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 TSD6 des Molliets

Les Carroz d'Arâches (Le Grand Massif)

Leitner

T2 ES
Mise en service en : 2009

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Localisation(s)
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Auteur de ce reportage : monchu
Section écrite le 02/10/2010 et mise à jour le 28/03/2013
(Mise en cache le 24/08/2013)

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En décembre 2009, les Carroz offraient à leurs clients un nouvel appareil, le TSD6 des Molliets après deux saisons de travaux marquées par des terrassements hors normes en gare amont. La société des remontées des Carroz, exploitant indépendant du Grand Massif, continuait ainsi la rénovation graduelle du domaine engagée il y a près de 10 ans. Après la construction du TSF4 de Gron en 1998 et de la TCD8 de la Kédeuze en 2004, il restait 3 appareils d'altitude à rénover : les TSF2 de l'Airon (1980) et des Gentianes (1978 réimplanté en 1985), et le TSD4 des Molliets (1985). La priorité s'est portée sur le plus jeune des 4 appareils, le TSD4 des Molliets, faisant disparaître un débrayable Montaz-Mautino de plus. Mais cette rénovation est amplement justifiée par le double rôle d'ascenseur et de liaison joué par l'appareil.



1. Ascenseur, liaison et ski propre

Si vous demandez à plusieurs clients du TSD6 des Molliets quelle piste ils comptent emprunter une fois arrivés au sommet, vous serez surpris par la diversité des réponses. Selon l'heure, on trouvera sur ce télésiège :
- des clients qui empruntent leur première remontée de la journée après s'être garés aux Molliets,
- d'autres au contraire qui effectuent leur dernière montée avant de retourner aux Carroz ou à Morillon,
- et enfin certains clients qui skient sur la seule piste de ski propre que dessert ce TSD, et que l'exploitant aimerait voir plus nombreux.

Ce TSD6 est implanté au cœur du Grand Massif, sur le territoire de la commune d'Arâches-la Frasse. Sa G2 est située à proximité immédiate de la commune de Morillon.

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Le quart de la clientèle des Carroz est constitué de skieurs à la journée, ce qui s'explique par la proximité avec l'Autoroute Blanche. L'accès au domaine skiable s'effectue par la TCD8 de la Kédeuze, au centre du village. Les routes d'accès et le parking arrivant parfois à saturation, une partie des clients traverse les Carroz, poursuivant jusqu'aux Molliets, où ils bénéficient d'un parking aérien plus dégagé, notamment pour les autocars, et surtout d'un accès skis aux pieds au domaine.

En milieu et en fin de journée, les Molliets sont aussi un point de passage fréquenté pour les liaisons inter-stations. En gare aval, l'appareil collecte la clientèle en provenance du sommet de la Kédeuze (les Carroz), du Pré des Saix (Samoëns) et de la combe de Vernant (Flaine). En amont, il permet aux clients de gagner les Carroz par la Kédeuze, Morillon par les Biollaires, voire de continuer vers Samoëns et Flaine par l'Airon ou la Lanche.

Des alternatives à ces itinéraires existent pour toutes les liaisons, sauf peut-être pour le retour aux Carroz depuis Vernant, qui passe obligatoirement par le TSD6 des Molliets à moins de s'engager sur la piste de retour village "Sarbotte", pas toujours ouverte et peu appréciée des clients en raison de sa faible pente.



2. Trois générations d'appareils en trois décennies

La commune d'Arâches-la Frasse a connu dans les années 70 un développement économique spectaculaire basé sur les sports d'hiver. A 3 kilomètres du chef-lieu d'Arâches, l'ancien hameau des Carroz est devenu une importante station, au point que son urbanisation a rejoint et absorbé les hameaux voisins comme le Moulin ou Pernant. La station offre aujourd'hui 16000 lits, dont 14000 dédiés au tourisme.

Plus au sud des Carroz, dans le vallon de Plaine-Joux, a été tracée à la fin des années 60 la route d'accès à la station nouvelle de Flaine. Emergeant de la forêt à la hauteur de l'ancien alpage des Molliets, elle entame alors la longue montée vers la combe de Vernant et le col de Pierre Carrée.

