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 TSF3 des Monts Rossets

Saint-Gervais - Bettex (Arbois-Rochebrune)

Poma

T1 HS
Description rapide :
Télésiège doublant la télécabine Bettex-Arbois sur une plus courte distance et desservant un espace de ski propre.

Mise en service en : 1981
Fin de service en : 2011

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Localisation(s)
Photo

Auteur de ce reportage : j'ib
Section écrite le 07/04/2016 et mise à jour le 09/04/2016
(Mise en cache le 10/04/2016)

Télésiège des Monts-Rossets
Saint-Gervais-les-Bains (74)


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Bienvenue à Saint-Gervais-les-Bains :

La station de ski de Saint-Gervais-les-Bains est située dans la vallée de l'Arve, au dessus de Passy, en Haute-Savoie. Elle partage avec Chamonix et Courmayeur le statut de la plus haute commune d'Europe occidentale du fait que le Mont-Blanc culminant à 4810 mètres est située sur son territoire.
La station fait partie du domaine skiable Évasion Mont-Blanc regroupant plusieurs stations en Savoie et en Haute-Savoie : Megève, Saint-Gervais-les-Bains, Saint-Nicolas-de-Véroce, Les Contamines–Hauteluce, ainsi que les Portes du Mont-Blanc (Megève-Jaillet / La Giettaz / Cordon / Combloux).
On skie entre 850 mètres d'altitude, au village de Saint-Gervais-les-Bains, et 2353 mètres d'altitude au sommet du télésiège du Mont Joly sur le Mont Géroux. Le front de neige principal de la station étant situé à 1457 mètres au lieu-dit du Bettex.

    Le front de neige du Bettex avec à gauche le téléski éponyme, puis la télécabine Bettex-Arbois et le DMC Saint-Gervais – Bettex
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Le domaine skiable est relié avec celui de Saint-Nicolas-de-Véroce. L'ensemble dispose de 51 pistes qui sont accessibles grâce à 25 remontées mécaniques (1 DMC, 1 télécabine, 11 télésiège dont 4 sont débrayables et 12 téléskis). Ces deux secteurs sont également reliés au massif du Mont d'Arbois, situé dans la station de ski voisine de Megève.

    Le secteur de la station le plus fréquenté, le Mont-Joux composé de deux télésièges dont un débrayable
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Enfin Saint-Gervais possède le Tramway du Mont-Blanc ou TMB qui attire beaucoup de touristes en été comme en hiver. Ce dernier permet de rejoindre le Nid-d'Aigle en été à 2372 mètres d'altitude. Il s'agit du point de départ de nombreuses courses d'alpinisme dont l'ascension du fameux Mont-Blanc. On peut aussi accéder au glacier de Bionnassay situé à 20 minutes à pied. Le départ se situe au Fayet à 520 mètres d'altitude, puis passe par Saint-Gervais, le Col de Voza, Bellevue et enfin le Mont-Lachat. En hiver il arrête sa course au niveau de Bellevue à cause du risque d'avalanches trop élevé et permet aussi de rejoindre le domaine skiable des Houches.

L'aménagement du front de neige du Bettex et de ses environs :

L'aménagement du front de neige du Bettex remonte quasiment à la création de la station de ski à Saint-Gervais. En effet c'est en 1936 que Charles Viard décide d'entreprendre la construction d'un des premiers téléphériques de France pour skieurs entre le village de Saint-Gervais-les-Bains à 800 mètres d'altitude et le hameau du Bettex à 1400 mètres d'altitude. L'année suivante, cette personnalité fait installer le second tronçon entre le Bettex et le sommet du Mont-d'Arbois à environ 1800 mètres d'altitude et offrant donc des pistes de ski sur plus de 1000 mètres de dénivelé.
Durant une trentaine d'années, le front de neige restera plus ou moins tel quel jusqu'en 1964 et 1965 que l'exploitant décide d'y implanter deux téléskis à enrouleurs deux places qui se suivent : celui de la Nichée la première année et ensuite celui de la Venaz. Durant les mêmes années, il met en service celui du Freddy entre le pied du Mont-Joux et le sommet du Mont-d'Arbois par Müller.

