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Atelier Pierre Novat
Panoramas et plans des pistes : Atelier Pierre Novat

Le damage

Aujourd'hui indispensable, le damage a lui aussi connu une évolution technologique époustouflante au cours du 20ème siècle. Qu'il est loin le damage à l'aide d'un rouleau tiré par un skieur ou tout simplement le damage avec les skis. Aujourd'hui les dameuses sont de véritables merveilles de technologie bourrées d'électronique, et même équipées du GPS pour certaines stations.

Les premiers conducteurs d'engins de damage (photo : www.skistory.com):


Le premier engin de damage fut ramené des Etats-Unis dans les années 60 par Emile Allais, alors en charge du Service des Pistes de Courchevel. L'engin en question était le premier du genre et de la célèbre marque "Ratrac". Aujourd'hui les dameuses sont encore appelées Ratrac par les non-initiés. Un peu comme Frigidaire pour les réfrigérateurs. La bête en question devait ressembler à ceci : (photo : www.skistory.com)


Et puis la technologie s'est développée. Cela ne suffit plus de tasser la neige par le poids de l'engin, il faut aussi casser les bosses. Alors on rajoute des accessoires, et notamment la lame (merci l'hydraulique).

(photo : www.skistory.com)

Aujourd'hui le principe de base reste le même. Ces machines se déplacent sur la neige grâce à des chenilles montées sur les roues de la machine. Pour casser les bosses les dameuses sont équipées d'une lame frontale articulée qui permet de dégager la neige où le chauffeur le souhaite. Mais seulement les lames ne ressemblent plus tellement à celles d'avant. D'ailleurs, tout à changé. Casser les bosses c'est bien, mais skier sur des traces de chenilles, c'est pas très agréable. Alors on équipa les machines de peignes.

Au début, c'était juste une grosse barre en métal placée sur un support après les chenilles. Elle appuyait de son propre poids sur la neige travaillée par les chenilles pour essayer de la lisser.

Et puis le confort du skieur devenant de plus en plus important, et la technologie donnant la possibilité de répondre à ces attentes, on inventa la fraise. La fraise c'est une espèce de rouleau denté qui permet de "broyer" la neige. La neige une fois broyée est toujours lissée par le peigne. Seulement le peigne aujourd'hui n'est plus en métal mais dans une espèce de caoutchouc.

une fraise (photo : www.leitner-lifts.com)

Les machines peuvent être équipées de divers accessoires interchangeables selon les besoins. Par défaut c'est bien sur une lame que l'on retrouve à l'avant. Mais il existe aussi les dragon pipe pour faconner les parois des half-pipe, les turbo fraise pour dégager de grosses quantités de neige, ou alors un godet pour transporter de la neige (photos : www.leitner-lifts.com et www.pistenbully.fr) :

Un tour d'horizon des modèles haut de gamme

Il existe plusieurs constructeurs d'engins de damage. A ma connaissance il y en a 4. Mais les 2 principaux raflent quasiment 90% du marché voire plus. Si vous partez au ski en France vous allez retrouver principalement les modèles de ces 2 constructeurs (Leitner Snow et Kassbohrer).

Le Groupe Leitner est le seul groupe au monde à pouvoir équiper une station de ski entière à lui tout seul. En plus des remontées mécaniques, de l'enneigement artificiel et de la sécurité des pistes, il fabrique aussi des dameuses. Issue du regroupement des dameuses Prinoth et Leitner, les machines de Leitner Snow sont des modèles puissants, robustes et assez esthétiques à mon goût. Le top de la gamme est constitué des machines Leitwolf et Everest Power. La Leitwolf est sortie en avril 2002 et se distingue par son esthétique original pour une dameuse. L'Everest Power est quant à elle la dernière évolution de la machine Everest de chez Prinoth, sortie en 2000.
La Leitwolf est dotée d'un moteur de 435 cv, vitesse maxi 21km/h, ordinateur de bord avec programme de recherhe de pannes, fraise de 6 mètres de large, ... ! (Photo : www.prinoth.com)


L'Everest Power peut être équipée d'un treuil (comme n'importe quelle machine). 8500 Kg, 428 cv. 11950 cm3, un couple de 2000 Nm à 1080 tr/mn. Largeur lame : 4350/5300 mm. Largeur fraise : 4300/5350 mm. Treuil à cabestan de 650/950 m et de diamètre 11.


Le second constructeur (il est présenté en second mais est leader sur le marché) est l'allemand Kassbohrer. Ses dameuses sont livrées sous l'appellation Pisten Bully et qui ont pour leader la PB300 Polar. Si la Pisten Bully 300 existe depuis la fin des années 90, la Polar existe elle depuis 3/4 ans. C'est en fait une évolution du modèle de base. Elle se distingue par un moteur plus puissant, une lame beaucoup plus imposante, ....etc. Moteur de 430cv, 5.5 m de large et 10 mètres de long, rendement d'environ 10ha à l'heure.


Maintenant si vous voyagez, vous pourrez trouver d'autres modèles de dameuses. Sur le continent américain il existe des dameuses de marque Bombardier (il en reste encore en France mais le constructeur s'est retiré du marché). Et puis en Europe du Nord vous pourrez trouver des dameuses Formatic.

Toutes les données techniques sont issues des documentations constructeurs. Si ces engins vous attirent, certaines stations comme Méribel ou Serre-chevalier vous permettent d'aller passer quelques heures en compagnie des travailleurs de l'ombre qui conduisent ces engins. C'est à ne pas rater, c'est extraordinaire!! Il faut aussi noter qu'il existe d'autres modèles de dameuses moins puissants ou destinés pour les pistes de ski de fond.