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Auteur de ce reportage : remontees
Section écrite le 28/01/2018 et mise à jour le 02/08/2018
(Mise en cache le 03/08/2018)

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Au sommaire du reportage :

  1. Présentation de Chamrousse
  2. Le Recoin, un secteur et son histoire
  3. Le chantier de la télécabine de la Croix
  4. Croix, l'axe central de Chamrousse
  5. Ligne et infrastructures de la télécabine de la Croix
  6. La télécabine de la Croix, un remplacement réussi d'un téléphérique historique



Présentation de Chamrousse

Chamrousse est une station de ski dauphinoise qui se situe à l'extrémité sud du massif de Belledonne, au dessus de Grenoble, à une altitude comprise entre 1650 m pour le Recoin, 1750 m pour Roche Béranger, les deux principales portes d’entrée du domaine et comme point culminant la Croix de Chamrousse à 2250 mètres. Chamrousse a été le théâtre des épreuves de ski alpin des Xèmes Jeux Olympiques de Grenoble en 1968. À cette occasion, la station vécut des investissements pharaoniques et concentrés dans le temps (12 remontées construites ou réaménagées en quatre ans), avec une mention particulière pour l'emblématique téléski de Casserousse disparu en 2016.
Chamrousse aujourd'hui, c’est plus de 90 km de pistes et seize remontées mécaniques parmi lesquelles une télécabine et sept télésièges dont cinq débrayables.
Les débutants évolueront en priorité sur les pistes moins pentues de Roche-Béranger, un forfait mini domaine est même adapté sur quelques remontées du front de neige, notamment les télésiège de l’Arselle, téléski de la Lauze et de la Croisette. Les skieurs confirmés préféreront les pistes du Recoin, plus techniques, sachant que toutes les pistes noires se situent sur ce secteur, notamment le couloir de Casserousse.
Actuellement, 40 % des pistes bénéficient de neige de culture mais, la position et l’altitude de la station lui assurent ordinairement un excellent enneigement.
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^^ Découvrez une présentation plus détaillée de la station en cliquant sur le logo ^^


Le Recoin, un secteur et son histoire

L’histoire de Chamrousse remonte fort loin, bien qu’il s’agisse de la commune la plus récente créée en France avant les fusions des années 2010, puisque son existence administrative remonte à 1989 seulement. Auparavant, le domaine skiable était réparti sur les communes de Saint-Martin-d’Uriage, Vaulnaveys-le-Haut et Séchilienne. Il était alors géré par un Syndicat mixte. En 1989 donc, ces communes ont accepté de se séparer d’une partie de leur territoire pour donner naissance à une nouvelle commune : Chamrousse.
Mais l’activité alpine est bien plus ancienne. Le ski alpin pourrait même y être né puisqu’Henri Duhamel aurait, en 1878, descendu les pentes du Recoin sur deux planches de bois rapportées d'une exposition en Scandinavie et dénommées… des skis !

Dès 1949, plusieurs téléskis apparaissent sur les pentes du Recoin. Les téléskis du Litre, de la Grenouillère, Super Recoin ou encore de l'Aiguille et de la Super Aiguille nous montrent la multitude d’installations sur ce même secteur.

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La gare aval du premier téléski de l'Aiguille et le téléphérique en arrière-plan (D.R.).

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Le Recoin vu depuis le téléphérique de la Croix au cours de ses premières années d'exploitation (D.R.).

En 1952, Chamrousse a construit avec l’entreprise Neyret-Beylier le téléphérique de la Croix de Chamrousse. Il était, avec celui de Courchevel-Saulire, le plus moderne et le plus rapide du monde. L'essor de la station a ensuite été très rapide.
Les Jeux Olympiques de 1968 ont permis un développement optimal de la station : Chamrousse fut le théâtre de toutes les épreuves alpines.

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Le téléphérique de la Croix avec sa cabine jaune (l'autre étant rouge) à l'époque des Jeux Olympiques de 1968, avec les anneaux olympiques (D.R.).

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Le téléphérique de la Croix avec ses cabines rouges de deuxième génération dans les années 1980 (D.R.).

L'axe stratégique de la station, représenté pendant un demi siècle par le téléphérique de la Croix, a suscité de nombreux projets pour son renforcement au cours du développement de la station. Au début des années 1980, deux télésièges triplaces ont doublé le téléphérique : le télésiège du Grand Couloir et celui de la Croix, puis en 1992 la mise en place des actuels télésièges débrayables des Gaboureaux et des Amoureux ont augmenté les capacités d'accès.

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Le Recoin en été. On aperçoit l'ensemble de la ligne du téléphérique de la Croix, le télésiège du Grand Couloir et le télésiège des Gaboureaux sur la droite.

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Le pylône 2 du téléphérique de la Croix (cliquez sur la photo pour afficher le reportage sur l'installation).

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L'arrivée du téléphérique au sommet de la Croix de Chamrousse depuis la ligne du télésiège fixe de la Croix, lui aussi démonté (photo prise en février 2006).