C'est sur le site des Molliets qu'a été ouverte en 1978 une seconde porte d'accès au domaine skiable, grâce à un TSF2 Montaz-Mautino. Revenons sur l'histoire de la station et de la ligne des Molliets.


La naissance du tourisme sur la Kédeuze

Le ski alpin sur la commune d'Arâches voit le jour en janvier 1939, avec l'ouverture du TKE2 permettant de gagner le sommet de la Kédeuze depuis les Moulins, future station moderne au-dessus du village des Carroz. Ce téléski à arbalètes est alors le plus long de France avec 1600 mètres. Il ouvre quelques pistes balisées vers sa gare inférieure, mais aussi quelques itinéraires supplémentaires réservés aux skieurs plus avertis, qui permettent de regagner le village en passant par les Molliets et Sarbotte, dès 1939.

Les premières traces de spatules sur l'alpage des Molliets remontent donc à l'avant-guerre.

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Les Carroz et Flaine : deux stations sur la même commune.

Après-guerre, le développement des Carroz se poursuit avec la construction de la télécabine 4 places Applevage de la Kédeuze. La vague d'équipements atteint son apogée en 1963 : le versant de la Kédeuze dominant les Carroz est alors équipé d'une télécabine et de 4 téléskis. La station de Flaine, qui ouvre en 1967, concentre alors les regards et les investissements, au détriment du domaine skiable des Carroz. Dans les années 70, alors que Flaine termine son vaste plan d'équipement, seuls quatre téléskis supplémentaires seront mis en service aux Carroz, sur la Kédeuze. Les projets d'extension dans le secteur vierge de la Combe de l'Airon ne se concrétiseront qu'au début des années 1980.


La naissance du Grand Massif et le premier TSF2 des Molliets

Jusqu'en 1976, le domaine skiable s'était développé sur les pentes boisées de la Kédeuze, de Gron, et du Plan-Moulin au-dessus du village. Ce n'est qu'en 1978 que les Carroz entreprennent l'équipement de nouveaux secteurs, dans l'optique d'offrir des pistes plus vastes à une clientèle jusque là plutôt familiale ou débutante, et aussi de préparer la constitution d'un domaine relié aux stations voisines, notamment Flaine.

Montaz-Mautino fournit en 1978 le premier TSF2 de la station. Reliant les Molliets au sommet de Cupoire, il permet une liaison immédiate avec Morillon, directement accessible par gravité depuis la G2. Il ouvre aussi la voie à la mécanisation deux ans plus tard de la Combe de l'Airon, porte d'entrée vers Flaine et Samoëns.

A l'époque, la G2 retour fixe est implantée au pied de l'imposant pylône EDF de Cupoire. Une piste taillée à flanc de coteau permet de rejoindre les Biollaires sur Morillon, tandis qu'une piste de crête plus large ramène à la Kédeuze.

Ce TSF2 disposait très certainement d'une gare intermédiaire à la hauteur du téléski de l'Oasis, dans la Combe de l'Airon.

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Vue aérienne de la pointe de Cupoire sans terrassement, à l'époque du TSF2 des Molliets.


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Vue de Cupoire et du sommet du TSF2 depuis la Croix des Sept-Frères. On aperçoit vaguement la poulie retour et le dernier pylône de ligne.



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Le développement des liaisons et le TSD4 des Molliets

Les stations de Flaine et Samoëns s'étaient reliées dès 1977 par la Tête du Pré des Saix et la Combe de Vernant. Afin de constituer un vaste domaine de 4 stations, les Carroz mirent en service le TSF2 de l'Airon en 1980, hissant leurs clients comme ceux de Morillon sur la Tête du Pré des Saix. Dans le sens contraire, une piste de crête assez étroite, la Perce-Neige, ramène la clientèle de Flaine et de Samoëns et aboutit à la Pointe de Cupoire, où les flux se partagent entre la piste de l'Arête ramenant à Morillon et les différentes pistes menant aux Carroz dans le massif de la Kédeuze.

Afin d'améliorer les flux de skieurs sur la crête, un petit tunnel fut percé à l'arrière de la G2 du télésiège, permettant de basculer sur la liaison vers Morillon sans gêner le débarquement des skieurs.

