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 TSF2 du Glacier des Bossons

Chamonix-Mont-Blanc - Autres sites (Vallée de Chamonix)

Poma

T3 ES
Description rapide :
A Chamonix, la plupart des sites touristiques de la vallée sont aujourd´hui gérés par la Compagnie du Mont-Blanc (CMB) mais il demeure toujours quelques remontées mécaniques tenues par des exploitants indépendants. La plus intéressante d´entre elles reste certainement le télésiège du Glacier des Bossons, qui conduit les touristes et randonneurs au pied du glacier du même nom. Un appareil construit à l'initiative du champion de ski James Couttet et dont l´ancien domaine skiable a accueilli en 1962, les Championnats du Monde de Ski alpin. Un si pittoresque doyen des télésièges biplaces Poma de France qui méritait bien, de par sa riche histoire, un reportage complet !

Mise en service en : 1960

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Auteur de ce reportage : lolo42
Section écrite le 04/07/2012 et mise à jour le 26/10/2016
(Mise en cache le 26/10/2016)

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Télésiège du Glacier des Bossons Chamonix
Capitale mondiale de l’alpinisme, Chamonix s’impose comme un site incontournable de Haute-Savoie été comme hiver. La ville tient sa notoriété de sa situation au cœur de la vallée de l’Arve, face au mont Blanc. La station s’ouvre au tourisme dès le début du XXe siècle avec la construction du chemin de fer à crémaillère du Montenvers conduisant les estivants à la Mer de Glace. Dès la fin de la Première Guerre mondiale, les palaces fleurissent. En 1924, Chamonix accueille les premiers Jeux olympiques d’hiver et met en service le premier téléphérique de France sur les pentes de l’aiguille du Midi. Il faut cependant attendre 1955 pour que le prestigieux appareil contemporain desserve enfin le sommet en lui-même à près de 3 800 mètres d'altitude. L’appareil, de renommée internationale, constitue aujoud'hui un passage obligé pour les touristes de la vallée.

En hiver, la station est connue pour ses nombreux itinéraires hors-pistes, dont le célèbre circuit de la vallée Blanche. Le ski de piste se pratique quant à lui sur plusieurs domaines distincts de taille moyenne : sur les pentes sportives des Grands Montets, au départ du village d’Argentière, ou face au mont Blanc, sur le versant ensoleillé du domaine de Brévent-Flégère, directement accessible depuis le centre-ville. Les familles se tourneront pour leur part vers le domaine de Balme, situé en bout de vallée.

Si la plupart des sites touristiques importants sont aujourd’hui gérés par la Compagnie du Mont-Blanc (CMB), il demeure toujours quelques remontées mécaniques tenues par des exploitants indépendants. La plus intéressante d’entre elles reste certainement le télésiège du Glacier des Bossons, qui conduit les touristes et randonneurs au pied du glacier du même nom. Un appareil construit à l'initiative du champion de ski James Couttet et dont l'ancien domaine skiable a accueilli il y a 50 ans tout juste, les Championnats du Monde de Ski alpin. Un si pittoresque doyen des télésièges biplaces Poma qui méritait bien, de par sa riche histoire, un reportage complet !

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Vue sur Chamonix et le massif du Mont-Blanc depuis le versant de La Flégère. De gauche à droite : l'aiguille du Midi,
le mont Blanc, le dôme et l'aiguille du Goûter et, en contrebas, le glacier des Bossons. (CC-BY-SA Simo Räsänen)


Sommaire

- Les Bossons : histoire d'un glacier et d'un hameau
- Le télésiège de James Couttet
- Le domaine des Championnats du Monde de ski alpin 1962
- La gare aval du télésiège
- Une ligne pittoresque
- Les points d'intérêt à l'arrivée du télésiège
- Un patrimoine !





Les Bossons : histoire d’un glacier et d'un hameau

Le glacier des Bossons : première attraction de la vallée

Le télésiège du Glacier des Bossons est situé à quelque deux kilomètres en aval de la ville et permet, comme l’indique son nom, de partir à la découverte du magistral glacier des Bossons. Point de mire de la vallée de Chamonix, cette imposante cascade de glace - la plus longue d’Europe - prend naissance sur le versant nord-ouest du mont Blanc entre les roches Rouges (4 364 m) et le dôme du Goûter (4 304 m) et s’épanche en direction de la vallée sur 7,8 km. Malgré son retrait, il reste le glacier qui dispose de la langue terminale la plus basse des Alpes.

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Schéma de situation du télésiège du Glacier des Bossons.


