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Le Lautaret

Le Lautaret


Description rapide :
A 2058 mètres dʹaltitude, le col du Lautaret est un passage routier très important permettant la liaison entre lʹOisans et le Briançonnais. En effet, la route D1091 (anciennement N 91) permet au final de relier la préfecture de lʹIsère, Grenoble, à la sous-préfecture des Hautes-Alpes, Briançon.

Autrefois, on trouvait au niveau du col une petite station de ski équipée de 2 téléskis desservant au total trois pistes bleues et deux pistes rouges. Un ancien téléski pour débutants a déjà été enlevé depuis plusieurs années et desservait une courte piste verte.
Le Lautaret
Photo Monts Jura




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    Liste des reportages de cette station :


    Auteur de cette description : remontees
    Section écrite le 05/07/2014 et mise à jour le 29/07/2014
    (Mise en cache le 19/10/2014)

    Bienvenue au col du Lautaret !

    Le col du Lautaret, un passage routier important des alpes françaises

    Le col du Lautaret, à 2058 mètres d'altitude, est un passage routier très important permettant la liaison entre l'Oisans et le Briançonnais. En effet, la D 1091 (anciennement N 91) permet au final de relier la préfecture de l'Isère, Grenoble, à la sous-préfecture des Hautes-Alpes, Briançon. Depuis cette dernière, il est ensuite possible de rejoindre l'Italie via le col de Montgenèvre. Également, depuis le col du Lautaret, il est possible de continuer l'ascension jusqu'au col du Galibier afin de redescendre sur la vallée de la Valloirette et la Maurienne.


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    Les panneaux de direction au col du Lautaret (aujourd'hui, le panneau noir a été supprimé).

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    Arrivée au Lautaret depuis les pays de la Meije.



    Un micro-domaine skiable en naissance à la fin des années 1960

    Le domaine du Lautaret naît en 1968 avec la construction du téléski du Laurichard. Il est avant tout destiné au centre de vacances de la commune du Monêtier-les Bains et offre initialement deux pistes bleues tranquilles face aux paysages minéraux du col du Galibier. Au fil des ans, la station accueille également les classes de neige. Afin de préserver la pratique du ski alpin dans ce territoire préservé, 685 hectares ont été classés dans la réserve naturelle de Combeynot, en partenariat avec le Parc National des Écrins. Deux ans plus tard, en 1976, le deuxième téléski, Roche Gatipel, est construit afin de desservir un plus large espace skiable composé de deux nouvelles pistes rouges et une bleue. Pendant les premières années, la route du col du Lautaret n'est déneigée qu'au début du printemps : on n'y pratique donc du ski qu'en fin de saison.

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    Le panneau d'informations sur les ouvertures des remontées mécaniques et des pistes.

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    Le plan des pistes du Col du Lautaret (© Hélène QUELLIER - Parc national des Ecrins).

    Dans les années 1990, les techniques de sécurisation des domaines skiables évoluent pour que la politique en la matière soit beaucoup plus stricte. Priorité est donnée au client qui ne doit pas prendre de risques lorsqu'il évolue sur les pistes. De même, les canons à neige commencent à se généraliser : il n'est plus nécessaire de monter obligatoirement en altitude pour trouver un manteau neigeux suffisant. Aussi, les pentes très exposées au vent et sur versant Nord sont particulièrement difficiles à sécuriser. Néanmoins, le Monêtier-les Bains s'accroche à sa petite station pour la faire persister jusqu'en 2004.

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    Une queue au téléski de la Roche Gatipel (D.R.).




    2004 → 2013 : Vers un retour à la nature !

    À cause de ces contraintes techniques et météorologiques, la station du col du Lautaret a fermé en 2004. En effet, au début des années 1990, les techniques de sécurisation des domaines skiables évoluent avec la démocratisation des CATEX (Câbles Transporteurs d'Explosifs) et GAZEX (Gaz Explosifs). Les stations tendent à protéger toujours plus leurs usagers, et le col du Lautaret n'est pas en reste. Mais ces moyens coûtent cher et les opérations de sécurisation sont très nombreuses à effectuer sur les pentes du col, particulièrement avalancheuses. Ainsi, le domaine a progressivement été délaissé puisque trop difficile d'exploitation jusqu'à ne plus ouvrir à partir de 2004. S'en est suivi huit années de tractations administratives avec le lancement de la véritable phase d'instruction en 2011. Malgré l'attachement des habitants de Villar-d'Arêne. Avec le Syndicat mixte des stations villages de la haute-Romanche et l'appui du Parc National des Écrins, c'est plus de trente-cinq tonnes de ferrailles et de béton qui ont été éliminée de ce site naturel. L'appui de Mountain Wilderness a permis dans le cadre de l'opération Installations Obsolètes. L'implication de l'association a permis de recevoir des financements nationaux (Parc des Écrins) et européens (Natura 2000) à hauteur de 16 000 €.

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    Héliportage de pylônes (© Eric VANNARD - Parc national des Ecrins).

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    Démolition de massifs en béton pour les pylônes (© Eric VANNARD - Parc national des Ecrins).

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    La dépose du téléski sur le parking à proximité du col du Lautaret (© Eric VANNARD - Parc national des Écrins).

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    Évacuation des restes des téléskis via des camions (© Eric VANNARD - Parc national des Ecrins).

    Aujourd'hui, le col du Lautaret est redevenu un site naturel vierge même s'il est encore bien prisé par les snowkiteurs qui viennent profiter des vents pouvant être forts. Quelques photos du Col du Lautaret « nettoyé » :

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    L'ancien domaine skiable désaffecté.

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    Regard vers l'est du Lautaret avec des versants toujours aussi magnifiques.

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    Les pentes du Lautaret en automne (© Hélène QUELLIER - Parc national des Ecrins).

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    Vers les Écrins…

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    Regard vers les sommets fraîchement enneigés (© Hélène QUELLIER - Parc national des Ecrins).


    Un grand merci à Claire GONDRE et Hélène BELMONTE (Parc national des Ecrins) ainsi qu'à Cécile DELAITTRE (Moutain Wilderness) et François05 pour ses précieuses informations.





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