En naviguant sur notre site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer une navigation optimale et nous permettre de réaliser des statistiques de visites. En savoir plus
Bannière 41Bannière 36Bannière 31Bannière 6

 TSF4 des Bâches / Nant Rouge

Crest-Voland (Espace Diamant)

Poma

T2 ES
Description rapide :
Le télésiège des Bâches / Nant Rouge est un appareil pendulaire ayant remplacé en 2013 deux téléskis dans le cadre de la modernisation de la liaison entre Crest-Voland/Cohennoz et Les Saisies

Mise en service en : 2013

Remplace l'appareil suivant : Suivre la discussion sur le forum


Localisation(s)
Photo

Auteur de ce reportage : 91@g
Section écrite le 02/12/2015 et mise à jour le 09/08/2016
(Mise en cache le 14/08/2016)

Bonjour, voici un reportage sur le...

Image


Au sommaire de ce reportage :
  1. De la naissance de la station à l’Espace Cristal
  2. Le temps des téléskis des Bâches et du Nant Rouge à l’aube de l’Espace Diamant
  3. Le projet de rénovation de la liaison entre Crest-Voland/Cohennoz et Les Saisies
  4. Le télésiège des Bâches / Nant Rouge, un appareil pendulaire pour une liaison plus efficace
  5. Caractéristiques du télésiège des Bâches / Nant Rouge
  6. A la découverte du télésiège des Bâches / Nant Rouge
  7. Remerciements

Avec la participation de alspace et Anton aus Tyrol


De la naissance de la station à l’Espace Cristal :

Crest-Voland/Cohennoz est une station-village de sports d’hiver et d’été située dans le Val d’Arly en Savoie. Depuis 2005, elle fait partie du domaine skiable de l’Espace Diamant, regroupant également les stations de Flumet, Hauteluce, Les Saisies, Notre-Dame de Bellecombe et Praz-sur-Arly.
La pratique du ski à Crest-Voland est apparue à la fin des années 1920 à travers des randonnées à skis sur les montagnes du Lachat et du Bisanne, ou encore par le traçage d’une piste à proximité du refuge du Lachat en 1942. Influencée par l’essor de ses voisines, Crest-Voland installe durant l’hiver 1950/1951 son premier téléski à l’aide du fabricant Pomagalski sur les pentes de la montagne du Lachat, sur laquelle est implantée le village. Long de 1400 mètres pour une dénivellation d’environ 350 mètres, ce téléski marqua le véritable début des sports d’hiver de la station. 2 ans plus tard, un second téléski est érigé au Tovat à proximité du chef-lieu : plus court, et évoluant sur des pentes moins prononcées, cet appareil offrit une alternative au difficile téléski du Lachat pour les skieurs moins expérimentés.
Il faudra cependant attendre les années '60 avant que de nouveaux remonte-pentes n’apparaissent, tels que le téléski des Reys en 1963. Celui-ci constitua la première extension du domaine, vers les pentes nord enneigées du Mont Lachat. L’agrandissement du domaine se poursuivit ensuite en 1968 avec la construction du téléski des Combettes qui conforta l’offre débutante, assurée jusque-là par le téléski du Tovat, mais surtout avec l’ouverture d’un nouveau secteur aux Moliettes, qui couplé aux Reys proposa une alternative au téléski du Lachat, dont la mécanique complexe commençait à poser de sérieux problèmes d’entretien et d’exploitation. A ce propos, ces inconvénients ajoutés au succès rencontré par la station auprès du public poussèrent d’ailleurs les gérants à rénover et doubler en 1970 le Lachat première version par deux nouveaux téléskis parallèles, plus performants et plus fiables. L’engouement est tel que ces deux appareils seront même secondés en 1976 par le premier téléporté de la station : le télésiège fixe deux places de la Logère, partant à proximité du chef-lieu et se terminant non loin des arrivées des téléskis du Lachat.
Puis, en 1979, la partie sud-ouest du Mont Lachat, située sur la commune de Cohennoz, est équipée en remontées mécaniques : apparaissent ainsi les téléskis des Darbelots et de la Tour du Pin, immédiatement reliés aux pistes de la Logère, engendrant dès lors la naissance du domaine commun de Crest-Voland/Cohennoz.

A la fin des années '70, les domaines crest-volantin et cohenneran sont donc plutôt bien développés autour de leur unique montagne, ces deux stations ne souhaitant bien évidemment pas en rester là.
Depuis 1961, les communes de Crest-Voland et de Cohennoz font partie du SIVOM chargé du développement de la station de ski des Saisies, implantée au col du même nom. Dès son lancement en 1963, le domaine beaufortain connait un succès remarquable, notamment du fait des quantités impressionnantes de neige y tombant chaque hiver, faisant d’ailleurs de cette station la seule ouverte du coin lors des mauvaises saisons. Conscientes des limites d’expansion imposées par la topographie de la montagne du Lachat, entourée des profondes gorges de l’Arly et du Nant Rouge, et proposant une dénivellation peu significative, les communes de Crest-Voland et de Cohennoz espèrent donc bien tirer parti de l’incroyable essor de cette station installée à seulement quelques encablures. Bien décidées à profiter de l’effervescence due à la multiplication des liaisons inter-domaines de l’époque, les communes-membres du SIVOM émettent donc l’idée de relier les pistes de Crest-Voland/Cohennoz et des Saisies.

