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Localisation(s)
Photo

 TCD8 Doischberg

Fieberbrunn (Skicircus)

Leitner

T3 ES
Description rapide :
Ancienne télécabine de l'Exposition universelle de Hanovre, réimplantée à Fieberbrunn.

Options techniques :
  • Motrice enterrée
Année de construction : 2001

Appareil recommandé par l'équipe : Suivre la discussion sur le forum



 
Auteur de ce reportage : monchu
Section écrite le 23/01/2019 et mise à jour le 23/01/2019
(Mise en cache le 27/01/2019)

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Lors de son ouverture en 2001, la télécabine de Doischberg a fortement marqué la station. Elle représentait une étape importante en vue de la liaison avec le grand domaine de Saalbach-Hinterglemm. Mais surtout, en réimplantant un des tronçons de la télécabine de l’Exposition Universelle de Hannovre, Fieberbrunn s’offrait un joli coup publicitaire. Les cabines jaunes au design spécifique, qui avaient survolé les toits de l’Expo 2000 pendant 6 mois, étaient devenues célèbres dans tous les pays germaniques. Identifiées clairement par la plupart des clients de Fieberbrunn, elles renvoyaient une image moderne de la station, qui a même adopté le jaune comme couleur marquante sur son domaine skiable.




1. Fieberbrunn


Fieberbrunn

A l’extrémité orientale des Alpes de Kitzbühel, Fieberbrunn est la dernière station tyrolienne avant la frontière avec le Pays de Salzbourg, dans une region à l’écart des grands flux touristiques.

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Situation de Fieberbrunn dans les Alpes de Kitzbühel.


Pendant des années, la station a fait de cet isolement relatif un argument commercial. En mettant en avant "le domaine skiable le mieux caché", elle s‘adressait à la fois aux familles recherchant des pistes peu fréquentées et aux sportifs avides de descentes en poudreuse loin des grands boulevards damés. Mais depuis 2015, la station s’est reliée à sa grande voisine Saalbach. Le domaine skiable est ainsi passé d’un petit ensemble de 10 remontées et 38 kilomètres de pistes, à l’un des plus grands domaines reliés d’Autriche, avec 70 remontées (dont 29 télécabines, un record en Autriche) et environ 270 kilomètres de pistes. L’offre est complétée par un snow-park, une piste de luge naturelle de 2,5 km et un coaster biplace 4 saisons, de 1 160 mètres de long installé au sommet de la télécabine pulsée Streuböden.

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Le village de Fieberbrunn et les pistes du Doischberg au fond à gauche.


Depuis les années 2000, la station s’est également orientée vers le freeride. Grâce à ses pentes engagées, à son enneigement conséquent malgré la faible altitude et à l’absence relative de brouillard, Fieberbrunn est devenue une destination prisée des amateurs de hors-piste. Son domaine skiable balisé s’est en effet construit tout autour d’une zone centrale restée totalement vierge, autour de la pointe de la Wildseeloder. La plupart des itinéraires hors-pistes de la station sont tracés dans ce secteur devenu réserve naturelle.

C’est sur ces pentes que Fieberbrunn organise chaque année une compétition de freeride : le Big Mountain, devenue une étape du Freeride World Tour qui réunit chaque année au mois de mars l’élite mondiale. Le public apprécie les animations et les conditions de spectacle qui lui sont offertes au sommet de la télécabine Lärchfilzkogel où un amphithéâtre éphémère est damé sur le sommet, permettant aux spectateurs de contempler les pentes des sommets voisins de la Henne et de la Wildseeloder où sont organisées les épreuves.


La télécabine Doischberg

Au pied des pistes de Fieberbrunn, deux appareils permettent aux skieurs de gagner le domaine d’altitude. Sur l’axe historique, une télécabine pulsée donne accès au plateau de Streuböden, véritable centre névralgique de la station, avec le snowpark, le secteur débutants, la luge sur rails et la piste de luge naturelle. Juste à coté, la télécabine de Doischberg donne accès au petit sommet arrondi du même nom, mais elle est surtout utilisée comme ascenseur pour gagner rapidement le secteur d’altitude de Lärchfilzalm, et au-delà le domaine de Saalbach ou le secteur hors-piste de la Wildseeloder.

