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Télésièges à pinces fixes

Gares motrices

La gare motrice est sans doute le plus interessant dans un télésiège. C'est la gare qui va permettre de mettre en mouvement le câble de la remontée mécanique. La gare motrice est soit placée en aval de la remontée, soit en amont. Cependant, la placer en amont est préférable. en effet, faites l'expérience chez vous en construisant un télésiège en légo ou en meccano, vous remarquerez que la ficelle qui arrive à la poulie motrice, que la motrice soit placée en amont ou en aval, est plus tendue que l'autre. Il en est de même pour les télésièges. En effet, le brin de câble arrivant à la motrice est plus tendu que celui qui en repart. Le mieux est que les sièges qui sont pleins soient sur le brin le plus tendu (on veut que le brin chargé soit le plus tendu), il faut alors placer la motrice en amont. Cependant, ceci nécessite de monter l'énergie en gare amont. Une gare motrice amont est également préférable si le télésiège se situe dans une zone résidencielle, car la gare aval sera la gare retour qui est moins bruyante. Parenthèse fermée, étudions les gares motrices.

Dans la gare, le câble va faire demi tour autour d'une grande poulie, la poulie motrice. C'est cette poulie qu'il faut entraîner avec une vitesse de rotation bien précise. On utilise pour cela dans la grande majorité des cas un moteur électrique. Entre le moteur électrique et la poulie motrice est placé un réducteur qui va démultiplier le couple moteur et ainsi permettre l'entraînement du câble. Les moteurs électriques tournent aux environs de 1500-2000 tours par minutes, imaginez si la poulie motrice tournait à cette allure. le réducteur permet donc également de diminuer la vitesse de rotation de la poulie motrice.
Voici des photos des différents organes d'une gare qu'on a déjà entrevus plus haut :

Tout d'abord la poulie motrice d'un télésiège à pince fixe :


Poulie motrice du TSF4 Poma du Vallonet à Bonneval-sur-Arc

Le moteur électrique est raccordé au réducteur :


Moteur électrique de télésiège à pince fixe

Réducteur sur le TSF3 de Rio Envers dans la Voie Lactée
On apperçoit également le frein en jaune et également le moteur électrique au fond

Par mesure de sécurité, un premier frein est situé sur l'arbre entre le moteur électrique et le réducteur. C'est un frein de service qui est utilisé à chaque arrêt du télésiège.
Il peut arriver qu'il y ait un vollant d'inertie sur ce même arbre moteur pour adoucir les arrêts.
Les moteurs électriques utilisés actuellement sont des moteurs fonctionnant en courant continu, avec une tension d'alimentation de l'ordre de 500V. Les moteurs à courant continu permettent une bonne régulation de la vitesse, génaralement effectuée à l'aide d'un hacheur. Avant, on utilisait des moteurs asynchrones alimentés par un courant triphasé en 380V généralement. cette solution donnait au moteur une vitesse fixe. pour varier la vitesse de la remontée il fallait utiliser un variateur de fréquence, un dispositif de résistance pour réguler la vitesse ou alors deux moteurs diffents, un pour la grande vitesse et l'autre pour la petite vitesse.

Un autre mode de fonctionnement est nécessaire sur les télésièges à pince fixe. En effet, en cas de panne de courant ou d'une défaillance du moteur électrique, on doit a tout prix disposer d'un autre moyen d'entraîner le câble. Dans le cas général, on va utiliser un moteur thermique. l'arbre de celui-ci va entrer dans le réducteur et ainsi entraîner celui-ci. Il entrera soit après avoir mis en mouvement l'arbre du moteur électrique par l'intermédiaire de couroies, soit il entre par une seconde entrée du réducteur.
Voici un moteur thermique de télésiège à pince fixe :

Et voici le "treuil" complet d'un télésiège à pince fixe :


A Gauche, le moteur électrique (bleu), au centre le réducteur (jaune) et à droite le moteur thermique de secours (rouge)

Il y a cependant un problème, en effet, les moteur diesel utilisés doivent tourner à environ 2000 tours par minute pour avoir un couple maximum. à un régime de rotation inférieur, le moteur n'as pas le couple nécessaire pour faire fonctionner le télésiège. On utilise donc un coupleur qui se place entre le moteur thermique et le réducteur. Ce coupleur va agir en quelque sorte comme un embrayage et va transmettre progressivement le couple disponible par le moteur qui tourne à son régime nominal à l'arbre qui rentre dans le réducteur. Lorsque les télésiège utilisaient des courois, on tendait progressivement les couroies,mais ceci les faisait se dégrader rapidement.
Voici la photo d'un moteur thermique et du coupleur en sortie :


Coupleur

Il existe d'autres modes de secours, principalement chez les autres constructeurs autres que Poma, GMM. A la place par exemple d'avoir un simple moteur thermique qui entre dans le réducteur, on a un moteur thermique couplé à une pompe hydraulique qui va donner puissance à un moteur hydraulique qui entre dans le réducteur. cette solution permet de se passer de coupleur. Il y a aussi la solution moteur hydraulique qui engrenne directement sur la poulie motrice (nous le verrons sur les télésièges à pinces débrayables). On peut trouver également des marches de secours électriques.


