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 TSD6 du Solert

Val Cenis

Poma

T2 ES


Localisation(s)
Photo

Auteur de ce reportage : valcelouis
Section écrite le 04/07/2014 et mise à jour le 20/07/2016
(Mise en cache le 23/07/2016)

TSD6 du Solert - Val Cenis
Poma - 2000


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Au sommaire de ce reportage :

1 → Bienvenue à Val Cenis !
2 → Historique : de la Tomba au Solert, en passant par la Féma et les Perdrix Blanches
3 → Le télésiège du Solert : un axe vital vers les sommets
4 → Infrastructures et ligne du télésiège du Solert
5 → Solert, un axe vital renouvelé pour un succès escompté...


1 → Bienvenue à Val Cenis !

Val Cenis est une station de ski alpin située dans la vallée de Haute-Maurienne en Savoie (73). Ce domaine est constitué à la base de deux villages : Lanslebourg qui est le chef-lieu du canton et Lanslevillard. Ils sont distants d’à peu près 2 kilomètres et au milieu se trouve un hameau qui s’agrandit d’années en années et qui s’appelle Val Cenis les Champs. Depuis 2008, un troisième village, toujours dans la vallée de la Haute-Maurienne mais en dessous de Lanslebourg, s’est attaché au domaine de Val Cenis grâce à une chaîne de remontées mécaniques et de pistes : il s’agit de Termignon-la-Vanoise. Le point Culminant du domaine est la Met à 2800 mètres d’altitude et à 2100 mètres se trouve le col du Mont Cenis et son lac, très fréquentés en été grâce à une route, la D1006, qui y monte depuis Lanslebourg.
Côté remontées mécaniques, le domaine dispose de 28 remontées mécaniques desservant 125 kilomètres de pistes.

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^^ Découvrez une présentation plus détaillée de la station en cliquant sur le logo ^^

2 → Historique : de la Tomba au Solert, en passant par la Féma et les Perdrix Blanches

Alors que l’histoire du ski à Lanslevillard commence à partir des années 1960, l’arrivée des premières remontées mécaniques et des skieurs à la zone de la Féma ne commence que durant l’année 1968. En effet, de par la construction du mythique télésiège biplace de la Berche durant l’été, le domaine skiable de Lanslevillard jusque-là très réduit, entame son développement avec la construction de trois remontées mécaniques dont ce télésiège ainsi que deux autres téléskis situés au-dessus, amenant l’altitude maximum du domaine skiable de 1700 m à 2500 m.
C’est donc en 1968 qu’est construit le premier télésiège de la vallée de Haute-Maurienne : le télésiège de la Berche. Cet appareil fixe 2 places partait de l’arrivée du téléski des Essarts (construit trois année auparavant) et arrivait après avoir franchi 470 mètres de dénivelée au lieu appelé de la Féma et bien connu des skieurs d’aujourd’hui qui fait le lieu principal de cet historique. Ce télésiège est livré par le constructeur français Montaz-Mautino, déjà très connu à Lanslevillard, avec une gare aval motrice et une gare amont tension qui a la particularité de se trouver sur une impressionnante estacade de débarquement. Outre cette particularité, la ligne de ce télésiège franchit une dépression géographique assez impressionnante. Voici les caractéristiques techniques de cet appareil défunt depuis 2007 :

TSF2 de la BERCHE
Type d'installation : Télésiège fixe 2 places
Constructeur : Montaz-Mautino
Année de construction : 1968
Débit : 700 p/h
Vitesse d'exploitation : 2,5 m/s
Dénivelé : 464 m
Longueur développée : 1456 m

Voici quelques clichés de cette ancienne installation :

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Ligne depuis la gare aval avec une dameuse RATRAC au premier plan (D.R).

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La fin de la ligne du télésiège de la Berche (D.R).