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Fieberbrunn et la télécabine Doischberg, à l'extrémité nord du domaine de Saalbach.


La télécabine dessert aussi la piste rouge 8 ou F8, peu fréquentée sauf pour le retour station en fin de journée. En parallèle de la partie basse de la piste, un stade de slalom permanent est installé.

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La télécabine Doischberg est un des deux ascenseurs depuis Fieberbrunn.




2. De Hanovre à Fieberbrunn…


Le premier téléski de Doischberg

Le tourisme fit ses débuts à Fieberbrunn en 1875 avec l’ouverture de la ligne de chemin de fer reliant Salzburg à Innsbruck via Kitzbühel, évitant la traversée du territoire allemand. Le premier office de tourisme fut fondé peu de temps après, en 1888. Fieberbrunn devint une destination réputée pour le tourisme estival, ses refuges d’altitude constituant tantôt des buts d’excursion pour les touristes que des points de départ pour des randonnées plus longues dans le massif des Alpes de Kitzbühel. Il faudra attendre 1958 pour voir l’apparition du tourisme d’hiver, avec la mise en service du TKE Reitl au centre du village, complété par le TSF1 Streuböden livré en octobre 1959 par le constructeur tyrolien Felix Wopfner, avec ses pylônes béton caractéristiques. Cet appareil fut prolongé en 1968 par un second tronçon menant au sommet du Lärchfilzkogel et doublé par un TSF2.

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Le télésiège Lärchfilzkogel, sur une crête exposée aux vents.


Dans les années 1970, la station souhaitait s’étendre encore plus haut, vers le secteur de Reckmoos, qui disposait de champs de neige ensoleillés, avec en ligne de mire une future liaison vers la station voisine de Saalbach. Mais tous ces projets butaient sur un obstacle : le point de passage obligé vers le secteur d'altitude était le télésiège Lärchfilzkogel, qui souffrait d’une grande exposition au vent, en raison de son tracé le long d’une crête. Il était donc impossible de faire passer les skieurs uniquement par cet appareil, souvent fermé.

L'exploitant envisagea alors un second axe vers le futur secteur d'altitude. A partir du front de neige, le téléski de Doischberg devrait conduire les skieurs à travers la forêt jusqu'au secteur Lärchfilzalm, à une altitude plus basse, évitant la crête exposée. Ce téléski à arbalètes, construit en 1976 par Doppelmayr, possédait deux particularités qui en faisaient un appareil unique en son genre. D’une part, il possédait un virage, du type virage tourbillon, où les pioches descendantes passaient 2 fois sur des poulies des déviation décalées qui permettent d'obtenir un virage à l’envers. D’autre part, sa ligne desservait 2 versants avec 2 gares aval et une gare amont. Il pouvait être emprunté à partir du front de neige à 840 mètres jusqu’au sommet du Doischberg, à 1187 mètres d’altitude, sur une longue ligne de plus de 1,5 kilomètre, mais aussi depuis l’alpage de Lärchfilzalm à 1120 mètres jusqu'au Doischberg, sur une courte ligne de 420 mètres. Sur ce versant, il permettait aux skieurs de regagner la station le soir, car il est impossible de retourner à Fieberbrunn par gravité depuis l’alpage.

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L'ancien téléski Doischberg en vert, avec ses 3 gares dans les cercles.


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Héliportage des bétons, une première pour Fieberbrunn.


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Massif de la gare amont (intermédiaire).


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Montage du pylône d'angle.


La mise en service du téléski débloqua la conquête de la partie supérieure du domaine, marquée en 1982 par la construction du TSF2 Reckmoos livré par Swoboda. Un téléski à enrouleurs permettait de gagner ensuite le sommet du Hochhörndl à 2020 mètres d’altitude, plus haute remontée mécanique des Alpes de Kitzbühel.

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Le début de la ligne versant Fieberbrunn, avec un départ éloigné du front de neige.