Les freinages

A propos des freins, il y a deux types de freins différents sur un télésiège à pince fixe : comme nous l'avons vu précédemment, il y a un (ou deux) frein(s) à disque entre le moteur électrique et le réducteur. Ce sont les freins de sécurité 1, ou frein de service :


(TSF3 du tronc à Morzine)

C'est un frein "à disque". tant que la pression dans le circuit hydraulique est sufisance, les mâchoires sont maintenues écartées. pour freiner, on fait chuter la pression hydraulique. Certains autres modèles de frein ne sont pas hydrauliques, ils sont électromagnétiques. la puissance pour ouvrir et laisser ouvert le frein est généré par des bobinages.
Juste à gauche de ce frein, on remarque un système à cliquets. il s'agit de liquets anti retour pour empêcher que le télésiège ne parte en marche arrière.
Un ou deux autres freins sont situés directement sur la poulie motrice :


(TSF4 du Vallonet à Bonneval-sur-Arc)

Il s'agit du frein de sécurité 2, frein d'urgence ou frein de poulie.


La sécurité sur un télésiège est primordiale. Ainsi, il y a énormément de causes qui vont déclencher des arrêts. Sur un télésiègé à pince fixe classique, on dénombre en règle générale trois types d'arrêts :
- L'arrêt électrique
- L'arrêt sur frein 2 ou arrêt d'urgence
- L'arrêt sur frein 1

Ces trois arrêts n'ont pas les mêmes causes et pas les mêmes conséquences. Les causes d'arrêt sont très variées ... survitesse, surcharges quelquonques, dysfonctionnements mécaniques, électriques, déraillements ...

L'arrêt électrique consiste à asservir l'alimentation du moteur (en tension ou intensité) afin de lui faire suivre une courbe de décélération définie. L'arrêt électrique n'utilise pas de freins. Les courbes de décélérations sont relativement linéaires. le temps d'arrêt dépend de l'instalation et se situe aux alentours de 10 secondes.

L'arrêt sur frein 2 est globalement l'arrêt de sécurité le plus utilisé. Pour tous les arrêts, il y a deux moyens de les déclencher. soit de façon manuelle à l'aide du pupitre de commande ou de la télécomande située à l'embarquement, soit de façon autoomatique par l'automate. On utilisera l'arrêt d'urgence manuellement en cas de problème à l'embarquement par exemple...
L'arrêt d'urgence utilise le ou les freins de sécurité 2, ceux placés sur la poulie. il freine donc au plus près du câble. De façon automatique, sont concernes par les arrêts sur frein 2 tous les défauts liés à la ligne (dévirage, survitesse etc.)

L'arrêt sur frein 1 peut avoir également deux causes de déclenchement. un déclenchement manuel et undéclenchement automatique. Concernant le déclenchement manuel, généralement le bouton d'arrêt frein 1 est capuchoné afin de limiter l'utilisation de cet arrêt. en effet, de par la position du ou des freins 1, l'arrêt peut se révéler assez violent et rapide. c'est donc un arrêt à utiliser exceptionellement.

Petite précision, à la fin de chaque arrêt : frein 2 ou arrêt électrique, afin d'immobiliser la ligne, une fois que la vitesse nulle est atteinte, le frein 1 tombe.

La tension

Dans deux cas sur trois, la gare motrice est également la gare dite "de tension". elle assure la tension du câble. En effet, la longueur du câble de la remontée mécanique est ammenée à changer avec le temps, la charge, la température. Pour maintenir une tension du câble a peu près constante sur la poulie motrice, il est nécessaire de pouvoir tendre ou détendre le câble. Dans ce cas, et si la gare motrice est de tension, tout le groupe moteur y compris la poulie motrice est monté sur un chariot (le lorry) qui peut se déplacer dans le sens de la ligne, en avant ou en arrière. La tension est réalisée le plus souvent par un ou deux vérins hydrauliques de tension, et rarement par des contrepoids (sur les motrices j'entend).
Voici une photo d'un de ces vérins sur un TSF4 Poma à gare "Alpha" :


(TSF4 du Vallonet)

Ces vérins ont besoin d'une centrale hydraulique pour avoir la pression nécessaire dans le circuit :


Centrale hydraulique du TSF3 du Tronc à Morzine

Il existe également des gares dites "retour tension". La tension est alors effectué sur la poulie retour du télésiège. Soit pas vérin hydraulique, soit par contrepoids sur d'anciennes installations.