    A gauche le départ du téléski de la Nichée et au centre la gare intermédiaire des téléphériques menant au Mont-d'Arbois depuis Saint-Gervais-les-Bains
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En 1971, la STMMB (Société des Téléphériques du Massif du Mont-Blanc), alors exploitant du domaine skiable du Bettex, décide d'installer entre le front de neige éponyme et le Mont-d'Arbois une télécabine débrayable quatre places Weber afin de doubler le second tronçon des téléphériques rejoignant ce sommet car le débit proposé par ce dernier s'avérait être insuffisant. En effet, on retrouvait sur ce dernier un débit horaire de 180 skieurs et la nouvelle installation pouvait transporter environ 980 skieurs en une heure. La même année est construit le téléski des Bosses par Poma sur le haut du secteur afin de relier le secteur de Megève plus facilement. L'année d'après l'exploitant décide de remplacer la chaîne de téléskis à enrouleurs de la Nichée et de la Venaz par deux téléskis débrayables Poma dont celui de la Nichée a été renommé « Bettex ». Egalement, la STMMB fait installer un téléski par Weber, se nommant l'Arbois et longeant la partie haute de la télécabine. 1973 est marqué par le remplacement du téléski du Freddy par un nouveau à perches débrayables. En 1977, le téléski de l'Arbois est remplacé par un télésiège fixe deux places Weber sur un tracé plus long et déplacé sur la crête du Mont-d'Arbois afin de créer le téléski du Col. Pour terminer cette décennie, Saint-Gervais a mis en service en 1979 un petit téléski fixe se nommant « l’École » sur la gauche du front de neige.

    Le front de neige du Bettex avec la télécabine éponyme au centre, le second tronçon des téléphériques du Mont-d'Arbois plus à droite, et encore plus à droite un pylône du téléski débrayable du Bettex
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Puis en 1981, la STMMB ouvre un nouveau secteur de ski sur la droite du front de neige à la limite communale avec Combloux. Elle y construit un télésiège fixe trois places Poma se nommant les « Monts-Rosset ». 1984 est marqué par la suppression du premier téléphérique de Saint-Gervais reliant le village au Bettex et mis en service en 1936 par un double monocâble Poma équipé de cabines vingt places et réutilisant les pylônes en treillis de l'ancien appareil. L'année d'après est installé un autre télésiège fixe trois places entre les Monts-Rosset et le front de neige, c'est celui de la Pierre Plate. 1989 est également marqué par le remplacement du téléphérique et de la télécabine du Bettex – Arbois, construits en 1937 et 1971 par une télécabine débrayable douze places possédant un débit horaire de 3000 skieurs contre les 1200 proposés antérieurement. La télécabine Weber n'a été démontée que quelques années plus tard, afin de pouvoir combler les éventuelles pannes du nouvel appareil.

Monts-Rossets : Entre ski propre et liaison

Le télésiège des Monts-Rossets était situé à l'extrémité droite de la face Nord du Mont-d'Arbois, en contrebas du front de neige du Bettex à la limite communale avec Combloux. Ce dernier avait été construit en 1981 par Poma et démantelé en 2011.
Cette installation avait plusieurs utilités même s'il était très peu fréquenté du fait de sa longueur, de sa lenteur mais aussi de son exposition. La première était de créer un second accès au domaine d'altitude depuis le front de neige du Bettex. Accessible directement par l'enchaînement des pistes de la Poue Blanche et de la Chenaz, cette solution était par exemple possible lorsque il y avait de l'affluence aux caisses de forfaits du Bettex. Ainsi les clients étaient invités à y descendre afin d'acheter leurs titres de transport à ce télésiège étant donné que des caisses y avaient été installées. Pour ensuite rejoindre le sommet du Mont-d'Arbois il fallait emprunter le télésiège de l'Arbois via la piste rouge de la Clairière. Également il était susceptible de pouvoir servir de « roue de secours » en cas de panne de la télécabine du Bettex-Arbois malgré son faible débit de 1350 personnes par heure. Sa seconde utilité pouvait être aussi de relier le secteur de la Princesse sur Megève depuis le Bettex, le tout rendu possible par la création de la piste bleue de la Prapacot au milieu des années 2000 sur la commune de Combloux et de Demi-Quartier. Enfin il desservait un vaste espace de ski propre sur des pistes variées pour tous types de skieurs. Cependant du fait de sa faible altitude et de l'absence d'un dispositif d'enneigement artificiel, ce télésiège pouvait fermer très tôt dans la saison. Au sommet étaient donc accessibles beaucoup de remontées : sur le front de neige du Bettex et plus en contrebas le téléski de l’École, le double mono-câble de Saint-Gervais – Le Bettex, la télécabine du Bettex-Arbois, le téléski du Bettex ainsi que le télésiège de la Pierre Plate, puis plus dans les hauteurs on peut rejoindre le télésiège de l'Arbois ou encore le téléski de la Venaz et sur le versant Sud la télécabine de la Princesse et le téléski du Petit-Bois.

