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Photo

 TCD12 de la Caboche

Megève - Rochebrune-Mont d'Arbois (Arbois-Rochebrune)

Poma

T3 ES
Description rapide :
Un des axes principaux du massif de Rochebrune qui permet l'accès au sommet de Rochebrune depuis la gare de la Caboche tout en desservant un large espace de ski propre pour tous types de skieurs

Année de construction : 1989

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Vidéos de l'appareil










Auteur de ce reportage : j'ib
Section écrite le 28/09/2017 et mise à jour le 12/10/2017
(Mise en cache le 12/10/2017)

Télécabine de la Caboche
Megève - Rochebrune (74)


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Bienvenue à Megève

La station de ski de Megève est située entre 1 100 et 2 014 mètres d'altitude, dans le département de la Haute-Savoie, dans le Val-d'Arly. Megève est habituellement ouverte de début décembre à fin avril et fait partie du domaine skiable « Evasion Mont-Blanc » regroupant huit stations de ski entre deux départements : Megève, Combloux, La Giettaz, Cordon, Saint-Gervais-les-Bains, Saint-Nicolas-de-Véroce, Les Contamines-Monjoie et Hauteluce. L'ensemble regroupe environ 450 kilomètres de pistes non reliées.

Les massifs de Rochebrune et du Mont-d'Arbois sont les plus grands secteurs de ski de la station. Ils sont tous les deux reliés skis aux pieds par remontée mécanique et sont exploités par la Société des Remontées Mécaniques de Megève (Filiale de la Compagnie du Mont-Blanc). Ils regroupent 31 remontées mécaniques (1 DMC-funitel, 1 téléphérique, 4 télécabines, 3 télésièges débrayables, 5 télésièges fixes, 13 téléskis et 2 tapis roulants) et 150 kilomètres de pistes orientées nord-est (Rochebrune) et ouest (Mont-d'Arbois). Le secteur du Mont-d'Arbois est directement relié aux stations de Saint-Gervais-les-Bains et de Saint-Nicolas-de-Véroce.
Enfin, en été, trois remontées mécaniques sont ouvertes : le téléphérique de Rochebrune, le télésiège de la Petite-Fontaine et la télécabine du Mont-d'Arbois.

    Vue sur la quasi intégralité du massif de Rochebrune depuis les environs du sommet de l'Aiguille Croche (2487 mètres d'altitude) avec au premier plan le secteur de la Côte 2000 et son altiport
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    (Ou cliquez ici pour accéder à la page de la station dans la BDD)


1933 – 1975 : Le développement du massif de Rochebrune entre les différents exploitants

A Megève, le ski peut se pratiquer sur trois massifs différents : le Jaillet, le Mont-d'Arbois ou encore Rochebrune. Ce dernier est le secteur historique de ce village haut savoyard et c'est à travers ce reportage que l'on va découvrir comment s'est développé le ski sur la partie collée au village.

Après deux hivers sans neige en 1931 et 1932, Megève perdit une grande partie de sa clientèle de skieurs. Ainsi, un projet de téléphérique naquit qui permettrait d’assurer l'accès aux champs de neige de Rochebrune à une altitude plus élevée, à plus de 1700 mètres. Le 10 décembre 1933, le téléphérique de Rochebrune, premier téléphérique de France entièrement destiné aux skieurs, fut mis en service, construit par Heckel pour la STMMB, Société des Téléphériques du Massif du Mont-Blanc fondée par Charles Viard. Ce forestier de Sallanches avait déjà l’expérience du transport par câble, qu’il utilisait pour transporter les grumes, et il connaissait la station de Megève pour y avoir déjà fait construire un lotissement de cinq chalets en 1926.

    Le téléphérique de Rochebrune durant ses premières saisons livré avec des cabines ouvertes d'une capacité de 20 skieurs
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En 1935, Charles Viard installa au pied de Rochebrune un téléski à enrouleurs, qui était sans doute le deuxième téléski de France. L’appareil a été acheté auprès de la firme allemande Bleichert, fabriqué sous licence suisse Constam. Il a été ouvert au public le 15 décembre 1935. La ligne de 550 mètres de long était tracée sur les prairies au pied des falaises de Rochebrune. Son départ était placé à 1170 mètres, plus en amont que celui du téléphérique, qui en était séparé par la route du Leutaz. L’appareil rachetait un dénivelé de 125 mètres jusqu’à l’altitude 1295 mètres. Par la même occasion cette année-là, le téléphérique fut rénové une première fois avec la livraison de cabines fermées, à la place des anciennes qui étaient ouvertes à l'air libre.

    Le téléski de Rochebrune avec le premier pylône du téléphérique éponyme à droite
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Dès 1946, le téléski de Rochebrune fut complété en amont par celui de Mouillebiau et permit de desservir de nouvelles pistes plus en hauteur. Les deux appareils étaient complètement différents. Le téléski de Rochebrune était tracé sur une prairie en faible pente, avec un système à enrouleurs, exploité par Charles Viard. Le téléski de Mouillebiau empruntait une pente sévère tracée dans la forêt, il était du système Poma, et exploité par un particulier.