Monumental, majestueux, un brin mystérieux, le glacier des Bossons attire l’œil du montagnard comme du visiteur. On ne manque pas de noter le contraste saisissant entre les vertes forêts qui le bordent directement et la blancheur de sa glace pure. Déjà, au XIXe siècle, les premiers touristes venus découvrir les beautés du massif du Mont-Blanc s’attardent sur la terrasse panoramique du chalet-buvette construit sur son flanc pour admirer au plus près ce géant de glace. Sa langue terminale descend alors très bas et l’attraction principale de la vallée est de réaliser la traversée entre ce chalet-buvette, côté montagne de la Côte, et celui du Cerro, sur l’autre rive. La première grotte de glace est creusée dans le glacier des Bossons vers 1865, soit bien avant celle de la Mer de Glace. Implantée à proximité du chalet-buvette, la grotte est retaillée chaque été. Son exploitation est interrompue durant la période des deux Guerres mondiales, mais perdure, desservie par le télésiège, jusqu’en 1994.

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Outre le tracé du premier téléférique de l'Aiguille du Midi, la carte Vallot établie au début siècle précédent
mentionne la grotte des Bossons ainsi que la traversée du chalet du Glacier à celui du Cerro.

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La grotte du glacier des Bossons. (Auguste Couttet)

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Vue sur le chalet-buvette depuis l'intérieur de la grotte. (DR, coll. Laurent Berne)

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La terrasse du chalet-buvette du glacier et la grotte en arrière plan. (Auguste Couttet, coll. Laurent Berne)


Le hameau des bossons

Au bas du glacier et bien qu’à l’écart de la ville, le hameau des Bossons demeure également un site important de l’histoire de la vallée. C’est d’ici que Jacques Balmat et le Docteur Paccard partent, en 1786, pour réaliser la première ascension du mont Blanc. C’est également là qu’est construit, en 1923, le tremplin olympique du Mont, sur lequel se courent l’année d’après les épreuves de saut des premiers Jeux olympiques d’hiver.

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Le tremplin du Mont durant les Jeux olympiques de 1924. (Auguste Couttet, coll. Laurent Berne)




Le télésiège de James Couttet

James Couttet : des trophés au télésiège

Les Bossons sont également le village de naissance du champion James Couttet. James naît en 1921 de parents agriculteurs. Les hivers, les gamins du hameau se retrouvent sur les champs enneigés des fermes et s'amusent à dévaler les pentes sur de rudimentaires planches de bois. Son frère l'initie rapidement au saut à ski sur le tremplin olympique. L’adolescent s'avère très doué et est convié à suivre les entraînements de l'équipe de France de ski alpin sur le glacier du Tour en 1937. L'année suivante, il devient champion du monde de descente dès l'âge de 16 ans et demi ! James Couttet domine les premières courses de l'après-guerre avec trois victoires à l'Arlberg-Kandahar en 1947, 1948 et 1950 et deux K de diamant. Il entraîne durant 11 ans l'équipe de France et se retire finalement des compétitions en 1955. Pour autant, James reste très attaché au monde du ski et à sa vallée de Chamonix. Il négocie en 1958 avec quelques propriétaires du hameau des Mossous pour installer, sur les prairies situées au pied du Brévent, un petit téléski à perches débrayables. A la fin des années 1950, alors que le ski de piste attire désormais le grand public, il entreprend la création d’une remontée mécanique aux Bossons même, le hameau de son enfance, sur les pentes du Mont, là-même où il a fait ses premiers virages. Il faut dire que depuis la fermeture du téléphérique des Glaciers en 1951 (le premier téléphérique de l’aiguille du Midi) et de son mythique domaine skiable sur lequel s'était brillamment illustré James lors du Kandahar 1948, il n’existe plus aucune piste qui permette la pratique du ski alpin sur le versant nord de la vallée, pourtant plus propice à un meilleur enneigement que le versant des aiguilles Rouges, exposé plein sud. Durant la saison estivale, l'appareil permettra aux estivants de s’approcher sans effort au plus près du glacier et donnera accès à la grotte.

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James Couttet lors de sa victoire sur la piste des Glaciers en 1948. (DR, Coll. Monchu)


James Couttet se rapproche de Jean Pomagalski qui lui propose l’installation d’un télésiège. L'entreprise de l'ingénieur grenoblois souhaite diversifier son offre en s’ouvrant au marché des télésièges fixes biplaces et propose au champion chamoniard un produit sur lequel travaille depuis 1958, et dont cinq exemplaires ont été mis en service aux USA en 1959 notamment à Snow Basin. A Chamonix, le chantier de James Couttet, situé en fond de vallée et facilement accessible, est le projet idéal pour la réalisation d’un premier appareil français. Les travaux sont menés tambour battant à compter de la fin de l’été 1960. Ils se déroulent en même temps que ceux du télésiège Little KT-22 de Squaw Valley, mais également de la Combe des Juments à La Clusaz, pour lequel Jean Pomagalski a également remporté le contrat de construction quelques temps après celui des Bossons.

