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Remontées-Mécaniques.net

A l'actualité sur le site


Sélection de reportages

TSD4B Alstispace (Valmorel - FR)

Leitner - 1997
Michael Seeber, qui s'apprête à céder à son fils la direction de Leitner, a profondément transformé le constructeur italien en trois décennies.

Il a conforté le coeur de métier d'origine, les téléskis et télésièges, en tournant l'entreprise vers l'export, notamment vers la France, avec des sièges à bulles emblématiques à Chalmazel ou Valmorel.


Reportage technique d'Alspace
(18/04/2016)

TPH101 Corvatsch II (St Moritz - CH)

Leitner - 2008
Avec l'acquisition de Waagner Biro en 1999, le constructeur prit pied sur le marché des téléphériques, des funiculaires et des 2S.

Il réussit notamment à intégrer des gros porteurs dans des gares existantes, à Innsbruck en 2007 et à St Moritz en 2008, réalisant son premier appareil sur le territoire helvétique.


Reportage technique de Viderjoch
(18/04/2016)


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Dernières nouveautés/actualités remontées mécaniques

Une télécabine dans le port de Tanger

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Image télévision marocaine

Poma a décroché le contrat pour la construction d'un premier tronçon de télécabine reliant le port et la ville de Tanger, au Maroc. Depuis une dizaine d'années, la cité marocaine a lancé un chantier de modernisation et de développement de sa zone portuaire, axé notamment sur le tourisme, avec la construction d'hôtels et d'un terminal pour bateaux de croisière. Le projet de télécabine vise à mieux relier différents secteurs du port avec le centre-ville.

Pour l'exploitation de cet appareil, Poma s'est associé au groupe andorran Pas Grau International Management (PGI Management), connu en France pour avoir repris l'exploitation de la station de Gavarnie-Gèdre, dans les Hautes-Pyrénées. L'entreprise dispose de solides références, comme l'exploitation du plus grand domaine skiable des Pyrénées, Grandvalira, en Andorre, mais aussi de certaines stations en Azerbaïdjian et en Turquie.

Le projet marocain prévoit la création en plusieurs étapes de 3 tronçons de télécabines, assurant la liaison entre la médina, le terminal croisières, la marina et la ville moderne. La ligne devrait avoir une longueur totale de 1882 mètres, parcourus en une dizaine de minutes. Le débit devrait atteindre 2800 personnes par heure afin de pouvoir répondre aux pointes de fréquentation lors du débarquement des bateaux de croisière. L'appareil devrait compter 93 cabines de 10 places.

Les travaux pourraient commencer dès cette année. Les autorités espèrent atteindre 7 millions de visiteurs dès la première année d'exploitation. Le montant de l'investissement est estimé à 32 millions d'euros.

 

GMM lance son premier enrouleur maison

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Nouvel enrouleur GMM - Remontées Mécaniques-TV

L’entreprise iséroise GMM dispose depuis 2010 d'une gamme propre de téléskis à enrouleurs. Si les gares et la ligne avaient été conçues en interne, les enrouleurs provenaient pour leur part du constructeur concurrent LST. Après deux ans de développement, le bureau d'études de GMM vient combler cette lacune en mettant au point le premier enrouleur maison qui va équiper dès l’été 2016 l’ensemble de ses nouvelles productions de téléskis et pourra s'adapter sur des lignes existantes. Comme le précédent, le nouvel enrouleur repose sur le principe du ralentissement magnétique, plus simple d'entretien que la technologie hydraulique ou à plaquette ferodo.

Cette évolution s’inscrit dans la démarche du label « Origine France » décerné dernièrement par le bureau Véritas. Ce label certifie que plus de 90 % des composants des appareils de l'entreprise (télésièges et téléskis) sont produits en France. GMM devient ainsi le premier, et unique, constructeur certifié « Origine France » présent sur le marché des remontées mécaniques.

GMM poursuit en parallèle la commercialisation de ses télésièges fixes, et travaille d'ailleurs au développement d'une nouvelle gare.

-Pour mieux connaitre GMM : parcourrez la fiche constructeur dans notre banque de données.
-Découvrez le télésiège de Massebœuf, disposant d'une gare GMM7+, construit l'été 2015 au Lioran.

 

Michael Seeber s'apprête à passer la main

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Anton et Michael Seeber (image Leitner)

Lors de la cérémonie de fin de saison à Sterzing, Michael Seeber a annoncé le 8 avril dernier qu'il renoncerait, lors de l'assemblée générale du mois de juin prochain, à se présenter à la présidence du conseil d'administration du groupe HTI, chapeautant notamment Leitner et Poma.