Il partait de la cote 1265 mètres, c’est-à-dire 30 mètres en dessous de l’arrivée du téléski de Rochebrune. La ligne était courte mais extrêmement pentue, car elle rachetait un dénivelé de 290 mètres pour une longueur de 750 mètres seulement. Elle aboutissait à mi-pente du sommet de Rochebrune, dans la clairière de Mouillebiau à 1555 mètres d’altitude, à l’endroit où l'actuelle piste rouge « Mouillebiot » effectue un large virage. Le téléski était vraisemblablement un système à perches découplables primitif Poma assurant un débit de 350 personnes par heure. On retrouvait des pylônes fabriqués en bois.

    Situation sur un plan des pistes de 1954 du téléski du Mouillebiau (n°3), du téléski (n°2) et du téléphérique (n°1) de Rochebrune. Notez la présence du téléski de l'Alpette (n°4) construit en 1947 plus en hauteur ainsi que le massif du Mont-d'Arbois à gauche exploité par la STMMA (Société du Téléphérique Megève Mont d’Arbois)
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    L'intégralité de la ligne du téléski Mouillebiau (encadrements des gares en jaune) par rapport au téléski et au téléphérique de Rochebrune
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    Le début de la ligne du téléski Mouillebiau avec les pylônes en bois
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Au sommet de Rochebrune, dans le champ de neige en faible pente situé devant la terrasse de son restaurant, le propriétaire du célèbre restaurant du Super-Megève (construit en 1954) fit installer le premier téléski à perches fixes de Super-Megève en 1955. C’était un petit remonte-pente démontable de 250 mètres de long et 70 mètres de dénivelé, probablement construit par Duport. Situé au sommet du téléphérique de Rochebrune sur le versant ssud opposé, il fut exploité par la SASM (Société Anonyme Super Megève).

    Le téléski à perches fixes de Super-Megève avec le restaurant éponyme en arrière plan
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En 1957, le téléphérique fut rénové par Applevage avec le rajout de portiques en gare munis de sabots, la modification de l'entraînement, l'allongement des sabots des pylônes et le remplacement des cabines, le tout permettant de faire passer la vitesse d'exploitation de l'appareil de 4,5 à 10 mètres par seconde.

Quatre ans plus tard, en 1961, le téléski du Mouillebiau 2 a été construit par Poma et toujours exploité par le même particulier, dans la suite logique du premier téléski mis en service en 1946. Avec une ligne en triangle, c'est-à-dire avec ses deux brins séparés, il permettait l'accès aux contreforts du sommet du téléphérique de Rochebrune. On retrouvait un virage vers la droite sur le brin montant, alors que le brin descendant effectuait une ligne droite.

    Tracé du téléski du Mouillebiau 2 (pointillets jaunes) avec sa gare aval (carré jaune) et l'emplacement approximatif de la gare amont (flèche jaune)
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En 1967, un autre téléski de Super-Megève, sans rapport avec celui de 1954, a été construit par la STMMB : un nouveau téléski biplace à enrouleurs, construit par Müller et la SESSH (Société d’Equipement des Stations de Sports d’Hiver), sur un tracé complètement différent, sur le versant nord de Rochebrune et directement accessible depuis le téléski du Mouillebiau 2. Il desservait une piste noire qui longeait toute sa ligne. L'exploitation de cet appareil était assurée par la STMMB.

    Le téléski de Super-Megève avec sa piste noire face au massif du Mont-Blanc
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En 1968 le téléski à enrouleurs de Rochebrune fut complété par trois téléskis : les téléskis des Grands-Champs 1 et 2 ainsi que celui des Débutants. Le numéro 1, beaucoup plus court que l'autre, partait des environs de la gare aval du téléphérique pour arriver une centaine de mètres au-dessus, alors que le numéro 2 permettait de rejoindre directement la cote 1350, à l’emplacement où se trouve actuellement la gare aval de la télécabine de la Caboche, encore plus haut que la gare aval du Mouillebiau 1. Enfin le téléski des Débutants, très court, était situé sur la droite du front de neige. Construits par Montaz-Mautino, ils étaient exploités par la Société Anonyme des Téléskis Grands-Champs.

Au hameau du Tour, un téléski débrayable, construit par un particulier en 1969, a permis un accès direct au Super-Megève. Ainsi par l'installation de cet appareil fut créée une alternative à l'enchaînement des téléskis de Mouillebiau ainsi que du téléphérique de Rochebrune pour accéder au sommet éponyme. Six ans plus tard, ce petit secteur fut complété par un autre téléski, celui de la Piste du Village desservant de faibles dénivelés à proximité du téléski du Tour.