→ Reportage du télésiège de la Berche sur le site : TSF2 de la Berche – Val Cenis

Si l’on s’arrête à l’arrivée du télésiège de la Berche, le domaine skiable se limite alors à environ 2100 mètres d’altitude, ne permettant pas de dépasser l’environnement boisé qui constitue aujourd’hui la partie basse du domaine skiable.
La même année, en 1968, sont ainsi construits deux autres téléskis nommés Solert et Tomba, qui emmènent les skieurs venus dévalés les pentes, à environ 2500 mètres d’altitude, sortant ainsi largement de la forêt.
Intéressons-nous tout d’abord au téléski de la Tomba. Cet appareil permettait de desservir des pistes plus techniques dont notamment la piste de la Familiale ou encore celle du Bec Rouge. Il était directement accessible à la sortie du télésiège de la Berche par gravité. D’un côté plus technique, il avait été construit, comme tous les appareils de 1968, par Montaz-Mautino, qui y a installé un téléski à perches débrayables avec une gare aval dans les standards de l’époque, c’est-à-dire en treillis, une ligne plutôt difficile d’accès aux skieurs non confirmés à cause de sa pente maximum de 67 %, et une gare amont constituée d’une simple poulie flottante. En outre, il donnait ensuite accès au téléski du Solert, construit la même année, et montant encore un peu plus haut. Voici les caractéristiques techniques de cet appareil défunt depuis 2008 :

TKD de la TOMBA
Type d'installation : Téléski débrayable 1 place
Constructeur : Montaz-Mautino
Année de construction : 1968
Débit : 600 p/h
Vitesse d'exploitation : 3,5 m/s
Dénivelé : 367 m
Longueur développée : 970 m

Voici quelques clichés de cette ancienne installation :

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A gauche l'arrivée du télésiège de la Berche et le départ du téléski de la Tomba (D.R).

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La gare aval du téléski de la Tomba vue depuis l'actuel télésiège du Solert (D.R).

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La gare amont du téléski de la Tomba (D.R).

→ Reportage du téléski de la Tomba sur le site : TKD de la Tomba – Val Cenis

Comme déjà évoqué juste avant, le téléski de la Tomba donnait accès au deuxième téléski construit cette même année : le téléski débrayable du Solert. Accessible via la piste bleue de la Familiale, cet appareil est sans doute resté dans les mémoires de bien des skieurs venus dévaler les pentes de Val Cenis jusqu’en 2000, date de son démontage. Il permettait une arrivée à une altitude jusque-là jamais atteinte sur le domaine skiable tout en étendant le domaine skiable légèrement sur la gauche pour créer la piste rouge du Solert. Du côté technique, il avait été construit à l’identique du téléski de la Tomba, par Montaz-Mautino, qui y a installé un téléski à perches débrayables avec une gare aval en treillis, une ligne de 9 pylônes plutôt difficile d’accès aux skieurs non confirmés à cause de sa pente maximum de 62 %, et une gare amont constituée d’une simple poulie flottante, celle-ci ayant la particularité de se trouver à environ 150 mètres après l’arrivée dans une petite combe. En outre, il n’était accessible que par le téléski de la Tomba mais n’était pas délesté, bien au contraire ! Pour les nostalgiques, sa pente très raide est encore visible depuis l’actuel télésiège du Solert. Voici les caractéristiques techniques de cet appareil défunt depuis 2000 :

TKD du SOLERT
Type d'installation : Téléski débrayable 1 place
Constructeur : Montaz-Mautino
Année de construction : 1968
Débit : 600 p/h
Vitesse d'exploitation : 3,5 m/s
Dénivelé : 368 m
Longueur développée : 1024 m

Voici l’unique cliché de cette ancienne installation :

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La gare aval du téléski du Solert, alors en pleine exploitation (D.R).

Construit une année plus tard, en 1969, le téléski de a Féma a été installé dans le but de faciliter l’accès au téléski du Solert, situé non-loin de l’arrivée du télésiège de la Berche mais accessible uniquement via le difficile téléski de la Tomba et par la piste bleue de la Familiale. Ainsi, son départ était pris un peu plus bas que la zone d’arrivée du télésiège de la Berche, au bord d’un virage de la piste de la Familiale dans son environnement boisé, et montait en ligne droite vers le téléski du Solert en le dépassant un peu et légèrement sur le côté gauche. Ainsi, il n’était plus obligé d’utiliser le très difficile téléski de la Tomba pour accéder à celui du Solert, nous amenant à 2500 mètres d’altitude sur une bosse d’où il prend le nom. Du côté technique, il avait été construit toujours par le français Montaz-Mautino qui y a installé un téléski à perches débrayables avec une gare aval cette fois-ci supportée par un fût tubulaire et non une architecture de type treillis, une ligne assez simple d’accès pour l’époque, et une gare amont constituée d’une poulie flottante. En 1977, après seulement 9 années d’exploitation, il est démonté et stocké pendant une année sans utilisation, puis est remonté en 1978 sur le secteur du Mont Cenis alors en pleine phase d’équipement dans une combe au pied du lac du Mont Cenis et de sa route ; il y prendra le nom de Buffa et y restera jusqu’en 2009. Pour le remplacer sur le rôle de la Féma, c’est un téléski débrayable construit par Poma qui est construit sur le quasi-même tracé. La seule différence notable sera la création d’un virage quelques mètres après la gare aval, permettant à cette dernière d’être déplacée plus au bord de la piste. Voici les caractéristiques techniques du téléski de la Buffa dans sa première version :

