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 TSD6 du Peyron

Orelle (Les Trois Vallées)

Doppelmayr

T2 ES
Description rapide :
Nouveauté 2013 du domaine skiable d'Orelle permettant d'accéder au sommet des 3 Vallées à 3240 mètres d'altitude à l’Épaule du Bouchet tout en empruntant par la suite le télésiège éponyme.

Mise en service en : 2013

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Auteur de ce reportage : j'ib
Section écrite le 22/10/2015 et mise à jour le 27/10/2015
(Mise en cache le 27/10/2015)

Télésiège du Peyron
Orelle (73)


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Bienvenue à Orelle

La station de ski d'Orelle est située à 800 mètres d'altitude dans la vallée de la Maurienne, sur la commune éponyme, à environ deux heures de route de Lyon et vingt minutes de la sortie du tunnel du Fréjus. Ceci fait donc d'elle une station de ski possédant un très bon accès autant pour les skieurs à la journée, que ceux à la semaine.

Le domaine skiable est relié avec celui de Val Thorens, faisant partie intégrante des 3 Vallées (Courchevel, Méribel, Les Menuires, Val Thorens). Exploité par la STOR, filiale de la SETAM, la station de ski d'Orelle a débutée en 1988 avec la construction d'un télésiège sur le versant ouest de la Cime Caron, ce dernier n'étant accessible que depuis Val Thorens. Le domaine s'est ensuite développé grâce à une liaison avec le village effectué par une télécabine et a commencé à attirer différentes clientèles.
Aujourd'hui, Orelle est devenu un secteur à part entière composé de 5 remontées mécaniques (1 télécabine, 3 télésièges dont 2 débrayables, et 1 télécorde) qui desservent 7 pistes de tous niveaux. Orelle se démarque également comme étant le point culminant des 3 Vallées, le sommet du télésiège du Bouchet étant à 3230 mètres d'altitude, il détrône la Cime Caron (3195 mètres d'altitude).

Ce petit centre de ski offre également un panorama à couper le souffle sur la quasi intégralité de la vallée de la Maurienne, quelques sommets délimitant la frontière avec la Tarentaise, mais aussi d'autres montagnes du massif des Écrins avec notamment la Meije, ou encore le Dôme de la Lauze (sommet du glacier des 2 Alpes), placées en plein dans l'axe de la station.
Il est aussi à noter que depuis 2011, une tyrolienne a été crée entre le sommet du télésiège du Bouchet à 3230 mètres d'altitude et le col éponyme à l'arrivée du funitel de Thorens à 3001 mètres d'altitude. Avec plus de 200 mètres de dénivelé négatif, cette dernière franchit une vallée de manière impressionnante.

    Le front de neige principal d'Orelle avec au fond l'arrivée de la télécabine 3 Vallées Express, provenant du village. A gauche le télécorde desservant un espace débutants, au premier plan le télésiège du Peyron menant au point culminant des 3 Vallées et au fond le télésiège de Rosaël reliant Val Thorens.
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L'aménagement du versant mauriennais d'Orelle

Tout a débuté en 1988 avec la SETAM qui désirait aménager le versant mauriennais d'Orelle. Bien que séparé des pistes de Val Thorens par une crête -de la Pointe de Thorens (3266 mètres d'altitude) à la Cime Caron (3195 mètres d'altitude)- ce secteur intéressait beaucoup la SETAM afin d'y implanter un nouveau secteur de ski permettant d'agrandir les surfaces skiables. Il fallut donc terrasser sur les crêtes un passage vers cet espace et créer des accès depuis la station. C'est chose faite avec la construction d'une piste noire desservie par le téléphérique de la Cime Caron, ou encore par deux autres pistes accessibles via le télésiège du Fond 2. Le télésiège de Rosaël, versant mauriennais, pris également place afin de pouvoir revenir sur Val Thorens. Avec un départ au Plan du Bouchet à 2300 mètres d'altitude, Montaz-Mautino se chargea de l'élaboration de cet appareil débrayable quatre places. Par ailleurs, cet espace étant assez éloigné "de la civilisation", il fut décidé d'y construire un refuge gardé toute l'année susceptible d'accueillir des skieurs le jour comme la nuit en cas de panne du seul appareil de ce secteur.

