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 TSF4 de l'Oursière

Les Sept Laux

Montaz Mautino

T2 HS
Description rapide :
Un appareil essentiel du secteur du Pleynet aux 7 Laux

Mise en service en : 1987

Remplacé par l'appareil suivant : Suivre la discussion sur le forum


Localisation(s)
Photo

Auteur de ce reportage : lolo42
Section écrite le 22/03/2008 et mise à jour le 27/03/2016
(Mise en cache le 27/03/2016)

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Le domaine skiable des 7 Laux est situé en Isère au cœur du massif de Belledonne. On y skie de 1350 à 2400 mètres d’altitude sur 2 versants de montagne. A l’est, le versant du Pleynet, côté vallée du Haut Brédat, et à l’ouest le versant Prapoutel et Pipay, surplombant la vallée du Grésivaudant.

Les pistes alternent entre forêts de résineux et environnement de montagne sauvage. L’offre variée, convient aussi bien aux familles, avec des pistes faciles permettant d’évoluer sur tous les versants, qu’aux skieurs confirmés, avec une mention toute particulière pour l’itinéraire quasi mythique des vallons du Pra.

C’est le versant Est qui nous intéresse aujourd’hui avec ce reportage sur le télésiège de l’Oursière.


Situation sur le domaine :

Le télésiège de l’Oursière est situé sur la partie haute du versant du Pleynet. Voici son emplacement sur le domaine skiable (remontée surlignée en rouge gras) :
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Depuis le Pleynet, son accès s’opère par le télésiège débrayable de l’Aigle chainé avec une partie de la piste bleue Rosée des Prés. Depuis les autres sites, on rejoint l’appareil et ses pistes en passant sur le versant Est des 7 Laux via le combi du Grand Cerf ou le télésiège de l’Eterlou.

Le départ de l’Oursière est situé à 1715 mètres d’altitude en limite haute de la forêt de résineux.
L’appareil dépose les skieurs à 2202 mètres d’altitude après franchissement d’un contrefort rocheux, dans lequel est taillé à flanc de parois, un chemin conduisant, quelques dizaines de mètres en contrebas, au col des Oudis, où les aménagements sommitaux (ligne et piste) de ce TSF4 attirent le regard.


Historique de l’investissement :

La construction en 1987 du télésiège 4 places de l’Oursière par Montaz-Mautino s’inscrit dans un schéma d’investissements lourds qui visent à l’époque à renforcer les infrastructures d’accueil et développer aux 7 Laux un ski plus technique; ce dans deux optiques :
-d’une part proposer une offre ski plus large et, plus globalement, des prestations mieux à mêmes de contenter et développer une clientèle de séjours.
-d’autre part mieux toucher la clientèle grenobloise de proximité, essentielle à la survie de la station, qu’un domaine, jusqu’alors, majoritairement composé de pistes relativement faciles ne suffit pas à attirer massivement à la journée.

C’est dans ce cadre là que sont créés, répartis sur les trois sites du domaine, trois télésièges fixes 4 places : celui de la Linguelle (aujourd’hui remplacé par le Combi du Grand Cerf), du Pouta (ouvrant un nouvel espace technique à 2400 mètres), et de l'Oursière.


Rôle sur le domaine :

Ce téléporté assure, au sein du domaine, une double fonction.

En premier lieu il ouvre l’accès à de très beaux itinéraires sur un des secteurs comptant qualitativement parmi les mieux enneigés des 7 Laux. Le télésiège de l’Oursière dessert en effet une agréable piste rouge du même nom, mais est également l’unique accès à la noire du Plan du Pra. De plus, la piste de l’Evêque, nouvellement tracée, permet désormais de rejoindre de façon sécurisée les Vallons du Pra, certes plus en contrebas, mais offrant ainsi un itinéraire noire en pleine nature au cœur de la vallée du Haut Bréda de 700 mètres de dénivelée, directement jusqu’au Pleynet.
Les skieurs moins expérimentés, quand eux, peuvent emprunter la piste bleue de Coulemelle.

Le TSF4 de l’Oursière assure également, depuis le secteur du Pleynet, l’unique accès au Col des Oudis. Principal carrefour haut des pistes des 7 Laux, il est le départ de nombreux itinéraires, et, surtout, permet de basculer sur n’importe quel secteur du domaine.

C’est, de fait, un appareil stratégique du versant Pleynet, et son débit de 1800 personnes à l’heure se révèle souvent un peu juste en haute saison. C’est d’ailleurs l’un des premiers appareils de la station pour lequel a été mis en place un passage individuel, à l’image des passages ESF, assurant un embarquement quasi immédiat aux personnes seules.