Pour renforcer la liaison vers Flaine/Samoëns portée par un unique TSF2, les Carroz réorganisèrent en 1985 leur parc de remontées dans la Combe de l'Airon. Le TSF2 des Molliets fut remplacé par un TSD4 fourni par Montaz Mautino, tandis que certains de ses éléments furent réutilisés pour la construction du TSF2 à virage des Gentianes, destiné à doubler le TSF2 de l'Airon après seulement 5 saisons de fonctionnement.

Montaz livrait ainsi son 4ème TSD4. Après les prototypes du TGV des Menuires et du TSD4 du Grand Mont à Arêches, puis la construction du TSD4 des Brasses, l'année 1985 marquait l'apogée des débrayables Montaz avec les livraisons de 3 autres appareils dans les Alpes.

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Situation du TSD4 des Molliets sur le plan des pistes (repère Ck). Le TSF3 de la Lanche est encore en projet (pointillés).


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Premières années de fonctionnement.


Depuis la révision du POS de 1990, il était prévu la création d'un petit centre commercial aux Molliets, qui n'a toujours pas vu le jour.

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Vue du sommet du TSD4.


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Vue de la G1 du TSD4.


Les tracés du TSD4 et du TSD6 étant sensiblement différents en aval, la saignée de l'ancienne ligne est toujours visible de nos jours.

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Comparaison du nouveau tracé du TSD6, à gauche du pont de la route de Flaine, et de celui de l'ancien TSD4 dans la saignée, à droite.


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Vestige de l'ancien TSD4 : au milieu de la forêt, ce qui pourrait apparaître comme une souche est en fait une fondation de pylône pas encore éliminée.




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La modernisation de 2009

L'appareil amené à remplacer le TSD4 des Molliets devait assumer trois fonctions bien précises :
- offrir un accès au domaine pour la clientèle à la journée garée aux Molliets ;
- faciliter les liaisons inter-stations, dont les deux flux principaux étaient Flaine-Les Carroz via Vernant et la Kédeuze, et les Carroz-Morillon via les Biollaires ;
- et un rôle nouveau : développer le ski propre sur le secteur.

L'alternative au remplacement sur le même tracé existait, mais elle imposait de construire plusieurs appareils, par exemple entre les Molliets et la Kédeuze d'une part, et entre Gron et les Biollaires d'autre part. La solution du remplacement sur le même tracé a donc été retenue.

Mais compte tenu de l'étroitesse de l'aire d'arrivée, l'augmentation de débit sur l'appareil n'était pas envisageable sans un reprofilage de la Tête de Cupoire, destiné autant à absorber l'afflux nouveau de clients du TSD6, qu'à bien séparer les flux de skieurs vers les Biollaires (Morillon) et la Kédeuze (les Carroz).

L'arasement de la Tête de Cupoire a débuté au cours de l'été 2008. Au début de la saison d'hiver 2008/09, la plate-forme d'arrivée commençait à prendre forme. Il ne restait plus que le pylône RTE à déplacer et la G2 du TSD4 à démonter.

L'appel d'offres pour la fourniture du TSD6 fut publié au JOUE le 25 septembre 2008, mais fut déclaré infructueux, les 3 premières offres reçues fin 2008 ayant été jugées trop élevées. Les négociations se sont poursuivies avec les 3 candidats et aboutirent le 10 février 2009 avec l'attribution du marché à Leitner. Dans la foulée furent attribués le 2 mars 2009 les marchés de démontage du TSD4 à Pugnat (Cordon), et de démolition et de pose des réseaux à l'entreprise Famy.

Le démontage soigneux de l'ancien TSD4 fut entrepris au printemps 2009, tandis que les premiers bétons du nouvel appareil étaient coulés, sur un tracé différent : l'ancienne et la nouvelle ligne s'écartent de plusieurs dizaines de mètres en aval, pour se rejoindre en amont.

La commune a aussi mené de front la régularisation de la situation administrative des remontées et pistes par la création de servitudes sur 120 hectares de terrains au total.

Tous les détails sur la construction du TSD6 et l’arasement de la Pointe de Cupoire sont disponibles dans le sujet du forum « Construction du TSD6 Molliets & modification du TKD1 Crêtes ».