TKD de la FEMA l BUFFA
Type d'installation : Téléski débrayable 1 place
Constructeur : Montaz-Mautino
Année de construction : 1969 l 1978
Débit : 650 p/h
Vitesse d'exploitation : 3,6 m/s
Dénivelé : 255 m l 248 m
Longueur développée : 775 m l 845 m

Voici un cliché de sa réimplantation sur le secteur du Mont Cenis sous le nom de Buffa :

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La gare aval du téléski de la Buffa, avec son support tubulaire (D.R).

→ Reportage du téléski de la Buffa sur le site : TKD de la Buffa – Val Cenis

Et voici les caractéristiques techniques du téléski de la Féma dans sa deuxième version :

TKD de la FEMA
Type d'installation : Téléski débrayable 1 place
Constructeur : Poma
Année de construction : 1977
Débit : 900 p/h
Vitesse d'exploitation : 3,9 m/s
Dénivelé : 256 m
Longueur développée : 776 m

Voici quelques clichés de cette installation toujours existante :

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La gare aval du téléski de la Féma, plus poussé sur le côté grâce au virage.

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La ligne régulière du téléski de la Féma.

→ Reportage du téléski de la Féma sur le site : TKD de la Féma – Val Cenis

Entre temps, en 1975, un télésiège biplace nommé la Met est installé : il prend son départ entre les deux gares d’arrivée des téléskis de la Tomba et du Solert et permet d’atteindre une altitude maximum pour le domaine skiable et toujours valable aujourd’hui de 2800 mètres. Il reste cependant plus facile d’accès par le téléski débrayable de la Tomba qui va alors prendre ce rôle comme son principal.
Ainsi, de 1968 à 1975, soit en moins d’une dizaine d’année, pas moins de cinq remontées mécaniques, 2 télésièges biplaces et 3 téléskis débrayables sont construits à partir ou aux environs proches de la zone de la Féma, lieu d’arrivée du télésiège de la Berche. Voici, sur cet extrait de plan des pistes datant des années 1990, en gras les cinq remontées mécaniques construites de 1968 à 1977 :

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Dans un souci de modernité et d’image pour la station, la télécabine du Vieux Moulin est construite durant l’été 1983, permettant de rejoindre directement depuis le village de Lanslevillard la zone de la Féma sans passer par les fastidieux téléskis débrayables Arcelle Neuve et Essarts et le télésiège fixe biplace de la Berche.
De ce fait, grâce à l’apport de cet axe structurant et important pour le domaine skiable, un flux important de skieurs converge désormais vers la zone de la Féma. Il faut ainsi dimensionner et restructurer la partie haute du domaine en améliorant notamment le confort et le débit des remontées mécaniques desservies par la nouvelle télécabine du Vieux Moulin.
C’est ainsi que voit le jour, l’année suivante en 1984, le télésiège biplace des Perdrix Blanches. Reliant le départ du téléski de la Féma et celui du télésiège de la Met, le nouveau télésiège est construit par Montaz-Mautino avec un débit maximum pour ce type d’installation : 1200 personnes par heure. Sa gare aval est constituée de deux fûts qui soutiennent la partie motrice recouverte d’une couverture moderne et vitrée. La ligne progresse entre les téléskis Tomba et Solert totalement dépassés en terme de débit et de confort. Avec des temps d’attente d’une vingtaine de minute tout au long de la journée, le télésiège des Perdrix Blanches est victime de son succès et l’on peut se demander si cet appareil n’a pas été sous-dimensionné pour l’importance qu’il doit assumer. Ainsi, le dernier investissement sur le domaine fera l’objet du suivant, 16 années plus tard... Voici les caractéristiques techniques de cet appareil défunt depuis 2000 :