Du Lachat, seules deux solutions pour une telle liaison semblent envisageables : soit on passe par Bisanne, soit on passe par le Chard du Beurre. Bien qu’il soit déjà équipé en remontées mécaniques, y compris sur son versant situé sur Cohennoz, le premier est un peu trop loin et dispose de trop grands plateaux, peu pratiques pour la création de pistes de descente dignes de ce nom. Le deuxième cependant, même si son sommet n’est pas encore conquis, est idéalement tourné vers le Lachat par sa proximité immédiate : la liaison passera donc par le Chard du Beurre. Néanmoins, implanter des pistes et des remontées mécaniques entre ces deux montagnes n’est pas des plus faciles. La présence du torrent du Nant Rouge a en effet donné aux lieux une configuration topographique assez particulière : si le canyon actuellement en formation à la hauteur du Col des Saisies est bordé de grandes tourbières plates, les pentes ouest du sommet du Chard du Beurre sont relativement abruptes et dotées de barres rocheuses – le Lachat étant trop bas pour présenter de telles configurations géologiques à cet endroit.
De fait, en plus de l’installation d’un téléski depuis le sommet du télésiège des Périos pour rejoindre le sommet du Chard du Beurre, le domaine des Saisies devra se doter d’un télésiège, seul à même de franchir les barres rocheuses de la forêt du Covetan. Quant à l’unique piste associée, elle nécessitera des terrassements importants sur une bonne partie de son tracé, ainsi que la construction d’un pont-skieur pour survoler la route menant à Notre-Dame de Bellecombe.
Cependant, c’est bien du côté de Crest-Voland que la réflexion s’annonce plus compliquée. Comme évoqué juste au-dessus, les équipements à créer sur le domaine crest-volantin devront contourner les tourbières des Saisies, dont les étendues plates, en plus d’être déjà exploitées pour la pratique du ski de fond, rendent impossibles tout traçage de pistes de ski alpin. Pour s’affranchir de toutes ces contraintes, le passage par le sommet du Lachat, non encore rejoint en 1980, semble alors être obligatoire, car il n’y a en effet guère que depuis ce dernier que le terrain est suffisamment incliné, en filant droit vers le refuge du Lachat puis le canyon du Nant Rouge. De cette réflexion ressortent trois téléskis, tous construits en 1984 sur la commune de Crest-Voland :
  • Le premier, le téléski du Grand Bois, permettra de rallier le sommet du Lachat depuis la cuvette de cette montagne, au bord de laquelle arrivent les principales remontées mécaniques du domaine déjà construites
  • Le second, le téléski des Bâches, assurera le retour sur la station crest-volantine en revenant sur le Lachat depuis le bord du torrent du Nant Rouge

  • La gare aval du téléski des Bâches (mars 2010) :
    Image

    L'unique virage de la ligne, non loin du refuge du Lachat, avec le Chard du Beurre en toile de fond (mars 2010) :
    Image

    La poulie flottante, au sommet du Mont Lachat (mars 2010) :
    Image



  • Le troisième enfin, le téléski du Nant Rouge, en longeant puis en traversant le torrent du même nom, basculera sur le domaine des Saisies en rejoignant le départ du télésiège du Covetan, réalisé 3 ans plus tôt
La gare aval du téléski du Nant Rouge (février 2009) :
Image

Le dernier des trois virages, juste avant le franchissement du torrent du Nant Rouge (février 2009) :
Image

La poulie flottante, avec le télésiège fixe du Covetan derrière (février 2009) :
Image



L’ensemble de ces investissements permettent par conséquent l’ouverture pour la saison d’hiver 1984/1985 de la première liaison entre Beaufortain et Val d’Arly : l’Espace Cristal.


Le temps des téléskis des Bâches et du Nant Rouge à l’aube de l’Espace Diamant

Construits par Montaz-Mautino, les téléskis à perches découplables des Bâches et du Nant Rouge ont permis à l’époque d’accroître considérablement le domaine de Crest-Voland/Cohennoz en le reliant à celui des Saisies. Rendus facilement accessibles via le téléski du Grand Bois, véritable trait d’union entre la cuvette et le sommet du Lachat, Bâches et Nant Rouge étaient empruntables par des skieurs de tout niveau via les pistes qu’ils desservaient :
  • La verte des Ayes, prolongation de la piste du même niveau de difficulté des Brigadiers, elle-même desservie par le téléski des Moliettes, rejoignait l’aval de Bâches et de Nant Rouge depuis le sommet du Lachat à travers un tracé en forêt assez simple, au bord de la route entre Crest-Voland et Les Saisies
  • La rouge du Col, proposant un itinéraire plus engagé le long du téléski des Bâches
  • Enfin, la verte du Nant Rouge permettait le retour sur Crest-Voland depuis le bas de la piste des Sangliers, située quant à elle aux Saisies
Cette dernière piste étant classée rouge, une verte partant du sommet du Bisanne a été tracée jusqu’en bas du Cernix, pour garantir aux skieurs les moins aguerris un retour sans encombre sur leur station de départ.
A noter toutefois que ces pistes ne sont restées dans cette configuration que jusqu’en 2000, année qui a vu l’abandon de la verte des Ayes et la reclassification en bleue des pistes du Nant Rouge et du Col – cette dernière ayant été renommée Bâches pour l’occasion. Au cours des années 2000, le passage le long du premier mur du téléski des Bâches sera même catégorisé noir, car présentant une forte déclivité peu évidente à négocier pour des skieurs non expérimentés.