Sous l'impulsion de la mairie d'Orelle, est entrepris en 1995 la construction de la télécabine 3 Vallées Express, un nouvel appareil qui a pour but de relier le village d'Orelle au Plan du Bouchet. Ainsi, le télésiège de Rosaël n'est plus seulement accessible depuis Val Thorens, mais aussi depuis la vallée de la Maurienne. A noter également que ce téléporté a permis d'ouvrir une nouvelle porte d'entrée sur le domaine skiable des 3 Vallées, et notamment d'une vallée assez éloignée des autres stations de ski. Grâce à cette installation, le village d'Orelle et les hameaux environnants ont pu se développer via la mise de place de plus de 1000 lits. Deux ans plus tard est installé un petit télécorde au Plan du Bouchet desservant un espace débutants.
2001 est marqué par la mise en service de deux nouveaux appareils sur le secteur : les télésièges du Peyron et du Bouchet, formant une chaîne sur un nouvel espace de ski, et donnant accès à une vaste zone de ski et permettant de rejoindre le nouveau sommet des 3 Vallées, à 3240 mètres d'altitude. La même année est également remplacé le télésiège du Fond 2, donnant accès à Orelle depuis Val Thorens, par un funitel Poma pouvant transporter tous types de skieurs durant des journées où les vents atteignent parfois les 100 kilomètres par heure. Puis, en 2009 est remplacé le télésiège de Rosaël par un nouveau téléporté six places débrayable pour un souci de confort, mais aussi de fiabilité. Enfin, 2013 est le dernier aménagement en date de l'exploitant, c'est-à-dire un appareil quasiment identique au Rosaël, mais à la place du premier télésiège du Peyron, après seulement douze années d'exploitation.

2001 – 2013 : le télésiège fixe quatre places du Peyron

Le télésiège fixe quatre places du Peyron, premier du nom, a été construit en 2001 par GMM (Gimar Montaz-Mautino). Ce dernier a été implanté sur la droite du secteur d'Orelle, c'est-à-dire de l'autre côté de la rive du Bonrieu, en direction de la Pointe du Bouchet (3416 mètres d'altitude), à proximité du Parc National de la Vanoise. La gare amont a été placée à mi-parcours entre le Plan du Bouchet et la Pointe. C'est le télésiège éponyme qui prend le relais à partir de cet endroit.
Le Peyron faisant plus de 1500 mètres de long, il aurait été plus judicieux d'y installer un téléporté débrayable dès l'origine. Cependant, les associations écologiques lors de la présentation du projet ont rejeté la mise en service d'une installation de ce type, et les exploitants de ce futur espace se devaient d'accepter s'ils voulaient absolument créer ce nouveau secteur de ski. C'est après quelques années de négociations, que la SETAM (Exploitant du domaine de Val Thorens et actionnaire de la STOR) et la STOR (Exploitant du domaine d'Orelle) ont mis en exploitation ces appareils.

Techniquement, on retrouvait un télésiège presque unique en France puisqu'aucun de chez GMM ne disposait en aval d'une infrastructure tension et en amont d'une motrice. Ce choix fut décidé lors des négociations avec les écologistes qui ne voulaient pas que la flore soient dérangée au Plan du Bouchet par des bruits de moteurs. Ceci a presque arrangé l'exploitant, puisqu'il lui fallait de l'électricité alimentant le second maillon donnant accès au sommet des 3 Vallées. Ainsi, les gares motrices du Peyron et du Bouchet étaient placées en amont et en aval de leurs lignes.
La gare aval était une classique poulie retour-tension où cette dernière était effectuée via un vérin hydraulique. Pour une longueur de 1520 mètres, on retrouvait 12 pylônes, et enfin la gare amont était une station classique de type 7+ et de couleur marron. Un moteur électrique de 305 kW mettait ici l'appareil en mouvement. A noter également que ce télésiège, doté de 189 véhicules, a coûté 2,3 millions d'euros, et a transporté en douze années d'exploitation environ trois millions de passagers.