TSF2 des PERDRIX BLANCHES
Type d'installation : Télésiège fixe 2 places
Constructeur : Montaz-Mautino
Année de construction : 1984
Débit : 1200 p/h
Vitesse d'exploitation : 2,5 m/s
Dénivelé : 455 m
Longueur développée : 1340 m

Voici les uniques clichés de cette ancienne installation :

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Au premier plan, la télécabine du Vieux Moulin et, au second plan, le télésiège des Perdrix Blanches (D.R).

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Vue de l'arrivée du télésiège des Perdrix Blanches (à droite) et du départ du télésiège de la Met (à gauche).

Face à la présence de trois remontées mécaniques au départ de la zone de la Féma et desservant pratiquement les mêmes pistes, décision sera prise en 2000 de mettre un peu d’ordre sur ce secteur qui en a alors bien besoin !

3 → Le télésiège du Solert : un axe vital vers les sommets

Sans investissement depuis 1984, le domaine skiable de Val Cenis s’essouffle peu à peu au fil des ans, emprisonné dans d’éternels bouchons qui n’ont été que déplacé respectivement avec la construction de la télécabine du Vieux Moulin en 1983 et du télésiège des Perdrix Blanches en 1984. Ne permettant que de doubler les appareils construits avant les années 1980, une forêt de pylônes éparpillés sur la partie haute du domaine skiable s’est constituée ; telle est l’image du domaine skiable à la veille du second millénaire. Afin de remédier à ce véritable fléau tant pour les skieurs que pour l’environnement, décision est prise que pour l’été 2000, Solert sera un unique appareil à grand débit et au confort jusque-là inégalé sur le domaine skiable ! La demande était claire pour la nouvelle remontée : débit et confort car les deux anciennes remontées n’étaient ni confortables (départ très violent sur le télésiège des Perdrix Blanches ainsi que sur le téléski du Solert trop rapide), ni suffisants pour remonter le flot de skieurs venant des pistes d’altitude, de la télécabine du Vieux Moulin et du télésiège de la Berche, aujourd’hui démonté. La décision est prise de faire partir le télésiège non loin de l’arrivée de la télécabine du Vieux Moulin afin de profiter d’un accès direct et pratique depuis cette dernière et de le faire arriver au même endroit que l’ancienne arrivée du téléski du Solert, c’est-à-dire à la bosse éponyme. Du point de vue des démontages, le télésiège des Perdrix Blanches, alors seulement âgé d’une quinzaine d’années, est démonté proprement de son emplacement et est remonté sur la toute gauche du domaine skiable dans un endroit totalement inédit où il prendra le nom de Plan Cardinal. Le téléski du Solert, devenu totalement inutile, est démonté et ferraillé. Enfin, les téléskis Féma et Tomba sont conservés mais ce dernier sera supprimé en 2008, l’année suivant le démontage du télésiège de la Berche, à cause de sa difficulté d’accès. Aujourd’hui, le télésiège de la Met dans sa version de 2004, n’est accessible uniquement par le télésiège du Solert dont il dépend désormais depuis 2008. Le télésiège du Solert dessert donc un large panel des pistes de tous niveaux situées majoritairement hors de la forêt :
- la piste bleue « Familiale » qui permet de rejoindre le téléski de la Féma et la longue piste de l’Escargot. Elle permet, en outre, de rejoindre le télésiège de la Met.
- la piste rouge « Michèle Jacot du Solert » qui retourne en bas du télésiège.
- la piste rouge « Solert » qui se dirige vers le secteur de l’Arcelle et le télésiège de Plan Cardinal.
Et voici la représentation du plan des pistes :

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4 → Infrastructures et ligne du télésiège du Solert