Gare retour tension sur le TSF4 de Belle Hutte à la Bresse

La tension est effectuée ici via un vérin hydraulique :


Vérin hydraulique de tension

La tension exercée sur les gares peut atteindre 40 tonnes sur un télésiège à pince fixe.
Mais cette tension dépend de l'emplacement de la station de tension. En effet, la tension est moins importante en gare aval qu'en gare amont. Il est donc plus facile d'installer un dispositif de tension ou la tension est plus faible. la pression nécessaire dans le circuit hydraulique sera moins élevé. Avec une gare motrice tension, il faut choisir entre le fait que la motrice soit préférable en amont et la tension en aval .. généralement on fait motrice tension amont.


L'embarquement

Sur les télésièges à pince fixe, les skieurs se présentent sur la zone d'embarquement par leur propre moyen généralement et skis aux pieds. Ils sont ensuite "cueillis" par le siège en mouvement.
Des portillons automatiques équipent maintenant les nouvelles remontées mécaniques afin que les skieurs se présentent au bon moment en zone d'embarquement, et cela évite entre autre qu'un skieur s'engage trop tard en zone d'embarquement et qu'il se fasse taper par le siège au mauvais moment.


Cliquez sur l'image ci-dessus pour afficher une vidéo de l'embarquement sur un TSF (TSF4 de la Met à val Cenis)

A l'embarquement, certaines remontées possèdent des tapis d'embarquement. La fonction est simple, il s'agit de donner une vitesse au skieur avant même qu'il ne s'assoie sur le siège. Ainsi, la différence de vitesse entre le siège et le skieur est bien moins importante et ça fait moins mal (si des fois ça devait faire mal). On peut en profiter parfois pour augmenter la vitesse du télésiège.

Concernant les vitesses à l'embarquement des télésièges à pince fixe, elle est fixée par la règlementation des remontées mécaniques du STRMTG. Les valeurs sont les suivantes :

  • TSF1 et TSF2 : 2,5 m/s
  • TSF3 et TSF4 : 2,3 m/s
  • TSF6 : 2,0 m/s
  • TSF2 + tapis : 2,8 m/s
  • TSF3 et TSF4 + tapis : 2,7 m/s
  • TSF6 + tapis : 2,2 m/s
  • 1,5 m/s pour l'embarquement de piétons sur des sièges 1 ou 2 places
  • 1,0 m/s pour le transport des piétons sur des sièges de 3 places ou plus

Différents constructeurs

Il existe une multitude de gares motrices, je vais maintenant vous en donner un petit apperçu chez les différents constructeurs avec pour certaines des particularités :

Chez Poma

  • Gares Delta :

    (TSF2 des Arcellins II à Val Cenis)
    Ces gares Delta sont toujours (sauf une ou deux exceptions) des gares motrices tensions.
  • Gares Alpha :

    (Photo Poma)
    Ces gares sont toujours (sauf exceptions toujours (trois ou quatre exemples en France)) motrices tensions.
  • Motrice Unifix/Colibri :

    TSF4 d'Aulon à Saint Lary (Photo Poma)
  • Motrice Orion :

    TSF4 du Tremplin à Montgenèvre (Photo Poma)
    Ce sont les dernière nées de la gamme.
  • Les deux dernières gares ont été conçues dans le but d'une uniformisation entre Poma et Leitner.
Chez Leitner (constructeur italien)
Il n'est pas facile de connaître le nom des gares, je vous donnerais donc que quelques photos.

  • TSF4 "SCHWARZLOFER" à Waidring (Autriche) (Photo Leitner). On remarque une ressemblance avec les Orion de Poma, c'est normal.

  • TSF4 du Fort à la Rosière (France)
Chez Doppelmayr (constructeur autrichien)

  • TSF4 de Pré Novel à Val Cenis (France)

  • TSF4 de "Val Setus", Gröden, Italie
Chez Gimar Montaz Mautino et Montaz Mautino (constructeur Français)

  • Motrice 7+. TSF4 de la Met, Val Cenis. Ce sont les dernières gares GMM

  • Motrice tension Montaz Mautino. TSF2 du Grand Coin, La Toussuire

  • Gimar Montaz Mautino. gares justes avant les 7+

Il existe bien évidemment plein d'autres types de gares, tenter de faire une liste exhaustive ne serait pas juste.


Nous allons désormais passer à l'étude de la ligne, c'est-à-dire toute la zone entre la gare aval et la gare amont.


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