    La gare aval du télésiège du Peyron ; le vérin hydraulique est situé juste derrière la poulie
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    (Ou cliquez ici pour accéder au reportage de l'ancienne installation dans la BDD)


    Sur la ligne au niveau du P2 ; on aperçoit la majorité de la ligne avec notamment le passage de la barre rocheuse
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    Sur la ligne au niveau du P8, juste après la barre rocheuse ; remarquez les sièges classiques de chez GMM
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    (Ou cliquez ici pour accéder au reportage de l'ancienne installation dans la BDD)


    La gare amont, motrice fixe
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Après douze années de services, le télésiège du Peyron a été supprimé et mis en vente par la STOR, alors exploitant du domaine skiable d'Orelle. C'est dans un souci de temps de montée qu'il fut décidé de le remplacer car l'enchaînement des deux télésièges se révélait être parfois très long (environ trente minutes). Il fallait en plus ajouter à cela les arrêts et ralentissements intempestifs du Peyron à cause des embarquements trop brusques, notamment pour les débutants. Ainsi, il fut remplacé en 2013 par un télésiège débrayable six places Doppelmayr dont les capacités ont été largement améliorées.

2013 : La finalisation du projet de l'aménagement du Peyron

Été 2013, c'est le début de la construction du télésiège débrayable six places du Peyron, équipé de gares Uni-G Doppelmayr grâce aux entreprises de la SOMERM pour le montage, le génie civil, et de TPLP pour les terrassements.
Elle a été effectuée durant la même année que celle du télésiège débrayable des 2 Lacs, des Pionniers et des 3 Vallées, dans le même domaine skiable. L'exploitant a décidé de faire emprunter a son nouvel appareil un tracé totalement identique avec des infrastructures placées aux mêmes endroits.
Sur ce nouveau téléporté plusieurs objectifs ont été atteints : le premier c'est la récompense de plus de dix années de combat avec les écologistes qui n'acceptaient pas un téléporté débrayable à cet emplacement. Le second c'est un temps de trajet quasiment divisé par trois, puisque la vitesse d'exploitation a pu être augmentée de 2,3 à 5,25 mètres par seconde. Et enfin le troisième objectif visé par la STOR était l'exploitation par des vents allant à plus de 30 mètres par seconde : c'est chose faite avec la mise en place de sièges lestés, c'est-à-dire des véhicules plus lourds que d'habitude. En effet, l'exploitant veut que ses appareils soient ouverts le plus de temps possible dans n'importe quelles conditions. Enfin, notons un quatrième atout, qui n'était pas spécialement voulu, mais qui a été atteint, c'est l'augmentation du débit horaire, qui est passé de 2000 à 2200 skieurs, et pouvant être accru à 2400 grâce à l'ajout de cinq sièges. Peyron version 2013 se révèle donc être comme le « copié-collé » de son voisin le télésiège de Rosaël mis en service quatre ans plus tôt, avec des performances de vélocité quelques peu améliorées.

Le télésiège débrayable du Peyron a pu être livré en temps et en heure pour la saison de ski 2013-2014. L'ancien appareil a été démonté proprement courant juillet pour une éventuelle réutilisation dans une autre station de ski. Les massifs en béton ont été coulés courant août pour être finalisés à la fin de ce mois. Durant ces périodes les différents matériaux nécessaires à la mise en service de cette installation sont arrivés au Plan du Bouchet. Les gares aval et amont ont été construites durant les mois de septembre et d'octobre. La ligne a été quant à elle été héliportée début octobre, pour que le câble soit tiré d'ici la fin du mois. Les sièges ont ensuite été posés et la STOR a pu effectuée les tests de rodage pour une ouverture au public durant le mois de décembre.