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Publicité Poma présentant le futur télésiège. (DR, collection Denis Cardoso)

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La gare aval en construction. (DR, collection Denis Cardoso)

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Le télésiège du Glacier des Bossons durant les premières années d'exploitation. (DR, coll. Laurent Berne)

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Le télésiège au pied de la majestueuse aiguille du Midi. (DR, coll. Laurent Berne)

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Plaquette publicitaire pour l'exploitation estivale du télésiège. (DR, coll. Denis Cardoso)


La première série de télésièges biplace Poma

Bien que premier télésiège biplace livré par Poma, l'appareil du Glacier des Bossons est un produit abouti. Il est équipé d'une gare motrice-tension, de pylônes tubulaires, de balanciers standardisés et de sièges "carrés" qui seront reconduits quasiment à l'identique sur des appareils livrés par le constructeur isérois durant plusieurs années. Pour autant, ce télésiège se distingue des autres par la présence, sur ses sièges, d'une casquette de couleur vive (rouge, jaune ou bleue) qui protège les passagers des mauvaises conditions météorologiques. Cet élément prototype produit sur mesure par Sigma Plastique, alors sous-traitant de Poma (qui fait aujourd'hui partie prenante du groupe) ne sera, au final, reconduit sur aucun autre appareil. Non-présents initialement, ces casquettes colorées sont cependant rajoutées rapidement et constituent, aujourd'hui encore, la signature visuelle du télésiège du Glacier des Bossons. Notons que, par la même occasion, le téléporté testera également durant quelques temps, quelques sièges à bulle relevable (également Sigma) avec jupe en verre et polyester et cockpit en plexiglas.

L'appareil constitue un pari réussi pour la société Poma qui amorce avec ce premier téléporté un nouveau virage : les commandes de télésièges affluent les saisons suivantes et, dès 1964, les ateliers de l’entreprise implantée à Fontaine, près de Grenoble, occupent une surface de près de 20 000 m².

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Première année d'exploitation pour le télésiège. Le bâtiment n'est pas encore construit.
Notons que la vue est un photo-montage : la vue est inversée et le siège à bulle a été rajouté par Poma (DR, coll. Laurent Berne)

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Le télésiège et ses emblématiques casquettes colorées. (DR, coll. Monchu)

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Un siège carré à casquette bleue au départ de la gare aval dans les années 1980. (DR, coll. Monchu)

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Le télésiège étrenne, pour essais, quelques premiers modèles de siège à bulle Sigma. (DR, coll. Denis Cardoso)

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Publicité Poma montrant la fabrication d'une gare de télésiège dans les nouveaux ateliers de Fontaine. (DR, coll. Laurent Berne)


Après l’installation de ce télésiège, le créatif James Couttet poursuit quant à lui son investissement en matière d’aménagement de remontées mécaniques. Avec son ami Denis Creissels, ingénieur, concepteur de solutions de transport par câble, ils imaginent un téléphérique sous-marin qu’ils baptisent « Téléscaphe ». Le projet trouve sa concrétisation dans la calanque de Callelongue, à proximité de Marseille où, dès 1967, six cabines panoramiques étanches emmènent les touristes sous l’eau pour trajet de 500 mètres. Mais eu égard aux coûts d’exploitation et d’entretien élevés, le « téléphérique sous-marin » doit fermer ses portes dès 1968 (plus d'informations sur le Téléscaphe ici). James Couttet choisit alors de se consacrer entièrement à la vie de son télésiège aux Bossons.

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La famille Couttet et le télésiège du Glacier des Bossons. (DR)


Le domaine des Championnats du Monde de ski alpin 1962

La piste du Mont

Chamonix organise en 1962 les Championnat du Monde de ski alpin et James Couttet en est le Directeur général des épreuves. Lorsqu'il conçoit l'aménagement des Bossons, James a en tête d'y organiser plusieurs épreuves de slalom. Il fait tracer le long du télésiège la piste du Mont, un parcours de 1 200 mètres de longueur qui se distingue par sa pente atteignant 75 % dans le mur de départ.

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L'affiche des Championnats du Monde de ski alpin 1962. (DR, coll. Monchu)

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La piste du Mont fraîchement défrichée : les traces du passage des engins sont encore visibles. (DR, coll. Laurent Berne)

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La piste du Mont enneigée : on peut apercevoir la banderole qui marque l'arrivée de la piste. (DR, coll. Monchu)

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La piste reçoit d’abord, le 11 février, le slalom spécial dames, remporté par l’Autrichienne Marianne Jahn, qui domine, chez les femmes, la compétition. Elle rafle également, le 14 février, la victoire du slalom géant à une toute jeune espoir du ski féminin français : Marielle Goitschel, de Val-d'Isère, qui avait pourtant remporté la première manche.


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Marianne Jahn, vainqueur du slalom spécial et géant chez les Dames, et la déception de Marielle Goitschel. (DR, coll. Laurent Berne)


Entre temps, les Bossons accueillent le 12 février, l’épreuve du slalom Messieurs. La piste du Mont est préparée sur 562 mètres de longueur pour 202 mètres de dénivelée. 74 portes sont à passer pour la première manche et 69 pour la deuxième. En pleine tempête, sous une température glaciale de -10°, le Chamoniard Charles Bozon s’élance devant son public et remporte l’épreuve avec un chronomètre à 2 min 21 s 67. La victoire de l’enfant du pays achève de parfaire la réputation du domaine de ski alpin des Bossons.