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La gare amont (intermédiaire) avec les 2 rampes en bois pour le rembobinage des enrouleurs, à gauche versant Fieberbrunn, à droite versant Lärchfilzalm.



Les rénovations d’appareils

Pour répondre à l’augmentation de la fréquentation des pistes ensoleillées au sommet du domaine, et pour préparer la future liaison avec Saalbach, l’exploitant rénova progressivement la chaîne d’appareils reliant le village au Hochhörndl, en quatre étapes :

- En haut du domaine, le téléski à enrouleurs du Hochhörndl fut remplacé par un TSF4 Leitner en 1996 ;

- En 1999, le téléski à enrouleurs de Lärchfilzen fut remplacé par un TSD4B Leitner ;

- L’accès depuis le front de neige jusqu’au pied du TSF2 Reckmoos fut complètement repensé en 2001 avec le remplacement du téléski de Doischberg par une TCD8 reprenant une grande partie des équipements mécaniques de la télécabine de l’Exposition Universelle de Hanovre ;

- En 2006, l’exploitant commanda à Doppelmayr la TCD8 Reckmoos Süd, dans l’optique d’une liaison future avec Saalbach. L’appareil était le premier du genre à disposer d’un rangement automatique des cabines dans les voies de l’installation. Ce dernier investissement, réalisé conjointement avec le chantier d’une piste de luge 4 saisons au sommet de la télécabine Streuböden, a coûté 11 millions d’euros au total.

- Le chaînon manquant de Fieberbrunn au sommet du Hochhörndl restait le TSF2 Reckmoos, rebaptisé Reckmoos Nord depuis la construction de la télécabine sur le versant opposé. Il fut remplacé en 2011 par une télécabine 10 places Doppelmayr.

Avec l’achèvement de cette phase de rénovations, Fieberbrunn pouvait envisager la liaison avec Saalbach : elle sera effective sous la forme d’une nouvelle télécabine en 2016.


La réimplantation de la télécabine de l‘Expo 2000

Le remplacement de l’ancien téléski de Doischberg par une télécabine a été décidé en 2000. La station s’est tournée vers un des 2 tronçons de télécabine implantées en 2000 pour l’Exposition Universelle de Hanovre. Le site de l’Expo 2000 a en effet été desservi par 2 remontées temporaires, qui ont fonctionné sans interruption du 1er juin au 31 octobre 2000.

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Les télécabines ont été montées et exploitées par Leitner. Le constructeur, resté propriétaire de l’installation, avait prévu un débouché pour ces appareils avant la fin de l’Expo 2000. Dès la construction, il était acté de réimplanter le tronçon le plus court en Forêt Noire, au Belchen, pour concrétiser le projet de 1996 de remplacer un téléski et de fermer au trafic la route d'accès au sommet. Puis la station de Fieberbrunn annonça mi-octobre 2000 qu'elle se portait acquéreur du tronçon le plus long, pour un montant de 6,7 millions de marks (3,4 millions d’euros). Elle pouvait ainsi à moindre cout remplacer le téléski à enrouleurs de Doischberg et préparer la future liaison avec le domaine voisin de Saalbach-Hinterglemm. La station communiqua largement sur cet achat en postant des photos de skieurs autrichiens embarquant dans la télécabine à Hanovre.

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L'office de tourisme de Fieberbrunn envoya ses équipes poser avec des skis dans la zone d'embarquement de la télécabine sud en octobre 2000, avant le démontage.


Les opérations de démontage ont commencé en novembre 2000 et ont duré 4 semaines. L'ensemble du matériel est reparti dans l'usine de Leitner à Sterzing, sauf les cabines qui ont été envoyées pour révision chez Sigma. Depuis la construction de la télécabine, Leitner avait pris le contrôle de Poma, et pouvait ainsi se passer de son cabinier historique Fibercar. A Sterzing, le tronçon le plus long, destiné à Fieberbrunn, a été modifié. En particulier les automates Leitner, qui étaient aux normes allemandes, ont été remplacés par un modèle Siemens aux normes autrichiennes, la conformité CE n’existant pas à l’époque.