Au-delà de leur rôle principal de liaison, les téléskis des Bâches et du Nant Rouge assuraient de ce fait une desserte de ski propre en forêt, bien que limitée par la petite dénivellation et la faible inclinaison des pentes.
Les premiers temps, ils remplissaient donc parfaitement leur rôle sur le domaine de l’Espace Cristal.
Mais à l’aube des années 2000, au fur et à mesure du développement de Crest-Voland/Cohennoz et des Saisies – avec par exemple l’apparition de leurs premiers télésièges débrayables, ceux de Bisanne et de la Logère, en 1986 – on parla de plus en plus d’un autre projet, visant cette fois-ci à réunir l’Espace Cristal aux stations du Haut Val d’Arly, dont la plus proche s’étend du Réguet au Vorès, sur les pentes des gorges du Nant Rouge opposées à celles de la montagne du Lachat. Ce projet ambitieux, qui rassemblerait dans un premier temps les domaines de l’Espace Cristal et du Val d’Arly, puis plus tard ceux de l’Evasion Mont-Blanc, est également une bonne opportunité pour toutes ces petites stations isolées de rentrer en concurrence avec les grandes stations de la Tarentaise.
Après quelques temps, la liaison est actée et les investissements à engager définis : on construira en tout 4 télésièges, du sommet de la Légette surplombant Les Saisies, à la crête du Vorès, sommet de Notre-Dame de Bellecombe, desservant pas moins de seize nouvelles pistes, de la verte à la noire. Furent ainsi installés les télésièges de Roche Blanche en 2003, et de Brichou, Grattary et Douce en 2005, donnant naissance au dernier des grands domaines reliés de France, proposant pas moins de 175 kilomètres de pistes de tout niveau, entre alpages et forêts : l’Espace Diamant.
En quelques saisons, l’Espace Cristal et le Val d’Arly se retrouvent donc catapultés au sein d’un grand domaine skiable, multipliant les possibilités de glisse pour l’ensemble de la clientèle.

Néanmoins, une fois la liaison réalisée, il restait encore beaucoup à faire aux stations de l’Espace Diamant : car quid de l’intérêt d’un domaine skiable, même étendu, si son parc de remontées mécaniques ne suit pas ? Et force est de constater qu’au début des années 2000, celui-ci est on ne peut plus vieillissant et mal agencé. Plusieurs investissements sont donc engagés, les principaux visant à rénover les axes les plus importants du domaine. On peut citer par exemple le remplacement du télésiège du Chard du Beurre par un débrayable 6 places en 2004 aux Saisies, ou bien la transformation du télésiège du Cernix sur Cohennoz et la construction du télésiège débrayable du Crêt du Midi à Praz-sur-Arly en 2007. En 2009 furent même entrepris le début de la refonte du Mont Rond grâce au remplacement du téléski des Gueux par un télésiège ainsi que l’installation du téléski des 3 Coins, ce dernier servant à la bascule depuis la station praline vers le versant du Vorès, à Notre-Dame de Bellecombe.
Côté pistes, de sérieux changements sont également opérés : une grosse partie de la classification des pistes de Flumet et de Crest-Voland/Cohennoz est ainsi revue, rendant par exemple rouges certains itinéraires jusque-là classés verts – comme aux Seigneurs. Le réseau d’enneigement artificiel est lui aussi fortement développé, grâce notamment à l’aménagement de retenues collinaires.

Dans le cadre de la modernisation du domaine, un point suscite logiquement l’attention des exploitants dès le début des années 2000 : la liaison entre Crest-Voland/Cohennoz et Les Saisies via les Bâches, qui suite à l'augmentation de la fréquentation des stations, notamment après l'apparition de l'Espace Diamant, commence à montrer des signes de faiblesse. Celle-ci est pourtant capitale pour Crest-Voland car il s’agit de sa seule connexion skis aux pieds aux autres stations du Val d’Arly – une autre possibilité étant de prendre une navette en contrebas du télésiège de la Logère, ralliant le pied des pistes du Réguet.
Le manque d’efficacité et de fiabilité de la configuration de 1984 devient en effet assez flagrant, car elle ne répond plus aux attentes de la clientèle plutôt familiale de l’Espace Diamant, et plus particulièrement de ces deux stations réputées faciles et ensoleillées : du côté de Crest-Voland, en plus de proposer des pistes plates et étroites, les appareils sont assez difficiles car ayant un certain nombre de virages pour le téléski du Nant Rouge et présentant une très forte pente au départ pour le téléski des Bâches. De plus, avec l’ouverture de l’Espace Diamant, leurs débits sont devenus insuffisants en heures de pointe, et des soucis mécaniques surviennent régulièrement sur la gare aval du téléski du Nant Rouge, qui peut ainsi tomber en panne une fois de temps en temps. Quant aux Saisies, le télésiège du Covetan est lent et assez inconfortable, sans compter qu’il dessert une piste de catégorie rouge, c’est-à-dire trop difficile pour des skieurs moyens.
Le téléski du Grand Bois pouvant être mis à part car suffisant à lui seul, surtout depuis sa forte remise à niveau en 2007 lors de la rénovation du télésiège du Cernix, le remplacement de l’ensemble des installations composant cette liaison est programmé, et on parle dès le départ, pour le télésiège du Covetan en tout cas, de 2011, date à laquelle il aura trente ans - l’idée de la Régie des Saisies étant de remplacer le téléporté par du neuf, plutôt que de financer une grande visite trop coûteuse.
Voulant profiter de la dynamique provoquée par la rénovation de l’axe du Covetan, Crest-Voland évoquera un peu plus tard également 2011, concernant l’année de remplacement des téléskis des Bâches et du Nant Rouge.