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Charles Bozon gagne le slalom des Championnats du Monde 1962. L’événement fait la une de Paris Match. (DR, coll. Laurent Berne)

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Publicité de 1969 pour le domaine skiable. (Coll. Monchu)

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Au départ du télésiège dans les années 1960. (DR, coll. Laurent Berne)

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La piste et le tremplin dans les années 1960. (DR, coll. D. Cardoso)


La vie du domaine skiable des Bossons

Outre la piste du Mont, le chemin carrossable desservant la gare amont est lui aussi aménagé et transformé, l’hiver venu, en piste bleue à vocation plus familiale. Le télésiège dessert également le tremplin olympique, toujours utilisé pour les entraînements et les compétitions. L’exploitation du domaine se poursuit bon gré mal gré au fil des saisons hivernales plus ou moins enneigées. En 1980, la société d’exploitation des Bossons commande même un nouveau téléski à Poma. L’appareil, d’une longueur développée de 500 mètres dessert la vaste prairie en pente douce au pied du tremplin, idéale pour s’initier à la pratique du ski. Le télésiège bénéficie également de quelques aménagements et ses pylônes reçoivent des potences de décablage.

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Plan des pistes du domaine des Bossons dans les années 1980. Notons que contrairement à ce que peut laisser
croire le plan, les deux téléskis des Pélerins ne sont pas situés au niveau du domaine des Bossons. (coll. Monchu)

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Publicité pour le domaine des Bossons dans les années 1980 vantant le nouvel appareil pour débutants. (Coll. D. Cardoso)

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Le téléski commandé à Poma dans les années 1980 permet au public débutant
de venir s'initier au ski sur le domaine des Bossons. (DR, Coll. D. Cardoso)

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La piste du Mont dans les années 1980. Des potences de décablage ont été rajoutées sur les pylônes. (DR, Coll. D. Cardoso)


Le domaine tout entier est requalifié. Les pistes bénéficient d’un traitement au sol, des végétaux sont plantés sur les abords pour permettre une conservation optimale de la neige et un réseau d’enneigeurs est mis en place. La piste des Championnats du Monde reçoit la couleur noire et une variante de la piste bleue reçoit pour sa part la couleur rouge. En 1991, on installe même l’éclairage pour la pratique du ski nocturne et, 3 ans plus tard, le télésiège est rénové en profondeur : on remplace à cette occasion la gare aval et les sièges.

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Plan des pistes du domaine des Bossons dans les années 1990. (Google/CNES/SpotImage)

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Utilisation du télésiège pour la desserte du tremplin olympique dans les années 1990.
On note que la végétation repousse sur le côté de la piste du Mont. (DR, coll. D. Cardoso)


James Couttet décède en 1997, mais le télésiège qu’il a créé reste exploité par la famille. La société doit cependant faire face à quelques aléas. En février 1999, une avalanche détruit la partie supérieure du téléski. On s’aperçoit par ailleurs que l’eau du réseau d’enneigeurs, issue du torrent des Bossons formé au bas du glacier, est très corrosive et met à mal le matériel qui doit subir régulièrement d’importantes réparations. Par ailleurs, le télésiège doit également passer une nécessaire, mais coûteuse grande inspection. Eu égard aux dépenses à engager, la petite société familiale doit finalement se déclarer en faillite. L’appareil est cependant racheté par la commune de Chamonix en 2007 qui fait réaliser l'année suivante la grande inspection du téléporté. L’exploitation du télésiège est depuis assurée, moyennant une redevance communale, par la Société d'Exploitation Touristique de La Vormaine, une autre petite structure familiale, détenue par la famille chamoniarde Ducroz, qui gère également, depuis 55 ans, le domaine pour débutants situé au bas du secteur de Balme, au niveau du hameau du Tour. L’exploitation hivernale, reste cependant abandonnée.



La gare aval du télésiège

La gare de départ en 1960

Le départ du télésiège est implanté à 1 036 mètres d’altitude en contrebas du glacier des Bossons, à proximité de la raquette du tremplin olympique du Mont, dans une prairie bucolique loin de l’activité touristique grouillante du centre de Chamonix. Un bâtiment situé dans l’alignement du téléporté et sur lequel l’on peut encore lire « Télésiège du Glacier des Bossons et du Mont Blanc », signale l’appareil.

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Le départ du télésiège du Glacier des Bossons, à l'écart du centre-ville.

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« Télésiège du Glacier des Bossons et du Mont Blanc ».


Cette construction, réalisée peu après l'ouverture, abritait initialement le guichet, un bar-restaurant ainsi que la station de départ de 1960, première gare motrice-tension de télésiège produite par Poma.

