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 TCD6/10 de Val Cenis le Haut

Val Cenis (Haute Maurienne Vanoise)

Doppelmayr

T3 ES
Description rapide :
La télécabine de Val Cenis le Haut est le véritable ascenseur pour rejoindre le domaine skiable pour les résidents du quartier des Terres Grasses et du haut de Lanslevillard. Cette télécabine permet également la desserte d'un espace de pistes faciles et d'une piste de luge.

Année de construction : 2005
FE Ce reportage possède 3 fonds d'écrans

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Auteur de ce reportage : valcelouis
Section écrite le 28/06/2020 et mise à jour le 01/07/2020
(Mise en cache le 14/07/2020)

TCD6/10 de Val Cenis le Haut – Val Cenis
Doppelmayr – 2005


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Au sommaire de ce reportage :

1 → Bienvenue à Val Cenis !
2 → Historique
3 → Situation sur le domaine skiable
4 → Infrastructures et ligne
5 → Conclusion


1 → Bienvenue à Val Cenis !

Val Cenis est une station de ski alpin située dans la vallée de Haute-Maurienne en Savoie (73). Ce domaine est constitué à la base de deux villages : Lanslebourg qui est le chef-lieu du canton et Lanslevillard. Ils sont distants d’à peu près 2 kilomètres et au milieu se trouve un hameau qui s’agrandit d’années en années et qui s’appelle Val Cenis les Champs. Depuis 2008, un troisième village, toujours dans la vallée de la Haute-Maurienne mais en dessous de Lanslebourg, s’est attaché au domaine de Val Cenis grâce à une chaîne de remontées mécaniques et de pistes : il s’agit de Termignon-la-Vanoise. Le point culminant du domaine est la Met à 2800 mètres d’altitude et à 2100 mètres se trouve le col du Mont Cenis et son lac, très fréquentés en été grâce à une route, la D1006, qui y monte depuis Lanslebourg.
Côté remontées mécaniques, le domaine dispose de 28 remontées mécaniques desservant 125 kilomètres de pistes.

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^^ Découvrez une présentation plus détaillée de la station en cliquant sur le logo ^^

2 → Historique

Le front de neige des Terres Grasses a été pendant quelques années le principal départ pour le ski alpin à Lanslevillard à partir de 1960. En effet, cette année-là, un téléski débrayable est construit au bord de la route qui rejoint celle qui accède au col du Mont Cenis. Dénommé Arcelle Neuve, ce téléski est construit durant l’été 1960 par le constructeur français Montaz-Mautino qui livra la toute première grande remontée mécanique de Lanslevillard, alors que Lanslebourg était équipé d’un téléski dès les années 1950. Après la première pierre posée du futur domaine skiable de Lanslevillard grâce à ce téléski débrayable, les années de 1961 à 1980 voient la naissance d’un grand nombre de remontées mécaniques, principalement des télésièges biplaces et des téléskis, permettant d’atteindre 2800 mètres d’altitude. Le téléski de l’Arcelle Neuve quant à lui perd peu à peu de l’importance dès les années 1970 face à m’émergence et au développement du front de neige principal que nous connaissons et à l’époque équipé d’un télésiège triplace performant et bien accessible. Cependant, le téléski de l’Arcelle Neuve est maintenu et continue sa desserte du secteur des Terres Grasses. Voici les caractéristiques techniques de cet appareil défunt depuis 2005 :

TKD de l’ARCELLE NEUVE
Type d'installation : Téléski débrayable 1 place
Constructeur : Montaz-Mautino
Année de construction : 1960
Débit : 570 p/h
Vitesse d'exploitation : 4 m/s
Dénivelé : 156 m
Longueur développée : 730 m

Voici quelques clichés de cette ancienne installation :

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La gare aval de l'ancien téléski de l'Arcelle Neuve (© www.ski-valcenis.net).

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La ligne de l'ancien téléski de l'Arcelle Neuve (© www.ski-valcenis.net).

