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Auteur de cette partie : JPJP
Section écrite le 23/10/2021 et mise à jour le 23/10/2021
(Mise en cache le 23/10/2021)

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Au sommaire du reportage :

• Introduction
    - présentation de Chamrousse
    - le Recoin, un secteur et son histoire
    - Croix, l'axe central de Chamrousse
    - le chantier de la télécabine de la Croix

• La ligne et les infrastructures de la télécabine de la Croix
    - gare aval
    - ligne
    - gare amont
    - cabines et pinces
    - vues diverses autour de la télécabine

• Conclusion
    - un remplacement réussi d'un téléphérique historique



INTRODUCTION




Présentation de Chamrousse

Chamrousse est une station de ski dauphinoise qui se situe à l'extrémité sud du massif de Belledonne, au dessus de Grenoble, à une altitude comprise entre 1650 m pour le Recoin, 1750 m pour Roche Béranger, les deux principales portes d’entrée du domaine et 2250m comme point culminant à la Croix de Chamrousse.
Chamrousse a été le théâtre de la totalité des épreuves de ski alpin des Xèmes Jeux Olympiques de Grenoble en 1968. À cette occasion, la station bénéficia d'investissements pharaoniques et concentrés dans le temps (12 remontées construites ou réaménagées en quatre ans), avec une mention particulière pour l'emblématique téléski de Casserousse construit en 1961 et démonté en 2016.
Chamrousse aujourd'hui (2021), c’est plus de 90 km de pistes et 16 remontées mécaniques parmi lesquelles une télécabine et sept télésièges dont cinq débrayables.
Les débutants évolueront en priorité sur les pistes moins pentues de Roche-Béranger, un forfait mini domaine est même adapté sur quelques remontées du front de neige (télésiège de l’Arselle, téléskis de la Lauze et de la Croisette). Les skieurs confirmés préféreront les pistes du Recoin, plus techniques, sachant que toutes les pistes noires se situent sur ce secteur, notamment le couloir de Casserousse.
Actuellement, près de 50 % des pistes bénéficient de neige de culture, mais la position et l’altitude de la station lui assurent ordinairement un excellent enneigement.


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^^ Découvrez une présentation plus détaillée de la station en cliquant sur le logo ^^



Le Recoin, un secteur et son histoire

L’histoire de Chamrousse remonte fort loin, bien qu’il s’agisse de la commune la plus récente créée en France avant les fusions des années 2010, puisque son existence administrative ne remonte qu'à 1989 seulement. Auparavant, le domaine skiable était réparti sur les communes de Saint-Martin-d’Uriage, Vaulnaveys-le-Haut et Séchilienne. Il était alors géré par un Syndicat mixte. En 1989 donc, ces trois communes ont accepté de se séparer d’une partie de leur territoire pour donner naissance à une nouvelle consoeur : Chamrousse.
Mais l’activité alpine y est bien plus ancienne. Le ski alpin pourrait même être né là puisqu’Henri Duhamel aurait, en 1878, descendu les pentes du Recoin sur deux planches de bois rapportées d'une exposition en Scandinavie et dénommées… des skis !

Dès 1949, plusieurs téléskis apparaissent sur les pentes du Recoin. Les téléskis du Litre, de la Grenouillère, de Super Recoin ou encore de l'Aiguille et Super Aiguille nous montrent la multitude d’installations sur ce même secteur.


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La gare aval du premier téléski de l'Aiguille avec le téléphérique et le téléski du Litre en arrière-plan (D.R.)


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Le Recoin vu depuis le téléphérique de la Croix au cours de sa première année d'exploitation (D.R.)



En 1952, Chamrousse a construit avec l’entreprise Neyret-Beylier le téléphérique de la Croix de Chamrousse. Il était, avec son jumeau de Courchevel-Saulire, le plus moderne et le plus rapide du monde. L'essor de la station a ensuite été très rapide. Les Jeux Olympiques de 1968 ont permis un développement optimal de la station : Chamrousse fut le théâtre des six épreuves alpines (descentes Hommes et Dames, slaloms géants Hommes et Dames, slaloms spéciaux Hommes et Dames).


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Le téléphérique de la Croix avec sa cabine jaune avec les anneaux olympiques (l'autre était rouge) à l'époque des JO de 1968 (D.R.)


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Le téléphérique de la Croix avec ses cabines rouges de deuxième génération (années 80) (D.R.)


L'axe stratégique de la station, représenté pendant un demi-siècle par le téléphérique, a suscité de nombreux projets pour son renforcement au cours des années. Au début des années 1980, deux télésièges triplaces ont doublé le téléphérique : le télésiège du Grand Couloir et celui de la Croix, puis en 1992 la mise en place des actuels télésièges débrayables des Gaboureaux et des Amoureux a augmenté les capacités d'accès.