Actuellement, ce télésiège fait partie de la colonne vertébrale du domaine skiable de Lanslevillard avec la télécabine du Vieux Moulin et le télésiège de la Met. C’est ainsi que le choix d’un télésiège débrayable 6 places, le premier du type dans la vallée, a été réalisé afin notamment de pallier les problèmes de débit et de confort qui manquaient cruellement sur le domaine. Pour ce qui est du choix du constructeur, l’exploitant a choisi l’entreprise française Pomagalski qui a livré un de ses tous premiers télésièges issu de la gamme 21 (lancée à l’occasion de l’entrée dans le 21ème siècle). Cette gamme utilise la technologie des pinces Oméga T, développées depuis 1996 mais en sans cesse évolution.
La configuration de ce télésiège n’est pas banale : la station aval est motrice et tension tandis que la station amont est retour fixe. Les gares, jusque-là inédite en France, sont du type Satellit avec des couvertures en tôles blanches afin de se fondre au mieux dans l’environnement extérieur ; les sous-faces sont, pour la première fois dans le domaine des remontées mécaniques, bardées de bois. Le débit est à l’heure actuelle de 2400 personne par heure mais le télésiège a été dimensionné pour fonctionner avec 8 sièges de plus pour porter le débit à 2700 personnes par heure. Pour l’instant, l’exploitant n’a pas jugé nécessaire cette augmentation de débit malgré l’affluence qui peut y être importante. Ce télésiège, victime de son succès prévisible, reste chargé à peu près toute la saison (en moyenne de 5 à 10 minutes d’attente).
Le matin, le télésiège a été conçu de manière à être démarré en mode « caméra », c’est-à-dire sans personnel d’exploitation en gare amont. Une caméra où l’image est retransmise en gare aval permet de veiller si tout se passe bien en gare amont ; cette caméra permet de remplacer l’agent d’exploitation pendant sa la montée par le télésiège.
Enfin, le télésiège a fonctionné en été avec la télécabine du Vieux Moulin mais cette situation a pris fin à l’été 2011 au profit de la télécabine de Val Cenis le Haut et du télésiège de l’Arcelle du fait des grandes visites de la télécabine du Vieux Moulin sur plusieurs années.
Voici les principales caractéristiques techniques du télésiège du Solert :

Caractéristiques administratives

TSD - Télésiège à pinces débrayable : SOLERT
Maître d’œuvre : DCSA
Maître d’ouvrage : SIVOM de Val Cenis
Exploitant : SEM du Mont Cenis (SE2MC)
Installation électrique : SEMER
Constructeur : Poma
Année de construction : 2000
Mise en service : 15 décembre 2000
Montant de l'investissement : 3 400 000 €

Caractéristiques d’exploitation

Saison d'exploitation : Hiver
Capacité : 6 personnes
Débit à la montée : 2400 personnes/heure (2700 personnes/heure à terme)
Débit à la descente : 600 personnes/heure (675 personnes/heure à terme)
Vitesse d'exploitation : 5 m/s
Tapis de positionnement : Non

Caractéristiques géométriques

Altitude gare aval : 2050 m
Altitude gare amont : 2533 m
Dénivelé : 483 m
Longueur développée : 1321 m
Longueur horizontale : 1229 m
Pente maximale : 45 %
Temps de trajet : 4 min 04 sec

Caractéristiques techniques

Type de gare aval : Satellit Tôles
Emplacement gare motrice : Aval
Type de motorisation : Électrique
Puissance développée : 612 kW
Emplacement gare de tension : Aval
Type de tension : Hydraulique
Nombre de vérin : 1
Tension nominale : 330 000 daN
Pression nominale : 188 bars
Diamètre de poulie motrice-tension : 4400 mm

Type de gare amont : Satellit Tôles
Diamètre de poulie retour : 4900 mm

Sens de montée : Droite
Type d'embarquement : Perpendiculairement à la ligne
Nombre de pylônes : 16 (12 supports - 3 compressions - 1 support/compression)
Largeur de la voie : 5,7 m
Type de véhicules : Sièges Doudouk6
Dispositifs d'accouplement : Pinces débrayables Oméga T
Nombre de véhicules : 61

Caractéristiques du câble

Fabriquant du câble : Trefileurope
Date de pose : 2014
Diamètre du câble : 42 mm
Type de câblage : Lang
Composition : 6×26 fils