    Sur un plan des pistes de 1968, tracés approximatif (montage) des TKD1 du Tour et de la Piste du Village (A et B entourés en noir) ; 1 et 2 : TPH et TKE2 de Rochebrune, 3 et 6 : TKD1 de Mouillebiau 1 et 2, 13 et 14 : TKD1 des Grands-Champs 1 et 2, 12 : TKE2 de Super-Megève
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De 1975 à aujourd'hui : Le début d'une nouvelle ère

Les domaines de Rochebrune, du Mont-d'Arbois sur le versant opposé et de la Cote 2000 en fond de vallée s'étaient construits jusqu'alors sous l'impulsion de privés : la Société des Téléphériques du Massif du Mont-Blanc (STMMB) de Charles Viard et la Société des Téléphériques du Massif du Mont-d'Arbois (STMMA) de Noémie de Rothschild. Pour financer les liaisons entre ces domaines morcelés et le centre du village, la commune dut investir sous forme d'une participation dans la Société d’Économie Mixte (SEM) Megève Rochebrune, créée en 1982.

Dès la création de la nouvelle société, la commune de Megève et ses partenaires construisirent de 1982 à 1985 les liaisons entre le centre du village et les trois principaux massifs non reliés à l’époque : le Mont d'Arbois, Rochebrune et la Cote 2000.

Le premier maillon de ces liaisons était un télésiège fixe trois places entre le village et la Caboche, celui du Chamois, près du sommet du téléski des Grands Champs, construit à l’automne 1982 par la SEM de Rochebrune, tandis que la STMMB construisait depuis le début de l'été 1982 le télésiège fixe trois places de la Caboche en remplacement des téléskis de Mouillebiau 1 et 2. Dans le prolongement du télésiège du Chamois, le télésiège triplace de la Caboche permettait ainsi de relier Rochebrune depuis le centre du village, et offrait une alternative à ces anciens téléskis pour le ski propre.

Le Chamois a été mis en service tardivement au cours de la saison 1982/83 par rapport à la Caboche, en raison du démarrage tardif du chantier, certainement pour des raisons administratives et foncières, car son départ était en plein centre-ville.

    Sur cette vue aérienne du 18 août 1982 on aperçoit les fouilles des quatre premiers pylônes et le chantier de la G1 mais toujours rien pour le Chamois
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Le télésiège de la Caboche a donc été livré par Poma, avec une gare aval de type Delta placée en contrebas de l'arrivée du téléski des Grands-Champs 2 et du télésiège du Chamois et une gare amont de type poulie retour fixe. La vitesse d'exploitation devait très certainement être d'environ 2,3 mètres par seconde pour une ligne d'environ 1700 mètres, le temps de montée devait être par conséquent très long. L'un des premiers pylônes était en commun avec le téléski des Grands-Champs 2. Sur la ligne on retrouvait des sièges triplaces de type Goutte d'eau. De nouvelles liaisons comme celle entre le village, Rochebrune, la Cote 2000, imposaient de nouveaux forfaits. Les bornes de contrôle des forfaits « LeSki » furent déployées, une nouveauté introduite vers 1982, avec la lecture optique des codes-barres.

    La motrice Delta du télésiège de la Caboche, à droite l'accès à l'installation
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    L'accès à l'installation avec les fameuses bornes « LeSki »
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    Vue sur la ligne depuis l'aval
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    Vue sur le début de la ligne, la gare amont du télésiège du Chamois en pleine construction, la gare aval de l'appareil, et le pylône commun avec le dernier ouvrage du TKD1 des Grands-Champs 2
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Quelques mois après la construction des deux télésièges Poma de la Caboche et du Chamois, ce dernier a été transformé au cours de l'été 1983, en télécabine débrayable six places. Seule la ligne a été conservée avec quelques pylônes supprimés ou modifiés. La motrice, les sièges et quelques pylônes excédentaires ont peut-être été réimplantés à Saint-Gervais, pour former le télésiège fixe de Pierre Plate, construit en 1985 par la STMMB.

La transformation du télésiège du Chamois en télécabine, mais aussi la liaison entre Rochebrune et la Cote 2000 en 1983 ont permis à la station de Megève de prendre une autre envergure en proposant un autre type de ski à la clientèle. Cependant les investissements ne s'en sont pas arrêtés là, puisque la même année avait été construit le téléski du Moutely, d'abord exploité par la STMMB, au sommet de la télécabine du Chamois et des téléskis des Grands Champs. Ensuite, en 1985 le domaine skiable a encore pris une toute nouvelle dimension avec la liaison entre le massif de Rochebrune et celui du Mont-d'Arbois, alors exploité par la STMMA et relié aux autres stations de Saint-Gervais-les-Bains et de Saint-Nicolas-de-Véroce. Cette liaison fut permise grâce à la construction du funitel à va-et-vient du Rocharbois, issu de la collaboration du constructeur isérois Poma et de Denis Creissels, entre le télésiège de la Caboche et la nouvelle télécabine du Mont-d'Arbois. Cet appareil était le premier funitel au monde à être mis en service, reposant sur la technologie de deux câbles par voie, espacés d'une largeur supérieure à celle de la cabine, favorisant la tenue au vent. L'installation de cet appareil s'est accompagnée de la création d'une nouvelle Société d’Économie Mixte (SEM), celle du Rocharbois, réunissant la commune de Megève et les exploitants des versants de Rochebrune (STMMB) et du Mont-d’Arbois (STMMA).

