Pitztaler Gletscher (Pitztal)

Pitztaler Gletscher (Pitztal)

  • Description rapide de la station :
    Le fond de la vallée du Pitztal est occupé par un immense cirque glaciaire équipé depuis 1983 pour la pratique du ski de septembre à mai. Le domaine culmine à 3440 mètres d’altitude, au sommet de la télécabine Wildspitzbahn, plus haute remontée mécanique d’Autriche.

    Le domaine skiable du Glacier du Pitztal (Pitztaler Gletscher) permet de profiter autant des remarquables conditions d’enneigement que des extraordinaires paysages de haute montagne.

    Photo Monchu


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Liste des reportages de cette station :

Voici une description de la station :

Partie 1
Auteur de ce reportage : monchu
Section écrite le 14/11/2013

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La large auge glaiciaire de l’Inn, épine dorsale du Tyrol, est alimentée par de nombreuses vallées latérales dont les plus hautes sont équipées pour la pratique du ski sur glacier : le Stubaital, l’Ötztal ou encore le Kaunertal. Contrairement à ses célèbres voisines, la vallée du Pitztal, faiblement peuplée, est restée à l’écart des grands flux touristiques, jusqu’à l’ouverture en 1983 d’un domaine skiable glaciaire, réputé depuis pour son enneigement et son panorama.

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La vallée du Pitztal est entourée du Kaunertal à l’ouest et du célèbre Ötztal à l’est.


Coincé entre le Kaunertal à l’ouest et le célèbre Ötztal à l’est, le long sillon étroit et monotone du Pitztal s’étire sur 40 kilomètres, jusqu’au village de St. Leonhard où il s’épanouit en un immense cirque glaciaire dominé par la majestueuse Wildspitze, qui constitue à 3774 m d’altitude le plus haut sommet du Tyrol septentrional. Le domaine skiable du Glacier du Pitztal (Pitztaler Gletscher) permet de profiter autant des remarquables conditions d’enneigement que des extraordinaires paysages de haute montagne .

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Plan des pistes du glacier du Pitztal, à gauche, et de Rifflsee, à droite.


Le Pitztal dispose de 3 domaines skiables distincts mais commercialisés sous une marque commune. A l’entrée immédiate de la vallée, les 45 km de pistes à vocation familiale du Hochzeiger s’étagent entre 1450 et 2450 mètres d’altitude au-dessus du village de Jerzens. La partie centrale de l’étroite vallée du Pitztal, très encaissée, est ensuite dépourvue de secteurs aménageables, jusqu’au village de St. Leonhard sur les hauteurs duquel sont tracées les pistes du Rifflsee, en moyenne montagne de 1 640 à 2 800 mètres, et sur le glacier du Pitztal, équipé de 2 750 à 3 440 mètres d’altitude.

La commercialisation des forfaits s’effectue pour le glacier du Pitztal seul, ou pour le secteur du Haut-Pitztal, réunissant le Rifflsee et le domaine glaciaire exploités par la même société, ou encore pour toute la vallée incluant le domaine du Hochzeiger.

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Le funiculaire souterrain PitzExpress permet de gagner le domaine skiable depuis la vallée.


L’accès au cirque glaciaire se fait par un funiculaire qui rachète 1 150 mètres de dénivelé au terme d’un parcours souterrain de près de 3,7 kilomètres. Inauguré le 2 décembre 1983, ce « métro des neiges » est à ce jour le seul moyen de gagner ou de quitter le domaine du Pitztaler Gletscher, si l’on excepte un itinéraire non balisé dit « de secours » qui permet d’assurer le retour de la clientèle dans la vallée en cas d’incident sur l’appareil.

Le domaine skiable s’est étendu en 1989 avec la construction d’un téléphérique pulsé en deux tronçons, le Pitz Panoramabahn, remplacé en 2012 par une télécabine. A 3 440 mètres, la station supérieure posée en nid d’aigle est la plus haute d’Autriche. Les skieurs peuvent profiter de champs de neige exposés au nord, tandis que les piétons peuvent admirer l’un des panoramas les plus étendus des Alpes autrichiennes.

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La télécabine de la Wildspitze est la plus haute remontée du pays.