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Le Recoin en été. On aperçoit l'ensemble de la ligne du téléphérique de la Croix, le télésiège du Grand Couloir et le télésiège débrayable des Gaboureaux sur la droite


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L'imposant pylône 2 du téléphérique de la Croix


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L'arrivée du téléphérique depuis la ligne du télésiège de la Croix, tous deux démontés en 2009



Malgré tout, dans le cadre de la délégation de service public (DSP) avec Transmontagne (qui dura de 1998 à 2007), un certain nombre d'investissements étaient prévus, dont une lourde rénovation ou le remplacement de l'emblématique téléphérique.
Après la rénovation des remontées de Roche Béranger (suppression de 5 téléskis et raccourcissement d'un télésiège contre la construction de deux télésièges) en 2005, les hivers suivants se sont soldés par de lourdes pertes pour le délégataire, lui rendant impossible la réalisation du programme prévu et le menant à sa perte en octobre 2007. Devant cette situation, la commune créa en urgence l'actuelle Régie municipale des remontées mécaniques et reprit à son compte le programme envisagé.
C'est ainsi qu'en 2008/2009 émergea le projet de remplacement du téléphérique (comportant également la suppression des deux télésièges du Grand Couloir et de la Croix) par une unique remontée mécanique dont le débit (3000 p/h) était largement supérieur à celui cumulé des trois remontées antérieures.
Les travaux ont débuté en mai 2009 avec le démontage des deux télésièges, celui du téléphérique étant prévu l'année suivante (2010), afin qu'il puisse assurer la saison d'été. Malheureusement pour lui, des problèmes de structure ont entraîné son arrêt anticipé en août 2009 et, tant qu'à faire, son démontage dès le mois de septembre 2009.
Les travaux se sont poursuivis tout l'été, tout l'automne et la mise en service de la télécabine a eu lieu le 19 décembre 2009, date de lancement de la saison hivernale.


Le chantier de la télécabine de la Croix

La décision de remplacer le téléphérique de la Croix ainsi que la chaîne parallèle formée par les télésièges du Grand Couloir et de la Croix a été prise en novembre 2008, avant même la saison de ski précédant le chantier. La mise en œuvre de ce projet devenait indispensable pour remettre à niveau le domaine skiable et en particulier améliorer la desserte du secteur historique du Recoin. En effet, tandis que le téléphérique offrait un débit beaucoup trop faible (moins de 400 personnes/heure) et que la chaîne des télésièges était beaucoup trop longue (au moins 20 minutes de montée), il devenait indispensable de créer un appareil rapide et performant en terme de débit pour mieux absorber les flux de skieurs tout en permettant de davantage profiter de ce secteur qui est composé de nombreuses pistes dont celles qui ont été utilisées pour les Jeux Olympiques de Grenoble en 1968.

Fin mai 2009, les deux télésièges ont été entièrement déposés, ce qui a permis d'entamer rapidement les terrassements de la nouvelle gare aval située en lieu et place du départ du télésiège du Grand Couloir et de la nouvelle gare amont prenant la place de celle du feu télésiège de la Croix. La phase de génie civil a ainsi commencé en juin par le terrassement et le coulage de la structure qui allait accueillir la gare aval avec un garage pour les cabines en dessous. La réalisation des structures en béton de la gare amont a commencé fin juin début juillet 2009. Les ferraillages des pylônes ont été réalisés dans le courant du mois de juillet.
Pendant ce temps, le téléphérique de la Croix est resté ouvert afin de permettre aux randonneurs et aux VTTistes d'accéder au sommet de la station, la Croix de Chamrousse, durant la saison estivale.

Néanmoins, suite aux travaux de terrassement de la gare amont, la tomme d'ancrage des câbles porteurs du téléphérique a bougé le rendant inexploitable (on a parlé aussi de fragilités détectées sur les bras supportant les câbles sur un des pylônes). Son exploitation commerciale s'est donc définitivement arrêtée début août. La station a choisi d'ouvrir en compensation la chaîne des télésièges débrayables des Gaboureaux et des Amoureux pour continuer à permettre aux piétons d'atteindre le sommet durant la deuxième partie de la saison estivale. Les VTTistes n'avaient par contre pas la possibilité d'emprunter ces télésièges.

À la fin août, les massifs en béton et les dalles des deux gares étaient finis.


Quelques photos du chantier datant du 23 août 2009 :


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Vue plongeante sur le chantier de la gare aval


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Stockage d'éléments pour la gare aval sur un parking à proximité directe du chantier


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Éléments de la structure de la gare aval prêts à être assemblés


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Vue d'ensemble du chantier de la gare amont de la télécabine de la Croix avec la tomme d'ancrage du téléphérique (et son petit cadran solaire fabriqué à partir d'un réducteur)


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Les massifs de la gare amont déjà prêts ainsi que le tubulaire de soutien de l'avant de la gare


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Le chantier de la gare amont derrière l'arrivée du téléphérique


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Les ferraillages au sol servent à couler le béton armé pour la dalle soutenant les quais de la gare


Le montage des gares a commencé dans la foulée tandis que le téléphérique commençait à voir son câble démonté. Les pylônes ont été héliportés par un « Super Puma » au cours de la première quinzaine du mois de septembre. Les potences ont été apportées par un hélicoptère de plus petit gabarit, à l'image des hélicoptères permettant de couler du béton. Dans le même temps, quelques pistes du secteur ont été reprofilées dont la Simond, l'Olympique Dames et l'Olympique Hommes.

