pour la Régie des Saisies un très bel appareil alliant confort, rapidité, et surtout… dénivelée ! Même si en soi, cette dernière n’est pas si importante en comparaison avec ce que proposent d’autres domaines skiables (comme Praz-sur-Arly et ses 1000 mètres sans aller chercher trop loin), les possibilités de ce nouvel espace de glisse sont impressionnantes.

Au sommet de cette installation, sont principalement accessibles :
-la bleue de la Cave : longue piste aux multiples bosses et virages dont la largeur en fait le boulevard idéal pour du ski sans prise de tête face au massif du Mont-Blanc, aux Aiguilles Croches et au Col du Joly. Elle relie Bellasta aux autres pistes des Saisies via la bleue du Borlat
-la bleue de Droséra : une variante de la partie haute de la Cave
-la rouge du Plan : piste assez longue partant sur la droite du télésiège et présentant deux murs principaux reliés par un petit chemin au milieu du parcours, le deuxième mur longeant la partie aval de l'appareil
-la rouge du Ruan : située dans le prolongement du début de la piste rouge du Plan, il s'agit d'un mur d'un seul tenant assez technique
Aucune de ces pistes n'est dotée de dispositif d’enneigement artificiel, mais elles pourraient bien l’être dans les années à venir à la suite de l’équipement en canons à neige de la Combe de Douce dans un but de sécurisation des liaisons inter-stations.

A savoir enfin que la piste de retour depuis Bellasta n’ayant été prévue que pour revenir vers le domaine des Saisies, il vous faudra obligatoirement emprunter le télésiège de Douce pour rejoindre Notre-Dame de Bellecombe. Une autre possibilité serait également d’emprunter la liaison vers Praz sur Arly et de bifurquer sur la piste des Crozats. Toutefois, à moins d’avoir l’envie de vous rendre sur le domaine pralin depuis le Vorès, et malgré l’amélioration apportée par Bellasta pour faciliter cette liaison, cette dernière est encore assez fastidieuse à traverser, car la partie montante juste avant la descente finale est toujours présente. Mieux vaut donc éviter de s’y aventurer lorsqu’on peut la contourner.

Mais au-delà des pistes balisées desservies, c’est bien le potentiel hors-pistes offert qui est remarquable, tant par sa simplicité d’accès que par son étendue, entre les versants est et nord-ouest de la Crête du Vorès. Les rotations sur ce domaine hors-pistes sont ainsi assurées d’une part par le télésiège de Bellasta, et d’autre part par le télésiège du Plan des Fours. C’est d’ailleurs un autre aspect de l’ouverture de la Combe de Bellasta, le seul flanc jusqu’alors non exploité de la Crête du Vorès : le nouvel appareil vient compléter le ski propre du secteur dans la continuité des pistes existantes en y diversifiant les boucles et les descentes, le tout en permettant à chaque instant de la journée de skier sur une zone ensoleillée (Bellasta, Douce) et/ou avec une neige bien conservée par le froid (Vorès) grâce aux différentes expositions des versants.

Enfin, pour la pause midi, la construction de Bellasta s'est accompagnée de celle d'un restaurant en contrebas du télésiège du Lac sur Notre-Dame de Bellecombe, établissement qui est d'ailleurs une des conséquences directes de la réalisation du télésiège débrayable du Mont Rond sur le même domaine. Mais elle a également vu l'apparition d'un autre restaurant aménagé dans une ferme d'alpage au pied de la ligne du nouveau téléporté, le tout parachevant la nouvelle dynamique du sommet de l'Espace Diamant !



III- Situations

Sur le plan des pistes de l'Espace Diamant :
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En zoom :
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IV- Caractéristiques techniques

    Caractéristiques administratives

    TSD-Télésiège à attache débrayable : Bellasta
    Maître d’ouvrage / Exploitant : Régie des remontées mécaniques des Saisies
    Maître d’œuvre : CNA
    Etudes topographiques : Mesur’Alpes
    Terrassement : Martoia TP
    Montage / Génie civil : Somerm
    Installation électrique : Seirel Auto
    Constructeur : Doppelmayr
    Année de construction : 2014
    Montant de l’investissement : 6,5 M€ avec les pistes

    Caractéristiques d’exploitation

    Saison d'exploitation : Hiver
    Capacité : 6 personnes
    Débit à la montée : 2000 personnes/heure
    Débit à terme : 2700 personnes/heure
    Vitesse d'exploitation : 5,25 m/s
    Equipement d’aide à l’embarquement : Non

    Caractéristiques géométriques

    Altitude aval : 1619 m
    Altitude amont : 2048 m
    Dénivelée : 429 m
    Longueur développée : 1266 m
    Longueur horizontale : 1183 m
    Pente maximale : 63 %
    Pente moyenne : 36,26 %
    Temps de trajet : 4 min 23 sec

    Caractéristiques techniques

    Type de gare : Uni-G
    Emplacement motrice : Amont
    Type de motorisation : Asynchrone
    Puissance développée : 530 kW
    Emplacement tension : Aval
    Type de tension : Hydraulique
    Nombre de pylônes : 12
    Fournisseur du câble : ArcelorMittal
    Diamètre du câble : 45 mm
    Type de véhicules : 6E98 (options FM-V)
    Nombre de véhicules : 49
    Dispositif d’accouplement : A108C
    Sens de montée : Gauche
    Largeur de la voie : 6,10 m
    Type d'embarquement/débarquement : Dans le sens de la ligne



V- Photos

Elles ont été prises le 31 décembre 2014 et le 18 février 2015.