Malgré tout, dans le cadre de la délégation de service public (DSP) avec Transmontagne (qui dura de 1998 à 2007), un certain nombre d'investissements étaient prévus, dont une lourde rénovation ou le remplacement de l'emblématique téléphérique.
Après la rénovation des remontées de Roche Béranger (suppression de 5 téléskis et raccourcissement d'un télésiège contre construction de deux télésièges) en 2005, les hivers suivants se sont soldés par de lourdes pertes pour le délégataire, lui rendant impossible la réalisation du programme prévu et le menant à sa perte en octobre 2007.
Devant cette situation, la commune créa en urgence l'actuelle Régie municipale des remontées mécaniques et reprit à son compte le programme envisagé.
C'est ainsi qu'en 2009 émergea le projet de remplacement du téléphérique (comportant la suppression des deux télésièges du Grand Couloir et de la Croix) par une unique remontée mécanique dont le débit (3000 p/h) est largement supérieur à celui cumulé des trois remontées antérieures.
Les travaux ont débuté en mai 2009 avec le démontage des deux télésièges, celui du téléphérique étant prévu l'année suivante (2010), afin qu'il puisse assurer la saison d'été. Malheureusement pour lui, des problèmes de structure ont entraîné son arrêt anticipé en août et, tant qu'à faire, son démontage en septembre 2009.
Les travaux se sont poursuivis tout l'été, tout l'automne et la mise en service de la télécabine a eu lieu le 19 décembre 2009, date de lancement de la saison hivernale.


Le chantier de la télécabine de la Croix

La décision de remplacer le téléphérique de la Croix ainsi que la chaîne parallèle formée par les télésièges du Grand Couloir et de la Croix a été prise en novembre 2008, avant même la saison de ski précédant le chantier. La mise en œuvre de ce projet devenait indispensable pour remettre à niveau le domaine skiable et en particulier améliorer la desserte du secteur historique du Recoin. En effet, tandis que le téléphérique offrait un débit beaucoup trop faible (à peine 400 personnes/heure) et que la chaîne des télésièges était beaucoup trop longue (au moins 20 minutes de montée), il devenait indispensable de créer un appareil rapide et performant en terme de débit pour mieux absorber les flux de skieurs tout en permettant de davantage profiter de ce secteur qui est composé de nombreuses pistes dont certaines qui ont été utilisées pour les Jeux Olympiques de Grenoble en 1968 !

Fin mai, les deux télésièges ont été entièrement déposés, ce qui a permis d'entamer rapidement les terrassements de la nouvelle gare aval située en lieu et place du départ du télésiège du Grand Couloir et de la nouvelle gare amont prenant place à la place de celle du feu télésiège de la Croix. La phase de génie civil a ainsi commencé en juin par le terrassement et le coulage de la dalle béton qui allait accueillir la gare aval. La réalisation des structures en béton de la gare amont a plutôt commencé vers la fin juin ou le début juillet 2009. Les ferraillages des pylônes ont été réalisés dans le courant du mois de juillet.
Pendant ce temps, le téléphérique de la Croix est resté ouvert afin de permettre aux randonneurs et aux VTTistes d'accéder au sommet phare de la station, la Croix de Chamrousse, durant la saison estivale.

Néanmoins, suite aux travaux de terrassement de la gare amont, la tome d'ancrage des câbles porteurs du téléphérique a bougé le rendant inexploitable. Son exploitation commerciale s'est donc définitivement arrêtée début août. La station a choisi d'ouvrir en compensation la chaîne des télésièges débrayables des Gaboureaux et des Amoureux pour continuer à permettre aux piétons d'atteindre le sommet de la station durant la deuxième partie de la saison estivale. Les VTTistes n'avaient par contre pas le droit d'emprunter ces télésièges.

À la fin août, les massifs en béton et dalles des deux gares étaient finis.

→ Quelques photos du chantier datant du 23 août 2009 :

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Vue en plongée du chantier de la gare aval.

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Stockage d'éléments pour la gare aval sur un parking à proximité directe du chantier.

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Éléments de la structure de la gare aval prêts à être assemblés.

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Vue d'ensemble du chantier de la gare amont de la télécabine de la Croix avec la tome d'ancrage du téléphérique ayant bougé.

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Les massifs de la gare amont déjà prêts ainsi que le tubulaire de soutien de l'avant de la gare.

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Coulage des massifs en béton de la gare amont.

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Les ferraillages au sol servent couler le béton armé pour la dalle soutenant les quais de la gare.

Le montage des gares a commencé dans la foulée tandis que le téléphérique commençait à voir son câble démonté. Les pylônes ont également été héliportés par un « Super Puma » au cours de la première quinzaine du mois. Les potences ont été apportées par un hélicoptère de plus petit gabarit, à l'image des hélicoptères permettant de couler du béton.
Dans le même temps, quelques pistes du secteur ont été reprofilées dont la Simond, l'Olympique Dames et l'Olympique Hommes.