Ainsi, pas plus de quatre pistes étaient desservies à son arrivée :

  • La piste rouge de la Marmire : Piste vallonnée en forêt sous ce télésiège.
  • La piste rouge des Clairières : Elle permettait de rejoindre le télésiège de l'Arbois et donc de créer une alternative à la télécabine du Bettex-Arbois.
  • La piste bleue de la Finance : Piste rejoignant le front de neige du Bettex.
  • La piste bleue de la Prapacot : Elle donnait accès à la station intermédiaire de la télécabine de la Princesse sur le massif du Mont-d'Arbois à Megève et ensuite à un large choix d'autres pistes rejoignant la gare aval de cette télécabine.


Voici sa situation sur le plan des pistes :

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Caractéristiques

Caractéristiques Administratives

TSF-Télésiège à attache fixe : MONTS-ROSSETS
Maître d'Ouvrage : STMMB
Exploitant : STBMA
Constructeur : Poma
Année de construction : 1981
Année de démontage : 2011

Caractéristiques d’Exploitation

Saison d'exploitation : Hiver
Capacité : 3 personnes
Débit : 1350 p/h
Vitesse d'exploitation : 2,5 m/s
Temps de trajet : 13 min 32 sec

Caractéristiques Géométriques

Altitude aval : 1272 mètres
Altitude amont : 1745 mètres
Dénivelée : 473 mètres
Longueur développée : 2030 mètres
Longueur horizontale : 1975 mètres
Pente maximale : 57 %
Pente moyenne : 24 %

Caractéristiques Techniques

Gare motrice : Aval
Gare tension : Aval
Gare retour : Amont
Nombre de pylônes : 22
Nombre de sièges : 204
Sens de montée : Droite
Type de G1 : Delta
Type de G2 : Poulie retour fixe
Type de sièges : Goutte d'Eau
Type de motorisation : Courant continu
Type de tension : Hydraulique
Diamètre de la poulie motrice : 3200 mm
Diamètre de la poulie retour : 3550 mm
Espacement des véhicules : 7,2 secondes

Ligne et infrastructures du télésiège des Monts-Rossets

Gare aval :

La gare aval était la station motrice – tension de l'installation. Elle était située à 1272 mètres d'altitude au lieu dit des « Monts-Rossets » plus en contrebas de celle du télésiège de la Pierre Plate et à côté des caisses de forfait. Cette dernière marquait la fin de la piste bleue de la Chenaz et de la piste rouge de la Marmire.
On retrouvait une infrastructure de type Delta qui avait la particularité de reposer au sol sur des fûts métalliques en forme de « A » et peints en verts. C'est ici qu'était mis en mouvement le câble grâce à un moteur électrique à courant continu mais aussi qu'était effectuée la tension dynamique du câble via deux vérins hydrauliques placés sur les extrémités de la gare.

    La gare aval vue depuis la fin de la piste rouge de la Marmire
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    La gare aval vue de trois-quarts depuis la fin de la piste bleue de la Chenaz
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    La gare aval vue de face
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La ligne :

La ligne était longue de 2030 mètres et se composait de 22 pylônes dont un portique (le premier) et de couleurs verts foncés. Le relief était assez prononcé dès la sortie de la gare et ce jusqu'au troisième pylône qui permettait de passer dans une partie un peu plus plane. Le sixième ouvrage, composé de balanciers de type supports/compressions, redressait un peu la ligne à travers une lignée créée à l'occasion dans la forêt. Puis, le huitième pylônes remet légèrement à plat la ligne et laisse le relief à pente plus ou moins constante jusqu'au douzième pylône. Ici on se retrouve en plein dans un forêt où le relief est quasiment nul. Un peu avant de traverser la piste bleue de la Finance au quinzième pylône, la ligne se met à descendre jusqu'aux pylônes dix-sept, dix-huit et dix-neuf qui entame la montée finale qui est la plus raide. Trois pylônes permettent ensuite la remise à l'horizontale du câble en direction de la gare amont.