Néanmoins, durant l’été 1983, pas moins de 5 remontées mécaniques sont construites : l’une d’entre elles, un télésiège fixe 2 places nommé Pré du Bois, est construite parallèlement au téléski de l’Arcelle Neuve permettant de seconder ce dernier dans des conditions de confort largement supérieures mais surtout bien plus accessible depuis le village. Voici les caractéristiques techniques de cet appareil défunt depuis 2005 :

TSF2 du PRE DU BOIS
Type d'installation : Télésiège fixe 2 places
Constructeur : Montaz-Mautino
Année de construction : 1983
Débit maximal : 1200 p/h
Vitesse d'exploitation : 2,3 m/s
Dénivelée : 190 m
Longueur développée : 820 m

Voici quelques clichés de cette ancienne installation :

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La gare aval de l'ancien télésiège du Pré du Bois (© www.ski-valcenis.net).

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La ligne de l'ancien télésiège du Pré du Bois (© www.ski-valcenis.net).

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La gare amont de l'ancien télésiège du Pré du Bois (© www.ski-valcenis.net).

Et c’est cinq années après le lancement du grand plan d’investissement pour le domaine skiable que l’exploitant du domaine skiable de l’époque lance la réalisation du projet de remplacer le téléski de l’Arcelle Neuve et le télésiège du Pré du Bois par une unique remontée mécanique bien plus adaptée aux besoins des clients pour la plupart débutants.
Ce ne sont pas moins de deux remontées mécaniques qui ont été construites pendant l’été 2005 : le télésiège fixe 4 places du Pré Novel et la télécabine débrayable 6/10 places de Val Cenis le Haut.
Face au développement du secteur des Terres Grasses, qui a notamment vu son nombre de lit touristiques doubler, et également face au besoin de confort et de rapidité réclamé par la clientèle, il est décidé de remplacer les deux appareils existants, le téléski de l’Arcelle Neuve et le télésiège du Pré du Bois, par un unique appareil tout public. Le choix du type d’appareil a été dicté par la clientèle susceptible de l’emprunter, Val Cenis étant une station très familiale. De plus, deux zones de rassemblement pour les écoles de ski ont été créées sur le site de Val Cenis le Haut ; il fallait donc s’attendre à une quantité non négligeable d’enfants et de groupes d’écoles de ski à transporter. Devant de plus survoler l’Arc, le choix de l’appareil s’est rapidement dégagé : les cabines étaient donc nécessaires pour faire voyager les enfants en toute sécurité.
A noter que la solution d’un téléporté mixte, mixant à la fois sièges et cabines sur la même ligne, avait été également envisagée.
C’est donc la solution télécabine qui a été privilégiée bien que le trajet soit relativement court, un peu plus de 600 mètres.
Le choix du nom de l’appareil a également été choisi tard : la dénomination de Planchamp, nom du lieu d’emplacement de la gare amont, a vraisemblablement été employée lors de la première saison d’exploitation de la télécabine, mais le nom de Val Cenis le Haut, quartier le plus haut de Val Cenis, s’est rapidement dégagé lors des saisons suivantes.
→ Revue en entier du chantier sur le forum : Construction TCD6/10 Val Cenis le Haut (2005).