Le projet de rénovation de la liaison entre Crest-Voland/Cohennoz et Les Saisies

Le projet est donc décidé et débattu mutuellement entre les communes de Crest-Voland, Cohennoz et Hauteluce, et les exploitants des domaines skiables respectifs, ces différents acteurs étant les principaux concernés par cette refonte.
L’objectif de ce remplacement, au-delà de changer des appareils vieillissants, est de rationaliser et de dynamiser cette liaison en la faisant devenir plus qu’un simple lieu de passage entre stations.
La première optique, la rationalisation, s’opérerait en ne construisant que deux appareils, contre trois actuellement. Pour ce faire, on pense dès l'entame du projet à modifier radicalement le tracé du télésiège du Covetan en le faisant partir du bas des téléskis des Bâches et du Nant Rouge, remplaçant ainsi d’une traite ce dernier et le télésiège. Quant aux Bâches, il serait retiré au profit d’un unique téléporté aux gares situées aux emplacements de celles de son prédécesseur.
Cette configuration permettrait donc de diminuer les coûts, notamment pour Crest-Voland et Cohennoz, pour qui la construction d’un télésiège, fut-il même fixe, voire de récupération, représente une part non négligeable dans les budgets. Ces communes n’auraient par conséquent qu’un seul appareil à réaliser, sans parler du fait qu’elles pourraient conserver la seule piste noire de leur domaine skiable : le mur des Bâches, la dynamisation de la zone passant en effet d’abord par le maintien des pistes existantes. Cette dynamisation se poursuivrait ensuite par la réalisation de travaux sur les pistes du Nant Rouge et des Bâches pour les élargir et les équiper en neige artificielle afin de sécuriser la liaison. Par ailleurs, la station profiterait du démantèlement des téléskis pour réutiliser certains éléments sur l’axe des Moliettes, qui souffre trop fréquemment de son faible débit, provoquant régulièrement la formation de queues importantes à son départ. On évoque également la prolongation de cet appareil vers l’amont, pour qu’il atteigne le sommet de la montagne du Lachat afin d'améliorer la circulation des skieurs à cet endroit.
Du côté des Saisies, pour rendre accessible cette liaison au plus grand nombre, une voire deux nouvelles pistes (dont au moins une bleue), également munies de canons à neige, seraient créées dans le bois du Covetan, et seraient directement desservies par le télésiège homonyme.

Pour mieux situer, voici une comparaison par vues aériennes du secteur tel qu’il existait au milieu des années 2000 et tel qu’il est projeté :

A l'ouverture de l'Espace Diamant :
Image

Et tel que projeté :
Image
(nouvelles pistes non représentées car aucune idée de leur tracé)


Le projet est donc arrêté et on lance les études de l’ensemble des travaux à réaliser. Les premiers d’entre eux se concrétisent même rapidement avec la construction d’un nouveau tronçon pour le haut de la piste des Bâches, situé avant le pont skieur, en contrebas du tracé historique. Ce chantier a pour but d’élargir cette piste et de lui redonner un peu de pente, mais surtout de la séparer du téléski des Bâches, qu’elle longeait jusque-là, rendant ce passage dangereux pour les skieurs peu aguerris.
Néanmoins, un imprévu surviendra assez vite à la fin des années 2000. Une partie du nouveau tracé du télésiège du Covetan étant située sur le territoire de la commune de Notre-Dame de Bellecombe, l’aval de cette dernière pour la validation du permis de construire s’avère donc crucial… et loin d’être acté. En effet, un contentieux apparaît entre la station bellecombaise et Hauteluce au sujet du partage d’une source permettant l’alimentation des deux communes en eau potable, la réalisation du télésiège du Covetan dans sa nouvelle configuration devenant alors l’enjeu des négociations.

Pour éviter tout report du projet tel que voulu en cas d’un refus de Notre-Dame de Bellecombe, la Régie des Saisies et Crest-Voland/Cohennoz envisagent une seconde option. Au début 2011, on se retrouva donc avec deux variantes :
  • Si accord il y a, le projet initial serait réalisé, et les appareils du Covetan et du Nant Rouge seraient remplacés par un télésiège 6 places débrayable, tandis que le tracé du côté des Bâches serait doté d’un télésiège fixe 4 places
  • En cas de désaccord, le Covetan se verrait remplacer en lieu et place par un télésiège à pinces fixes 4 places. La rive droite du torrent du Nant Rouge ne pouvant dans ce cas plus être desservie par le nouveau Covetan, et pour éviter à Crest-Voland de réaliser deux appareils, ce qui serait plus cher et irait contre la rationalisation voulue, la suppression des deux tire-fesses se ferait donc au profit d’un télésiège, lui aussi fixe, mais pendulaire.
  • Cette seconde option obligerait cependant à abandonner le mur des Bâches.