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3. Caractéristiques techniques

  • Constructeur : Leitner

  • Saison d'exploitation : hiver
  • Capacité : 6 personnes
  • Altitude Aval : environ 1420 m
  • Altitude Amont : environ 1830 m
  • Dénivelée : 408 m
  • Longueur développée : 1638 m
  • Pente Maxi : 66 %
  • Pente Moyenne : 26 %
  • Débit : 3000 personnes/heure
  • Vitesse d'exploitation : 5 m/s
  • Emplacement Motrice : amont
  • Emplacement Tension : aval
  • Temps de Trajet : 5 min 28
  • Nb Véhicules : 95




4. G1 - Les Molliets

La G1 est implantée en pleine forêt, sur la route de Flaine. Un grand parking le long de la route accueille les clients du forfait "Massif" souhaitant skier sur les Carroz, Morillon et Samoëns. En revanche, le forfait "Flaine" n'étant pas valide sur le TSD6 des Molliets, les skieurs journée qui souhaitent skier sur le sommet du Grand Massif se garent plus en amont, au parking de la Combe de Vernant, accédant aux pistes par les TSD6 du Lac et de Vernant sur lesquels les forfaits "Massif" et "Flaine" sont valables indifféremment.

Malgré la rénovation de la télécabine et du parking de la Kédeuze, la station encourage toujours les skieurs journée à gagner les Molliets, afin de désengorger le centre-ville des Carroz.

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La G1 est située à la limite de la forêt.


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G1 vue depuis l'aval.


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G1 vue depuis l'amont.



La gare de départ est située plus en aval que la précédente, et plus près du parking. Pour les skieurs descendant la piste bleue, elle est implantée à droite après le passage sous le pont de la route départementale, et non plus à gauche comme sur l'installation précédente.

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La G1 a été placée en aval du parking des Molliets, et non pas à son extrémité comme c'était le cas pour le TSD4. Il a été nécessaire de neutraliser le stationnement sur la partie du parking survolée par le TSD6. Sur la piste menant à la G1, après le pont, des filets de protection disposés en arc de cercle délimitent le poste HTA/BT semi-enterré de l’ancien TSD4, qui n’a pas été déplacé lors de la construction du TSD6.


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Un chemin nordique contourne la G1. Il est emprunté par les fondeurs, les promeneurs en raquettes, et parfois par les chiens de traîneau…




5. Ligne


Caractéristiques générales

La ligne est implantée en moyenne montagne, dans un terrain ne présentant pas de difficultés particulières. Elle peut être décomposée en 3 sections bien différentes par leur pente et par la nature des terrains traversés :

- une première section au-dessus de l’alpage des Molliets : la pente de la ligne, qui est implantée sur de la prairie, s’accroit progressivement jusqu’au P5.

Caractéristiques des pylônes :
P1 : 8C - 8C
P2 : 8S - 8S
P3 : 4S/4C – 4S/4C
P4 : 4S/4C – 4S/4C
P5 : 12S - 10S


- une deuxième section le long du Torrent de l’Airon : la ligne remonte un vallon encaissé entre les contreforts de la Kédeuze à gauche et de la Pointe de Corbalanche à droite. Suivant parfois le lit même du torrent, la ligne évolue selon une pente régulière dans un paysage plutôt boisé.

Caractéristiques des pylônes :
P6 : 8S - 6S
P7 : 10S - 8S
P8 : 6S - 6S
P9 : 4S/4C – 4S/4C
P10 : 10S - 8S


- une troisième section dans le Cirque de l’Airon : émergeant de la forêt, le télésiège offre aux skieurs un panorama sur le cercle de sommets entourant le Lac de l’Airon : Cupoire, Airon, la Corne, le Pré des Saix, Corbalanche. La ligne se redresse progressivement, entamant son ascension finale vers la Pointe de Cupoire sur un tracé en fort dévers.

Caractéristiques des pylônes :
P11 : 4S/4C – 4S/4C
P12 : 4S/4C – 4S/4C
P13 : 12S - 10S
P14 : 12S - 10S
P15 : 6S - 6S


Depuis le P14 placé juste avant l’arrivée, l’intégralité de la ligne est visible.

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Vue d'ensemble de la ligne depuis la crête d'arrivée.