Cette télécabine possède actuellement deux fonctions : elle permet aux débutants et aux écoles de ski de desservir des pistes faciles et adaptées mais elle sert également d’ascenseur pour le quartier de Val Cenis le Haut afin d’extraire les clients souhaitant monter dans le domaine skiable d’altitude. Accessoirement, elle est également une porte d’entrée pour les skieurs à la journée grâce à un grand parking qui a été construit devant la gare aval ainsi que des caisses. Cependant, la porte d’entrée privilégiée reste la télécabine du Vieux Moulin.
En 2007, avec la construction du télésiège de l’Arcelle, la télécabine de Val Cenis le Haut est devenue un accès très rapide au domaine skiable d’altitude, alors qu’avant le passage à la télécabine du Vieux Moulin était quasi-obligé.
En 2010, avec la construction du télésiège de la Colomba et de deux téléskis débutants, le front de neige et les appareils de Lanslevillard sont devenus très performants : la télécabine de Val Cenis le Haut, couplée au télésiège de la Colomba, dessert aujourd’hui un large espace débutant. En 2013, avec la restructuration complète du front de neige des Terres Grasses avec la construction de deux tapis couverts et d’un téléski, le développement du quartier des Terres Grasses est aujourd’hui à son apogée.
Fort du succès engendré en 2003 par la construction du télésiège débrayable 6 places de la Ramasse par Doppelmayr, le partenariat avec ce dernier, implanté à Modane à 20 kilomètres de Lanslebourg, a été reconduit pour les nouvelles remontées mécaniques de 2005. Le constructeur autrichien a donc livré sur le domaine une télécabine débrayable utilisant la technologie UNI-G, existante depuis les années 2000, avec des gares bardées de bois. Possédant des cabines accueillant soit 6 personnes assises, soit 10 personnes debout, cette télécabine possède un débit raisonnable et suffisant de 2400 personnes par heure.

3 → Situation sur le domaine skiable

La télécabine de Val Cenis le Haut dessert donc un panel des pistes de niveau essentiellement facile situées principalement dans la forêt :
- la piste verte « Terres Grasses » qui se divise en deux dans sa partie basse et qui retourne en bas de la télécabine. La variante de la piste nommée Hermine passe notamment sur le pont reposant sur coussin d’air construit en 2005 et permettant de franchir l’Arc.
- la piste verte « Mollard » qui rejoint le départ du télésiège de la Colomba et le centre du village de Lanslevillard.
- une piste de luge.
A noter que l’accès au télésiège de l’Arcelle, montant dans le domaine skiable d’altitude, se fait directement depuis la gare amont de la télécabine sans aucune difficulté.
Et voici la représentation du plan des pistes :

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Plan Atelier Pierre Novat.

4 → Infrastructures et ligne

Caractéristiques techniques

Caractéristiques administratives

TCD - Télécabine à pinces débrayables : VAL CENIS LE HAUT
Maître d’œuvre : DCSA
Maître d’ouvrage : SIVOM de Val Cenis
Génie civil : SOMERM
Montage : SOMERM
Exploitant : SEM du Mont-Cenis (SE2MC)
Installation électrique : SEIREL Automatismes
Constructeur : Doppelmayr
Année de construction : 2005
Mise en service : 14 décembre 2005
Montant de l'investissement : 4 500 000 €

Caractéristiques d’exploitation

Saison d'exploitation : Hiver
Capacité : 6 personnes assises / 10 personnes debout
Débit à la montée : 2400 personnes/heure
Débit à la descente : 2400 personnes/heure
Vitesse d'exploitation : 5 m/s

Caractéristiques géométriques

Altitude gare aval : 1482 m
Altitude gare amont : 1624 m
Dénivelé : 142 m
Longueur développée : 686 m
Longueur horizontale : 625 m
Pente moyenne : 22,72 %
Pente maximale : 44 %
Temps de trajet : 2 min 28 sec

Caractéristiques techniques

Type de gare aval : UNI-G L Bois
Emplacement gare de tension : Aval
Type de tension : Hydraulique
Nombre de vérin : 2
Tension nominale : 46 000 daN
Pression nominale : 150 bars
Diamètre de poulie retour-tension : 5154 mm

Type de gare amont : UNI-G L Bois
Emplacement gare motrice : Amont
Type de motorisation : Électrique
Puissance développée : 377 kW
Diamètre de poulie motrice : 5154 mm

Sens de montée : Gauche
Type d'embarquement : Dans tout le contour
Nombre de pylônes : 5
Type de véhicules : Cabines CWA Omega III
Dispositifs d'accouplement : Pinces débrayables A-108
Nombre de véhicules : 26