A la fin de l’hiver 2011, la nouvelle tombe : la mairie bellecombaise rejette toute construction d’un nouveau téléporté sur ses terrains.
La deuxième version du projet sera donc mise en œuvre, à ceci près que, la Régie des Saisies ayant décidé de revoir sa politique d’investissements en matière de remontées mécaniques, au lieu d’un fixe 4 places, le vieux Covetan sera remplacé par un télésiège débrayable 6 places.

Voici donc une vue aérienne du projet tel qu’il sera réalisé :
Image

Entre parenthèse, ce visuel permet de se rendre compte de l’obligation d’abandon du mur des Bâches : passer par le bas des anciens téléskis aurait fait aboutir la ligne côté Nant Rouge un peu avant le pont-skieur des Sangliers, ce qui aurait engendré deux inconvénients :
  • A ce niveau, la piste des Sangliers présente encore une pente importante en sortie de passerelle : la liaison n’aurait donc plus été empruntable par tous
  • Ce rallongement aurait entraîné à la fois une élévation importante du temps de parcours, et évidemment un surcoût

Néanmoins, ce refus est loin d’être une bonne nouvelle pour les communes de Crest-Voland et de Cohennoz, même si comme vu précédemment, elles avaient anticipé d’éventuelles modifications de dernière minute dans le projet.
Deux problèmes majeurs apparaissent, car ils conditionnent la réalisation du nouveau télésiège :
  • Le premier est d’ordre administratif : la modification tardive du projet a entraîné un retard dans les procédures à suivre, notamment pour le montage des dossiers relatifs aux risques naturels et aux études d’évaluation géologique
  • Le second est d’ordre financier.
Même si la station de Crest-Voland/Cohennoz jouit d’une fréquentation assez importante tout au long de la saison d’hiver, ses revenus sont insuffisants pour pouvoir assurer sans aide et/ou garantie le remplacement de deux téléskis par un télésiège fixe, qui plus est sur un secteur peu emprunté. Dans le projet initial, le télésiège débrayable du Covetan devait être cofinancé par la Régie des Saisies et par Crest-Voland, en contrepartie de quoi ce nouveau téléporté aurait été intégré dans le forfait Crest-Voland/Val d’Arly. La réalisation du nouveau télésiège des Bâches aurait donc été épaulée par l’extension du domaine de Crest-Voland, ce qui aurait contribué à l’augmentation du chiffre d’affaires de cette station.
Mais, ce co-financement se justifiant en partie par le fait que le Covetan nouvelle version aurait été situé sur la commune et le domaine crest-volantins, seule la Régie des Saisies le financera dans le cadre de la seconde option, ce téléporté se trouvant en effet dans ce cas-ci entièrement sur le cadastre de la commune de Hauteluce.

Tout cela a obligé Crest-Voland et Cohennoz à reporter la construction du nouveau télésiège pendulaire d’un an. Année pendant laquelle elles ont tout de même réussi à trouver un accord avec la Régie : au lieu de rendre le Covetan accessible aux détenteurs de forfaits Crest-Voland/Val d’Arly, l’exploitant de la station beaufortaine s’est engagé à assumer à hauteur de 50 % le financement du nouveau télésiège de Crest-Voland.

Malgré tout, en raison d’une étude complémentaire liée aux terrassements, notamment pour réduire l'impact environnemental, du fait entre autres de la complexité géologique du canyon du Nant Rouge et de sa sensibilité environnementale, le nouveau téléporté est encore une fois reporté d’un an.
Mais après deux ans de retard, les travaux du télésiège pendulaire des Bâches / Nant Rouge peuvent enfin commencer !


Le télésiège des Bâches / Nant Rouge, un appareil pendulaire pour une liaison plus efficace

Au terme de plusieurs mois de travaux, dont le démarrage a eu lieu au printemps 2013 et la livraison courant décembre de la même année, et que vous pouvez revivre en cliquant ici, le télésiège à pinces fixes 4 places des Bâches / Nant Rouge est enfin opérationnel pour l’ouverture de la saison d’hiver 2013/2014. Ceux-ci achèvent par la même la modernisation de la liaison entre Crest-Voland/Cohennoz et Les Saisies, débutée en 2011 du côté de Covetan.
Réalisé par le fabricant isérois Poma, qui nous livre ici un appareil neuf, le télésiège des Bâches / Nant Rouge remplace efficacement les anciens téléskis, notamment grâce à un confort accru, ce facteur étant crucial vis-à-vis des attentes actuelles de la clientèle. Il est bon de noter que la configuration en V de l’installation ne semble a priori pas poser de problèmes d’exploitation, surtout à l’embarquement, grâce notamment à la réactivité du personnel sur place et au délai plus que raisonnable qu’il y a entre chaque siège.
Le débit est également bien amélioré, car en passant de 900 à 1500 personnes/heure, il est devenu suffisant pour faire face aux afflux de skieurs transitant par les Bâches, apparemment en augmentation depuis 2013. Quant aux temps de montée, ils sont à peine plus élevés que ceux des précédents téléskis, du fait principalement de la faible longueur des appareils.