La partie haute de tous les pylônes a également été réimplantée à Fieberbrunn. Seul le troisième pylône a été fabriqué intégralement. Lors de la réimplantation, le multipaires a été enterré, alors qu’il était aérien à Hanovre. Les pylônes ont été modifiés en conséquence : les monteurs ont installé un coffret de raccordement au pied de chaque pylône.

D’autres éléments ont été construits spécialement pour Fieberbrunn. Les stations, qui ne disposaient d’aucune couverture à Hanovre, ont été logées dans des bâtiments métalliques assez futuristes dessinés par l’architecte local Thomas Fliri. Leitner a également rajouté un garage automatique bouclé, partiellement enterré et desservi par une crémaillère élévatrice.

La télécabine a été mise en service en décembre 2001. Elle a ouvert un second axe à partir du front de neige, portant le débit total au départ de la station à 3 160 personnes/heure.

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Les têtes de pylônes ont conservé les tubes métalliques le long de la partie supérieure. Ils protégeaient les câbles reliant les capteurs de déraillement au multipaires à Hanovre, où la ligne de sécurité était aérienne.


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Au pied des pylônes, les coffrets de raccordement au multipaires souterrain ont été ajoutés par les monteurs.


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La télécabine de l'Expo est mise en valeur sur les affiches de la station à l'époque.


Pour remplacer l’autre partie du téléski Doischberg entre l’alpage de Lärchfilzalm et le sommet, Leitner a fourni un court téléski de 423 mètres de long et de 63 mètres de dénivelé, dont l’arrivée est située juste à l’arrière de la station supérieure de la télécabine.

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Bas de la ligne du téléski.


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Avec une courte ligne et une faible pente, il assure principalement les retours vers la station.




3. Caractéristiques techniques


    Caractéristiques administratives

    Télécabine Doischberg ou Expo Skyliner
    Exploitant : Bergbahnen Fieberbrunn
    Constructeur : Leitner
    Maître d’œuvre : Salzmann
    Année de construction initiale : 1999
    Année de réimplantation : 2001

    Caractéristiques d’exploitation

    Saison d'exploitation : hiver
    Capacité : 8 personnes
    Débit maximum théorique : 1920 personnes/heure
    Vitesse d'exploitation maximale : 5 m/s
    Temps de trajet minimum : 5 min 5 s
    Sens de fonctionnement : gauche

    Caractéristiques géométriques

    Altitude aval : 839 m
    Altitude amont : 1188 m
    Dénivelée : 349 m
    Longueur développée : 1528 m
    Pente moyenne : 24 %
    Pente maximum : 51 %

    Caractéristiques techniques

    Emplacement motrice : aval
    Type de motorisation : moteur à courant continu
    Diamètre poulie motrice : 4,80 m
    Puissance développée : 473 kW
    Puissance au démarrage : 650 kW
    Puissance de freinage : 499 kW
    Emplacement tension : aval
    Diamètre poulie retour : 5,30 m
    Dispositif d’accouplement : Pince LA 612
    Nombre de véhicules : 54 + 1
    Distance entre véhicules : 65 m
    Intervalle : 13 s
    Largeur de voie : 5,50 m
    Diamètre du câble tracteur : 46 mm
    Nombre de pylônes : 12



4. Gare aval


Emplacement

La gare aval est située au pied des pistes, à coté du parking pour les skieurs à la journée. Son emplacement a été choisi plus près de la télécabine Streuböden. Auparavant, le départ du téléski était implanté légèrement plus haut, de l’autre côté du torrent, ce qui rendait l'accès plus difficile depuis le parking, skis sur l'épaule.

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La gare de départ est située sur le front de neige à côté des parkings et d'un grand hôtel de vacances.


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De l'autre côté du torrent, un des rares campings caravaneiges du Tyrol.


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A l'arrière, la gare de la télécabine pulsée.


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La gare a été implantée de l'autre côté du torrent, et un nouveau pont skieurs a été construit à droite.