    Génie civil en cours en gare aval au Plan du Bouchet
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    (Ou cliquez ici pour accéder au sujet de la construction sur le forum)


    Le télésiège quasiment finalisé début décembre
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Peyron : L'accès au point culminant des 3 Vallées

Le télésiège du Peyron est situé sur le front de neige principal d'Orelle au Plan du Bouchet à environ 2360 mètres d'altitude. Construit en 2013 par Doppelmayr, il est directement accessible depuis les remontées mécaniques de Val Thorens, soit le funitel du Grand Fond ou le téléphérique de la Cime Caron, mais aussi depuis la télécabine 3 Vallées Express ou encore des télésièges du Bouchet et de Rosaël.

    Situation du télésiège du Peyron sur le front de neige principal d'Orelle avec la télécabine 3 Vallées Express (au fond) et le télésiège de Rosaël (juste devant cette dernière)
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Peyron a donc pour but principal de donner accès au télésiège du Bouchet depuis le front de neige d'Orelle. Il s'agit du premier maillon d'une chaîne de deux appareils rejoignant le sommet des 3 Vallées à environ 3240 mètres d'altitude. Ce dernier dessert également un petit espace de ski propre sur une piste de niveau moyen, ce qui fait que cette installation pourrait accueillir tous types de skieurs : la piste bleue du Peyron, donnant directement accès au télésiège du Bouchet et revenant également sur le front de neige.

Le télésiège du Peyron est confronté à trois flux différents : le premier étant les flux arrivant de la télécabine 3 Vallées Express. Cependant, ceci ne se résume globalement qu'en début de journée puisque cette télécabine n'est qu'une liaison entre le village d'Orelle en Maurienne qui a crée plusieurs résidences touristiques, et le Plan du Bouchet. Le second flux de skieurs arrive de Val Thorens, déjà plus important que le dernier cité puisque il peut également provenir des autres stations des 3 Vallées et que la capacité d'accueil en lits sur Val Thorens est nettement supérieure à celle d'Orelle. Ainsi, les skieurs désirent venir sur le secteur d'Orelle depuis le téléphérique de la Cime Caron ou depuis le funitel du Grand Fond afin de découvrir de nouveaux secteurs et varier les pistes. Les clients peuvent aussi effectuer ce choix pour aller découvrir le sommet des 3 Vallées ou bien faire un tour de tyrolienne reliant directement le sommet du funitel de Thorens. Enfin, le dernier flux est bien moins important : il s'agit de celui arrivant des pistes desservies par ce télésiège et celui du Bouchet. En effet les skieurs ayant appréciés les descentes peuvent continuer à faire des rotations sur ces appareils pour en profiter.

Voici sa situation sur le plan des pistes des 3 Vallées et de Val Thorens/Orelle :

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Caractéristiques

Caractéristiques Administratives

TSD-Télésiège à attache débrayable : PEYRON
Maître d'Ouvrage : STOR
Maître d’Œuvre : DCSA
Études Topographiques : Topoalp
Montage / Génie Civil : SOMERM
Terrassements : TPLP
Installation Électrique : SEIREL
Exploitant : STOR
Constructeur : Doppelmayr
Année de construction : 2013
Montant de l’investissement : 5 200 000 €

Caractéristiques d’Exploitation

Saison d'exploitation : Hiver
Capacité : 6 personnes
Débit à la montée : 2200 (2400*) p/h
Vitesse d'exploitation : 5,25 m/s
Temps de trajet : 4 min 50 sec

Caractéristiques Géométriques

Altitude aval : 2350 mètres
Altitude amont : 2786 mètres
Dénivelée : 436 mètres
Longueur développée : 1520 mètres
Longueur horizontale : 1433 mètres
Pente maximale : 87 %
Pente moyenne : 30 %

Caractéristiques Techniques

Gare motrice : Amont
Gare tension : Aval
Nombre de pylônes : 12
Nombre de sièges : 64 (69*)
Sens de montée : Gauche
Type de gares : Uni-G
Type d'embarquement : Sens de la ligne
Type de motorisation : Asynchrone
Puissance électrique du moteur principal : 610 kW
Type de tension : Hydraulique
Type de sièges : 6E98
Type de pinces : A108-C
Espacement des véhicules : 9,82 secondes
Largeur de la voie : 6,1 mètres

