La petite ville de Laon, dans l'Aisne, est la seule en France à disposer d'un mini-métro automatique de type "Poma 2000". Ce funiculaire débrayable prototype relie la ville basse et le plateau depuis 1989, desservant 3 stations au long de sa ligne de 1,5 km et de 100 mètres de dénivelé.

La communauté d'agglomération de Laon vient de refuser, lors du vote du 7 juillet, de financer les travaux de mise à niveau du funiculaire. La Grande Inspection du Poma 2000 a en effet commencé à la fin avril, et devait s'étaler sur une période de 6 à 8 mois. Cette série de contrôles approfondis s'applique à cet appareil urbain comme aux remontées en montagne, car il rentre dans le champ d'application de la règlementation du transport par câble. La Grande Inspection doit s'accompagner des travaux de mise aux normes, chiffrés à 15 millions d'euros.

L'agglomération ne peut financer seule cet investissement. Les pistes pour obtenir des subventions sont minces, la région et l'Etat ayant déjà participé à des chantiers de 3 millions d'euros il y a quelques mois. Une grande part des travaux aurait du être financée par les contribuables, avec une hausse des impôts de 35 %.

Les élus ont donc décidé d'arrêter l'exploitation du funiculaire en septembre et de le remplacer par une desserte de bus. La RATP, qui a remporté en janvier la délégation de service public pour les transports urbains de Laon, s'était pourtant associée dans l'opération à un spécialiste du transport par câble : COMAG, la filiale de POMA spécialisée dans la maintenance des remontées.



Pour aller plus loin :
- le reportage sur le Poma 2000