Caractéristiques de l’appareil :

  • Nom de l'installation : Télésiège de l'Oursière
  • Type : Télésiège fixe
  • Constructeur : Montaz-Mautino
  • Année de construction : 1987
  • Exploitant : SEMT7L
  • Saison d'exploitation : Hiver


  • Capacité : 4 personnes /siège
  • Nb véhicules : 162 sièges
  • Sens d'exploitation : montée uniquement
  • Sens de montée : droit
  • Temps de Trajet : 11min20s
  • Débit : 1800 personnes/heure
  • Vitesse d'exploitation : 2,3 m/s


  • Altitude Aval : 1715 m
  • Altitude Amont : 2202 m
  • Dénivelée : 487 m
  • Longueur développée : 1432 m
  • Pente Maxi : 61 %
  • Pente Moyenne : 34 %


  • Puissance moteur 315 kW
  • Emplacement Motrice aval
  • Emplacement Tension aval
  • Type Tension hydraulique
  • Tension nominale 16500 daN
  • Pression nominale 164 bar


  • Nb Pylones : 23
  • dont compression : 5
  • dont support/compression : 2

Gare aval :

La gare aval est une tripode Montaz-Mautino des années 80. Elle a récemment reçu sur ses côtés une finition en bardages bois en lieu et place des tôlages métalliques, lui conférant ainsi un aspect plus intégré.
Cette G1 assure de façon hydraulique la tension à 16500 daN de l’appareil grâce à un vérin positionné en arrière de gare, configuration classique que l’on retrouve sur d’autres installations du constructeur (et notamment aux 7 Laux sur le télésiège du Pouta).
Elle héberge également la motorisation électrique de 315 kW de la ligne. Le fonctionnement de l’ensemble s’avère quelque peu bruyant.

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Le vérin assurant la tension :
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La ligne :

Les choix techniques de l’époque ont conduit Montaz-Mautino à mettre en place un nombre élevé de pylônes, notamment de compression (pas moins de 5). On remarquera également sur la dernière partie de la ligne, le passage d'un pylône type support cassant la pente, immédiatement suivi d’un pylône de compression ou la ligne reprend une inclinaison plus forte.

Le premier passage de compression est intégré à la gare et enchaine avec deux pylônes :
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La ligne subit une petite cassure à mis parcours :
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Vue sur la seconde moitiée de la ligne et la piste rouge de l'Oursière :
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La pente preprend dans l’attaque finale avec le passage en compression des P12 et P13 :
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Le P14, un des deux pylones support/compression :
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L’approche du P18 support qui casse la pente et P19 compression qui la reprend immédiatement :
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Ce passage se justifie par l'insuffisance de la déviation, obligeant à prévoir un support en cas de ligne très chargée. Une vue depuis la piste permet de mieux se rendre compte :
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La dernière grande portée :
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Celle-ci passe au dessus de la piste bleue (permettant de rejoindre le col des Oudis depuis la gare amont) tracée à flanc de parois et protégée, côté vide par de solides filets :
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Et pour terminer, l’imposante série des 4 pylônes support P20 à P23 permettant (aidés des balanciers intégrés en G2) de retrouver l’horizontalité :
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Dans le détail se suivent : P20: 8/8, P21: 6/6, P22: 6/6, P23 : 8/8
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Gare amont :

La gare amont est une classique poulie de retour fixe, avec, sur le côté, le poste de commande destiné au conducteur.
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Elle intègre cependant également des galets (6/6) destinés à terminer la mise à niveau horizontale de la ligne, portant ainsi, avec les P20 à P23, à 34 sur chaque brin, le nombre de galets nécessaires à l’alignement final.
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Sur la vue de l’arrivée suivante, plus globale, on distingue la gare et les 4 pylônes support perchés sur le haut du massif rocheux. Plus en contrebas, la piste qui conduit au col des Oudis ; ce dernier étant situé directement en bas à droite, au niveau du regroupement de skieurs :
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Les véhicules :

Les véhicules, au nombre de 162, sont de classique sièges arceaux coudés 4 places Montaz-Mautino :
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Leur assise relativement dure, contraste avec la douceur des passages des pylônes en ligne :
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La partie suspente est désolidarisée de l’arceau grâce à une pièce en caoutchouc jouant le rôle d’amortisseur et permettant de minimiser les vibrations :
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Et enfin l’attache fixe du siège :
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Quelques vue plus générales :

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L'arrivée de l'Oursière offre une superbe vue sur les pics du massif de Belledonne :
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En conclusion :

De par les pistes intéressantes qu’il dessert directement et la possibilité offerte de basculer sur un autre secteur du domaine depuis son arrivée, le télésiège de l’Oursière est un appareil bien fréquenté mais son débit est parfois insuffisant pendant la haute saison.

Nb : Après plus de 20 ans d’exploitation, le télésiège de l'Ousière a été remplacé en 2010 par un télésiège débrayable six places sur un tracé légèrement différent et prolongé vers l'amont.



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