Côté pistes, les travaux entrepris ont permis de fluidifier les flux des skieurs, notamment grâce aux terrassements effectués au sommet du Lachat et sur les pistes des Bâches et du Nant Rouge, et à l’allongement du téléski des Moliettes vers l’amont – ce dernier n’ayant au passage pas encore subi de modifications pour augmenter son débit.
Ainsi, on retrouve donc :

A l'arrivée du télésiège des Bâches, située au sommet du Mont Lachat, à Crest-Voland/Cohennoz :
  • La bleue des Bâches : itinéraire sympathique en forêt, elle enjambe la route D71A entre Les Saisies et Crest-Voland grâce à un pont skieur, qui a été élargi en 2013. Arrivant en gare intermédiaire du télésiège des Bâches / Nant Rouge, c’est cette piste qui assure la liaison avec Les Saisies depuis le sommet du Lachat. Elle est munie d’un dispositif d’enneigement artificiel depuis 2008 sur sa partie en amont du pont skieur, et depuis 2013 pour le reste.
  • Opoualand, activité proposée par Labellemontagne, exploitant du domaine du Val d’Arly. Il s’agit d’une piste ludique dédiée aux enfants, jusque-là installée sur le front de neige des Tovats, et qui a été déplacée pour la saison d’hiver 2015/2016, surement dans le but de diversifier la clientèle du télésiège des Bâches
Au-delà de sa propre desserte, le télésiège des Bâches donne également accès à :
  • La verte des Brigadiers : piste facile en forêt rejoignant le téléski des Moliettes
  • La bleue des Alpages, qui en plus d’atteindre l’aval des Moliettes, donne accès à la piste rouge des Chalets Brûlés et à la verte de Retour Station, cette dernière desservant l’ensemble des remontées mécaniques du nord de la montagne du Lachat et revenant sur le front de neige de la Logère
  • La verte du Grand Bois, qui a le même rôle que la bleue précitée – à ceci près que la rouge des Chalets Brûlés est inaccessible depuis cette piste
  • La verte des Rhodos, permettant de se rendre sur le secteur du Cernix

A l'arrivée du télésiège du Nant Rouge, située quant à elle au-dessus du télésiège du Covetan, aux Saisies :
  • La bleue du Nant Rouge : chemin à la faible déclivité qui traverse et longe le torrent du Nant Rouge jusqu’à la gare intermédiaire du télésiège des Bâches / Nant Rouge. C’est elle qui assure la liaison vers Crest-Voland/Cohennoz depuis Les Saisies. On peut noter que les travaux de reprofilage qui y ont été engagés en 2013 n'ont pas entraîné d'installation de canons à neige, cette piste étant souvent à l'ombre, ce qui lui garantit un enneigement de qualité tout au long de la saison.
  • La fin de la piste rouge des Sangliers, donnant accès à la gare aval du télésiège du Covetan, situé sur le domaine des Saisies

Malgré l'abandon du mur des Bâches, la dernière étape de la refonte de la liaison entre Crest-Voland/Cohennoz et Les Saisies, symbolisée par l'inauguration début février 2014 du télésiège des Bâches / Nant Rouge, est donc une véritable réussite par la modernité, la fiabilité d'exploitation et la rationalisation du secteur apportées par ce nouvel appareil !


Voici la situation de ce télésiège sur le plan des pistes de l'Espace Diamant :
Image

Et en zoomant sur le secteur (Bâches en rouge, Nant Rouge en bleu) :
Image



Caractéristiques du télésiège des Bâches / Nant Rouge

Pour la réalisation de cette nouvelle remontée mécanique, Val d'Arly Labellemontagne, exploitant du domaine skiable de Crest-Voland/Cohennoz, a renouvelé sa confiance au constructeur Poma qui a déjà entrepris en 2007 la transformation du télésiège fixe du Cernix en débrayable, ainsi que la réfection du téléski du Grand Bois la même année. Le fabricant de Voreppe installe ici un télésiège avec une gare motrice et tension UNIFIX du côté de Crest Voland, et une station de retour montée sur un simple massif en béton armé au bout du tronçon menant aux Saisies.
Même s'il reste assez classique, le télésiège des Bâches / Nant Rouge possède la particularité de desservir deux versants grâce à sa disposition en V - que l'on retrouve aussi sur le télésiège de Grattary / Douce aux Saisies.
A noter que le télésiège des Bâches / Nant Rouge aurait semblerait-il pu provenir de la récupération du télésiège du Peyron situé sur le domaine d'Orelle, et remplacé en 2013 par un TSD6. Ceci ne se serait finalement pas fait notamment car Poma aurait consenti à faire un effort sur le prix du nouvel appareil pour obtenir le marché.

Enfin, même si Val d'Arly Labellemontagne ne prévoit pas d'exploiter ce télésiège d'une extrémité à l'autre, on peut remarquer à la lecture des données ci-dessous, extraites du CAIRN, qu'il a été dimensionné pour recevoir un débit de 300 personnes/heure à la descente. Une telle situation est cependant inenvisageable, car elle signifierait que les deux pistes de ce secteur sont fermées, faute d'enneigement suffisant par exemple. Et s'il n'y a pas de neige à cet endroit du domaine crest-volantin, il n'y en aura pas plus ailleurs : l'ouverture de Bâches / Nant Rouge serait alors fortuite, car le reste serait fermé.