Le mois de septembre s'est clos par le démontage des imposants pylônes du téléphérique de la Croix. Le câble de la nouvelle télécabine a été déroulé sur la ligne au mois d'octobre juste avant la mise en place des cabines. Les essais en charge ont été réalisés en novembre pour une ouverture en décembre 2009 lors du début de la saison de ski.


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La fin de la ligne de la télécabine en 2013. Le restaurant de la Croix n'est pas encore construit et la gare amont du téléphérique n'est pas encore démolie…



La gare amont du téléphérique et le restaurant qu'elle accueillait ont été rasés dans le courant de l'été 2013. Dans le même temps, un poste de secours et un restaurant d'altitude ont été reconstruits sous la gare amont de la télécabine. Ces nouveaux bâtiments, intégrés à la pente naturelle du terrain, sont bien plus discrets qu'avant.


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Le restaurant d'altitude de la Croix construit en 2013


→ Retrouvez l'intégralité du chantier de la télécabine sur le forum : Construction de la TCD8 Croix (2009).



LA TÉLÉCABINE DE LA CROIX, L'AXE CENTRAL DE CHAMROUSSE




La télécabine de la Croix relie le centre historique de la station, à savoir le front de neige du Recoin au sommet de la station : la Croix de Chamrousse. Elle a ainsi un rôle fondamental dans l'agencement du domaine skiable puisqu'elle permet d'accéder depuis son sommet à l'ensemble des pistes et secteurs de la station, que ce soient les fronts de neige de Roche-Béranger et de l'Arselle, la porte d'entrée de Casserousse ou encore le secteur de ski d'altitude des Lacs Robert.

De par sa situation, la télécabine de la Croix est très logiquement l'un des appareils les plus fréquentés de la station et perpétue l'attractivité de la ligne historique incarnée dans le passé par le mythique téléphérique Neyret-Beylier de 1952. Elle est néanmoins doublée par l'axe secondaire constitué de la chaîne des télésièges des Gaboureaux et des Amoureux dont le premier assure en plus la liaison avec Roche Béranger tandis que le second permet un accès direct à la Croix depuis le sommet du télésiège de la Bérangère.


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Le Recoin, centre historique de la station de Chamrousse, vu depuis le mur final de la piste Olympique Dames


La télécabine de la Croix dessert une très large offre de ski sur l'ensemble de la station. Petit tour d'horizon :

→ Sur le secteur des Lacs Robert et de Casserousse :
    • la piste rouge des Lacs Robert : belle piste rouge évoluant dans la combe et menant aux lacs. Sur sa partie haute, elle est divisée en deux parties : un chemin passant par le col des Trois Fontaines et un mur descendant sous la ligne du télésiège. Elle permet aussi de rejoindre les itinéraires de randonnée du secteur des Van / du Grand Sorbier ;

    • la piste noire du Couloir de Casserousse, réputée comme la piste la plus difficile de la station. C'est une très raide piste noire évoluant dans un couloir rocailleux, accessible depuis la piste rouge des Lacs Robert et qui mène au secteur de Casserousse. Une piste bleue (dénommée "Retour P2", car elle menait au pylône 2 – le plus grand – du téléphérique) permet de rejoindre directement les pistes centrales de Recoin depuis le bas du couloir, sans avoir à descendre à 1400 m à Casserousse.

→ Sur le secteur du Recoin :
    • la piste rouge Olympique Dames : longue descente passant sous le télésiège des Amoureux avant d'évoluer dans les sapins. Elle se termine par un joli mur assez raide face au front de neige ("Côte Belle"). Après le passage des couloirs de la Croix, elle permet d'accéder à la piste rouge Simond, ou la très belle piste noire des Vallons ;

    • la piste rouge des Niverolles, débutant sur la crête et rejoignant la piste rouge des Gaboureaux puis le départ du télésiège des Amoureux d'où il est possible de rejoindre par gravité Roche-Béranger ou quelques autres pistes rouges ramenant vers le Recoin comme Loups et Jardins ou les Arolles ;

    • la piste noire des Jallabres et sa variante : pistes raides partant des crêtes et rejoignant le départ du télésiège des Amoureux directement en descendant la combe ;

    • et surtout la piste noire Olympique Hommes, véritable mythe de la station, ayant accueilli la descente olympique Hommes pendant les Jeux Olympiques de Grenoble en 1968. Elle présente désormais deux départs : l'un le long de la télécabine, l'autre en contournant le sommet lui-même. Ces deux départs rejoignent rapidement le premier mur de la station (le "grand couloir") qui longe la montée finale de la télécabine de la Croix. La piste vire ensuite sur la droite pour évoluer sous les barres rocheuses et la pente reste toujours relativement élevée. Les skieurs peuvent ensuite profiter d'un moment de répit à l'arrivée au col de la Balme avant de basculer vers le versant de Casserousse. La pente redevient alors plus forte jusqu'à ce que l'on rejoigne la fin de la piste noire du Couloir de Casserousse. S'en suit deux belles courbes en forêt (le "S" puis le "Passage Krieg") avec entre elles le bas du "Mur de Casserousse" avant la ligne droite finale et les "bosses Allais". Notons que depuis le col de la Balme, il est possible de rejoindre facilement le front de neige de Recoin par les pistes Olympique Dames (rouge), Col de Balme (bleue) ou Balmette (verte).