Caractéristiques du câble

Fabricant du câble : Teufelberger
Date de pose : 2005
Diamètre du câble : 45 mm
Type de câblage : Lang
Composition : 6×31 fils
Résistance à la rupture : 158 250 daN

La gare aval

La gare aval se situe sur le front de neige du quartier des Terres Grasses, non-loin des caisses et du téléski pour débutants. Pour limiter sa prise de place, la gare a été placée au bord du torrent de l’Arc ; de ce fait, le P1 est légèrement penché vers l’amont.
La gare aval revêt une couverture de type UNI-G bardée de bois. Nous retrouvons en sérigraphie le type d’appareil ainsi que la capacité maximum des cabines, le nom de Val Cenis le Haut ainsi que plusieurs edelweiss, emblème de la station, le tout de couleur essentiellement rose. Initialement de couleur clair, le bois revêtant la gare aval a été teinté en 2014 dans une couleur sombre afin de l’uniformiser avec la couleur de la gare amont. Un petit rail de stockage est présent avec une passerelle pour faciliter les opérations de maintenance des pinces et stocker le véhicule de maintenance. L’embarquement se fait de plain-pied pour une sécurité optimale et un accès aisé des personnes à mobilité réduite tout comme des enfants, notamment ceux qui transportent des luges.

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La gare aval vue de profil.

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La gare aval et le quai de débarquement.

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La gare aval vue dans son ensemble.

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Vue globale de la zone d'implantation de la gare aval.

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Le quai d'embarquement.

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Le lanceur.

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Le ralentisseur.

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La came de fermeture des portes.

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La partie de quai mobile permettant le passage des cabines sur le rail de service.

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Un petit rail de service est présent sur le côté de la gare.

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Le tableau des commandes.

Techniquement, la gare aval abrite le système de tension du câble. La gare est longue, de type L, afin d’accélérer et de décélérer les véhicules le plus confortablement possible. La poulie retour est montée sur un lorry qui est déplacé grâce à deux vérins mus par une centrale hydraulique. On atteint ainsi une tension nominale de 46 000 daN avec une pression de 150 bars.
Un cadenceur, mis en route uniquement lorsque les cabines sont très mal cadencées, équipe la gare juste avant le lanceur : il fonctionne en mode TOR et est constitué de trois pneus dotés d’électrofrein. Un quatrième électrofrein est également placé dans le lanceur et est utilisé lors des phases de cyclage et de décyclage.

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Vue générale de l'intérieur de la gare aval.

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L'arrivée de l'échelle.

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La plateforme à l'avant de la gare.

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Passerelle le long du lanceur.

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La centrale de tension.

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Les vérins de tension hydraulique.

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Un treuil est présent au-dessus du lorry.

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Le contour.

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Passerelle le long du ralentisseur.

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Une partie du contour.

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La plateforme à l'arrière de la gare.

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Vue du côté des voies.

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L'aiguillage.

La ligne

La ligne est courte pour une télécabine puisqu’elle ne mesure que 686 mètres de longueur pour un dénivelé de 142 mètres. Elle comporte 5 pylônes classiques de Doppelmayr et le voyage est réalisé à la vitesse de 5 m/s, ce qui est suffisant pour la faible longueur de la ligne.
La première portée entre le premier et le deuxième pylône permet la traversée du torrent de l’Arc. La montée est ensuite régulière jusqu’au dernier pylône qui rétablit la ligne à l’horizontal avant l’arrivée en gare amont.

Doppelmayr a équipé la ligne de 5 pylônes, dont 3 supports, 1 compression et 1 support/compression comme ceci :
P1 : Compression
P2 : Support
P3 : Support/Compression
P4 : Support
P5 : Support

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Sortie de gare.

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P1 : Compression.

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Portée P1-P2.

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P2 : Support.

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Portée P2-P3.

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P3 : Support / Compression.

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Portée P3-P4.

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P4 : Support.

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Portée P4-P5.

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P5 : Support.

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Avant la gare amont.

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Arrivée en gare amont.