Voici les caractéristiques détaillées du télésiège des Bâches / Nant Rouge :

Une distinction a parfois été faite entre les deux tronçons. Dans ce cas, la donnée de gauche correspond aux Bâches, celle de droite au Nant Rouge.

Caractéristiques administratives

TSF-Télésiège à attache fixe : Bâches / Nant Rouge
Maître d'œuvre : Cabinet E.R.I.C.
Exploitant : Val d'Arly Labellemontagne
Constructeur : POMAGALSKI
Année de construction : 2013
Montant de l'investissement : 3,6 M€

Caractéristiques d’exploitation

Saison d'exploitation : Hiver
Capacité : 4 personnes
Débit à la montée : 1500 personnes/heure
Débit à la descente : 300 personnes/heure *
Vitesse d'exploitation maximale : 2,3 m/s
Embarquement : Oblique
Équipement d'aide à l'embarquement : Non

Caractéristiques géométriques

Altitude amont | aval : 1607 m | 1556 m
Altitude intermédiaire : 1475 m
Dénivelée : 132 m | 81 m
Longueur développée : 998 m | 590 m
Longueur horizontale : 989 m | 584 m
Portée la plus longue : 200 m
Hauteur de survol maximale : 35 m
Pente moyenne : 13 % | 14 %
Pente maximale : 34,76 %
Temps de trajet : 7 minutes et 14 secondes | 4 minutes et 17 secondes

Caractéristiques techniques

Type de gare amont : UNIFIX
Emplacement motrice : Amont
Type de motorisation : Asynchrone
Puissance développée : 209 kW
Emplacement tension : Amont
Type de tension : Hydraulique
Nombre de vérins : 2
Tension nominale : 50 000 daN
Pression nominale : 166 bars
Nombre de pylônes : 8 | 6
Largeur de la voie : 4,9 m
Sens de la montée : A droite

Caractéristiques des véhicules

Type de véhicules : Sièges Doudouk4 Poma
Nombre de véhicules : 145
Masse à vide : 163 kg
Espacement : 9,6 s
Dispositif d'accouplement : Pince fixe UNIGRIP

Caractéristiques du câble

Fabricant : TREFILEUROPE
Diamètre du câble : 40,5 mm
Composition : 6x26 fils
Type de câblage : Lang à droite
Section du câble : 663 mm²
Pas de câblage : 292 mm
Résistance à la rupture : 113 800 daN

* Donnée théorique


A la découverte du télésiège des Bâches / Nant Rouge

Les photos de Anton aus Tyrol ont été prises en mars 2014, celles de Rodo_Af en février 2015.


  • Le tronçon du Nant Rouge (Crest-Voland/Cohennoz -> Les Saisies)
L'accès au télésiège du Nant Rouge se fait en gare intermédiaire, située à 1475 mètres d'altitude au point le plus bas de la ligne, à la jonction des pistes bleues des Bâches et du Nant Rouge, au niveau d'une clairière totalement artificielle, résultant des divers aménagements qui y ont été faits au fil des années. Cette gare intermédiaire se compose des deux pylônes de compression 6 et 7, l'embarquement pour le tronçon du Nant Rouge s'effectuant en-dessous du 6ème ouvrage.

Arrivée en gare intermédiaire depuis la fin de la piste bleue des Bâches :
Image

De plus près. On remarque à l'arrière-plan le Chard du Beurre ainsi qu'un petite partie du tracé de la piste rouge des Sangliers au niveau de la zone éclairée :
Image

L'accès au départ, cadencé par 4 portillons :
Image

P6 et l'aire d'embarquement :
Image



Une fois embarqué, le pylône n°6 imprime une courte montée qui permet à la ligne, après le passage du pylône 5, de survoler la piste bleue du Nant Rouge puis le canyon du même nom, mais également le tracé de son prédécesseur. Après cette portée, pendant laquelle elle longe par la gauche un accrobranche nommé Escaladventure, et qui a d'ailleurs dû fermer partiellement en été 2013 et être légèrement modifié en raison du chantier de ce télésiège, la ligne entre dans la forêt. De là, la pente diminue au fur et à mesure du parcours, au terme duquel on arrive en gare aval du télésiège des Bâches / Nant Rouge, où se situe l'arrivée du tronçon du Nant Rouge.

Poma a ainsi équipé la ligne du télésiège du Nant Rouge de 6 pylônes, dont 1 compression et 5 supports :

  • P6 : 12C/12C
  • P5 : 8S/6S
  • P4 : 6S/4S
  • P3 : 6S/4S
  • P2 : 8S/6S
  • P1 : 4S/4S

P5, avant survol de la bleue et du canyon du Nant Rouge, ainsi que de l'ancien tracé du téléski du même nom :
Image

P4, après entrée dans la forêt :
Image

Portée vers le pylône 3 :
Image

P3 : on commence à apercevoir la ligne du télésiège du Covetan :
Image

Portée vers le pylône 2 :
Image

P2 :
Image

Portée vers le pylône 1 :
Image

P1, dernier ouvrage de ce tronçon :
Image

Arrivée en gare aval du télésiège des Bâches / Nant Rouge depuis la ligne, avec derrière le télésiège du Covetan et la fin de la piste des Sangliers :
Image



La gare aval du télésiège des Bâches / Nant Rouge est implantée à 1556 mètres d'altitude, à moins de 200 mètres du départ du télésiège débrayable du Covetan, appartenant à la station des Saisies. Cette gare assure seulement le retour du câble.