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La télécabine de la Croix (en bleu) et les descentes olympiques Hommes (en rouge) et Dames (en vert)
(image Google Earth)



→ Sur le secteur de Roche-Béranger :
    • la piste bleue des Crêtes, long chemin évoluant d'abord sur la crête séparant le versant de Chamrousse du vallon des Lacs Achard. Elle rejoint le sommet du télésiège de la Bérangère, d'où on peut accéder à toutes les pistes vers Roche-Béranger et Bachat-Bouloud ainsi qu'au snow-park de Roche-Béranger. On peut ensuite rejoindre le front de neige éponyme ou bien se diriger vers le téléski du Schuss des Dames ou le départ du télésiège des Amoureux puis continuer par les pistes bleues de « Liaison Roche-Recoin » pour retourner jusqu'au Recoin ;

    • la piste rouge des Gaboureaux : au début, un court mur jusqu'au départ du télésiège des Amoureux et rejoignant ensuite la piste historique des Gaboureaux ;

    • la piste rouge de la Bascule : courte piste reprenant le final du téléski initial des Gaboureaux, rejoignant également le départ du télésiège des Amoureux et qui est en général utilisée par les bons skieurs arrivant depuis le télésiège de la Bérangère.


On notera aussi que la télécabine de la Croix donne également accès à un espace ludique desservi par le téléski de l'Infernet (ancien téléski du Cadran Solaire déplacé là), appareil assez souvent fermé ces dernières années car géré par un organisme différent de la Régie des remontées mécaniques, qui s'occupe également de cet espace ludique.


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Situation de la télécabine de la Croix (en rouge) sur le plan des pistes de Chamrousse (OT)



La télécabine de la Croix est un appareil classique de la gamme Multix Poma équipé de cabines Diamond pouvant accueillir 8 personnes assises ou 10 debout. La seule particularité de cette télécabine est d'avoir un garage souterrain en gare aval permettant de mettre à l'abri les véhicules en cas d'importants phénomènes climatiques (givre, vent, neige et autres intempéries) qui sont loin d'être exceptionnels le long de la ligne et au sommet de la Croix.
On notera que le pylône 4 a été déplacé en 2014 d'un peu plus de 4 m vers l'amont pour limiter les phénomènes de pompage en cas d'arrêt d'urgence et de balancement excessif des véhicules et que les balanciers des P1 et P2 en sortie de gare ont été fusionnés en 2019 (8C + 8C --> 16C).


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La télécabine de la Croix donne également accès à l'ensemble des pistes ouvertes pour le ski de nuit



Voici donc les caractéristiques de cette télécabine :


Caractéristiques administratives :

TCD – Télécabine à pinces débrayables : CROIX
Maître d'œuvre : MDP
Exploitant : Régie des Remontées Mécaniques de Chamrousse
Constructeur : POMA
Installation électrique : SEMER
Année de construction : 2009
Montant de l'investissement : 10 000 000 € (dont 7 500 000 € pour la télécabine elle-même)

Caractéristiques d’exploitation :

Saison d'exploitation : été et hiver
Capacité : 8 personnes assises / 10 debout
Débit : 3000 personnes/heure
Vitesse d'exploitation : 6 m/s

Caractéristiques géométriques :

Altitude gare aval : 1671 m
Altitude gare amont : 2253 m
Dénivelé : 582 m
Longueur développée : 1953 m
Longueur horizontale : 1823 m
Portée la plus longue : 277 m
Hauteur de survol maximale : 27 m
Pente moyenne : 31,93 %
Pente maximale : 69,04 %
Temps de trajet : 5 minutes 26 secondes

Caractéristiques techniques :

Type de gare aval : tension
Type de gare amont : motrice
Diamètre poulie motrice : 4900 mm
Diamètre poulie tension : 4900 mm
Largeur de voie : 6,10 m
Emplacement gare de tension : aval
Type de tension : hydraulique
Tension nominale : 42 400 daN
Pression nominale : 167 bars
Emplacement gare motrice : amont
Type de motorisation : courant continu
Puissance développée : 830 kW
Sens de montée : gauche
Type d'embarquement : à plat
Nombre de pylônes : 16
Dispositif d'accouplement : pince débrayable LPA
Nombre de véhicules : 70+1 véhicule de service
Type de véhicules : cabines Diamond SIGMA 8 places assises ou 10 debout
Espacement : 11 s

Caractéristiques du câble :