Dans les années 1990, l’exploitant se lança dans une politique d’expansion vers les stations voisines : il absorba ainsi en 1995 le domaine du Rifflsee, avant de prendre en 2000 une participation dans l’exploitation du glacier du Kaunertal, dans la vallée parallèle.

La décennie 2000 fut consacrée à des investissements destinés à pérenniser l’exploitation glaciaire. Le domaine expérimente depuis 2004 la pose de bâches sur les pentes les plus exposées, ainsi qu’au voisinage des pylônes de téléski, afin de retarder tant bien que mal la fonte des glaciers. Cette démarche a permis de préserver une épaisseur de glace allant jusqu’à 2 mètres par endroits.

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Téléski glaciaire du Brunnerkogel.


En 2009 l’exploitant fit l’acquisition d’une usine à neige IDE, du même modèle que celle de Zermatt, destinée à produire sous l’action du vide de la neige à toutes températures. L’unité installée sur le front de neige peut ainsi fabriquer jusqu’à près de 1000 m³ de neige chaque jour à partir de deux retenues collinaires d’une capacité totale de 48 000 m³, qui recueillent l’eau de fonte des glaciers. La neige ainsi produite est ensuite acheminée et étalée sur le bas du domaine, là où le recul des langues glaciaires a laissé place à un paysage morainique tourmenté, désormais enneigé artificiellement dès la fin de l’été pour garantir l’ouverture automnale de la station.

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L’usine à neige IDE permet de produire de la neige à toutes températures.


L’investissement le plus marquant de la jeune histoire du glacier fut le remplacement en 2006 du long téléski biplace Mittelbergjoch I par une télécabine en deux tronçons, dont le second particulièrement aérien survole le glacier à des hauteurs interdites en France, dépassant les 80 mètres.

Le domaine skiable propose ausjourd’hui une trentaine de pistes balisées, de difficulté intermédiaire, réputées pour la qualité de la neige et surtout pour leur largeur qui permet de faire cohabiter facilement surfeurs ou carvers, même lors des périodes de forte affluence.

La fréquentation du Pitztaler Gletscher évolue au fil de la saison, qui s’étale de mi-septembre à fin mai. L’automne voit déferler nombre de sportifs, souvent locaux, qui y trouvent de bonnes conditions d’entraînement d’avant-saison, ainsi que de nombreux ski-clubs et des moniteurs en formation. A partir de décembre, le domaine accueille les premiers vrais touristes ou locaux, avides d’un ski sportif, à la recherche des premières neiges. Au cœur de la saison, de Noël à Carnaval, la clientèle redevient plus classique, mélangeant familles, écoles de ski et clientèle locale. Enfin, le ski de printemps attire un public de passionnés désireux de prolonger la saison au maximum.

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Les télécabines de Mittelberg, à gauche, et de la Wildspitze, au fond à droite, franchissent les glaciers avec des hauteurs de survol inconnues en France.


A côté du ski alpin, le domaine propose une boucle de ski nordique de 6 kilomètres, tracée sur le plateau du Gletschersee. Pour les non-skieurs, l’offre comprend un café panoramique à 3 440 mètres d’altitude, le plus haut du pays, offrant un tour d’horizon complet sur les principaux sommets du Tyrol, du Vorarlberg, de la Bavière et des Grisons, au premier plan desquels la Wildpsitze.

Plus bas, non loin de l’arrivée du funiculaire, à l’écart du tumulte, l’exploitant a fait ériger une chapelle en marbre blanc de Carrare, la « chapelle de la lumière blanche », œuvre de l’artiste tyrolien Rudi Wach.

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Au sommet du funiculaire souterrain, le front de neige d’altitude est le cœur du domaine du Pitztal. A gauche, départ de la télécabine de la Wildspitze, depuis le télésiège du Gletschersee.


L’exploitant caresse depuis plusieurs années des espoirs d’extension vers le Fernerkogel, dont les chances de réalisation s’amenuisent face aux difficultés d’acceptation. Au contraire, le projet de liaison avec le glacier de Rettenbach à Sölden semble sur de meilleurs rails. Avec la création du plus grand domaine skiable glaciaire d’Europe, le Pitztaler Gletscher verrait sa fréquentation dopée par la clientèle venant de l’Ötztal, quatre fois plus nombreuse.



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