La gare aval

La gare aval est située en contrebas du carrefour des pistes dit de la Féma, à quelques mètres de l’arrivée de la télécabine du Vieux Moulin. Du fait de la position reculée de la gare le plus possible pour laisser de la place aux pistes, l’embarquement se fait dans le contour, obligeant la file d’attente à se coller le long du télésiège.
La gare aval fournie par Poma est, comme dit précédemment, l’une des premières du type Satellit possédant une innovation de l’année 2000 : le bardage en bois de la sous-face. Les parts-belles sont plus classiquement réalisées en tôles de couleur blanches sur lesquelles viennent s’ajouter en sérigraphie rose le nom de la station ainsi que celui du télésiège. Les tympans avant et arrière sont constitués de vitres en plexiglass et de montants métalliques.
Côté technique, la gare est motrice tension. La partie motrice est très classique pour du Poma avec un moteur électrique de 612 kW, un réducteur Poma Kissling et un moteur thermique de secours. La tension est effectuée grâce à un vérin hydraulique, situé vers l’arrière de la gare.
L’appareil étant très fréquenté, la SE2MC (exploitant du domaine skiable) a procédé à l’installation d’un système de détection du positionnement du garde-corps en sortie de gare qui fait retentir une sonnerie s’il n’est pas fermé. Un panneau à LED complète pour plus d’informations et de sensibilisation. Egalement, Poma a fourni des portillons de cadencement résistants aux appuis des skieurs pour plus de sécurité sur la plateforme d’embarquement.
A noter que, de l’autre côté de la gare (côté piste noire M.J. de la Berche), passait l’antique télésiège de la Berche (1968-2007) qui possédait sa gare amont au niveau du P3 du télésiège du Solert.

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Vue générale de la zone de la Féma.

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Le départ du télésiège du Solert vu depuis la télécabine du Vieux Moulin.

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A droite l'accès au télésiège et à gauche la piste noire M.J. de la Berche.

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La gare aval et les deux premiers pylônes.

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Un véhicule sortant de la gare aval.

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Vue générale de la zone de lancement des sièges.

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Arrivée à la file d'attente.

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Arrivée d'un siège en gare.

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Les deux premiers pylônes vus de profil.

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La gare de type Satellit.

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Les trompettes d'entrée et de sortie des pinces et la plateforme pour la maintenance.

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La zone d'embarquement.

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Les portillons d’accès.

La ligne

La ligne est relativement régulière tout au long de la montée, hormis au niveau du P8 où la montée se durcit. Elle est assez soumise au vent puisqu’elle est située quasi-intégralement hors de la forêt.
Nous retrouvons une ligne classique de Poma avec des pylônes tubulaires classiques des années 2000 et une numérotation jaune sur fond bleu.
De manière à ne pas gêner les pistes traversées en sortie de gare aval, deux pylônes compression consécutifs ont été installées afin d’élever rapidement la ligne.
A l’arrivée, deux pylônes supports ramènent la ligne horizontalement. Ils sont pourvus de tôles blanches orientés dans la sens du vent général de manière à éviter toute déformation due au gel.

Poma a équipé la ligne de 16 pylônes, dont 12 supports, 3 compressions et 1 support/compression comme ceci :
P1 : Compression
P2 : Compression
P3 : Support
P4 : Support
P5 : Support
P6 : Support
P7 :Support
P8 : Compression
P9 : Support
P10 : Support
P11 : Support/Compression
P12 : Support
P13 : Support
P14 : Support
P15 : Support
P16 : Support

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Le début de la ligne.

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P1 et P2 : Compressions.

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Sortie de gare.

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P3 : Support.

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Tête du P3.

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Portée P3-P4.

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P4 : Support.

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Portée P4-P5.

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P5 : Support.

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Portée P5-P6.

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P6 : Support.

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Portée P6-P7.

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P7 : Support.

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P8 : Compression.

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Tête du P8.

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Portée P8-P9.

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P9 : Support

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P10 : Support.

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Portée P10-P11.

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P11 : Support / Compression.

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Tête du P11.

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P12 : Support

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Portée P12-P13.

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P13 : Support.

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Portée P13-P14.

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P14 : Support.

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Portée P14-P15.

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P15 et P16 : Supports.

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Avant la gare amont.

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Arrivée en gare.