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La gare de départ d'origine, abritée dans le bâtiment construit au bas de l'appareil. (DR, coll. LB)

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Plan rapproché sur la station de départ de 1960. (DR, SET La Vormaine)


La particularité de cette station était de reposer sur deux rails au sol. Sa structure était solidaire d’un contrepoids en béton suspendu en arrière à un pylône poussard destiné à assurer la tension du câble. Ainsi, en fonction de la charge, la gare pouvait se déplacer sur son chemin de roulement. Elle disposait de deux moteurs asynchrones. Le premier moteur à 1500 t/min et servait à la marche hiver (2,5 m/s) et le second à 730 t/min était dédié à la vitesse piétons (1,25 m/s). Cette gare prototype se distinguait par ses deux étages de réduction, le dernier étant réalisé par une couronne dentée solidaire de la poulie motrice. Ce système sera rapidement abandonné sur les télésièges Poma produits par la suite au profit d'un unique réducteur animant la poulie en son centre.

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La station Poma motrice-tension de 1960. On remarque à l'arrière le pylône poussard supportant le contrepoids en béton. (DR, SET La Vormaine)

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Gros plan sur la station Poma motrice-tension de 1960. (DR, coll. Laurent Berne)


1994 : installation de la gare Delta

En 1994, cette station de départ vieillissante a été remplacée par une gare Poma Delta HEA 260, implantée plus en amont, juste sur l’avant du bâtiment. Cet ensemble actuel provient du télésiège des Colosses, à La Plagne, un appareil déposé et remplacé en 1991 par un télésiège débrayable. A cette occasion, un chalet en bois dédié a été construit pour héberger le guichet et le poste de conduite. La maîtrise d’œuvre de ces travaux a été assurée par le cabinet Denis Creissels SA.

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La station de départ est désormais implantée en amont du bâtiment.

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La gare et la ligne.

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La station actuelle est une Poma Delta HEA 260 récupérée à La Plagne.

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La station Delta devant le bâtiment.

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La station Delta côté embarquement.

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Le chalet de commandes et du guichet a été implanté juste derrière la gare.

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Gros plan sur la gare, vue de derrière.

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Gros plan sur l'avant de la gare Delta.

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Vue sur l'avant de la gare.

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La gare et son chalet, côté sud-ouest.

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Le fleurissement réalisé par l'exploitant rend l'endroit très accueillant.

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La gare est bien entretenue et a bénéficié d'une remise en peinture.


Visite technique de la station Delta

La gare Delta reste, comme l’ancienne, de type motrice-tension. La tension du câble est réalisée par deux vérins hydrauliques autorisant une course de 1,5 mètre. Ceux-ci sont situés de part et d’autre du corps central qui repose sur deux rails de roulement latéraux. La pression du circuit est gérée par une centrale Volvo située dans l’espace technique de gare. Pour rattraper l’allongement du câble, lorsque le vérin arrive en bout de course, quatre positions permettent de reculer le corps central.

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Le chariot central et un des deux vérins de tension Volvo.

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Chemin de roulement du corps central.

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Tension côté droit.

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Le vérin se prolonge d'une pièce autorisant par 4 fois le recul de la partie motrice pour récupérer l’allongement du câble.

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Gros plan sur le piston gauche.

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La centrale Volvo gérant la pression du circuit hydraulique de tension.


La gare Delta conserve un entraînement avec deux moteurs asynchrones montés en série (de marque CEM) rebobinés en 1994. Le moteur grande vitesse développe 132 kW à 1 500 t/min. Le moteur petite vitesse est à cage et développe pour sa part 64,5 kW à 730 t/min. L’ensemble est accouplé, par le biais de six courroies, à un réducteur Hansen situé en dessous. Les vitesses d’exploitation demeurent identiques à celles de la précédente station mais, l’appareil n’étant ouvert que l’été, il reste habituellement exploité en mode piétons (petite vitesse) à 1,25 m/s.

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Le local de l'entraînement : vue sur le moteur CEM de 132 kW et, en retrait, le moteur thermique.

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Schéma de l'entraînement.

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Les deux moteurs montés en long, avec en bout, les freins et la transmission par courroie au réducteur implanté en dessous.

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Gros plan sur le moteur CEM à cage de 64,5 kW.

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La transmission par courroies.

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Les courroies en entrée de réducteur.

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Entre les courroies et le réducteur : le système de cliquets anti-retour.


Le freinage est réalisé par deux électro-freins de service qui agissent sur un volant situé sur l'arbre rapide en sortie de moteur. Un frein d'urgence, alimenté par une centrale hydraulique dédiée, agit pour sa part sur une piste en périphérie de la poulie motrice.

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Les deux électro-freins sur le volant en sortie de l'arbre rapide.

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Le frein hydraulique d'urgence pris sur une piste sur la poulie motrice.

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La centrale hydraulique du frein d'urgence.


La marche de secours est assurée par un moteur thermique Deutz de 66 ch relié par cardans à un premier étage de réduction dédié. De là, le conducteur engage manuellement la transmission en entrée du réducteur principal via un accouplement à plots comprimés.

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Vue d'ensemble sur la marche de secours : le moteur, son arbre de transmission et, en jaune, le réducteur dédié.