Le mois de septembre s'est clos par le démontage des imposants pylônes treillis du téléphérique de la Croix. Le câble a été déroulé sur la ligne au mois d'octobre juste avant la mise en place des cabines. Les essais en charge ont été réalisés en novembre pour une ouverture en décembre 2009 pour le début de la saison de ski.

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Le front de neige de Chamrousse avec le télésiège du Col de Balme et le téléski de l'Aiguille en février 2010.

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Le front de neige du Recoin en mars 2011. On peut remarquer que les deux cabines du téléphérique sont en gare aval.

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La gare aval à l'été 2012. On remarque que des travaux de modification du bâtiment du téléphérique sont en cours à cette période.

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La fin de la ligne de la télécabine en 2013. Le restaurant de la Croix n'est pas encore construit et la gare amont du téléphérique de la Croix n'est pas encore démolie.

La gare amont du téléphérique de la Croix a été démontée dans le courant de l'été 2013. Dans le même temps, un poste de secours et un restaurant d'altitude ont été reconstruits sous la gare amont de la télécabine. Ces nouveaux bâtiments sont globalement plus discrets qu'avant.

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Les travaux du restaurant d'altitude de la Croix en août 2013.

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Après démolition de la gare amont du téléphérique de la Croix, en 2015.

→ Retrouvez l'intégralité du chantier de la télécabine sur le forum : Construction de la TCD8 Croix (2009).


Croix, l'axe central de Chamrousse

La télécabine de la Croix relie le centre historique de la station, à savoir le front de neige du Recoin, au sommet phare de la station : la Croix de Chamrousse. Elle a ainsi un rôle fondamental dans l'organisation du domaine skiable puisqu'elle permet d'accéder depuis son sommet à l'ensemble des pistes et secteurs de la station, que ce soient les fronts de neige de Roche-Béranger et de l'Arselle, la porte d'entrée de Casserousse ou encore le secteur de ski d'altitude des Lacs Robert.

De part sa situation, la télécabine de la Croix est très logiquement l'un des appareils les plus fréquentés de la station et perpétue l'attractivité de la ligne historique de Chamrousse incarnée par le passé par le mythique téléphérique Neyrpic. Elle est néanmoins délestée par l'axe secondaire constitué la chaîne des télésièges des Gaboureaux et des Amoureux dont le premier assure en plus la liaison avec Roche Béranger tandis que le deuxième permet un accès direct à la Croix depuis le sommet du télésiège de la Bérangère.

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Le Recoin, le centre historique de la station de Chamrousse, vu depuis le mur final de la piste Olympique Dames comme…

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… depuis la fin de la piste verte de la Balmette.

La télécabine de la Croix dessert une très large offre de ski propre sur l'ensemble de la station. Petit tour d'horizon :

→ Sur le secteur des Lacs Robert et de Casserousse :

  • La piste rouge des Lacs Robert : belle piste rouge évoluant dans la combe surplombant les lacs éponymes, Sur sa partie haute, elle est divisée en deux parties : un chemin passant sur le col des Trois Fontaines et un mur descendant le long de la ligne du télésiège. Elle permet aussi de rejoindre les itinéraires hors-pistes du secteur des Vans / Grand Sorbier.
  • La piste noire du Couloir de Casserousse, réputée comme la piste la plus difficile de la station. C'est une très raide piste noire évoluant dans un couloir rocailleux, accessible depuis la piste rouge des Lacs Robert et qui mène au secteur de Casserousse. Notons qu'une piste bleue permet de rejoindre directement le Recoin depuis le bas du couloir sans descendre à Casserousse.

→ Sur le secteur du Recoin :

  • La piste rouge Olympique Dames : longue descente passant sous le télésiège des Amoureux avant d'évoluer dans les sapins. Elle se termine par un joli mur assez raide au-dessus du front de neige ("Côte Belle"). Au niveau de la jonction avec la piste bleue de liaison vers Roche-Béranger, elle permet aussi d'emprunter la piste rouge Simond, autre itinéraire réputé de la station. La piste de liaison vers Roche-Béranger donne accès à la très belle piste noire des Vallons.
  • La piste rouge des Niverolles, débutant sur la crête et rejoignant la piste rouge des Gaboureaux puis le départ du télésiège des Amoureux d'où il est possible de rejoindre par gravité Roche-Béranger ou quelques autres pistes rouges vers le Recoin comme Loups et Jardins ou Arolles.
  • La piste noire des Jallabres : piste raide partant des crêtes et rejoignant le départ du télésiège des Amoureux.
  • La piste noire Variante Jallabres : partant du début de la piste rouge de l'Olympique Dames et rejoignant la piste noire des Jallabres.
  • La piste noire Olympique Hommes, véritable mythe de la station, ayant accueilli la descente olympique Hommes en 1968. Elle présente deux départs : l'un du côté de la crête, l'aute du côté des Lacs Robert. Ces deux départs rejoignent rapidement le premier mur de la station qui longe la montée finale de la télécabine de la Croix. La piste vire ensuite sur la droite pour évoluer en forêt mais la pente reste toujours relativement élevée. Les skieurs peuvent ensuite profiter d'un moment de répit à l'arrivée au col de la Balme avant de basculer vers le versant de Casserousse. La pente redevient alors plus forte jusqu'à ce que l'on rejoigne la fin de la piste noire du Couloir de Casserousse (le « S » et le « Passage Krieg »). S'en suit une belle courbe en forêt avant la ligne droite finale. Notons que depuis le col de la Balme, il est possible de rejoindre facilement le front de neige de Recoin par les pistes Olympique Dames (rouge), Col de Balme (bleue) ou la Balmette (verte).