Vue de trois-quarts de la gare aval depuis l'aire de débarquement :
Image

Vue éloignée :
Image

La gare aval dans son ensemble depuis la piste rouge des Sangliers :
Image



  • Le tronçon des Bâches (Les Saisies -> Crest-Voland/Cohennoz)
L'accès au tronçon des Bâches se fait à l'opposée de celui du Nant Rouge, toujours en gare intermédiaire, l'embarquement s'effectuant cette fois-ci en-dessous du pylône 7.

La gare intermédiaire vue depuis la fin de la piste bleue du Nant Rouge :
Image

Vue rapprochée :
Image

La zone de départ, régulée là aussi par 4 portillons, en-dessous du pylône 7 :
Image


En sortie de gare, le pylône n°7 imprime une pente relativement importante pour rejoindre le huitième ouvrage qui permet de survoler la piste bleue des Bâches. Le pylône suivant radoucit l'inclinaison du câble et la ligne rentre dans la forêt, le reste du trajet se déroulant ensuite selon une pente assez faible. Dans cette section, le pylône 10 marque le début d'une portée permettant de survoler la route départementale D71A puis la piste bleue des Bâches. Le pylône 11 imprime par la suite une courte montée rapidement affaiblie par le pylône 12. La pente devient alors décroissante, jusqu'à même devenir nulle entre les derniers ouvrages de ligne et l'arrivée de l'appareil en gare amont.

Poma a ainsi équipé la ligne du télésiège des Bâches de 8 pylônes, dont 1 compression, 5 supports et 2 supports-compressions :

  • P7 : 12C/12C
  • P8 : 6S/4S
  • P9 : 12S/12S
  • P10 : 12S/8S
  • P11 : 4SC/4SC
  • P12 : 12S/8S
  • P13 : 8S/6S
  • P14 : 4SC/4SC

P7 :
Image

Portée vers le pylône 8 :
Image

P8, implanté au milieu de la piste des Bâches :
Image

Portée vers le pylône 9, et entrée dans la forêt :
Image

P9 :
Image

Portée vers le pylône 10 :
Image

P10 :
Image

Portée vers le pylône 11 : survol de la D71A puis de la bleue des Bâches :
Image

P11 : on emprunte désormais le tracé de l'ancien téléski des Bâches :
Image

Portée vers le pylône 12 :
Image

P12, les Aravis commencent à se dessiner au fond :
Image

Portée vers le pylône 13 :
Image

P13 :
Image

Portée vers le pylône 14. A gauche, la gare amont du télésiège du Cernix, et à droite le dernier pylône du téléski des Moliettes :
Image

P14, dernier pylône :
Image

Arrivée en gare sommitale. A gauche la gare amont du téléski du Grand Bois, et en face celle du téléski des Moliettes, changée en 2013 :
Image



La gare amont du télésiège des Bâches / Nant Rouge est implantée à 1607 mètres d'altitude, au point culminant de la station de Crest-Voland/Cohennoz, au sommet du Mont Lachat.
Nous y retrouvons une gare UNIFIX assurant à la fois la mise en mouvement et la tension du câble grâce respectivement à un moteur asynchrone et à deux vérins hydrauliques.
A noter qu'un garage à dameuses a été aménagé en-dessous du chalet des commandes.

Vue de trois-quarts depuis l'aire de débarquement, le Mont Bisanne à droite :
Image

Vue opposée, en partant vers les pistes des Bâches et du secteur du Cernix :
Image



Véhicules et pinces

Le télésiège des Bâches / Nant Rouge compte 145 sièges Doudouk 4 places pourvus de dispositifs d'anti sous-marinage Poma au niveau de chaque assise, ceci marquant bien la volonté de l'exploitant de rendre cet appareil accessible au plus grand nombre. Ils sont reliés au câble par une pince fixe UNIGRIP.
L'appareil est aussi équipé d'un véhicule de service stocké en gare amont et mis en ligne uniquement en cas de besoin.
On peut noter que les sièges du télésiège des Bâches / Nant Rouge ne sont pas dotés de l'option bicolore, qui tend pourtant à devenir le standard pour les nouveaux appareils.

Un siège Doudouk 4 places en ligne :
Image

Une pince fixe UNIGRIP vue de dessous :
Image

Le dispositif d'anti sous-marinage Poma :
Image



Remerciements

Ainsi donc se termine ce reportage !

Pour finir, je tenais à remercier les membres de la communauté de remontees-mecaniques.net qui ont contribué à la rédaction de ce reportage.
Par ordre alphabétique :
  • alspace pour son travail de retouche de la totalité des photos ; la mise en place de celles-ci et des caractéristiques du télésiège des Bâches / Nant Rouge
  • Anton aus Tyrol pour les diverses informations ayant trait aux péripéties du chantier du télésiège, ainsi que pour ses photos
  • Rodo_Af pour ses photos

Bonne journée !



Suivre la discussion sur le forum


Appareils en relation :





Contact - Mentions Légales - Cookies
Site déclaré à la CNIL sous le numéro 1173095
Page générée en 0.15062 secondes. 41 requete(s).
146 membres connectés sur les forums
Valid XHTML 1.0 Transitional 
©2003-2016 - www.remontees-mecaniques.net - Tous droits réservés