

Tout comme les télésièges à pince fixe, pour les télésiège débrayable ondistingue gare motrice et gare retour. On fait également la même distinction entre gare fixe et gare de tension. La majorité des gares actuelles possèdent une couverture intégrale standardisée, on ne peut donc pas voir d'extérieur s'il s'agit de la gare motrice, tension. Pour positionner la motrice, il suffit d'écouter. pour la tension, sur certaines gares le vérin dépasse, mais ce n'est pas le cas pour toutes.
Nous expliquerons le fonctionnement des gares chronologiquement, de l'arrivée des sièges à leur sortie.
Les sièges arrivent donc embrayés sur le câble, à une vitesse qui est désormais de 5m/s (d'autres vitesses sont possibles). Globalement, le siège entre en gare, il sera débrayé puis ralenti. il arrivera dans une zone appelée le contour pour faire demi tour. puis l'opération inverse sera effectuée à savoir accélération puis embaryage sur le câble.
En entrée de gare, les pinces sont accueillies par les trompettes d'entrées de gares qui vont guider les pinces et les remettre parfaitement à l'horizontal si elles ne l'étaient pas. Ces trompettes peuvent êtres articulés pour ammortir l'entrée du siège dans la gare si jamais le siège est mal chargé.

Voici une petite vidéo de l'entrée d'une pince dans la gare :

Les sièges après avoir été débrayés sont ralentis pour permettre soit l'embarquement, soit le débarquement comme sur cette vidéo :

A peine rentrée en gare, la pince du siège est prise en charge par des pneus qui prendront le relais du câble pour entraîner le véhicule. Ces pneus viennent frotter sur un patin disposé sur le dessus de la pince.
Juste après cette prise de mouvement secondaire, la pince va se débrayer du câble. Une poutre appelée came de débrayage va venir faire pression sur le levier de la pince pour ouvrir celle-ci.

Les galets des pinces viennent rouller dans la "rigolle" rouge en bas de la photo.



Voici une vidéo du débrayage d'une double pince Leitner :
A la fin de la vidéo on a l'embrayage de cette même pince.
Voici une photo du bas de la came de d'embrayage d'un TSD6 Poma :

Et une vidéo d'un débrayage :

La zone dans laquelle accélère ou ralentis un siège s'apelle un lanceur.
Sur la majorité des télésiège débrayables 6 places, il y a au maximum trois sièges en gares : un dans le ralentisseur, un dans le contour et un autre dans le lanceur. Certains télésièges particuliers il peut y en avoir plus 6 voire 7).

Le siège est maintenant ralenti et avance à une vitesse de 1m/s (généralement pour l'embarquement). Les passagers ont pris place pendant ce temps la en zone d'embarquement.
Il y a deux possibilités pour l'embarquement : soit l'embarquement se fait dans le sens de la ligne, soit il se fait de façon tangentielle. L'embarquement dans le sens de la ligne occasionne moins de secousses car le siège n'a pas à faire un quart de tour chargé.


L'avantage de l'embarquement tangentiel est qu'il prend moins de place qu'un embarquement dans le sens de la ligne. De plus, les gares étant devenues de plus en plus longues, embarquer dans le sens de la ligne pouvait être impossible.
Sur les installation récentes, Le siège va être tracté pendant tout le temps qu'il est en gare par un train de pneus tournant à vitesse réduite. Sur les anciennes installations, il s'agissait d'une chaîne qui tractait les sièges (Sur les TSD Alpha Evolution de Poma par exemple. Cependant, une chaine est bien plus bruyante qu'un train de pneus.
Une fois les sièges chargés, ils vont accélérer jusqu'à l'embrayage sur le câble. Les pneus du lanceur sont dans la très grande majorité des cas entraînés à vitesse fixe dépendant de l'alure du câble.
l'embrayage est l'opération inverse du débrayage.

Comme nous l'avons vus précédement, un système de couroies permet de faire tourner les pneus des voies principales. Ensuite, il faut que le siège subisse une accélération. Pour cela, les poulies recevant les couroies qui font tourner les différents pneus ne sont pas de même diamètre, ceci permet une diminution/augmentation de la vitesse de rotation des pneus de manière régulière.

Dans le contour, les pneus n'étant forcément pas dans le même axe, il est plus difficile d'utiliser des couroies. Chez Poma et Leitner, on utilisera des roues dentées pour faire tourner les pneus :

Chez Doppelmayr, ce sont des couroies :

Chez Garaventa, ce sont des cardans :

Un système de cadencement des sièges est installé sur les remontées débrayables afin que les véhicules soient toujours espacés de la même manière.
Le cadencement des véhicules se produit dans le contour de la gare. Le système de cadencement se compose d'un groupe de pneus qui peuvent fonctionner à une vitesse plus ou moins élevée. Ce système est géré par l'automate qui compare constamment la position du siège (grâce aux capteurs) à la position théorique qu'il doit occuper sur la boucle de câble. Le système peut corriger un décalage d'environ 3-4 mètres (ce qui est relativement important !). Ce type de cedenceur est dit cadenceur "+/- vite". Un autre système de cadencement en tout ou rien peut etre installé sur les télésièges. cela corrige généralement l'avance des sièges et la position de tous les sièges est obtenue en une période de rotation. C'est un cadenceur "tout ou rien".
Voici un moteur de cadenceur chez Poma :



Du point de vue de la motorisation, en marche normale, les TSD fonctionnent grâce à un ou deux moteurs électriques alimentés en courant continu de 400 à 500V)
La puissance du moteur dépend des caractéristiques techniques de l'installation : longueur, dénivellée, débit, type de remontée. les moteurs de TSD font en général entre 300 et 900 kW.

Le moteur électrique est en bleu. L'arbre du moteur électrique rentre ensuite dans le réducteur en rouge. Ce réducteur va servir à réduire la vitesse de rotation de la poulie motrice, et à augmenter le couple.
Un frein est situé entre le moteur électrique et le réducteur. Les moteurs électriques sont ventillés. On voit le moteur du ventillateur à droite sur la photo, en bleu.

Deux moteurs électriques en série :

Sur les télésièges à pinces débrayables, les réducteurs sont souvent bien plus volumineux que sur les télésièges à pince fixe. Ils sont pour la plupart, épycicloïdaux. Quesako ? Pour vous montrer le fonctionnement d'un réducteur à train épicycloïdal, je vous invite à visiter cette page là (lien en dessous de l'animation), ou vous trouverez entre autre l'animation suivante (Mini dossier réalisé par Jacky Carlingue pour remontees-mecaniques.net)


Deux vérins de tension sur un télésiège débrayable :

Voici une gare retour tension sans couverture, ou plutôt dite "à couverture basse" :

La tension du câble sur un télésiège à pinces débrayables est généralement bien supérieure à la tension du câble sur un télésiège à pince fixe. en effet, les véhicules sont plus lourds, et surtout les lignes sont généralement plus longues avec un dénivelée plus important.
©2003-2008 - www.remontees-mecaniques.net - Tous droits réservés
Contact : Thomas MAILLARD - Disclaimer
Site déclaré à la CNIL sous le numéro 1173095
Design : Simon Gabolde, Thomas Maillard