    La Caboche entre 1985 et 1989 avec l'arrivée du téléski du Moutely (premier plan), le bâtiment de la gare amont de la télécabine du Chamois (second plan), le télésiège de la Caboche (câble et sièges visibles sur la droite) et enfin la gare motrice du funitel du Rocharbois (« morceau » blanc de la gare Alpha à droite)
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1985 fut également marqué par l'amélioration de l'offre pour débutants à la Caboche, avec l'installation du téléski du Cabochon dans les environs. En 1986, la famille Viard, exploitant historique, vendit ses parts dans la STMMB à la SEM du Jaillet détenue principalement par la commune de Megève. Le domaine de Rochebrune était désormais majoritairement exploité par la SEM de Megève Rochebrune. Malgré la liaison effectuée entre les deux massifs de Rochebrune et du Mont-d'Arbois, les forfaits par massif étaient encore commercialisés, et la majorité de la clientèle skiait sur un seul massif par jour. C’est pourquoi le télésiège de la Caboche supporta donc facilement pendant quelques années le surplus de clientèle amené par le Rocharbois. Il fut cependant remplacé par une télécabine 12 places en 1989. Avec la construction de la télécabine de la Caboche, un bâtiment entier fut créé pour regrouper les gares de la télécabine du Chamois et du Rocharbois ainsi que des ateliers de réparation et des restaurants.

    La construction du bâtiment de la Caboche à l'été 1989 visible à la grue en bas de la photo alors que les fouilles de la nouvelle ligne de la télécabine de la Caboche sont en train de se faire (au sommet de la ligne on distingue les fondations des derniers pylônes aujourd'hui bipodes)
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Le télésiège de la Caboche fut ainsi réimplanté à son tour à la place du téléski de Super Megève, à la suite du téléski du Tour. La ligne étant nettement plus courte que celle de la Caboche, l’écart entre les sièges fut réduit au maximum autorisé, ce qui permet de porter le débit de 1350 personnes par heure sur la Caboche à 1800 personnes par heure sur Super-Megève. Le tracé suivait le bord droit de la piste noire de Super-Megève et de la piste « a », et traversait ensuite la piste bleue Retour Alpette pour permettre un accès sur les différents secteurs de Rochebrune. Pour des raisons d’alimentation, la motrice de type Delta est placée en amont près de la nouvelle télécabine. La gare aval, simple poulie retour fixe, était placée dans une petite cuvette quand la piste verte « a » dévie de l'axe de la piste de Super-Megève de sorte à ce qu'elle soit directement accessible par le téléski du Tour qui possédait un virage. Cet appareil permettait ainsi d'accéder directement au sommet de Rochebrune au départ du hameau du Tour ou du Maz sans avoir à repasser par la Caboche, carrefour très fréquenté par les skieurs arrivant de tous horizons. Par la même occasion il permettait de desservir un espace de ski propre sur la piste noire de Super-Megève, raide piste vallonée.

    Situation de l'enchaînement TKD1 du Tour (en rouge) – TSF3 de Super-Megève (en jaune) sur un plan des pistes de 1993
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    Le début de la ligne du télésiège de Super-Megève depuis la piste noire éponyme. A gauche part la piste verte « a » longée sur sa droite par la fin du téléski du Tour et dans son prolongement la G1 du télésiège en question (© - « Les plus belles pistes de Megève » par Adrien Duvillard)
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    La gare amont du télésiège de Super-Megève (© - « Les plus belles pistes de Megève » par Adrien Duvillard)
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En 1996 l'aménagement du massif de Rochebrune se poursuivit avec le remplacement des téléskis des Grands Champs 1 et 2 par deux télésièges fixes quatre places Leitner, le Petit Rochebrune et les Grands Champs. Le téléski des Débutants ainsi que les deux autres petits téléskis du front de neige (la Leuquaz) persisteront encore quelques années. Par la même occasion le débit de la télécabine de la Caboche fut porté de 2000 à 2800 skieurs par heure grâce à l'ajout de 16 cabines de type 86SP12. En 1999 on assista à la fusion de la SEM de Rochebrune, du Rocharbois et de la STMMA afin de ne créer qu'un seul et même exploitant, la SEM des remontées mécaniques de Megève, dont l'actionnaire majoritaire était la commune. En 2006, par manque de fréquentation le télésiège de Super-Megève fut démonté, non remplacé et réimplanté dans une station de ski polonaise. Par conséquent le téléski du Tour fut raccourci en 2009 jusqu'à hauteur de son virage.

En 2015, après des années sans investissements majeurs sur le domaine skiable, par manque de moyens financiers, la commune de Megève céda ses parts dans la SEM des remontées mécaniques de Megève à Mont-Blanc et Compagnie, filiale de la Compagnie du Mont-Blanc (exploitant des domaines skiables de la vallée de Chamonix-Mont-Blanc), qui devint l’actionnaire majoritaire de la nouvelle Société des Remontées Mécaniques de Megève. Elle s’est engagée à développer un plan d'investissement massif, qui a commencé en 2017 par le remplacement de la télécabine du Chamois par un téléporté identique se basant sur de la récupération de certains matériaux (pylônes et bâtiments notamment).