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Gros plan sur le moteur thermique de secours.

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Transmission par cardans.

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L'accouplement à plots comprimés, en entrée du réducteur principal.

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Poulie motrice et galets tachymètre.

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Gros plan sur le galet tachymètre.


Le local des commandes et de la puissance

Les commandes et la gestion de la puissance, situées dans le chalet en bois qui jouxte la station Delta, sont regroupées dans trois armoires installées par la SEMER. Le pilotage de la logique se fait via une centrale Siemens. Les défauts de la ligne de sécurité sont quant à eux gérés par un coffret EGVA DRVA Dual mis en place récemment.

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Gros plan sur le chalet de commandes.

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Les trois armoires puissances et commande installées par la SEMER.

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Le coffret de la ligne de sécurité EGVA DRVA Dual et les commandes principales.

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Les principaux indicateurs et la centrale Siemens.

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A l’intérieur de l'armoire : les disjoncteurs et la logique Siemens.

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Le tableau des commandes de maintenance.

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La gestion de la puissance avec les boîtiers d'isolement et de régulation SEMER.



Une ligne pittoresque

Caractéristiques et évolutions

Le tracé du télésiège du Glacier des Bossons s'étend sur 1 103 mètres suivant la pente. A sa construction en 1960, l'appareil disposait de 13 pylônes tubulaires ; ils sont désormais au nombre de 12 depuis le remplacement de la gare en 1994. Lors de ces travaux, le P1 (2S/4C) en sortie de gare a disparu et le P2 a été remplacé et surélevé. La numérotation reste cependant inchangée, les balanciers 16C intégrés en sortie de la gare Delta étant considérés comme le nouveau P1. Notons que les têtes des P6 et P13, qui subissent des charges importantes, ont également été remplacées.

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Vue du P1 2S/4C supprimé et du P2 d'origine remplacé en 1994. (DR)


La ligne peut se subdiviser en deux partie distinctes : une première partie, de 1 036 à 1 170 mètres, jusqu'au hameau du Mont, ou était jadis installée une station intermédiaire, et une seconde, au profil de pente plus prononcé, qui conduit jusqu'au chalet du Glacier des Bossons à 1 405 mètres d'altitude. A la vitesse de 1,25 m/s les passagers peuvent prendre le temps de profiter de tout le pittoresque du voyage : l'on survole quelques pâturages où paissent tranquillement des vaches, quelques branches se laissent effleurer des pieds, tandis qu'un peu plus haut l'on passe à proximité de plusieurs chalets ou encore au dessus de jardins potagers.

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Vue aérienne du tracé du télésiège. (© Géoportail)

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Profil en long actuel du télésiège du Glacier des Bossons.


Les sièges actuels de la ligne sont des Poma biplaces de type Goutte d'Eau. Ils ont également été installés lors de la rénovation de 1994, et sont donc, comme la gare Delta, issus du télésiège des Colosses de La Plagne. Initialement au nombre de 88, ils sont désormais 80 depuis la grande inspection de 2008, autorisant un débit en mode piétons de 327 personnes par heure parfaitement adapté à la fréquentation estivale du télésiège.

De la gare de départ au hameau du Mont

La partie basse de la ligne longe la raquette d'arrivée du tremplin qui sert de parking du télésiège en période estivale, puis traverse l'ancienne piste des championnats du Monde. La pente reste jusque-là peu prononcée mais s'accentue à partir du P4, où le siège évolue dans une trouée entre les arbres.

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L'embarquement.

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Le conducteur assiste les passagers.

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Portée station Delta - P2.

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Le P2 remplacé en 1994, situé au niveau du parking, au bas du tremplin.

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Le P3.

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Portée P3-P4 et traversée de l'ancienne piste des championnats du Monde.

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La pente s'accentue au passage du P4.

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Le P5. La ligne évolue dans une trouée dans un bois.

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Survol d'une habitation du hameau du Mont au niveau du P6. On remarque la tête remplacée.

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La pente s’amoindrit.

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Les prairies au relief doux du hameau du Mont au niveau du P7.


L'ancienne station intermédiaire

En milieu de tracé, la ligne survole les prairies au relief doux et quelques propriétés du hameau du Mont. Au bout de ce replat, au P8, le siège passe au plus près du sol, au niveau d'une ancienne aire de débarquement. Cette station intermédiaire, de nos jours inusitée, permettait aux skieurs de n'emprunter que la partie basse de la piste du Mont et, ainsi, d'éviter tout le tracé supérieur à la pente nettement plus prononcée. L'arrêt assurait également la desserte du tremplin olympique, situé légèrement en contrebas à quelque 150 mètres.

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Portée P7-P8.

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Au niveau du P8 la ligne passe au plus près du sol.

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Arrivée au niveau de l'ancienne station intermédiaire.

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Le P8 et l'ancienne et rustique cabane du personnel.

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Vue d'ensemble de l'ancienne aire de débarquement au niveau du P9.