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Pylône équipé des nouveaux balanciers Leitner mis en œuvre depuis 2008.



Aménagements des Molliets

La ligne emprunte un tracé sensiblement différent de celui de l'ancien TSD4. Si l'implantation de la gare amont est très proche de l'ancienne, la gare aval été construite en revanche à plusieurs dizaines de mètres au nord de l'ancien départ. Ce léger décalage a permis de ramener de cinq à un seul le nombre de passages de la ligne au-dessus de la route de Flaine. Il a cependant nécessité un déboisement nouveau le long de la majeure partie du tracé, représentant un peu moins de 4 hectares de forêt.

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Ligne au P2, survolant le parking, et nouvelle caisse pour les skieurs journée à droite.


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Le stationnement est désormais interdit sous la ligne, et la partie du parking survolée n'est plus déneigée.


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P2 et survol de la route de Flaine.


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La piste continue de passer sous la route de Flaine.


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P3 après le survol de la route, et caisse des remontées.



Partie inférieure de la ligne – Alpage des Molliets

La ligne quitte la vallée encaissée de l’Epine, au pied de l’Arbaron. Le tracé de la ligne se situe maintenant à bonne distance de la route de Flaine, dont une série de lacets attaque les flancs de la Pointe de Corbalanche en direction de Vernant.

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Le télésiège survole la piste bleue des Marmottes.


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Le P4 support-compression redresse la ligne avant un court passage dans la forêt.


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Vue d'ensemble de la première partie de la ligne.


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P4 et lacets sur la route de Flaine


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Dernière vue sur la route de Flaine avant le passage en forêt. Mais qui donc double dans un virage ?



Partie centrale - Forêt

La ligne survole la piste des Marmottes, puis continue son ascension le long du Torrent de l’Airon. La piste bleue surplombe alors le télésiège sur la droite. La ligne du TSD6 passe à proximité de la G2 du TSF2 des Gentianes, son lointain ancêtre.

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Redressement de la ligne au passage du P5.


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P6 et nouveau survol de la piste des Marmottes


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Section tracée en dévers, entre la piste bleue en amont et le torrent en aval.


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P7 et vue sur les Quatre-Têtes, la Pointe Percée et la Pointe d’Areu.


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P9 et franchissement du torrent.



Partie supérieure - Cirque de l'Airon

Les 500 derniers mètres de la ligne sont tracés dans un terrain beaucoup plus dégagé et ensoleillé. Le télésiège se dirige en dévers vers Cupoire, tout en offrant une large vue sur les installations du cirque de l’Airon : TSF2 de l'Airon et TK de l’Oasis.

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Ligne émergeant de la forêt au P10, et vue sur la chaîne de Fiz, et l’Arbaron sur lequel était tracé l'ancien téléphérique à matériaux utilisé pour la construction de Flaine.


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La ligne, toujours tracée à flanc de coteau, amorce lentement l'ascension vers Cupoire, soutenue par deux pylônes S/C, les P11 et P12.


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P11 et vue plus dégagée sur la chaîne des Fiz. Traversée de la piste des Blanchots en provenance de la Kédeuze.


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Ascension finale vers Cupoire.


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Au cours de l'ascension, la vue se dégage sur le domaine skiable et sur le cirque de l'Airon (TSF2).


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La ligne retrouve une dernière fois la forêt avant l'arrivée.



Fin du tracé - Crête de Cupoire

Les P13 et P14 redressent rapidement la ligne sur la crête de Cupoire. L’aire d’arrivée remodelée est en vue.

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Ligne sous l'arrivée (P13 et P14).


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Alors que les deux pylônes de crête redressent la ligne avant l'arrivée, le pylône RTE surgit sur la gauche.


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P15 et G2 vue depuis l'aval. Le pylône RTE a au moins le mérite de donner l'échelle et de rappeler les dimensions gigantesques de l'aire d'arrivée.




5. G2 - Cupoire

L’élément le plus spectaculaire du chantier des Molliets n’est pas le TSD6 en lui-même, mais plutôt le terrassement de la Tête de Cupoire. Les travaux de rectification de cette pointe, à cheval sur les communes d'Arâches et de Morillon, ont été financés par le syndicat intercommunal regroupant ces 2 communes. Pour cette réalisation, les deux exploitants, SOREMAC, fermier des Carroz et DSG, Domaine Skiable du Giffre, concessionnaire/fermier de Morillon, ont fait preuve d’une collaboration plutôt inhabituelle dans le Grand Massif.