Caboche : L'accès au sommet de Rochebrune

La télécabine de la Caboche est située dans le massif de Rochebrune sur le secteur de la Caboche. Construite en 1989 par Poma, cette télécabine ouverte uniquement en hiver est aussi accessible aux piétons pour la desserte des différents restaurants de renommée au sommet, et pour le magnifique panorama sur le Val d'Arly, la vallée de l'Arve ou encore sur le massif du Mont-Blanc.
Cette installation permet l'accès au sommet de Rochebrune depuis le bâtiment central de la Caboche, dans la continuité de la télécabine du Chamois au départ du centre-ville de Megève ou bien du funitel à va-et-vient du Rocharbois partant du front de neige du Mont-d'Arbois. Cette télécabine double par le téléphérique de Rochebrune prenant son départ 200 mètres plus bas sur le front de neige éponyme à la limite du hameau du Lady : elle constitue une alternative au gros porteur en enchaînant les télésièges du Petit Rochebrune et des Grands-Champs puis la télécabine.
Au sommet il est possible d'accéder au secteur central de Rochebrune avec le télésiège de la Petite Fontaine, au secteur de l'Alpette avec le télésiège éponyme, au secteur du Tour et ses deux téléskis, ou bien revenir sur la Caboche et le front de neige de Rochebrune encore plus bas. Cette remontée dessert aussi un espace de ski propre de qualité : de nombreuses pistes de tous niveaux pour tous types de skieurs sont tracées sur une longueur de quasiment deux kilomètres, rachetant un dénivelé de plus de 400 mètres.

Côté ski, la télécabine de la Caboche dessert un total de cinq pistes :

  • La piste noire de Super-Megève, long mur vallonné en ligne droite rejoignant ensuite la piste « A » et autrefois longée par le télésiège éponyme démonté en 2006. Elle permet également l'accès à la piste verte de la Rosière rejoignant directement le télésiège de la Petite Fontaine.
  • La piste rouge Olympique, longue piste longeant la télécabine alternant tous types de pentes (dévers, raide, plat...) rejoignant la gare aval de l'appareil. Par le passé elle fut utilisée comme piste de coupe du monde avec celle de Mouillebiot dont il ne reste que la partie supérieure. On peut également noter la présence d'un dispositif d'enneigement artificiel.
  • La piste bleue Thurn, située en versant sud, permettant de rejoindre le télésiège de l'Alpette. Elle est équipée de canons à neige.
  • La piste bleue du chalet Forestier, qui rejoint aussi le télésiège de l'Alpette. Elle croise la mythique piste noire Émile Allais.
  • La piste verte « A » offrant plus de 400 mètres de dénivelé de l'arrivée de la télécabine jusqu'à son départ. Elle peut aider les skieurs moyens à rejoindre la piste de la Rosière et ensuite le télésiège de la Petite Fontaine, ou bien en continuant le secteur du Tour et ses deux téléskis. Elle est aussi équipée de canons à neige.

Voici sa situation sur le plan des pistes de l’Évasion Mont-Blanc :

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Caractéristiques

Caractéristiques Administratives

TCD-Télécabine à attache débrayable : CABOCHE
Maître d'Ouvrage : STMMB
Maître d’Œuvre : DAVIET
Exploitant : SA des Remontées Mécaniques de Megève (CMB)
Constructeur : Poma
Année de construction : 1989

Caractéristiques d’Exploitation

Saison d'exploitation : Hiver
Capacité à la montée : 12 personnes
Capacité à la descente : 6 personnes
Débit à la montée : 2800 (2000*) (3000**) p/h
Débit à la descente : 1400 (1000*) (1500**) p/h
Vitesse d'exploitation : 5 (5,1**) m/s
Temps de trajet : 5 min 40 sec

Caractéristiques Géométriques

Altitude aval : 1300 mètres
Altitude amont : 1748 mètres
Dénivelée : 448 mètres
Longueur développée : 1700 mètres
Longueur horizontale : 1639 mètres
Pente maximale : 46 %
Pente moyenne : 27 %

Caractéristiques Techniques

Gare motrice : Amont
Gare tension : Aval
Nombre de pylônes : 19
Nombre de cabines : 56 (40*) (60**)
Sens de montée : Droite
Puissance du moteur électrique : 305,5*2 kW (611 kW)
Type de motorisation : Courant continu
Type de G2 : Performant
Type de tension : Hydraulique
Tension nominale : 31 000 daN
Type d'embarquement : Sens de la ligne
Type de pinces : Double Pince TB50 D49
Type de cabines : 86SP12
Diamètre de la poulie motrice : 4000 mm
Diamètre de la poulie retour : 4000 mm
Espacement des véhicules : 15,4 secondes