L'attaque finale

Le balancier 16C du P9 impulse à la ligne une inclinaison importante qu'elle conservera jusqu'en station amont. La pente maximum atteint dans cette section 74 %. Le tracé évolue tout d'abord au milieu des arbres puis traverse à nouveau l'ancienne piste des Championnats du Monde 1962 au niveau du P12.

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Le balancier 16C du P9 impulse une nouvelle inclinaison à la ligne.

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Dans la potée P9-P10, la pente atteint 74%.

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Le P11.

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Le P12, au niveau de l'ancienne piste des Championnats du Monde.

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Portée P12-P13.

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Le P13 et sa tête remplacée, au niveau de la station amont.


La station amont

La station amont est située en pleine pente, sur une estacade en bois qui domine de 400 mètres les habitations du village des Bossons. L'ensemble est surplombé par le chalet-buvette du glacier, qui se laisse entrevoir entre les arbres, 20 mètres plus en hauteur.
Le dernier pylône, le P13, permet à la ligne de retrouver l'horizontalité sur 15 mètres au niveau de la plateforme où descendent et montent les passagers. Au bout de l'estacade, une poulie fixe montée sur une structure métallique assure le renvoi du câble. Le manque de place en retrait a obligé les concepteurs de l'époque à décaisser le terrain et à bâtir un mur de soutènement conséquent.

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Descente à gauche, embarquement à droite.

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Le renvoi fixe est implanté dans un décaissement.

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Au-dessus du mur de soutènement, le chalet-buvette du glacier se laisse entrevoir.

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Vue sur la station amont.

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Comme en station aval, le personnel assiste les clients pour embarquer ou débarquer.

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La station amont domine de 400 mètres le village des Bossons.



Les points d'intérêt à l'arrivée du télésiège

Le chalet du Glacier des Bossons

A l'arrivée du télésiège, la plupart des estivants rejoignent le chalet-buvette du Glacier des Bossons. L'endroit est situé à quelques pas de la gare, accessible via un large sentier aménagé. A 1 425 mètres d'altitude, sa terrasse panoramique joliment fleurie domine la gorge terminale formée par le glacier. Elle permet de profiter d'une belle vue sur la chute du glacier des Bossons et ses séracs inférieurs, avec en toile de fond la majestueuse aiguille du Midi.

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Arrivée à la terrasse, très fleurie, du chalet du Glacier des Bossons.

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Le chalet du Glacier des Bossons.

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La terrasse domine la gorge creusée par le glacier.

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La vue sur la chute du glacier depuis la terrasse.

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Gros plan sur la langue terminale et l'aiguille du Midi.

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Vue sur la gorge au bas du glacier, en direction du centre-ville de Chamonix.


Le chalet propose une rétrospective de divers événements qui se sont déroulés au niveau du glacier. On y découvre un train atterrissage rendu en 1987 par le glacier, issu du Malabar Princess, l'avion d'Air India qui s'écrasa en 1950 dans le massif du Mont-Blanc. En outre, un sentier thématique bordé de panneaux relate l'histoire du glacier, sa formation, son évolution... On y apprend que son mouvement est, au demeurant, plutôt remuant puisque, indépendamment des tendances climatiques actuelles, le glacier a connu sur ces 50 dernières années plusieurs phases d'avancée. On peut se prendre à rêver du creusement d'une nouvelle grotte dans le futur, mais, malheureusement, l'évolution de ces dernières années montre plutôt une tendance au recul importante (pour l'anecdote, il y a 150 ans, le glacier descendait jusque dans la vallée et menaçait même de couper la route !).

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Le train avant de l'avion Malabar Princess rejeté par le glacier.

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Un sentier thématique relate l'historique du glacier.

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Panneau relatant l'évolution du Glacier de 1942 à 1962.

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Vue sur le glacier depuis le point de vue du sentier.

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Gros plan sur l'aiguille du Midi.


Les sentiers de randonnée

L'arrivée du télésiège est également le point de départ de sentiers balisés de niveaux variés dont les destinations s'étagent tout au long de la montagne de la Côte.

Les promeneurs peuvent rejoindre le Chalet des Pyramides (1 895 mètres d'altitude), situé 475 mètres plus en hauteur, à 1h30 de marche. Cette buvette accrochée à la paroi offre une vue splendide sur la langue terminale du glacier au plus près des séracs. Deux sentiers aménagés évoluant à l'ombre des arbres permettent également de rejoindre, sans trop d'effort, le village des Bossons et la gare aval du télésiège.

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Les différentes possibilités de randonnées au départ du télésiège.

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Direction le chalet des Pyramides.

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Le chalet des Pyramides offre un beau point de vue sur Chamonix. (CC-by-sa-nd B. Djajasasmita)

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Les séracs du glacier depuis les Pyramides. (CC-by-sa Christian)


Les marcheurs confirmés effectuent, quant à eux, une des grandes classiques des randonnées du massif du Mont-Blanc jusqu'à la Jonction (4 heures de marche, 2 590 mètres d'altitude). L'endroit est situé en limite de la montagne de la Côte aux portes de l’environnement glaciaire de haute-montagne et offre des vues grandioses sur le massif et la vallée. Le sentier passe, par ailleurs, à côté du Gîte à Balmat (2 530 mètres d'altitude), un imposant rocher baptisé ainsi à la suite du bivouac effectué en ce lieu par Jacques Balmat et le Dr Paccard lors de la première ascension du mont Blanc.

