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Reportages : "Au Cœur des remontées mécaniques"



Liste des remontées mécaniques Alta - Dandelot


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Alta - Dandelot

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Nationalité : Française
Informations :

Georges Edmond Dandelot commence sa carrière dans l'atelier de serrurerie de Léon Bouchet, à Cran-Gevrier dans les environs d'Annecy, qui commercialise des monte-foins pour granges, des treuils, réducteurs. En 1927, au décès de son patron, il reprend l'affaire, la développe et prend de nouveaux locaux à Annecy. Il dépose plusieurs brevets de divers treuils et commercialise sous la marque Alta des transporteurs aériens « pour tous matériaux », notamment des téléphériques de type porte-lait.

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Publicité Alta - Dandelot pour le téléphérique porte-lait
(DR - in : Les pionniers du téléski - P. Montaz)


Georges-Edmond Dandelot s'attache la collaboration d'un ingénieur de talent, Maurice Eyrald, qui permet à l'entreprise de rencontrer un beau succès en réalisant dès 1935 un prototype d'"auto-traîneau" à Annecy (lieu-dit Sur-les-Bois), puis en installant d'autres exemplaires, les saisons suivantes, à Cordon, au col des Aravis (sur les hauteurs de La Clusaz), aux Allues, à Megève ou encore à Notre-Dame-de-Bellecombe.

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Auto-traineau Dandelot du col des Aravis installé en 1937 (DR, col Persil)


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Auto-traineau Dandelot à Cordon (DR)


Le traîneau peut accueillir une vingtaine de personnes et est automoteur : le moteur thermique prend place à l'avant et entraîne deux tambours qui enrouleur deux câbles arrimés en station amont. Cet équipement est peu coûteux et facile à installer mais il est pénalisé par son faible débit et les câbles tendus constituent un danger pour les skieurs.

Si tous ces appareils n'existent plus, l'auto-traîneau de Notre-Dame-de-Bellecombe, a été conservé et exposé au village pour mémoire.

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Auto-traineau Dandelot de Notre-Dame-de-Bellecombe, conservé pour mémoire (Ongland69)


Inspiré par l'exemple du téléski Bleichert/Constam installé à Davos, Dandelot se lance également dans la commercialisation de cette nouvelle catégorie d'engin légers pour skieurs. Il met au point le remonte-pente à enrouleurs "Alta" pour lequel il dépose un brevet en 1937. Mais son modèle, dont un prototype est installé pour l'hiver 1937 au col des Aravis, à côté de son auto-traineau, ne connait pas le succès attendu.

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Téléski Alta Dandelot du col des Aravis (DR, coll. Laurent Berne)


Dandelot choisit finalement de collaborer avec Jean Pomagalski pour la production de téléskis. Nouveau venu sur le marché, l'ingénieux grenoblois ne dispose pas encore de moyens de production mais il vient de déposer un brevet pour un téléski rapide et peu coûteux ; le constructeur annécien possède quant à lui toutes les compétences nécessaires pour réaliser en série de vraies poulies et des pylônes en treillis standardisés.

Dandelot entame ainsi, sous licence, la production de ces monte-pentes rapides « système Poma ». Naîtrons de ce brevet, dès 1937, les téléskis de l'Éclose - deuxième du nom - à l'Alpe d'Huez, du Mollard à La Morte, et des Bains à Villard-de-Lans. Mais le système d'anneaux s'avère peu fiable ; aussi, l'Éclose retrouve rapidement son système de perches fixes et les établissements G. Dandelot, tout en conservant leur partenariat avec Jean Pomagalski, préfèrent utiliser, pour leurs futures constructions, l' attache maison « fer à cheval ». Une dizaine d'autres téléskis Dandelot-Poma sont ainsi construits jusqu'aux début des années 1940. De nos jours, un dernier témoin de ces appareils pionniers est encore visible à Aiguilles (Queyras) : le téléski du Chabataron.



En 1937, Georges Dandelot est attaqué par le Suisse Ernst Constam pour contrefaçon de « l'organe de poussée » de ses monte-pentes. Mais Dandelot gagne au motif qu'il utilise un T se plaçant entre les jambes qui ne nécessite pas la tenue de la perche, alors que Constam a breveté un système, plus prude, de traction par simple poussée avec une perche déportée latéralement.

Après-guerre, Dandelot s'installe à Grenoble et recentre son activité sur la fabrication de monte-foins. La marque Alta et les locaux historiques d'Annecy sont repris par son collaborateur Maurice Eyrald qui fonde la Société Annécienne de Constructions. Il rencontrera un beau succès avec la commercialisation de pompes industrielles dans le monde entier durant des décennies.

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Pub Alta dans les années 1970 (DR)


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