Gare aval
La gare aval du télésiège de Bellasta est située au fond de la Combe éponyme, à 1619 mètres d'altitude, en amont du ruisseau du Nant du Véry. Sa position n'est pas un hasard, car l'objectif étant de proposer un maximum de dénivelée, on l'a construite de telle sorte à exploiter au maximum les pentes du site sans pour autant avoir de pistes se transformant en chemins de liaison sur la fin. De plus, étant localisée au bord du chemin de randonnée menant au lieu-dit des Prés à Hauteluce depuis le Col du Véry, l'accès aux camions pour l'acheminement des matériels durant la phase travaux s'en est trouvée facilitée, évitant ainsi de créer un chemin d'accès, la quantité de terrassement à effectuer étant déjà importante.
Il s'agit d'une gare Doppelmayr de type Uni-G reprenant le schéma de couleur choisi par la station des Saisies pour ses appareils débrayables, à savoir le noir.
C'est ici qu'est assurée la tension de l'appareil.

Approche depuis la bleue de la Cave :
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Et depuis la rouge du Plan :
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Avec l'intégralité de la ligne
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Le portillon d'accès :
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Dans la file d'attente :
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La zone d'embarquement :
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La ligne
La ligne de ce télésiège est assez irrégulière. En sortie de gare aval, la pente est assez forte mais est vite redressée par le deuxième pylône qui marque le début d'une portion à l'inclinaison peu marquée pendant laquelle elle croise la piste du Plan. Puis, juste avant de survoler de nouveau la piste précitée, le pylône 6 vient redonner une légère impulsion à la montée jusqu'au pylône 8 qui remet la pente presque à l'horizontal. Enfin, le pylône 9 introduit la montée finale avant l'arrivée sur la Crête du Vorès.

L'intégralité de la ligne depuis l'aval :
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P12, compression en sortie de gare aval :
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P11
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P10, avant passage au-dessus de la rouge du Plan :
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P9 :
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P8 :
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Vue sur la seconde partie de la ligne :
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P7, et de nouveau passage au-dessus du Plan :
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P6 :
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Approche du P5 :
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P5, équipé d'un anémomètre, avant survol du nouveau restaurant :
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Vue sur la dernière montée, et les transats du restaurant à droite :
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P4, compression :
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P3 :
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Dernière portée :
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P2 :
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Et P1, pylône final :
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Les deux derniers pylônes :
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La gare amont
La gare amont du télésiège de Bellasta est implantée sur l'avant-dernière butte du sud de la Crête du Vorès, à 2048 mètres d'altitude. Tout comme la gare aval, sa situation n'a pas été choisie de manière aléatoire et fait un compromis entre proximité avec le domaine des Saisies pour faciliter les liaisons et altitude élevée pour avoir le maximum de dénivelée.
Comme en aval, il s’agit d’une gare Uni-G dont le schéma de couleur est à dominante noire. Il s'agit de la gare assurant la motorisation de l'installation.

Arrivée en gare amont :
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Diverses vues autour de la gare :
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Les sièges
Doppelmayr a installé ici des sièges bicolores de type 6E98, équipés des dernières dispositions sécuritaires qui semblent devenir le standard en matière de constructions de nouvelles remontées mécaniques en France. L’exploitant a ainsi choisi de munir les sièges de séparateurs entre les places et de repose-skis individuels triangulaires ainsi que de rendre les garde-corps semi-automatiques, se verrouillant après leur abaissement pour se relever automatiquement en gare amont.
Les sièges sont au nombre de 49 et sont complétés par un véhicule de service.

Dans le contour en gare aval :
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En ligne :
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En gare amont :
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Le véhicule de service
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La pince
Les sièges sont équipés de pinces débrayables A108C assurant la fonction débrayable de l'appareil.

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Au passage, aperçu du dispositif pour le relevage des garde-corps en gare amont.


Divers

La ligne depuis le hors-piste sous la portée finale :
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Je tiens pour terminer à remercier vivement Rodo_Af pour ses photos, sans lesquelles ce reportage ne pourrait pas exister. Egalement, je tiens à remercier l'alexois pour ses photos et pour la super journée passée ensemble sur l'Espace Diamant le 31 décembre 2014 !


Voilà pour ce reportage !
Bonne soirée !



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