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La piste noire Olympique Hommes, une descente mythique desservie par la télécabine de la Croix.

→ Sur le secteur de Roche-Béranger :

  1. La piste bleue des Crêtes, long chemin évoluant d'abord sur la crête séparant le versant de Chamrousse du vallon des Lacs Achard. Elle rejoint le sommet du télésiège de la Bérangère, d'où l'on peut accéder à toutes sortes de pistes vers Roche-Béranger, le domaine de l'Arselle et le sommet du snow-park de Roche-Béranger d'où l'on peut ensuite rejoindre le front de neige éponyme ou bien se diriger vers le téléski du Schuss des Dames ou le départ du télésiège des Amoureux puis continuer par les pistes bleues de « Liaison Recoin-Roche » puis « Traversée du Rat » ou « Chemin des Demoiselles » pour retourner jusqu'au Recoin.
  2. La piste rouge des Gaboureaux : au début, un court mur qui rejoint ensuite le départ du télésiège des Amoureux avant de reprendre le final du téléski initial puis de rejoindre la piste historique des Gaboureaux.
  3. La piste rouge de la Bascule : courte piste rejoignant également le départ du télésiège des Amoureux qui est en général utilisée par les bons skieurs arrivant depuis le télésiège de la Bérangère en priorité.

On notera aussi que la télécabine de la Croix donne accès à l'espace ludique desservi par le téléski de l'Infernet, appareil néanmoins régulièrement fermé ces dernières années.

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Situation de la télécabine de la Croix sur le plan des pistes de Chamrousse.

La télécabine de la Croix est un appareil classique de la gamme Multix Poma équipé de cabines Diamond 8 places assises pouvant accueillir néanmoins 10 personnes debout. La seule grande particularité de cette télécabine est d'avoir un garage souterrain en gare aval permettant de mettre à l'abri les véhicules afin de faciliter l'ouverture de l'appareil en cas d'importants phénomènes climatiques conjugués à un froid rigoureux (givre, vent, neige et autres tempêtes) qui sont loin d'être exceptionnels au sommet de la Croix.
On notera que le pylône 5 a été déplacé en 2014 pour limiter les phénomènes de pompage en cas d'arrêt d'urgence et de balancement excessif des véhicules dans le secteur.

Voici donc les caractéristiques de cette télécabine :


Caractéristiques administratives

TCD – Télécabine à pinces débrayables : CROIX
Maître d'œuvre : MDP
Exploitant : Régie Remontées Mécaniques Chamrousse
Constructeur : POMAGALSKI
Installation électrique : SEMER
Année de construction : 2009
Montant de l'investissement : 10 000 000 € (dont 7 500 000 € pour la télécabine elle-même)

Caractéristiques d’exploitation

Saison d'exploitation : Été et hiver
Capacité : 8 personnes assises / 10 debout
Débit : 3000 personnes/heure
Vitesse d'exploitation : 6 m/s (5,3 m/s en exploitation avec 10 personnes debout par cabine)

Caractéristiques géométriques

Altitude gare aval : 1671 m
Altitude gare amont : 2253 m
Dénivelé : 582 m
Longueur développée : 1953 m
Longueur horizontale : 1823 m
Portée la plus longue : 277 m
Hauteur de survol maximale : 27 m
Pente moyenne : 31,93 %
Pente maximale : 69,04 %
Temps de trajet : 5 minutes 26 secondes

Caractéristiques techniques

Type de gare aval : Tension
Type de gare amont : Motrice
Diamètre poulie motrice : 4900 mm
Diamètre poulie tension : 4900 mm
Emplacement gare de tension : Aval
Type de tension : Hydraulique
Tension nominale : 42 400 daN
Pression nominale : 167 bars
Emplacement gare motrice : Amont
Type de motorisation : Courant continu
Puissance développée : 830 kW
Sens de montée : Gauche
Type d'embarquement : À plat
Nombre de pylônes : 16
Dispositif d'accouplement : Pince débrayable LPA
Nombre de véhicules : 70+1 véhicule de service
Type de véhicules : Cabines Diamond SIGMA 8 places assises ou 10 debout
Espacement : 11 s

Caractéristiques du câble

Fabriquant du câble : ARCELOR MITTAL
Diamètre du câble : 50 mm
Âme : Compacte
Composition : 6×31 fils
Résistance à la rupture : 197 300 daN
Section du câble : 1050,87 mm
Section du toron : 175,13 mm
Pas de câblage : 368 mm
Pas de toronage : 140 mm


Ligne et infrastructures de la télécabine de la Croix

La gare aval

Vues générales

La gare aval de la télécabine est située au cœur du Recoin à 1671 mètres d'altitude, entre les départs du téléski à enrouleurs de l'Aiguille et du télésiège débrayable des Gaboureaux situé quelques dizaines de mètres en contrebas. Elle est dorénavant située directement à proximité des pistes, il n'y a plus à traverser de route comme avec l'ancien téléphérique, qui abrite aujourd'hui les caisses et les bureaux de la régie exploitant le domaine skiable de Chamrousse.