Fabriquant du câble : ARCELOR MITTAL
Diamètre du câble : 50 mm
Âme : compacte
Composition : 6×31 fils
Résistance à la rupture : 197 300 daN
Section du câble : 1050,87 mm
Section du toron : 175,13 mm
Pas de câblage : 368 mm
Pas de toronage : 140 mm


Ligne et infrastructures de la télécabine de la Croix

La gare aval

La gare aval de la télécabine est située au cœur du Recoin à 1671 mètres d'altitude, entre les départs du téléski de l'Aiguille et du télésiège débrayable des Gaboureaux situé quelques dizaines de mètres en contrebas. Elle est située directement à l'arrivée des pistes, il n'y a plus à traverser de route comme avec l'ancien téléphérique, dont la gare de départ abrite aujourd'hui les caisses et les bureaux de la régie exploitant le domaine skiable de Chamrousse.

Notons qu'un bâtiment permettant de descendre les cabines au garage situé sous la gare lui est accolé. Celle-ci, de type Multix, assure la tension dynamique du câble. L'ensemble s'intègre bien au paysage grâce à un habillage en bois et des toits arrondis, nouvelle signature architecturale de la station.


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Vue de la gare aval avec le bâtiment abritant le garage en mars 2011. On peut remarquer que les deux cabines du téléphérique sont encore dans sa gare de départ


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Sous un autre angle (la gare aval du téléphérique a été transformée en bureaux pour la Régie des remontées mécaniques)


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Les portillons de validation des forfaits précédant la zone d'embarquement


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L'embarquement dans le contour



Le garage

Le garage de la télécabine est enterré sous la gare aval. Cet équipement a nécessité la construction d'une grande salle située sous la gare et d'une zone permettant la montée/descente des cabines entre la gare et le garage. Il comporte sept rails en cul de sac qui se rapportent à la voie principale et qui continuent la suite de l'ascenseur des cabines. Le cheminement des cabines est assuré par des chaînes à taquets qui poussent les véhicules, excepté dans les voies de stockage. La liaison entre le garage et le contour de la gare aval est simple : l'installation doit fonctionner en marche arrière pour descendre les cabines et en marche avant pour les sortir.
Le garage possède par ailleurs une petite zone de maintenance des pinces et il héberge aussi le véhicule de service utilisé pour les opérations d'entretien.


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Vue extérieure du convoyeur reliant la gare aval à l'ascenseur menant au garage (derrière la double porte)


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Un système permet d'abaisser le quai pour faire passer les cabines du contour à l'ascenseur du garage


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L'aiguillage vers le garage à l'intérieur de la gare aval


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Vue rapprochée du convoyeur à l'entrée du garage


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Le départ de l'ascenseur qui descend les cabines dans le garage


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La zone de maintenance et les cabines rangées



Approfondissement technique

Le câble porteur-tracteur est tendu en gare aval à l'aide d'un vérin de tension qui déplace la poulie retour, elle-même montée sur un chariot appelé lorry. Celui-ci est contrôlé par une centrale hydraulique. Le lorry est monté sur des rails afin qu'il puisse avancer ou reculer selon la tension voulue. Le vérin permet de régler la tension de la poulie en faisant bouger le lorry.


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L'intérieur de la gare aval


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Vue opposée


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La poulie retour-tension en mouvement et le vérin de tension dans l'axe


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Pièce de liaison entre le lorry et le moyeu de la poulie tension


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Vue d'ensemble du vérin de tension avec le lorry et la centrale hydraulique au fond en bleu


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L'arrière du vérin avec un repère de tension


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La centrale hydraulique contrôlant le vérin



Les cabines sont entraînées par des rampes à pneus elles-mêmes reliées par des courroies. La vitesse des pneus est obtenue grâce à une prise de mouvement réalisée sur le câble. Les cabines sont accélérées et décélérées par les rampes pneumatiques où les pneus ont une vitesse qui augmente ou diminue progressivement.
A noter : les rampes à pneus se terminent par des trompettes, pièces qui servent à stabiliser les cabines lors de leurs sortie et entrée en gare.


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Banane de câble permettant de rediriger le câble vers la poulie retour-tension. En effet, la poulie n'est pas à la largeur de voie (6,1 m) : son diamètre étant de 4,9 m


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Une prise de mouvement en gare aval


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Vue d'ensemble des pneus du contour


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Cadenceur dans le contour



L'ouverture des portes est automatique en gare. Une came est présente en entrée de gare pour permettre l'ouverture des portes en soulevant un levier sur la suspente de la cabine tandis qu'une autre came, présente en sortie de gare, effectue l'opération inverse.