En deux saisons, l'entreprise Famy aura déblayé environ 135 000 mètres cubes de roches.

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Vue de la G2 depuis la crête.


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Le petit dôme neigeux au premier plan est tout ce qu'il reste de l'ancienne Pointe de Cupoire.


Ce terrassement s’est accompagné d’un déplacement de l’ancien pylône RTE. Les crêtes du Grand Massif sont en effet traversées depuis 1975 par une ligne 220 kV reliant les usines hydrauliques de Vallorcine et de Pressy, près de Cluses, qui turbinent les eaux du barrage d’Emosson pour la première et celles du Giffre dérivées sur l’Arve pour la seconde. La Tête de Cupoire ayant été arasée de plusieurs mètres, le pylône a été légèrement déplacé en direction de Morillon, afin de laisser place à une plate-forme dégagée.

La majeure partie des matériaux déblayés ont permis d’élargir la piste des Molliachets permettant le retour à la Kédeuze, et de créer une vaste zone réservée aux débutants le long du téléski de l’Arête. Les déblais restants ont été employés ponctuellement pour l’élargissement de la piste bleue des Marmottes sous le TSD6 des Molliets ou le reprofilage de la piste rouge des Chamois, le long du TSF2 de l'Airon.

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G2 vue depuis l'aval.


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G2 vue de la piste de retour à la Kédeuze, elle aussi largement terrassée.





6. Au sommet

Bien peu de skieurs prennent le temps d’admirer le paysage au sommet du TSD6, car aucune structure d’accueil n’incite à la flânerie. Pourtant la vue admirable sur la basse vallée de l’Arve mérite quelques secondes d’attention.

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La Pointe d’Andey, à gauche, et le Môle, à droite, encadrant la basse vallée de l’Arve. En aval de Cluses, la vue porte sur Bonneville, la Roche, et le Jura au fond.


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Vue sur le Grand Bargy et sur la G2 au premier plan.


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Vue sur le Môle sur le Jura.



Avec cet appareil performant, les Carroz ont éliminé un point noir de leur parc de remontées mécaniques. Si ce télésiège améliore bien la liaison avec Morillon ainsi que le retour depuis Flaine-Vernant vers les Carroz, il n’apporte pas de changement dans le sens inverse, depuis les Carroz ou Morillon vers Flaine et Samöens. D’autres investissements se profilent donc dans les prochaines années, sur les lignes des Lanches, de l’Airon ou des Gentianes, afin d’offrir un meilleur accès à la Tête des Saix.

Cependant, le coût du TSD6 des Molliets limitera forcément les capacités d’investissement dans les prochaines saisons. L’appareil lui-même a coûté 6,172 millions d’euros TTC, auxquels s’ajoutent la construction des vigies et du chalet pisteurs pour 268 000 euros TTC, du démontage du TSD4 pour 386 000 euros TTC, le poste HTA/BT de Cupoire pour 104 000 euros TTC. Il faudrait encore y ajouter le coût du déplacement du pylône et celui du terrassement de Cupoire, pris en charge par le Syndicat Intercommunal Arâches-La Frasse Morillon. Au final, l’addition dépasse les 7,5 millions d’euros TTC.

En attendant les investissements futurs, quelques travaux de finition se sont poursuivis après la première saison d’exploitation, marquée par l’ouverture au public le 19 décembre 2009 et l’inauguration officielle le 16 janvier 2010. La partie inférieure de la piste des Marmottes doit encore être aménagée. Le chantier prévoit un élargissement de la piste nécessitant un défrichement de 1500 m2, mais aussi le nivellement de certains secteurs. Cet aménagement minime au regard de l’investissement initial est là pour rappeler qu’une des principales missions de ce nouveau TSD6 est de redévelopper le ski propre à caractère familial sur la piste bleue qu’il dessert, sur laquelle bon nombre de clients hésitaient à s’engager par crainte d’une attente trop longue au pied de l’ancien TSD4.



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