La gare amont

La gare amont est située au lieu-dit Planchamp. A proximité immédiate se trouve la gare aval du télésiège de l’Arcelle et la gare amont du télésiège de la Colomba. La gare amont a été teintée dans une couleur foncée tout comme la gare aval du télésiège de l’Arcelle pour homogénéiser les couleurs avec la gare amont du télésiège de la Colomba. La sérigraphie est exactement la même que pour la gare aval. Le débarquement s’effectue dans tout le contour, permettant aux usagers de sortir des cabines en toute tranquillité, et ce toujours de plain-pied.

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La gare amont et le quai de débarquement.

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La gare amont vue dans son ensemble.

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Le quai de débarquement.

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Le quai d'embarquement pour la descente.

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La came de fermeture des portes.

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En fin de quai, un portillon de sécurité permet d'arrêter la télécabine s'il est franchi par une personne ayant mal embarquée.

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Le lanceur.

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Le ralentisseur.

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La gare amont et la cabane d'exploitation.

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La gare amont vue en contre-plongée.

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Vue globale de la zone d’implantation de la gare amont.

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Le tableau des commandes.

D’un point de vue technique, la gare amont se charge de la mise en mouvement du câble. La chaîne de traction est tout à fait classique pour les appareils Doppelmayr utilisant la technologie UNI-G : un moteur électrique principal de chez Thridge Electric à courant continu de 377 kW entre par l’intermédiaire d’un arbre rapide équipé d’un frein de service dans un réducteur Lohmann qui donne le mouvement à la poulie motrice par l’intermédiaire d’un arbre lent. Un moteur thermique de secours est présent afin d’évacuer la télécabine en cas de non possibilité d’utiliser le moteur électrique. La gare amont est de même taille que la gare aval, proférant un intérieur assez vaste.
Le cadenceur, reprenant le même principe que celui de la gare aval et également situé avant le lanceur, est quant à lui utilisé en permanence pendant le fonctionnement de la télécabine. Un pneu équipé d’un électrofrein est également dédié aux opérations de cyclage et de décyclage.

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Vue générale de l'intérieur de la gare amont.

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La plateforme à l'avant de la gare.

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Passerelle le long du lanceur.

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Le moteur électrique.

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Le réducteur.

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L'ensemble moteur et réducteur.

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Le moteur thermique.

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La centrale hydraulique pilotant les vérins pour le relevage des voies.

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Le contour.

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Passerelle le long du ralentisseur.

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L'arrivée de l'échelle.

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Les prises de mouvement d'un côté de la gare.

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Une partie du contour.

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Vue du côté des voies.

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Détail sur les pneus.

Les véhicules et pinces

Les cabines ont été fournies par le constructeur suisse CWA qui est associé au groupement Doppelmayr/Garavanta. Les cabines, du type Oméga III, sont conçues pour être utilisées dans deux configurations possibles :
- capacité de 6 personnes assises maximum avec les banquettes abaissées ;
- capacité de 10 personnes debout maximum avec les banquettes relevées.
Dans la pratique, les cabines sont utilisées dans la configuration de 10 personnes debout lors des périodes de forte fréquentation notamment pendant les vacances scolaires, et le reste du temps dans la configuration de 6 personnes assises.
Les cabines sont reliées au câble par des pinces de type A-108. Ces dernières sont considérées comme auto-dégivrantes puisque le simple fait de comprimer les ressorts suffit à casser le givre.
Suite à un problème de maintenance, les cabines n°1 et n°2 ont été remplacées à l’identique en 2017. Les anciennes cabines ont été depuis reconverties en abribus.

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Une cabine sur le brin montant vue depuis les pistes.

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Une cabine en gare amont au quai de débarquement.

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Croisement de deux cabines en ligne.

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Intérieur d'une cabine.

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La plaquette constructeur d'une cabine.

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Le levier de manœuvre des portes.

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Le meflex de transmission pour la manœuvre des portes.

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Le drapeau de contrôle de verrouillage des portes.