Il avait déjà voulu passer la main à son fils Anton il y a trois ans, mais le conseil d'administration lui avait demandé de rester. À bientôt 68 ans, il estime qu'il est "désormais temps de partir."

Né en 1948 à Sterzing, Michael Seeber fit des études de droit, devint avocat, avant de changer radicalement de vocation en 1973, en se lançant dans le bâtiment et la promotion immobilière. Son entreprise de construction devint la plus grande du Tyrol du sud, puis s'étendit à l'étranger. Lorsqu'en 1993 les trois frères Leitner, héritiers du fabricant de remontées fondé en 1888 à Sterzing, cherchèrent un repreneur pour leur entreprise en difficulté, Michael Seeber décida d'investir dans ce secteur complémentaire à son activité de construction. Il racheta les parts de deux frères et s'associa avec le troisième.

A l'origine, Michael Seeber n'avait pas l'intention de prendre directement les rênes de Leitner. Mais les échecs des deux managers successifs qu'il avait désignés le poussèrent à s'occuper directement des activités opérationnelles. Sous son impulsion, l'entreprise connut une croissance remarquable. Les remontées Leitner, commercialisées principalement en Italie, prirent pied dans tout l'arc alpin. A l'externe, Michael Seeber fit croître son groupe de manière décisive en 2000 avec le rachat de Poma, tout en menant une politique de diversification dans les équipements de neige de culture de DemacLenko, les dameuses de Prinoth, les éoliennes de Leitwind ou le MiniMetro pour les transports urbains. Leitner réalisait en 1993 un chiffre d'affaires de 25 millions d'euros avec 250 collaborateurs. Aujourd'hui, le groupe emploie 3150 collaborateurs environ, et le chiffre d'affaires atteint 726 millions d'euros.

Né en 1973, Anton Seeber a fait de brillantes études à l'université de Milan puis de Harvard. Il prit la direction de Poma Leitner of America en 2004 et siège depuis 2006 au conseil d'administration de Leitner. Il prendra la présidence de l'entreprise en juin, restera épaulé par le vice-président Martin Leitner, représentant de la famille historique du constructeur.

Pour aller plus loin : l'historique de la société et les reportages de remontées Leitner sur notre base de données

 

La nouvelle pince débrayable LST trouve un premier débouché à la Plagne

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Image MND

LST va construire le futur télésiège débrayable des Envers, à la Plagne, un appareil qui sera réalisé cet été sur un secteur desservi jusqu'en 2013 par le télésiège des Coqs avant qu'il ne soit déplacé.

L'appareil sera le premier exemplaire de la nouvelle gamme de débrayables que LST développe depuis 2 ans à Ste Hélène du Lac, en Savoie. Titulaire d'une licence pour les pinces débrayables conçues par l'autrichien Felix Wopfner dans les années 80, LST n'avait construit que 3 appareils mettant en oeuvre cette technologie, de 2004 à 2010. Avec le changement d'actionnariat intervenu en 2012, le constructeur s'est lancé dans le développement d'une nouvelle gamme d'appareils débrayables s'affranchissant de l'ancienne licence.

Comme pour les pinces Wopfner, LST a développé une pince bistable à genouillère et à ressorts extérieurs : la pince LST-DG-10, annoncée pour équiper des télésièges 6 places ou des cabines 8 places. Par rapport à une pince monostable, les mouvements d'ouverture et de fermeture en gare sont divisés par deux, car il n'y a pas de refermeture en gare. Cela permet d'une part de réduire l'usure des pinces et d'autre part de limiter la longueur du lanceur et du ralentisseur, ce qui permet de diminuer l'emprise au sol des gares, annoncées à 22 mètres par le constructeur.

Le choix d'une pince à genouillère plutôt qu'une pince à serrage direct permet de limiter les efforts nécessaires pour l'ouverture et la fermeture de la pince en gare, mais il présente l'inconvénient de limiter la force de serrage.

Les gares se distingueront aussi par le système de traînage. Il sera assuré par des pneus dans le contour, avec trois zones de motorisation, tandis que le lancement et le ralentissement s'effectueront chacun par deux courroies successives entraînées chacun par un moteur accélérant ou ralentissant progressivement, comme sur les appareils débrayables de Habegger dans les années 70. LST espère ainsi diviser par 4 les coûts de maintenance par rapport aux installations équipées de poutres à pneus. Les économies d’énergie du traînage sont annoncés de l’ordre de 15 %.