La gare amont

La gare amont est la station retour de l’appareil. Elle est implantée sur la bosse du Solert, à peu près au même endroit que l’ancienne arrivée du téléski du Solert. Cette gare n’est ni motrice, ni tension mais la poulie de retour est déplaçable de manière à régler durablement la tension du câble lors des différentes phases de sa vie (allongement, usure, ...). Dans cette gare est présent le cadenceur (de type +/- vite) qui permet à ce que les sièges soient espacés à l’identique tout au long de la ligne. La gare amont reprend le même schéma visuel que la gare aval, avec les parts-belles recouvertes de tôles blanches avec le nom et type de l’appareil ainsi que le logo de la station comme sérigraphie de couleur rose. Ainsi habillé, la gare se fond aisément dans le paysage hivernal. Non loin de la gare se situe un petit poste pour la sécurité des pistes, totalement indépendant du télésiège.

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La gare et la zone de débarquement.

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Vue générale de l'aire arrière de la gare.

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La gare et les deux derniers pylônes.

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Le poste de conduite, la gare et le poste de secours.

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Le poste de conduite.

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La gare est équipée d'un rail de stockage.

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La fin de la ligne et la gare amont.

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La gare vue en contre-plongée.

Les véhicules et pinces

Les sièges et les pinces, malgré la nouvelle gamme de télésiège débrayable Phoenix lancée en 2000, restent identiques à ceux de la gamme précédente, l’Oméga T. Les sièges sont donc des Doudouks6 accueillant jusqu’à 6 personnes simultanément. Les pinces sont de type Oméga T.
Lors de la saison 2014/2015, des systèmes anti-sous-marinage (de type U-block fabriqués par Poma) ont été installés pour une assise de chaque siège.
A l’été 2015, à cause d’une violente coulée de boue lors de la grande inspection du télésiège, plusieurs pièces des sièges ont été emportées et rendues inutilisables comme certains arceaux, gardes-corps, assises, etc. De ce fait, pour la saison 2015/2016, les sièges sont en partie neufs. A cette occasion, toutes les assises ont été changées avec désormais une alternance de rouge et de noir et davantage de systèmes U-block ont été installés (2 ou 3 par sièges).
Les pinces sont considérées comme auto-dégivrantes puisque le simple fait de comprimer les ressorts suffit à casser le givre.

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Un véhicule en ligne.

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Une pince en ligne.

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Une pince vue de dessous.

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Le capteur de positionnement du garde-corps.

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La balise présente sur le garde-corps.

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Le panneau à LED signalant la fermeture ou non du garde-corps.

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La nacelle de service.

Vues depuis les abords du télésiège…

Quelques photos de ce télésiège vu depuis les nombreuses pistes qu’il dessert.

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L'unique pylône (P11) à la fois support et compression de la ligne vu depuis les pistes.

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La fin de la ligne et la vallée vus depuis la piste rouge M.J. du Solert.

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Le rétablissement de la ligne entre les pylônes 10 et 11.

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Accentuation de la pente après l'enchaînement des pylônes 7 et 8.

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Passage de la ligne au-dessus de la piste bleue de la Familiale.

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Le P5 vu depuis la piste bleue de la Familiale.

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Vue sous la ligne depuis l'ancien emplacement de la gare amont du TSF2 de la Berche.

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La ligne vue depuis le début de la piste noire M.J. de la Berche.

5 → Solert, un axe vital renouvelé pour un succès escompté...

En conclusion, le télésiège du Solert a trouvé toute son utilité dès sa première année d’exploitation. Il permet désormais d’enchaîner des rotations sur des pistes variées tout en permettant d’extraire les skieurs venant de la télécabine du Vieux Moulin. Acheminant également les skieurs vers le télésiège de la Met, son utilité n’est aujourd’hui plus à démontrer puisque l’affluence peut s’y faire sentir aux heures de pointe en haute saison. Actuellement, le passage à son débit définitif (de 2400 à 2700 personnes/heure) est souhaitable par l’ajout de 8 sièges. Le premier télésiège débrayable 6 places de la Haute-Maurienne est donc un pari réussi !

Image
La ligne vue depuis la piste rouge M.J. du Solert.

Je tiens à remercier Bovinant pour la mise à disposition de ses clichés ainsi que le personnel d’exploitation du télésiège pour son accueil et sa gentillesse.

Bannière : Jacky Carlingue
Photos : valcelouis et Bovinant
Texte et mise en page : valcelouis
Date des photos : 23 février 2014 et 15 février 2016

© valcelouis 2016 – Tous droits réservés



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