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Les actualités de mars 2016

3 actualités parues ce mois

[Autriche] Les projets pour 2021/2022
Gare amont en 1932 (DR, La Salèvienne n°10, coll. FBA)

Dessinée dans les années 1930 par l'architecte genevois Maurice Braillard dans un style moderniste, la gare amont du téléphérique du Salève a une valeur architecturale et patrimoniale indéniable. Bruno Vayssière, directeur de la fondation Braillard jusqu'en 2009, disait qu'elle est une évocation du gratte-ciel horizontal du peintre designer et architecte russe El Lissitsky. Cette construction en béton brut, à la fois imposante et aérienne, s'avance en porte-à-faux en direction du bassin genevois, et se voulait symboliser la suprématie du téléphérique sur le vide vaincu.

Avec la reconstruction du téléphérique en 1983, elle a cependant subi plusieurs transformations qui tiennent plus de considérations pratiques qu'esthétiques. L'espace supérieur s'habille maintenant d'un bardage en tôle qui masque les grandes baies d'origine, désormais symbolisées par un simple liseré gris.

Les membres du Groupement local de coopération transfrontalière (GLCT) en charge de la gestion du téléphérique du Salève ont acté la rénovation de cette gare amont mais également du bâtiment aval, avec, outre les remises aux normes, l'idée de valoriser le dessin architectural originel de la structure sommitale. Six millions d’euros sont à cet effet alloués pour réaliser ces travaux qui s’étaleront entre 2017 et 2020 (et engendreront la fermeture occasionnelle du téléphérique). Le programme final de cette opération de réhabilitation sera validé en septembre.

Pour aller plus loin :
- notre reportage historique sur le téléphérique du Salève de 1932
- notre reportage technique sur le téléphérique du Salève de 1984

 
[Autriche] Les projets pour 2021/2022
DR

Il y a 40 ans, la station italienne de Cavalese, dans le Trentin-Haut-Adige, fut touchée par l'un des plus graves accidents de l'histoire du transport par câble, qui fit 43 victimes.

En fin de journée, la clientèle redescendait vers la station par le téléphérique de Cermis depuis la gare intermédiaire de Doss de Laresi. En pleine période de vacances scolaires, l'affluence était importante. Pour minimiser le temps d'attente, les employés remplissaient les cabines au maximum. Prévue pour 40 personnes, la benne qui quitta la gare intermédiaire vers 17 h 20 emportait 44 passagers. En raison de la vitesse excessive au passage d'un pylône, le câble tracteur se mit à osciller de manière plus importante que d'habitude et chevaucha le porteur. La surveillance de chevauchement de câbles provoqua l'arrêt immédiat de l'appareil.

Habitué aux fausses alertes, et soucieux de faire descendre le plus rapidement possible les clients qui faisaient la queue à l'intermédiaire, le conducteur prit l'initiative de faire redémarrer l'installation. Cet employé de la poste de Bolzano, qui travaillait illégalement comme saisonnier à Cavalese, shunta délibérément la sécurité. La remise en route du câble tracteur provoqua d'importants frottements contre le câble porteur qui fut rapidement cisaillé. La cabine chuta d'une trentaine de mètres de hauteur.

Longtemps après sa remise en service, le téléphérique connut un second accident tragique. Le 3 février 1998, un avion de chasse américain coupa de son aile un câble porteur et le câble lest du même téléphérique. La chute de la cabine causa la mort de 20 personnes.

 
[Autriche] Les projets pour 2021/2022
photo François05

Construit il y a 30 ans, le funiculaire de la tour du stade olympique de Montréal a transporté près d'un million de voyageurs. Le gestionnaire des installations olympiques vient de lancer un appel d’offres pour désigner le bureau d'études chargé de concevoir un nouveau design pour le funiculaire et d'accompagner les travaux.

Au cours de l'ascension, les clients découvrent un panorama étendu sur Montréal. La direction du parc olympique souhaite que la nouvelle cabine leur offre de services supplémentaires pendant le voyage, comme la projection d'infographie sur les vitres, ou une mise en scène audiovisuelle.

Les travaux, qui incluent aussi une modernisation des équipements au sommet de la tour, doivent durer trois ans et le budget avoisiner un million de dollars canadiens, soit environ 700 000 euros. Le gestionnaire espère alors doubler la fréquentation du site en 5 ans.



Pour aller plus loin : le reportage technique du funiculaire du parc olympique dans notre base de données.