Les autres constructeurs ont eux aussi joué la carte de la réduction des coûts de construction et de maintenance : avec la gamme D-Line, Doppelmayr a créé une pince bistable à serrage direct et des stations plus courtes, tandis que les appareils Eezzi de Poma jouent la carte des gares compactes et d'une standardisation poussée.


Pour aller plus loin :
- les actualités de LST sur notre forum,
- le reportage consacré à l'ancien télésiège des Coqs, dont le futur télésiège reprendra à peu près le tracé,
- le sujet consacré aux projets français de remontées sur notre forum.

 

Mountain Planet - 2016

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Le salon Mountain Planet-2016 se déroulera les 13, 14 et 15 avril prochain à l'Alpexpo de Grenoble.

Cette 22e édition va réunir plus de 800 exposants, représentant une soixantaine de pays, sur plus de 40000 m². Vous y trouverez notamment des stands de tous les fabricants de remontées mécaniques, mais également des stands des cabiniers, des tréfileries, et de tous les acteurs des stations de ski.
Le Mountain Planet à vocation professionnelle est destiné aux acteurs de l'économie de montagne : fédérations et syndicats professionnels, structures intercommunales, offices de tourisme et de promotion, services de communication et de marketing, sociétés d'exploitation de stations…

Pour plus d’informations : Mountain Planet - 2016.
Pour y réserver votre place : Commande de badge.

 

Poma pose la première pierre de son nouveau site de Gilly sur Isère, en Savoie

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Image Alternative Media - A. Berard

De manière symbolique, c'est un petit fût de pylône levé à la grue qui a marqué le 4 avril la pose de la première pierre du futur site de Poma à Gilly-sur-Isère en Savoie. Cette nouvelle installation de 70 000 m² est destinée à regrouper :

- les productions de la SACMI, filiale spécialisée dans la fabrication mécano-soudée d'éléments tels que les poulies ou les châssis, ainsi que dans le pré-montage de la mécanique de gare. Ses 62 employés sont installés jusqu'à présent à Montmélian.
- les activités de Comag, filiale spécialisée dans le montage, représentant 49 employés basés jusqu'alors à Bourg-Saint-Maurice,
- le futur site d'assemblage d'éoliennes produites par la filiale Leitwind de Leitner sur la base de la technologie DirectDrive,
- et une plateforme logistique qui bénéficiera d'une situation géographique plus centrale.

Le site de Gilly-sur-Isère dispose d'une réserve foncière permettant une extension ultérieure à 100 000 m². Le bâtiment devrait comprendre 1 194 m² de bureaux et 8 902 m² d'ateliers. A terme, le nombre d'emplois devrait être porté à 150.


Pour aller plus loin :
- l'actualité de Poma sur notre forum,
- l'histoire de la SACMI, ancien constructeur indépendant.

 

Six millions d'euros pour rénover les gares du téléphérique du Salève

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Gare amont en 1932 (DR, La Salèvienne n°10, coll. FBA)

Dessinée dans les années 1930 par l'architecte genevois Maurice Braillard dans un style moderniste, la gare amont du téléphérique du Salève a une valeur architecturale et patrimoniale indéniable. Bruno Vayssière, directeur de la fondation Braillard jusqu'en 2009, disait qu'elle est une évocation du gratte-ciel horizontal du peintre designer et architecte russe El Lissitsky. Cette construction en béton brut, à la fois imposante et aérienne, s'avance en porte-à-faux en direction du bassin genevois, et se voulait symboliser la suprématie du téléphérique sur le vide vaincu.

Avec la reconstruction du téléphérique en 1983, elle a cependant subi plusieurs transformations qui tiennent plus de considérations pratiques qu'esthétiques. L'espace supérieur s'habille maintenant d'un bardage en tôle qui masque les grandes baies d'origine, désormais symbolisées par un simple liseré gris.

Les membres du Groupement local de coopération transfrontalière (GLCT) en charge de la gestion du téléphérique du Salève ont acté la rénovation de cette gare amont mais également du bâtiment aval, avec, outre les remises aux normes, l'idée de valoriser le dessin architectural originel de la structure sommitale. Six millions d’euros sont à cet effet alloués pour réaliser ces travaux qui s’étaleront entre 2017 et 2020 (et engendreront la fermeture occasionnelle du téléphérique). Le programme final de cette opération de réhabilitation sera validé en septembre.

Pour aller plus loin :
- notre reportage historique sur le téléphérique du Salève de 1932
- notre reportage technique sur le téléphérique du Salève de 1984

 
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