Caractéristiques du Câble

Fabriquant du câble : TREFILEUROPE
Date de pose : 1989
Type de câblage : Lang
Sens de câblage : Droite
Diamètre du câble : 50 mm
Composition du câble : 6×25 Fils
Âme : Compacte
Résistance à la rupture : 176 480 daN
Pas de câblage : 348 mm
Pas de toronage : 145,30 mm
Section du câble : 1010 mm²
Section du toron : 168 mm²

* Chiffres en débit initial
** Chiffres en débit maximal

Ligne et infrastructures de la télécabine de la Caboche

Gare aval :

La gare aval est la station tension de l'installation. Elle est située à 1300 mètres d'altitude en plein dans le grand bâtiment de la Caboche. La gare y est placée à l'étage le plus haut, soit au dessus des gares amont de la télécabine du Chamois et du funitel du Rocharbois. On retrouve par ailleurs dans ce même bâtiment plusieurs restaurants, locations de skis, caisses ainsi que des locaux et ateliers pour le personnel. Architecturalement parlant, la gare dessinée par l'architecte Pierre Duclos reprend la forme d'un chalet, avec une structure en béton peint en beige recouverte de bois typique de la région, donnant un ensemble plutôt bien intégré dans l'environnement.

    La gare aval vue en arrivant depuis la piste rouge de l'Olympique avec juste derrière la ligne du Rocharbois
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    La gare aval dont l'entrée peut se faire soit par la gauche à côté de la gare amont du téléski du Moutely via l'escalator, ou bien par la droite sur la passerelle
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    La gare aval avec à gauche la gare amont du téléski du Moutely juste devant une des différentes entrées du bâtiment
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    La gare aval vue de trois quarts
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    La gare aval vue de profil d'un côté depuis le télésiège des Grands-Champs avec juste derrière le Mont-Joux (1958 mètres d'altitude) et les Étudiants (1856 m), puis le Dôme du Goûter (4304 m) et l'Aiguille de Bionassay (4052 m)
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    La gare aval vue de profil de l'autre côté depuis le téléski du Cabochon avec le massif du Jaillet en face et la Pointe Percée (2752 m)
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L'accès aux quais d'embarquement peut se faire par deux endroits différents. Depuis l'intérieur du bâtiment, l'accès est possible en face de la gare amont de la télécabine du Chamois, via un escalator situé derrière les bornes de contrôle des forfaits. Depuis l'extérieur, il est possible de rejoindre les quais via une passerelle longeant l'extérieur du bâtiment côté jardin d'enfants, puis débouchant sur un long et large couloir parallèle au garage.
L'embarquement s'effectue par la suite entre le milieu du contour et dans le sens de la ligne.
En gare les cabines se déplacent grâce à une chaîne de trainage mise en mouvement par le câble. Elles sont également lancées et ralenties par des pneus, légèrement inclinés afin de profiter au mieux de l'effet de la gravité. La tension dynamique du câble est effectuée par deux vérins hydrauliques. Enfin, comme il a déjà été énoncé, on retrouve ici un garage permettant d'accueillir les véhicules quasiment toutes les nuits et en hors saison. Celui-ci est séparé de la mécanique de la gare par un mur en béton laissant ainsi apparaître deux salles bien distinctes.

    Le couloir d'accès à l'embarquement en passant par la passerelle extérieure avec au fond les bornes Skidata de contrôle des forfaits
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    Le panneau d'informations sur la télécabine au fond de ce couloir
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    Le garage des cabines est visible sur la gauche avec au fond le véhicule de service
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    L'accès à la télécabine depuis l'intérieur du bâtiment avec juste derrière la gare amont de la télécabine du Chamois et juste devant les bornes Skidata de contrôle des forfaits avec l'escalator menant aux quais d'embarquement
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    L'escalator
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    Le contour avec la chaîne de trainage et la chaîne permettant relier le garage au contour, à droite l'arrivée de l'escalator
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    Les quais d'embarquement, à gauche l'arrivée de la passerelle extérieure
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    Détail sur le ralentisseur légèrement incliné et les poutres à pneus
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    La poulie retour - tension
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    C'est parti !
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La ligne :

La ligne, longue de 1700 mètres, est composée de 19 pylônes galvanisés. A noter que les pylônes 17, 18 et 19 sont de type bipode, étant donné leur hauteur importante. La plus longue portée mesure 230 mètres, tandis que la hauteur de survol atteint les 23 mètres au maximum.
Le profil de la ligne, en pleine face Nord, longe la majorité de la piste rouge de l'Olympique. Après avoir pris un peu de hauteur à la sortie de la gare grâce à deux pylônes compressions, la ligne monte ensuite en pente constante et plutôt modérée jusqu'au neuvième ouvrage. A partir de là, la câble se remet petit à petit à l'horizontale, croise la piste rouge du Stade de Slalom et entre ensuite dans une partie en pleine forêt. Le pylône 13, de type compression, permet l'attaque d'une nouvelle montée, peu raide au début et assez raide sur la fin, mais qui sera passée grâce à une augmentation de la hauteur de survol avec notamment le passage le plus haut de la ligne dans la dernière portée entre les P16 et P17 à environ 23 mètres du sol. L'arrivée est ensuite imminente au sommet de Rochebrune.