Notons qu'un bâtiment accolé à la gare aval abrite un ascenseur permettant de descendre les cabines dans le garage souterrain situé sous la gare. Celle-ci, de type Multix, assure la tension dynamique du câble. L'ensemble s'intègre relativement bien au paysage grâce à un habillage en bois.

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Vue en plongée de la gare aval avec le bâtiment abritant le garage depuis la piste verte de la Balmette.

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Vue de trois quarts depuis cette même piste avec à l'arrière-plan l'ancienne gare du téléphérique reconvertie en bureaux pour la régie des remontées mécaniques de la station.

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Vue en plongée de la gare aval depuis la fin de la piste Olympique Dames.

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Vue de trois quarts de la gare aval depuis la piste verte de la Balmette. On aperçoit sur la droite de la photo la gare aval de l'ancien téléphérique reconvertie en bureaux pour la régie exploitant le domaine skiable.

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Vue rapprochée.

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Vue de trois quarts de la gare aval avec les deux premiers pylônes.

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Vue de côté de la gare aval.

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Vue de trois quarts de la gare aval.

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Vue de trois quarts en descendant vers la gare aval du télésiège des Gaboureaux.

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Vue en contre-plongée avec le bâtiment abritant le garage des cabines.

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Les portillons de validation des forfaits précédant la zone d'embarquement.

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L'embarquement dans le contour.


Le garage

Le garage de la télécabine est enterré sous la gare aval. Cet équipement a nécessité la construction d'une grande salle située sous la gare et d'une zone permettant la montée/descente des cabines entre la gare et le garage. Ce garage comporte sept rails en cul de sac qui se rapportent à la voie principale et qui continue la suite de l'ascenseur des cabines. Le cheminement des cabines est assuré par des chaînes à taquets qui poussent les véhicules excepté dans les voies de stockages. La liaison entre le garage et le contour de la gare aval est simple, c'est-à-dire que l'installation doit fonctionner en marche arrière pour sortir les cabines ou en marche avant pour rentrer les cabines. Le garage possède par ailleurs une petite zone de maintenance des pinces et il héberge aussi le véhicule de service utilisé pour les opérations d'entretien.

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Vue extérieure du convoyeur reliant la gare aval à l'ascenseur menant au garage.

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Le système permettant d'abaisser le quai pour permettre aux cabines de passer du contour à l'ascenseur du garage.

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L'aiguillage vers le garage à l'intérieur de la gare aval.

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Vue rapprochée du convoyeur à l'entrée du garage.

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Le départ de l'ascenseur qui descend les cabines dans le garage.

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Cabines rangées dans une voie du garage.

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La zone de maintenance.


Approfondissement technique

Le câble porteur-tracteur est tendu en gare aval à l'aide d'un vérin de tension qui déplace la poulie retour, elle-même montée sur un chariot appelé lorry. Celui-ci est contrôlé par une centrale hydraulique. Le lorry est monté sur des rails afin qu'il puisse avancer ou reculer selon la tension voulue. Le vérin permet de régler la tension de la poulie en faisant bouger le lorry.

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L'intérieur de la gare aval.

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Vue opposée.

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La poulie retour-tension.

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Pièce de liaison entre le lorry et le moyeu de la poulie tension.

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Vue d'ensemble du vérin de tension avec le lorry et la centrale hydraulique au fond en bleu.

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L'arrière du vérin avec un repère de tension.

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La centrale hydraulique contrôlant le vérin.

Les cabines sont entraînées par des rampes à pneus elles-mêmes reliées par des courroies. La vitesse des pneus est obtenue grâce à une prise de mouvement réalisée sur le câble. Les cabines sont accélérées et décélérées par des rampes pneumatiques où les pneus ont une vitesse qui augmente ou diminue progressivement. A noter que les rampes à pneus se terminent par des trompettes, pièces qui servent à stabiliser les cabines lors de leur sortie et entrée en gare.

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Banane de câble permettant de rediriger le câble vers la poulie retour-tension. En effet, la poulie n'est pas à la largeur de voie : son diamètre étant de 4,9 m.

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Une prise de mouvement en gare aval.

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Vue d'ensemble des pneus du contour.

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Cadenceur dans le contour.

L'ouverture des portes est automatique en gare. Une came est présente en entrée de gare pour permettre l'ouverture des portes en soulevant un levier sur la suspente de la cabine tandis qu'une autre came, présente en sortie de gare, effectue l'opération inverse.

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Came en entrée de la gare aval.

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Came en sortie de gare aval.