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Came en entrée de la gare aval


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Came de sortie de gare aval avec une sécurité de fermeture des portes. Si le levier de fermeture des portes n'est pas bien rabaissé, il touchera la sécurité (en rouge) et cela entraînera l'arrêt d'urgence de la télécabine




La ligne

La ligne, longue de 1953 mètres, est portée par 16 pylônes. Le multipaire des communications a été enterré pour une meilleure intégration paysagère de la ligne.
Le profil de la ligne est soutenu dès le pylône 2 afin de s'élever par rapport au front de neige du Recoin où est située la gare aval. La ligne est ensuite assez régulière et peu pentue jusqu'au pylône 11. Il s'en suit une montée plus soutenue afin de passer une barre rocheuse, le tout sur une portée assez longue sans pylône. Le pylône 12 entame ensuite une phase de survol de la partie haute du domaine où la pente diminue progressivement avant d'arriver en gare amont.

POMA a initialement équipé la ligne de 16 pylônes dont 2 compressions, 2 supports-compressions et 12 supports comme ceci :

    • P1 : 8C/8C
    • P2 : 8C/8C
    • P3 : 10S/10S
    • P4 : 8S/6S
    • P5 : 6S/6S
    • P6 : 4SC/4SC
    • P7 : 6S/6S
    • P8 : 6S/6S
    • P9 : 8S/8S
    • P10 : 6S/6S
    • P11 : 4SC/4SC
    • P12 : 12S/12S
    • P13 : 8S/8S
    • P14 : 12S/12S
    • P15 : 10S/10S
    • P16 : 4S/4S

Suite au retour d'expérience après quelques années de fonctionnement, les évolutions suivantes ont été apportées :

    • déplacement du P4 en 2014, suite à des problèmes de pompage de la ligne en cas d'arrêt d'urgence ;
    • fusion des balanciers des P1 & P2 en un seul 16C en 2019.



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Le début de la ligne


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Les pylônes 1 et 2 dans leur configuration initiale (8C – 8C)


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Les deux premiers pylônes dans leur configuration modifiée (16C)



Parcourons maintenant la ligne de cette télécabine, lors d'une fin de journée avec un éclairage particulièrement agréable :


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Sortie de la gare aval


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Portée vers le pylône 3 au dessus de l'arrivée principale des pistes sur Recoin



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P3 et portées vers les pylônes P4 & P5


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P4 et P5


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P5 et la portée P5-P6


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La longue portée vers le P6 (la plus longue de l'installation : 277 m)


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P6, P7, P8 relativement rapprochés


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P7 et portée vers le P8


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Pylône P8


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Portée vers le P9 : nous sommes à mi-parcours, au niveau de l'ancien pylône 2 du téléphérique. La barrière sur la gauche est là pour interdire une utilisation du transformateur situé dans le socle du P2 du téléphérique comme tremplin pour des sauts et protéger les arbres replantés


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P9


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Longue portée entre P9 et P10


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Entre P10 et P11 : survol de l'Olympique Dames


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P11 : cette fois, c'est l'Olympique Hommes que l'on va survoler


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Longue portée vers le pylône 12 (245 m) : après le survol de l'Olympique Hommes, on passe les barres de rochers de la Croix et leurs couloirs


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Entre P11 et P12 nous franchissons la barre de rochers en direction du sommet de la Croix


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P12 et portée vers le P13 : on arrive en vue du sommet

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P13 : la Croix est en vue


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P14 : on arrive ! La Croix est à gauche, le restaurant à droite


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Pylône P15 : on se rapproche du sol et P16 (habillé pour des questions de dilatation différentielle entre côté au soleil et côté à l'ombre) au dessus du restaurant d'altitude de la Croix de Chamrousse


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Le dernier pylône et la gare d'arrivée



La partie supérieure de la ligne, très exposée aux tempêtes et au givre, est équipée de galets avec flasques anti-givre reconnaissables à leur couleur noire.


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La tête du pylône 16, ouvrage de ligne dont les galets sont équipés de flasques anti-givre




La gare amont

Vue d'ensemble du sommet


La Croix de Chamrousse est le dernier sommet important au sud de la chaîne de Belledonne. Elle est constituée d'un large plateau sur les crêtes de la station et culmine à 2253 mètres d'altitude. Ce sommet est facilement accessible depuis Chamrousse via la télécabine ou en randonnant par les lacs Robert depuis le Recoin et via les crêtes ou le lac Achard depuis Roche-Béranger.
On y trouve également un ré-émetteur pour la télévision et la radio appartenant à TDF et diverses antennes de télécoms.


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Vue du sommet encombré de la Croix de Chamrousse avec les antennes télécom, l'arrivée de la télécabine depuis le télésiège des Amoureux, avant la démolition de la gare supérieure du téléphérique


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La Croix de Chamrousse (2253 m) réinstallée après les travaux sur un socle rocheux est le sommet du domaine skiable


La vue au sommet y est immense, à 360°. Au niveau du point de vue matérialisé par la croix, il est possible de faire un tour d'horizon de Belledonne à l'Oisans en passant par le Grésivaudan, le massif de la Chartreuse, le bassin grenoblois et le Vercors (voir plus loin).


La station amont



La gare amont est située à 2250 mètres d'altitude sur le plateau sommital de la Croix, non loin de celles du télésiège des Lacs Robert et du télésiège des Amoureux, au-dessus d'un bâtiment partagé entre le restaurant d'altitude de la Croix et le service des pistes de Chamrousse.