Caractéristiques de la ligne :

  • P1 : 8C/8C
  • P2 : 12C/12C
  • P3 : 8S/8S
  • P4 : 8S/8S
  • P5 : 8S/8S
  • P6 : 6S/6S
  • P7 : 6S/6S
  • P8 : 6S/6S
  • P9 : 6S/6S
  • P10 : 6S/6S
  • P11 : 12S/12S
  • P12 : 12S/12S
  • P13 : 12C/12C
  • P14 : 4S/4S
  • P15 : 6S/6S
  • P16 : 12S/12S
  • P17 : 8S/8S
  • P18 : 12S/12S
  • P19 : 12S/12S

    La ligne vue depuis l'aval avec à gauche l'arrivée des pistes rouge du Stade de Slalom et de l'Olympique et à droite l'arrivée du télésiège des Grands-Champs
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    P1 et P2 en sortie de gare
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    P3
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    P4
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    P5
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    P6 avec à droite l'arrivée de la piste rouge de la Mouillebiau
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    P7
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    P8
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    P9
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    P10 au dessus de la piste rouge du Stade de Slalom
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    P11 avec à droite le début de la piste rouge du Stade de Slalom
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    Portée P11 - P12
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    P12
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    P13 et P14 juste derrière
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    Retour en arrière sur le P14
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    P15, la ligne commence à prendre de la hauteur
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    P16 avec à droite l'arrivée du téléphérique de Rochebrune, au centre le premier mur de la piste rouge de l'Olympique et à gauche la piste verte "A"
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    Portée P16 - P17
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    P17 bipode
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    Enchaînement P18 et P19 bipodes
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    La ligne vue depuis l'amont avec la Vallée de l'Arve dominée par la chaîne des Fiz, le Mont-Buet (3096 m) et les Aiguilles de Chamonix
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Gare amont :

La gare amont est la station motrice de l'installation. Elle est située, de plein pied, à 1748 mètres d'altitude au sommet de Rochebrune à proximité de l'arrivée du téléphérique éponyme. On retrouve une infrastructure de type Performant provenant de chez Poma. Celle-ci se démarque par une longueur très grande étant donné l'envergure de l'installation, mais aussi que l'embarquement et le débarquement des passagers s'effectuent dans les axes de chaque brin. Architecturalement parlant, elle est de couleur blanche avec un ancien logo de Megève disposé de chaque côté de la station et accompagné à chaque fois de l'écriture « Rochebrune ». C'est ici qu'est mis en mouvement le câble grâce à deux moteurs électriques placés dans un local sous la gare, et dont nous verrons le fonctionnement plus en détail un peu plus tard dans le reportage. A l'étage le fonctionnement du ralentissement, déplacement et lancement des cabines est identique à la gare aval. On peut également noter la présence ici d'un contour supplémentaire servant à l'entretien ou à stocker certains véhicules.

    Arrivée en gare avec à gauche le nouveau restaurant de Super-Megève, reconstruit
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    La came d'ouverture des portes
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    Vue sur le double contour
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    La gare amont vue de face avec une partie du désert de Platé en tout arrière-plan
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    La gare amont vue de trois quarts
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    La gare amont vue de profil avec en arrière plan une partie de la chaîne des Aravis
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    La gare amont vue de profil en partant sur la piste verte "A"
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    La gare amont vue en partant sur la piste rouge de l'Olympique avec l'Aiguille Croche (2487 m) en arrière plan
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    La gare amont vue en contre plongée
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    Zoom sur la gare amont et les trois derniers pylônes depuis la piste rouge de l'Olympique
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    La gare amont vue depuis la piste verte des Mandarines sur le massif du Mont-d'Arbois
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Cabines et pinces

La télécabine de la Caboche est constituée de 56 cabines de type 86SP12 permettant le fonctionnement de l'installation en débit provisoire de 2800 personnes par heure. Grâce au rajout de 4 autres cabines, le débit horaire pourrait être augmenté à 3000. Celles-ci, fabriquées par Sigma Cabins, peuvent accueillir à l'intérieur jusqu'à douze personnes dont quatre debout. L'assise est en plastique et se fait sur le tour de la cabine.
On retrouve également un véhicule « ambulance », permettant de transporter les blessés, et un de service, servant lors de la maintenance de l'appareil.

    Croisement de deux cabines avec au centre le Mont-Chéry (1826 m), secteur de la station de ski des Gets
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    Croisement de cabines avec en arrière plan les pistes du massif du Mont-d'Arbois et le hameau du Planay
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    Une cabine vue depuis la ligne
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    Une cabine de trois quarts
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Les cabines sont reliées au câble par des doubles pinces débrayables TB50 D49 dont le débrayage et l'embrayage sur le câble s'effectuent par deux ressorts imbriqués par pince s'actionnant en entrée et en sortie de gare au passage d'une came. À noter aussi que ces pinces peuvent être considérées comme auto-dégivrantes puisque le simple fait de comprimer les ressorts suffit à casser le givre.