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Sécurité sur la came de fermeture des portes en sortie de gare aval. Si le levier de fermeture des portes n'est pas bien rabaissé, il ne touche pas la sécurité (en rouge) et entraîne l'arrêt d'urgence de la télécabine.



La ligne

La ligne, longue de 1953 mètres, est composée de 17 pylônes. Le multipaire a été enterré pour une meilleure intégration paysagère de la ligne.
Le profil de la ligne est soutenue dès le pylône 2 afin de s'élever par rapport au front de neige du Recoin où est située la gare aval. La ligne est ensuite assez régulière et peu pentue jusqu'au pylône 11. Cette portion est suivie une montée plus soutenue afin de passer une barre rocheuse, le tout sur une portée assez longue sans pylône. Le pylône 12 entame ensuite une phase de survol de la partie haute du domaine où la pente diminue progressivement avant d'arriver en gare amont.

La partie supérieure de la ligne, très exposée aux tempêtes et au givre, est équipée de galets avec flasques anti-givre reconnaissables à leur couleur noire.

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La tête du pylône 16, ouvrage de ligne dont les galets sont équipés de flasques anti-givre.

De plus, la ligne de sécurité a été enterrée pour limiter l'impact visuel mais pour protéger les tétras et les éviter de se prendre dans le câble électrique.

Pomagalski a équipé la ligne de 16 pylônes dont 2 compressions, 2 supports-compressions et 12 supports comme ceci :

  • P1 : 8C/8C
  • P2 : 8C/8C
  • P3 : 10S/10S
  • P4 : 8S/6S
  • P5 : 6S/6S
  • P6 : 4SC/4SC
  • P7 : 6S/6S
  • P8 : 6S/6S
  • P9 : 8S/8S
  • P10 : 6S/6S
  • P11 : 4SC/4SC
  • P12 : 12S/12S
  • P13 : 8S/8S
  • P14 : 12S/12S
  • P15 : 10S/10S
  • P16 : 4S/4S


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Vue d'ensemble de la ligne depuis le tremplin de saut à ski de Saint-Nizier-du-Moucherotte (photo remontees - infographie Bovinant).

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Vue de la ligne depuis l'aval.

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Les pylônes 1 et 2.

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Portée vers le pylône 3.

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P3.

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Portée vers le pylône 4.

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P4.

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P5.

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Longue portée vers le pylône 6 (la plus longue de l'installation : 277 m).

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P6.

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Portée vers le pylône 7.

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P7.

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Portée vers le pylône 8.

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P8.

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Portée vers le pylône 9.

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P9.

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Début de la longue portée vers le pylône 10.

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La ligne longe par la droite la piste Olympique Dames.

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On approche du pylône 10.

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P10. On va survoler l'Olympique Dames.

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Portée vers le pylône 11.

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P11.

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Longue portée vers le pylône 12.

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La pente devient particulièrement raide alors que nous franchissons une barre de rochers en direction du sommet.

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P12.

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Portée vers le pylône 13.

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P13.

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Portée vers le pylône 14.

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P14.

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Portée vers le pylône 15 avec le restaurant d'altitude de la Croix de Chamrousse sur la droite de la ligne.

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P15.

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P16 (habillé pour se prémunir de phénomènes de dilatation différentielle entre la face soumise au soleil et la face à l'ombre du fût).



La gare amont

Vue d'ensemble du sommet

La Croix de Chamrousse est le dernier sommet important au sud de la chaîne de Belledonne. Elle est constituée d'un large plateau situé sur les crêtes de la station et culmine à 2253 mètres d'altitude. Ce sommet est facilement accessible depuis Chamrousse via la télécabine ou en randonnant par les lacs Robert depuis le Recoin ou via les crêtes depuis Roche-Béranger.
On y trouve également un émetteur pour la télévision et la radio appartenant à l'opérateur TDF et diverses autres antennes de télécommunication.

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La Croix de Chamrousse vue depuis le tremplin de saut à ski de Saint-Nizier-du-Moucherotte.

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Vue de la Croix de Chamrousse avec l'arrivée de la télécabine depuis le sommet du télésiège de la Bérangère.

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La croix a été réinstallée au sommet à 2253 mètres d'altitude sur un support rocheux après les travaux de la télécabine.

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Antennes relais sous le sommet de la Croix.

La vue au sommet y est immense, à 360°. Au niveau du point de vue matérialisé par la croix, il est possible de faire un tour d'horizon de Belledonne à l'Oisans en passant par le Grésivaudan, le massif de la Chartreuse, le bassin grenoblois et le Vercors.

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Le massif de la Chartreuse avec la Dent de Crolles (2062 m) et le Charmant Som (1867 m).

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Le Grand Van (2488 m) à droite et le Grand Sorbier (2526 m) à gauche.

Un peu plus loin, en allant vers l'arrivée du téléski de l'Infernet, on a une très belle vue sur la vallée de la Romanche et le massif des Grandes Rousses avec la station de l'Alpe d'Huez en ligne de mire. Un peu plus à droite, le regard est également attiré vers les Écrins, le glacier du Mont de Lans et le massif de la Meije.