On retrouve une gare motrice fixe Multix classique à couverture bois pour améliorer l'intégration de l'appareil dans le paysage montagnard du plateau sommital de la Croix.


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La gare amont vue de trois quarts


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Les trompettes présentes en entrée et sortie de gare aval permettent de stabiliser les cabines avant leur entrée dans le ralentisseur ou en sortie de lanceur


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Passage dans le ralentisseur


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Zone de débarquement en entrée du contour avec, clin d'œil, un tapis rouge ! (le jour de la photo recouvert partiellement)


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Vue plus large avec la sortie des skieurs vers les pistes


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Vue arrière de la gare amont avec ses vitrages de protection


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Vue de côté en contre-plongée avec le poste de secours en dessous


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Vue de la gare amont avec le pylône 16



Approfondissement technique

Les cabines sont entraînées par des rampes à pneus elles-mêmes reliées par des courroies. La vitesse des pneus est obtenue grâce à une prise de mouvement réalisée sur le câble, sur le même principe qu'en gare aval.
Un cadenceur de type « ± vite » permet de maintenir un écart identique entre les cabines et est défini dans l'automate suivant le nombre de cabines en ligne.


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Entrons à présent à l'intérieur de la gare amont en empruntant l'échelle située à l'arrière du contour


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Le contour de la gare amont


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Portion de contour en gare amont



Le câble est mis en mouvement par deux moteurs TT-Electric. Ces moteurs entraînent un arbre rapide qui passe dans un volant équipé de freins. Cet arbre est relié à la poulie motrice par le biais d'un réducteur Poma Kissling classique sur les appareils débrayables de ce constructeur. De ce dernier sort un arbre lent directement accouplé à la poulie motrice. Cette dernière possède des freins situés sous elle. Ils permettent de réduire la vitesse de la poulie motrice et du câble selon les souhaits de l'exploitant. Ils sont utilisés en cas d'arrêt d'urgence ou électrique afin de stopper l'appareil plus ou moins vite. Des freins de secours peuvent subvenir à une éventuelle défaillance des freins de service. Les freins sont contrôlés par une centrale de freins. Le tout est contrôlé en gare amont au niveau du tableau de commandes.


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Vue d'ensemble du treuil


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Le moteur n°1, situé au plus proche de la poulie motrice. On aperçoit un volant d'inertie de l'arbre en provenance du deuxième moteur à droite de la photo


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Le second moteur


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Autre vue d'ensemble du treuil avec le réducteur au premier plan



En cas de panne du moteur principal, un entraînement de secours est prévu : celui-ci est assuré par deux moteurs électriques, pouvant être alimentés, le cas échéant, par un groupe électrogène. Celui-ci, est maintenu à une température précise afin de pouvoir être utilisé immédiatement. Ce groupe est composé d'un réservoir d'essence, d'un alternateur pour produire l'électricité nécessaire au fonctionnement de l'appareil et d'un ventilateur pour refroidir le tout. Cet ensemble a été livré par l'entreprise Cummins.


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Les deux moteurs de secours, situés au-dessus de la poulie motrice




Véhicules et pinces


La télécabine de la Croix est équipée de 70 cabines de type Diamond provenant de chez Sigma Cabines. Les cabines peuvent être exploitées de deux manières :

    • en configuration 8 personnes assises avec les banquettes abaissées ;
    • en configuration 10 personnes debout avec les banquettes relevées.


Les cabines sont de couleur rouge, où apparaît le logo de la station sur toutes les faces excepté les portes. Certaines cabines ont ponctuellement des décorations particulières pour faire la promotion d'entreprises ou d'organisations. A l'intérieur, les cabines possèdent des banquettes et dossiers rouges recouverts de tissu.
Les skis sont stockés dans les cabines lors de la montée, l'exploitant n'ayant pas choisi d'installer des racks à skis sur les portes.


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Croisement de deux cabines


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Cabine Diamond 8/10 places aux couleurs de Chamrousse



Un certain nombre de cabines sont particularisées selon les sponsors ou les événements de la station :


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Cabine aux couleurs de la radio « France Bleu Isère »


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Cabines pour une animation et (à gauche) pour une marque de voitures …


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… ou une grande banque


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Les banquettes, rouges, à l'intérieur d'une cabine


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Le système de fermeture des portes


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Une suspente avec sa pince


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La pince débrayable LPA


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Vue opposée avec le mors




Autres vues…

Voici quelques vues du paysage que l'on embrasse au sommet de la télécabine :


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Vers le nord-ouest, le massif de la Chartreuse avec la Dent de Crolles (2062 m au centre) et le Charmant Som (1867 m à gauche)


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Le cadran solaire réalisé avec un ancien engrenage du téléphérique, posé sur sa tome d'ancrage et le Grand Colon (2394 m) en arrière plan


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Vers le nord, la chaine de Belledonne avec les lacs Robert et la Grande Lauzière (2741 m) au fond et la Grande Lance de Domène (2790 m) à gauche


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Vers l'est, le Grand Sorbier (2526 m) à gauche et le Grand Van (2448 m) à droite



Un peu plus loin, en allant vers l'arrivée du téléski de l'Infernet, on a une très belle vue sur la vallée de la Romanche et le massif des Grandes Rousses avec la station de l'Alpe d'Huez en ligne de mire. Un peu plus à droite, le regard est également attiré vers les Écrins, le glacier du Mont de Lans (sommet de la station des 2Alpes) et le massif de la Meije.