Caractéristiques du Câble

Fabriquant du câble : ARCELOR MITTAL
Date de pose : 2013
Type de câblage : Lang
Sens de câblage : Droite
Diamètre du câble : 45 mm
Composition du câble : 6×31 Fils
Âme : Compacte
Résistance à la rupture : 164 900 daN
Pas de câblage : 329 mm
Pas de toronage : 119 mm
Section du câble : 841 mm²
Section du toron : 140 mm²

* Chiffres en débit définitif

Ligne et infrastructures du télésiège du Peyron

Gare aval :

La gare aval, station tension de l'installation, est située à 2350 mètres d'altitude sur le front de neige d'Orelle au Plan du Bouchet, juste en contrebas de la gare amont de la télécabine des 3 Vallées Express et de la station inférieure du télésiège de Rosaël. L'accès se fait via une passerelle de neige traversant la rivière du Bonrieu, source coulant des glaciers.
On retrouve une infrastructure de type Uni-G provenant de chez Doppelmayr équipée sur le devant d'un petit rail de service servant à stocker un siège ou une nacelle de maintenance. Elle arbore un schéma de couleurs identique à celui que l'on retrouve sur le Rosaël, c'est-à-dire marron et gris avec les logos des 3 Vallées et d'Orelle et marqué dessus le nom de l'appareil ainsi que ses altitudes. A l'intérieur, la tension dynamique du câble est effectuée par deux vérins hydraulique mis en action par une centrale.

    La gare aval et le premier pylône vus depuis la fin de la piste bleue du Peyron
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    La gare aval vue de profil
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    La gare aval vue de trois-quarts
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    La gare aval vue depuis la fin de la piste rouge de la Mauriennaise avec à droite celle du télésiège de Rosaël
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    La gare aval vue d'un peu plus proche
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    Au premier plan la rivière du Bonrieu, et au second plan la gare aval du télésiège
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    La gare aval vue de trois-quarts
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    La gare aval vue de face
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    Un siège dans le contour
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    La zone d'embarquement
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La ligne :

La ligne, longue de 1520 mètres, est composée de 12 pylônes de couleurs gris. A noter que le dernier ouvrage est équipé d'une protection blanche sur le fût permettant d'éviter de se dilater avec la chaleur.
Du premier au cinquième pylône, le profil de la ligne ne présente aucune difficulté. Ce n'est qu'à partir de ce dernier que le câble s'incline fortement afin de pouvoir passer une barre rocheuse jusqu'au septième ouvrage. A partir de là, le relief n'est pas très marqué et très peu mouvementé jusqu'à l'arrivée en gare amont.

Caractéristiques de la ligne :

  • P1 : 8C/8C
  • P2 : 8S/8S
  • P3 : 4SC/4SC
  • P4 : 6S/4S
  • P5 : 16C/16C
  • P6 : 4S/4S
  • P7 : 10S/10S
  • P8 : 8S/6S
  • P9 : 6S/6S
  • P10 : 8S/6S
  • P11 : 8S/6S
  • P12 : 12S/12S

    La ligne vue depuis l'aval
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    P1 en sortie de gare
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    Retour en arrière sur le P1 et la G1
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    P2
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    Portée P2 - P3 ; Passage au dessus de la fin de la piste bleue du Peyron
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    P3
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    Détail de la tête de pylône de type support/compression
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    Portée P3 - P4 ; On aperçoit au loin le passage de la barre rocheuse
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    P4
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    P5
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    Détail de la tête de pylône de type compression
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    Portée P5 - P6 au dessus de la barre rocheuse
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    P6
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    Retour en arrière sur le P6. On se rend bien compte de la déclivité de la ligne
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    Portée P6 - P7
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    P7
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    P8
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    P9
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    P10
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    Portée P10 - P11 ; Passage au dessus du croisement entre la piste bleue du Peyron et la piste rouge Coraïa
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    P11
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    P12 ; Remarquez la couverture blanche sur le fût évitant la dilatation de ce dernier
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Gare amont :

La gare amont, station motrice de l'installation, est située à 2786 mètres d'altitude juste au dessus de la gare aval du télésiège du Bouchet, à mi-parcours entre le Plan et l’Épaule éponyme.
Comme en aval, on retrouve une infrastructure de type Uni-G de chez Doppelmayr arborant le même schéma de couleurs. Elle est seulement dotée en plus d'un rail de service plus grand et qui accueille la nacelle de service. A l'étage de la gare c'est un moteur électrique asynchrone de 610 kW qui met en mouvement l'installation. Ce dernier est relié à un réducteur. En cas de panne, l'appareil peut redémarrer grâce à un moteur thermique de secours.