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Vue en direction des Grandes Rousses et de l'Alpe d'Huez.

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Le massif de la Meije.


La station amont

La gare amont est située à 2250 mètres d'altitude sur le plateau sommital de la Croix, à coté de celles du télésiège des Lacs Robert et du télésiège des Amoureux et au-dessus d'un bâtiment partagé entre le restaurant d'altitude de la Croix et le service des pistes de Chamrousse.

On retrouve une gare motrice fixe Multix classique à couverture bois pour améliorer l'intégration de l'appareil dans le paysage montagnard du plateau sommital de la Croix.

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La gare amont vue depuis la ligne.

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Les trompettes présentes en entrée et sortie de gare aval permettent de stabiliser les cabines avant leur entrée dans le ralentisseur ou en sortie de lanceur.

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Passage dans le ralentisseur.

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Zone de débarquement en entrée du contour avec, clin d'œil, un tapis rouge qui était partiellement recouvert
le jour de la photo !


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Le contour de la gare amont.

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Vue de côté de l'arrière de la gare amont avec le cheminement entre la zone de débarquement et le départ des pistes.

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Vue plus large avec la sortie des skieurs vers les pistes.

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Vue de trois quarts de la gare amont avec ses vitrages de protection.

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Vue arrière.

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Vue de trois quarts.

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Vue de côté en contre-plongée avec le poste de secours.

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Vue vers l'avant de la gare en contre-plongée.

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Vue rapprochée de la gare amont.

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Vue plus large avec le pylône 16.


Approfondissement technique

Les cabines sont entraînées par des rampes à pneus elles-mêmes reliées par des courroies. La vitesse des pneus est obtenue grâce à une prise de mouvement réalisée sur le câble, sur le même principe qu'en gare aval.
Un cadenceur de type « ± vite » permet de maintenir un écart identique entre chaque cabine, défini dans l'automate suivant le nombre de cabines en ligne.

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Entrons à présent à l'intérieur de la gare amont en empruntant l'échelle située à l'arrière du contour.

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Le contour de la gare amont.

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Portion de contour en gare amont.

Le câble est mis en mouvement par deux moteurs TT-Electric. Ces moteurs entraînent un arbre rapide qui passe dans un volant équipé de freins. Cet arbre est relié à la poulie motrice par le biais d'un réducteur Poma Kissling classique sur les appareils débrayables de ce constructeur. De ce dernier sort un arbre lent directement accouplé à la poulie motrice. Les freins de poulie agissent directement sur elle. Ces derniers permettent d'arrêter la rotation de la poulie motrice et donc le câble. L'arrêt électrique est utilisé comme arrêt frein 1, mais en cas de décélération insuffisante, les freins de poulie entrent en action. Les freins sont contrôlés par une centrale hydraulique. Le tout est contrôlé en gare amont au niveau du tableau de commandes.

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Vue d'ensemble du treuil.

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Le moteur n°1, situé au plus proche de la poulie motrice. On aperçoit un volant d'inertie de l'arbre en provenance du deuxième moteur à droite de la photo.

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Le second moteur.

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Autre vue d'ensemble du treuil avec le réducteur au premier plan.

En cas de panne du moteur électrique, un entraînement de secours est prévu : celui-ci est assuré par deux moteurs électriques, pouvant être alimentés, le cas échéant, par un groupe électrogène. Celui-ci, est maintenu à une température précise afin de pouvoir être utilisé à tout moment. Ce groupe est composé d'un réservoir d'essence, d'un alternateur pour produire l'électricité nécessaire au fonctionnement de l'appareil et d'un ventilateur pour refroidir le tout. Cet ensemble a été livré par l'entreprise Cummins.

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Les deux moteurs de secours, situés au-dessus de la poulie motrice.



Véhicules et pinces

La télécabine de la Croix est équipée de 70 cabines de type Diamond provenant de chez Sigma Cabins. Les cabines peuvent être exploitées de deux manières :

  • en configuration 8 personnes assises avec les banquettes abaissées.
  • en configuration 10 personnes debout avec les banquettes remontées. Dans ce cas, la télécabine tourne à 5,3 m/s au maximum.

Les cabines sont de couleur rouge, où apparaît le logo de la station sur toutes les faces excepté les portes. Certaines cabines ont ponctuellement des décorations particulières pour faire la promotion d'entreprises ou organisations.
A l'intérieur, les cabines possèdent des banquettes et dossiers rouges recouverts de tissu.
Les skis sont stockés dans les cabines lors de la montée, l'exploitant n'ayant pas choisi d'installer des racks à skis sur les portes.

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Croisement de deux cabines.

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Cabine Diamond 8/10 places aux couleurs de Chamrousse.

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Cabine face au sommet du Grand Serre (2141 m) situé à l'extrémité du domaine skiable de l'Alpe du Grand Serre au-dessus du col de la Morte.

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Cabine aux couleurs de la radio « France Bleu Isère ».

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Cabine aux couleurs de l'armée de Terre.

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Banquettes à l'intérieur d'une cabine.

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Les portes.