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Vue sur le dôme et l'aiguille du Goûter depuis La Jonction. (CC-by-sa Christian)



Un patrimoine !

Créé par un champion chamoniard de renom, James Couttet, pour les Championnats du Monde de Ski alpin de 1962 qui ont vu la victoire en slalom de l’enfant du pays Charles Bozon, le télésiège du Glacier des Bossons est le tout premier télésiège biplace construit par Poma en France (avec celui de la Combe des Juments à la Clusaz, qui a été remplacé en 1980). Un véritable patrimoine !

Bien sûr, sa gare de départ originelle est aujourd’hui remplacée, mais l’appareil conserve tout le charme de ces vieilles remontées « à taille humaine ». Avec la grande inspection effectuée en 2008, sa grande rénovation de 1994 et l’entretien rigoureux dont il bénéficie de la part de son exploitant, ce, désormais, plus vieux télésiège de France encore en exploitation a de beaux jours devant lui. Depuis la prise des photos du reportage, les sièges ont d'ailleurs été remplacés par des modèles à arceau neufs.

Il ne faut pas hésiter à sortir du centre de Chamonix et venir prendre un bain d’air et de nature en empruntant ce sympathique appareil qui permet à tout un chacun d'approcher, sans efforts, la plus grande cascade de glace d'Europe et ouvre la voie à de splendides circuits pédestres.

Laurent Berne

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L'atmosphère champêtre du site du télésiège tranche de celle du centre-ville.


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James Couttet au pied de son télésiège dans les années 1990. (DR, coll. Laurent Berne)


Récapitulatif des caractéristiques du télésiège


  • Nom de l'installation : Glacier des Bossons
  • Type : TSF - télésiège fixe
  • Constructeur : Poma
  • Année de construction : 1960
  • Année de rénovation : 1994 (remplacement de la gare Poma M-T de 1960 par une gare Poma Delta, suppression du P1, remplacement du P2, rénovation P6 et P13)
  • Propriétaire : depuis 2007 : Commune de Chamonix-Mont-Blanc - Société du Télésiège du Glacier des Bossons en 1960
  • Exploitant : Société d'Exploitation Touristique de La Vormaine, depuis 2008
  • Exploitation : estivale


  • Altitude aval : 1 036 mètres
  • Altitude amont : 1 405 mètres
  • Dénivelée : 369 mètres
  • Longueur suivant la pente : 1 103 mètres
  • Pente maximale : 74 %
  • Pente moyenne : 35 %
  • Nombre de pylônes : 12 (13 avant suppression du P1 en 1994)
  • Diamètre du câble : 28,5 mm
  • Largeur de voie : 3,20 m
  • Sens de rotation : antihoraire


  • Type de station aval : motrice-tension
  • Modèle de station aval : Poma Delta HEA 260 (depuis 1994)
  • Motorisation principale : 2 moteurs électriques asynchrones CEM de 132 kW (grande vitesse - GV) et 64,5 kW à cage (petite vitesse - PV)
  • Puissance à régime établi : 95,8 kW
  • Moteur de secours : moteur thermique Volvo de 66 ch
  • Tension du câble : dynamique, via 2 vérins hydrauliques à 10 000 DaN, course de 1,5 m


  • Véhicules : siège Poma type Goutte d'Eau (avec casquette de protection pour moitié d'entre eux) depuis 1994 ; sièges Poma type Carré avant
  • Capacité : 2 places assises
  • Attache : pince fixe Poma Mono 2100
  • Nombre de véhicules : 80 (88 avant la grande inspection de 2008)


  • Vitesse d'exploitation : 1,25 m/s en PV ( 2,5 m/s possible en GV)
  • Débit effectif maximal actuel : 327 p/h en PV (654 p/h en GV ; 720 initialement avec 88 sièges)
  • Temps de trajet : 14 min 44 en PV (7 min 9 possible en GV)


Informations pratiques

-Site internet de l'exploitant du télésiège du Glacier des Bossons : www.lavormaine.com
-Ouverture du télésiège : de mi-juin à mi-septembre
-Accès : route N205 - E25 (route principale de la vallée), sortie
Les Bossons - Glacier des Bossons, puis route des Tissières. Arrêt de Chamonix Bus à 100 mètres et gare SNCF des Bossons à 700 mètres.


Mes remerciements
- à la Société d'Exploitation Touristique de La Vormaine, en particulier à Raphaëlle Ducroz et à Pascal, le conducteur, pour leur accueil chaleureux.
- à Monchu et Denis Cardoso pour la mise à disposition de visuels issus de leur collection

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