    Une pince vue de face
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    Une pince vue de trois quarts avec en arrière plan la piste rouge de la Belle d'Arbois
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Au cœur de la télécabine de la Caboche

Station motrice (1748 mètres d'altitude) :

La machinerie de la télécabine de la Caboche est située dans un local en dessous de la gare amont de l'appareil. Elle est composée de deux moteurs électriques à courant continu BBC développant chacun 305,5 kW, soit un total de 611 kW. Le moteur n°2 transmet son mouvement à un arbre rapide jusqu'à l'intérieur du réducteur Kissling. Le moteur n°1 est quant à lui relié à cet arbre par une courroie. Juste après cette liaison est placé un volant d'inertie sur lequel agit un frein de service permettant l'arrêt ou le ralentissement de l'installation. En cas de casse d'un des deux moteurs ou pour une autre raison technique, il est possible que la télécabine ne fonctionne qu'avec un seul moteur, auquel cas le nombre de cabines sera réduit de moitié. La vitesse réelle est ensuite transférée du réducteur à la poulie motrice, installée à l'étage de la gare, via un arbre lent. On notera aussi la présence d'un moteur thermique de secours qui permet à l'installation de redémarrer en cas de panne des moteurs électriques. Il est lui aussi relié au même réducteur Kissling.

    Vue d'ensemble de la machinerie avec les deux moteurs en arrière plan, le réducteur au centre et le moteur thermique de secours à droite
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    Le moteur électrique BBC n°1 avec son système de refroidissement au dessus
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    Le moteur électrique BBC n°2 avec son système de refroidissement au dessus
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    Idem avec en arrière plan les armoires de puissance du premier moteur
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    L'arbre rapide du second moteur avec à droite l'arrivée de la courroie de transmission du premier moteur
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    Détail sur la transmission entre le moteur n°2 et n°1 par la courroie, le volant d'inertie et son frein de service et la liaison arbre rapide - réducteur
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    Le réducteur Kissling
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    Le moteur thermique de secours
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    Le même réducteur Kissling vue de l'autre côté avec la liaison moteur thermique - réducteur
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    L'arbre lent de transmission à la poulie motrice
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    Les armoires de puissance du moteur n°2, celles du premier moteur sont situées de l'autre côté de la salle
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La télécabine de la Caboche vue depuis les pistes

    Les trois derniers pylônes face à la crête du Joly composés du Mont-Joly (2525 m) et de l'Aiguille Croche (2487 m) le tout dominé par le Mont-Blanc (4808 m) et ses sommets environnants (Dôme et Aiguille du Goûter, Aiguille de Bionassay, Dômes de Miage, Aiguilles de Tré la Tête, des Glaciers...)
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    La fin de la ligne vue en contre plongée depuis la piste rouge de l'Olympique
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    Croisement de cabines face au massif du Mont-Blanc et aux Aiguilles de Chamonix (Midi, Plan, Blaitière, Grépon)
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    La plus haute portée de la ligne entre les pylônes 16 et 17 juste au dessus du croisement des pistes "a" et de l'Olympique
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    Depuis la fin de la piste rouge de la Mouillebiot, vue sur les pylônes 8, 9 et 10
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    Le pylône 7 depuis la piste rouge de l'Olympique avec en face le désert de Platé, dominé par le sommet de la station de ski de Flaine, le massif du Mont-d'Arbois, et plus à droite on distingue l'Aiguille du Midi (3842 m)
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    Le pylône 5
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    Vue sur la première partie de la ligne avec le complexe de la Caboche et en face le massif du Mont-d'Arbois
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    Vue sur la ligne depuis le pylône 4
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    Le pylône 3 avec la gare aval
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Un axe performant

La télécabine de la Caboche permet donc l'accès au sommet de Rochebrune tout en desservant un large espace de ski propre pour tous types de skieurs. Doublée par le téléphérique, elle remplace à merveille son prédécesseur qu'était le feu télésiège fixe triplace Poma de la Caboche et a largement amélioré l'accès aux secteurs de Rochebrune – Cote 2000. La fréquentation de cet appareil est importante, notamment en période de vacances scolaires, tout au long de la journée, même en toute fin d'après-midi car elle permet également de pouvoir effectuer une dernière piste de qualité. Malgré son très fort débit (2800 personnes par heure), celui-ci peut encore être théoriquement amélioré jusqu'à 3000 skieurs. Cependant, la télécabine, datant de 1989, devrait en principe être totalement remplacée d'ici 2028/2030 d'après les projets envisagés par la Compagnie du Mont-Blanc, nouvel actionnaire majoritaire de la Société Anonyme des Remontées Mécaniques de Megève, à l'image de la rénovation effectuée en 2017 sur la télécabine du Chamois.

    La télécabine de la Caboche : la définition même de la performance le tout dans un cadre idyllique face aux plus hauts sommets de l'arc alpin
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J'ib, Octobre 2017

Photos : Evasion Ski, Remontees & J'ib
Texte, bannière et mise en page : Monchu & J'ib
Date des photos : 22 février 2012, 10 et 12 mars 2013, 11 et 12 février 2015, 9 et 10 février, 8 avril & 3 juin 2017



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