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Liaison entre la cabine et la suspente.

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Une suspente avec sa pince.

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Une pince débrayable LPA.

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Vue opposée avec le mors.


Autres vues…

En hiver…

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Les pylônes 14 et 15 vus depuis le sommet de la Croix de Chamrousse.

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La fin de la ligne vue depuis le sommet de la Croix de Chamrousse. Au-dessus des nuages, on aperçoit à l'arrière-plan les crêtes du Vercors.

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Cabine sortant de la gare amont et ayant passé les pylônes 16 et 15.

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Le sommet de la ligne vu depuis les abords directs de la piste noire de l'Olympique Hommes.

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Les pylônes 13 à 15. On aperçoit les antennes relais (télécoms et télévision) du sommet de la Croix derrière la ligne.

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Le pylône 12 vu depuis le début de la piste noire Olympique Hommes. On aperçoit à l'arrière-plan la Chartreuse avec le sommet de Chamechaude (2082 m) derrière la cabine.

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La ligne sous les pentes de la Croix de Chamrousse. On aperçoit bien le sommet du télésiège de Casserousse au-dessus de la mer de nuages.

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Cabines dans la portée entre les pylônes 11 et 12 face au massif de la Chartreuse. La photo est prise depuis la piste Olympique Dames.

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Vue en contre-plongée du pylône 12 bordé par les barres de rochers à franchir pour atteindre le sommet de la station.

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Vue d'ensemble de la longue et pentue portée entre les pylônes 11 et 12 depuis la piste noire Olympique Hommes.

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Vue de la ligne en passant sous le pylône 11.

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Vue de la ligne au pied du pylône 11 depuis la piste noire Olympique Hommes.

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Le pylône 10.

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Vue en direction du pylône 9.

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Cabines en forêt.

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La ligne vue depuis la piste Olympique Dames.

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La ligne vue en aval du pylône 6.

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Les pylônes 4 et 5 vus depuis le replat de la piste Olympique Dames avant le mur de Côte Belle plongeant vers le Recoin.

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Ces mêmes pylônes vus depuis le début du mur.

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Le pylône 3 vu de côté depuis le début du dernier mur de la piste Olympique Dames.

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Le début de la ligne vu depuis la piste verte de l'Aiguille.

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Le début de la ligne vu depuis le front de neige du Recoin.


… et quelques photos en exploitation estivale !

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Vue d'ensemble de la ligne depuis le Recoin (à comparer avec la vue au début avec le téléphérique et le télésiège du Grand Couloir).

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Le début de la ligne vu depuis le balcon de la gare aval.

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La gare amont vue depuis le sommet géographique de la Croix de Chamrousse. On aperçoit à l'arrière-plan la gare amont du télésiège débrayable des Amoureux.



La télécabine de la Croix, un remplacement réussi d'un téléphérique historique

La télécabine de la Croix a permis de remplacer efficacement le téléphérique de la Croix, véritable institution ayant contribué à l'image de la station de Chamrousse pendant plus de 50 ans, ainsi que deux télésièges fixes longs et peu confortables. Elle a permis d'améliorer le débit tout en gardant un temps d'accès au sommet de la Croix compétitif par rapport à l'ancien téléphérique. Il est maintenant possible d'effectuer très facilement de nombreuses rotations sur les mythiques pistes de la Croix telles que l'Olympique Hommes, l'Olympique Dames, les Vallons ou la Simond, mais aussi d'accéder au secteur des Lacs Robert, au Couloir Casserousse ou simplement à Roche Béranger par la crête.
Avec la construction du télésiège débrayable de Casserousse en 2016, la desserte de l'ensemble de la piste noire Olympique Hommes a été requalifiée.

La télécabine de la Croix symbolise le renouveau du front de neige de la Croix qui s'est prolongé en 2013 avec le remplacement des vieux appareils qu'étaient le téléski de l'Aiguille et le télésiège du Col de Balme par un téléski à enrouleurs Poma. La régie veut cependant aller plus loin pour redonner de l'attractivité au Recoin. Le projet « Chamrousse 2030 » prévoit également une ambitieuse remise à niveau de la station avec une remise à plat complète de la circulation dans la station, la création de nouveaux bâtiments dédiés au logement, aux loisirs et au bien-être. Il est notamment prévu une télécabine partant du bas de la télécabine de la Croix pour assurer une liaison avec Roche-Béranger ainsi qu'une liaison par câble entre le bassin grenoblois et le Recoin à l'horizon 2030.
La station veut devenir attractive à l'année en se diversifiant et en montant en gamme.

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La télécabine de la Croix, une télécabine moderne qui a remis au goût du jour l'axe historique de la station de Chamrousse.

Nous tenons à remercier le conducteur de la télécabine de la Croix pour avoir fait visiter à Valcelouis les deux gares et le garage.

Bannière : m@xi-alpe-d'huez
Photos : m@xi-alpe-d'huez, François05, Valcelouis, JPJP, Bovinant et remontees.
Texte et mise en page : m@xi-alpe-d'huez, Valcelouis, JPJP et remontees.



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