    Arrivée en gare
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    La gare amont vue de face avec le rail de service sur la gauche
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    La gare amont vue de trois-quarts en partant sur la piste bleue du Peyron
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    La gare amont vue de face d'un peu plus loin
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    La gare amont vue en contre-plongée en partant sur le télésiège du Bouchet
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    La gare amont et le dernier pylône vus depuis le télésiège du Bouchet
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Sièges et pinces

Le télésiège débrayable du Peyron est équipé de 64 sièges de type 6E98 pouvant accueillir jusqu'à six personnes et provenant de chez Doppelmayr. Ils se démarquent des autres classiques sièges par une assises bicolore (bleue et noire) afin d'éviter le mélange de places entre skieurs au moment de l'embarquement. Le dossier est en mousse et constitué de trous. Également, l'exploitant a voulu lester ses sièges, c'est-à-dire les rendre plus lourds afin d'augmenter leurs résistances au vent. De ce fait, une barre de leste a été placée sous les assises et il peut exploiter son appareil avec des vents allant jusqu'à 30 mètres par seconde.

    Croisement de deux sièges
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    Un siège en ligne
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    Un siège vu de dos avec en arrière plan la Barre des Écrins (4102 mètres d'altitude), la Meije (3984 mètres d'altitude), le Râteau (3809 mètres d'altitude), le Dôme de la Lauze (3568 mètres d'altitude), sommet des 2 Alpes, et les Aiguilles d'Arves (3514 mètres d'altitude) tout à droite
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    La nacelle de service
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Les sièges sont reliés au câble grâce à une pince A108-C commercialisé par Doppelmayr-France. Ces dernières sont considérées comme auto-dégivrantes puisque le simple fait de compresser les ressorts suffit à détruire le givre. Elles s'embrayent et se débrayent du câble grâce à deux ressorts passant en entrée et en sortie de gare.

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Le télésiège du Peyron vu depuis les pistes

    La fin de la ligne du télésiège surplombée par la Pointe du Bouchet (3416 mètres d'altitude)
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    Le pylône 9 au loin avec la Pointe Bréquin (3131 mètres d'altitude)
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    Ce dernier vu de près
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    Du pylône 7 au pylône 9 avec les Aiguilles d'Arves à gauche (3514 mètres d'altitude) et la Pointe Bréquin à droite (3131 mètres d'altitude)
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    Le passage de la barre rocheuse vu globalement depuis la piste bleue du Peyron
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    Le pylône 3 vu depuis la fin de la piste bleue du Peyron
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Peyron, un axe redynamisé

Après le remplacement du télésiège de Rosaël par un nouveau téléporté débrayable Doppelmayr en 2009, c'est au tour du télésiège fixe du Peyron de faire peau neuve en 2013 grâce à un appareil quasiment identique au Rosaël. Après une fréquentation en baisse chaque année sur le défunt Peyron, à cause d'un temps de montée trop important pour un axe permettant l'accès au sommet des 3 Vallées, le nouvel appareil a su répondre à toutes les exigences demandées par l'exploitant : vitesse, débit, confort, tenue au vent, mais aussi a permis de redynamiser cet axe en y attirant plus de monde. Ainsi, Orelle propose maintenant un domaine skiable équipée d'installations de qualité pour le plus grand bonheur de ses clients et de manières identiques.

    Le télésiège du Peyron, entre accès, ski propre et performances …
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Avant de terminer ce reportage, je tiens à remercier Skifan et Valloire++ pour leurs photos du chantier.

J'ib, Octobre 2015

Photos : J'ib
Texte, bannière et mise en page : J'ib
Date des photos : 13 avril 2015



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