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Vers l'est, vue en direction des Grandes Rousses et de l'Alpe d'Huez


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Vers le sud-est, le massif de la Meije (3984 m) et du Rateau (3809 m) et les dômes du Mont de Lans


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Vers le sud, le massif du Taillefer (sommet de droite 2857 m, et la Pyramide à gauche 2839 m). Au fond à gauche, la Muzelle (3465 m)


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Vers le sud-ouest, le Grand Serre (2141 m) et le sud de la barrière sud du Vercors, avec le Mont Aiguille (2087 m) au centre et le Grand Veymont (2341 m) au dessus du Connex


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Vers l'ouest : Recoin, la colline des Quatre Seigneurs (937 m), Grenoble, le Vercors nord (Moucherotte 1901 m) et la pointe sud de la Chartreuse (Rachais 1046 m et Néron 1294 m) entrant dans l'agglomération




Autres vues hivernales depuis les pistes :


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Les pylônes 14 et 15 au soleil couchant et le secteur de Roche-Béranger


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La ligne sous les pentes de la Croix de Chamrousse. On aperçoit Grenoble et le Vercors au fond


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Vue en contre-plongée sous les barres de rochers à franchir pour atteindre le sommet de la station



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Vue de la ligne depuis la piste Olympique Dames un lendemain de chutes de neige


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Les pylônes 4 et 5 vus depuis le replat de la piste Olympique Dames avant le mur de Côte Belle plongeant vers le Recoin


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Le pylône 3 vu de côté depuis le début du dernier mur de la piste Olympique Dames (Côte Belle)




… et quelques photos en exploitation estivale !


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Vue d'ensemble de la ligne depuis le Recoin (à comparer avec la vue au début avec le téléphérique et le télésiège du Grand Couloir)


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Le début de la ligne vu depuis le balcon de la gare aval


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Survol de la bergerie de Recoin (emplacement du premier pylône du téléphérique)


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La gare amont vue depuis le sommet géographique de la Croix de Chamrousse. On aperçoit à l'arrière-plan la gare amont du télésiège débrayable des Amoureux


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La gare aval sous un chaud soleil estival



CONCLUSION




La télécabine de la Croix, un remplacement réussi d'un téléphérique historique


Malgré toutes les incertitudes initiales liées au remplacement d'un appareil emblématique et de prestige, la télécabine de la Croix a tenu son objectif de renouveler efficacement l'axe historique du téléphérique de la Croix, véritable institution ayant contribué à l'image de la station de Chamrousse pendant plus de 50 ans, ainsi que deux télésièges fixes longs et peu confortables. Elle a permis d'améliorer le débit tout en gardant un temps d'accès au sommet de la Croix compétitif par rapport à l'ancien téléphérique. Il est maintenant possible d'effectuer très facilement de nombreuses rotations sur les mythiques pistes de la Croix telles que l'Olympique Hommes, l'Olympique Dames, les Vallons ou la Simond, mais aussi d'accéder au secteur des Lacs Robert, au Couloir de Casserousse ou simplement à Roche Béranger par la crête.

La télécabine de la Croix symbolise le renouveau du front de neige de la Croix qui s'est prolongé en 2013 avec le remplacement des vieux appareils qu'étaient le téléski de l'Aiguille et le télésiège du Col de Balme par un téléski à enrouleurs Poma. Avec la construction du télésiège débrayable de Casserousse en 2016, la desserte de l'ensemble de la piste noire Olympique Hommes a été requalifiée. La régie veut cependant aller plus loin pour redonner de l'attractivité au Recoin.

Le projet de la commune « Chamrousse 2030 » prévoit également une ambitieuse remise à niveau de la station avec une remise à plat complète de la circulation dans la station, la création de nouveaux bâtiments dédiés au logement, aux loisirs et au bien-être. Il est notamment prévu une télécabine partant du bas de la télécabine de la Croix pour assurer une liaison avec Roche-Béranger, ainsi qu'une liaison par câble entre le bassin grenoblois et le Recoin à l'horizon 2030.

La station veut devenir attractive à l'année en se diversifiant et en montant en gamme.


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La télécabine de la Croix, une télécabine moderne qui a remis au goût du jour l'axe historique de la station de Chamrousse



Avec tous nos remerciements au conducteur de la télécabine et à la vigie pour les visites des parties techniques (gares, garage).

Bannière : Bovinant
Photos : Valcelouis, Bovinant et JPJP.
Texte et mise en page : Valcelouis et JPJP.



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