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Une pince sur le brin descendant vue depuis les pistes.

La descente par télécabine

Quelques photos de la descente par la télécabine qui se fait sans restriction de débit.

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Sortie de gare pour la descente.

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Survol de la piste des Terres Grasses.

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Au plus fort de la descente.

Rangements des véhicules

L’installation ne possède pas de garage comme ce qui est réalisé habituellement dans les autres télécabines, mais elle possède une fonction qui permet de ranger semi-automatiquement les véhicules dans les gares, ce qui permet de les abriter de la neige notamment pour les pinces. Ce rangement a été prévu pour être effectué tous les jours d’exploitation mais il est en réalité peu utilisé, seulement pendant les intersaisons et lors de fortes chutes de neige.
Le fonctionnement est assez simple puisque, pour permettre des décadencer les véhicules et les ranger dans les gares, les pneus des contours ainsi que quelques-uns des lanceurs et des ralentisseurs sont levés pour ne plus adhérer aux pinces. Les cabines sont alors poussées manuellement pour quelles se suivent lorsqu’elles viennent de la ligne. Les cames d’ouverture des portes sont escamotées de façon à empêcher l’accès aux cabines lorsqu’elles sont stockées.
Pour le cyclage de la ligne, les cabines sont poussées manuellement jusqu’aux pneus de cyclage présents juste avant les lanceurs et qui permettent de lancer les cabines au bon moment de manière automatique. Les pneus levés sont ensuite abaissés et la télécabine peut reprendre son fonctionnement normal.
La télécabine est conçue pour être démarrée le matin en mode télécommande, c’est-à-dire sans personnel en gare amont mais avec une caméra, que les cabines soient ou non en ligne.
Si les cabines sont stockées, une estacade de débarquement a été créée à cet effet avant la première cabine stockée en gare amont pour permettre à l’opérateur de sortir de sa cabine qui est alors en dehors du quai de débarquement.

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Stockage de la moitié des cabines dans les voies de la gare aval.

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Stockage de la moitié des cabines dans les voies de la gare amont.

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La came d'ouverture des portes escamotée.

Vues depuis les abords de la télécabine…

Quelques photos de cette télécabine vue depuis les pistes qu’elle dessert.

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La fin de la ligne vue depuis la piste de luge.

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Le P3 vu depuis la piste des Terres Grasses.

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Le P2 vu depuis la piste de l'Hermine.

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Le début de la ligne vu depuis la piste de l'Hermine.

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Le P1 vu depuis la piste de l'Hermine.

5 → Conclusion

La construction de la télécabine de Val Cenis le Haut a été la pièce principale du développement du quartier des Terres Grasses avec l’ouverture de nombreux logements pour les vacanciers. Ayant reçu par la suite un petit téléski pour débutants, le front de neige des Terres Grasses est aujourd’hui totalement équipé et ressemble ainsi aux autres fronts de neige du domaine skiable.
Le choix d’une télécabine sur l’axe stratégique de Val Cenis le Haut est perçu aujourd’hui comme un vrai maillon fort, permettant d’allier sécurité et confort, même sur cet axe plutôt court mais survolant néanmoins le torrent de l’Arc.
Avec la construction en 2007 du télésiège de l’Arcelle, la télécabine de Val Cenis le Haut constitue désormais le premier tronçon permettant de relier le front de neige des Terres Grasses au domaine skiable d’altitude. La télécabine endosse ainsi plusieurs rôles et les assures parfaitement. Et nul doute que l’avenir lui portera raison !

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Val Cenis le Haut, un court appareil confortable et adapté.

Je tiens à remercier Bovinant pour la mise à disposition de ses clichés ainsi que le personnel d’exploitation de la télécabine pour son accueil et sa gentillesse.

Photos : valcelouis et Bovinant
Texte et mise en page : valcelouis
Date des photos : 12 juin 2014, 12 février 2015, 26 février 2015, 21 juillet 2015 et 4 juin 2020

© valcelouis – Tous droits réservés



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