Caractéristiques de la ligne (Pour certains pylônes le nombre de galets étant inconnu ; ainsi il sera représenté par la lettre x) :

  • G1 : xC/xC
  • P1 : xC/xC
  • P2 : 4S/4S
  • P3 : xS/xS
  • P4 : xS/xS
  • P5 : xS/xS
  • P6 : 4SC/4SC
  • P7 : xS/xS
  • P8 : xS/xS
  • P9 : 4SC/4SC
  • P10 : xS/xS
  • P11 : xS/xS
  • P12 : xS/xS
  • P13 : xS/xS
  • P14 : xS/xS
  • P15 : xS/xS
  • P16 : xS/xS
  • P17 : xC/xC
  • P18 : xC/xC
  • P19 : xC/xC
  • P20 : 8S/8S
  • P21 : xS/xS
  • P22 : xS/xS

    La ligne vue depuis l'aval avec le premier pylône portique
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    Tête du pylône 2
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    P3
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    P4
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    P5
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    P6
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    P7
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    P8
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    En approche du P9
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    P10
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    P11
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    P12
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    P13
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    P14
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    P15 et passage au dessus de la piste bleue de la Finance
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    P16
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    Portée P16 - P17
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    P17
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    P18
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    P19
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    P20
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    Tête du pylône 20, P21 et P22
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Gare amont :

La gare amont était la station retour de l'installation. Elle était située à 1745 mètres d'altitude en contrebas de l'arrivée du téléski des Bosses sur la piste bleue de la Finance et au niveau des départs des pistes de la Clairière et de la Prapacot.
L'infrastructure était une classique poulie retour fixe peinte en vert.

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Sièges et pinces

Le télésiège des Monts-Rossets était équipé de 204 sièges de type Goutte d'Eau pouvant accueillir jusqu'à trois personnes. L'assise et le dossier sont faits de cuir directement posé sur des lattes métalliques.

    Un siège du télésiège de la Pierre Plate identique à ceux des Monts-Rossets
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Ils étaient reliés au câble par des classiques mono-pinces fixes.

    Une pince du télésiège de la Pierre Plate identique à ceux des Monts-Rossets
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Le télésiège des Monts-Rossets vu depuis les pistes

    La portée P4 - P5 vu depuis la piste rouge de la Marmire
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    Le pylône 3 au loin vu depuis la piste rouge de la Marmire
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Un télésiège inefficace

Le télésiège des Monts-Rossets, construit en 1981 par Poma, permettait donc la desserte d'un espace de ski propre tout en étant un second moyen d'accès au sommet du Mont-d'Arbois avec le télésiège de l'Arbois et une alternative à la télécabine du Bettex-Arbois en cas de forte affluence. Cependant ce téléporté était extrêmement long (2030 mètres) pour une vitesse pas très élevé (2,5 mètres par seconde) et un confort assez moindre. De plus le débit était très faible par rapport à toutes ses utilités (1350 personnes par heure), ce qui fait qu'il était très peu fréquenté voire même délaissé par la clientèle. Il fut donc décidé de le remplacer au cours de l'été 2011 après 30 années de bons loyaux services par un télésiège débrayable six places de manufacture Poma sur le même et avec des capacités de transport bien supérieures : vitesse de ligne de 5 mètres par seconde, débit horaire pouvant aller jusqu'à 2645 skieurs, sièges confortables et adaptés aux débutants …

Evasion Ski & J'ib, Mars 2016

Photos : Evasion Ski & J'ib
Texte, bannière et mise en page : J'ib
Date des photos : 4 mars 2007, 19 février et 22 mars 2008, 31 décembre 2010



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