Bâtiment

La conception de la gare de départ a été confiée à l'architecte local Thomas Fliri. Il a tenu compte de la contrainte technique, c'est-à-dire construire une gare autour de la station Leitner CA8 sans couverture. Le bâtiment métallique repose sur une série de massifs disposés tout autour de la station, sans dalle centrale.

L’architecte a souhaité mettre en valeur la télécabine récupérée de l’Expo 2000, qui véhiculait une image de modernité. Le bâtiment prend la forme d’un grand toit asymétrique qui vient recouvrir la station. L’ensemble reste ouvert sur les 4 côtés même hors exploitation. L’architecte a eu recours à différents matériaux, modernes pour l’époque, du bois, du béton brut, du métal et du verre. Pour rappeler la couleur emblématique des cabines de l’exposition, le plafond est peint en jaune, bien visible depuis l’extérieur à travers la façade vitrée.

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La gare dessinée par Thomas Fliri est marquée par son toit asymétrique.


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Coté sud-ouest, le toit dispose d'une rangée de fenêtres pour faire rentrer la lumière.


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Côté nord-ouest, la face est vitrée jusqu'au point d'accès des clients et aux bornes de contrôle.


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Le plafond jaune de la gare, visible de l'extérieur, rappelle la couleur des cabines de l'Expo.



Station

La gare aval de type CA 8-2000 est retour tension. Elle était précédemment en fonction à l’entrée nord-ouest de l’Expo. Sa longueur plutôt courte permet l’embarquement et le débarquement dans le contour.

A partir de 2 prises de mouvement sur le câble, le traînage est effectué par des poutres à pneus dans le lanceur et le ralentisseur, puis par une chaîne dans le contour.

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La station récupérée de Hanovre a été intégrée sous la halle sans modification de structure.


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Cabine en fin de ralentisseur avec passage entre un trainage à pneus et à chaîne à cliquets.


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Embarquement dans le contour.


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L'embarquement se fait à niveau avec le marchepied qui épouse le quai.


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Début du lanceur.


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Au centre, le vérin de tension.


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Trainage par chaîne à cliquets.


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La poulie retour tension et l'extrémité du vérin.


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En rouge, la came d'embrayage.


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Galet de déviation horizontale et galets de prise de mouvement.




5. Ligne


Généralités

La ligne compte 12 pylônes de ligne, récupérés de l’Expo à l'exception du P3, plus haut, qui a été fabriqué neuf. La ligne de sécurité est enterrée et les pylônes sont équipés de haut-parleurs pour diffuser les consignes du personnel.

Le câble de diamètre 46 mm a été fourni par Teufelberger.

Voici le détail de l’équipement des pylônes :
P1 : 12C/12C
P2 : 8S/8S
P3 : 8S/8S
P4 : 10S/10S
P5 : 8S/8S
P6 : 12S/12S
P7 : 12C/12C
P8 : 12S/12S
P9 : 10S/10S
P10 : 12S/12S
P11 : 8S/8S
P12 : 8S/8S


En ligne

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Passage du torrent et P2.


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A gauche, la limite rectiligne des sapins rappelle le tracé de l'ancien téléski.


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P3.


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Seul pylône neuf non récupéré à Hannovre, il est plus haut que les autres fûts.


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P4.


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Passage au-dessus du stade de slalom.


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P5.


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Demi-tour et vue sur Fieberbrunn


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P6.


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Début d'un long passage en forêt en dévers.


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P7 et P8, avec une jambe de force rajoutée lors de la réimplantation.


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Le pylône compression est équipé de 3 capteurs de déraillement par brin : 2 sur les B2 d'extrémité munis de galets lourds, et un en bout de potence dans le rattrape-câble.


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L'enchaînement pylône compression puis pylône support était classique à l'époque, les balanciers support-compression n'étaient pas utilisés par Leitner sur les débrayables à pinces LA.


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Dans la plus longue portée.


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Plus grande hauteur de survol au-dessus du torrent.


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P9.


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Le P9 est implanté dans un couloir.


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Il dispose d'un massif particulier pour l'écoulement des eaux.


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En pente plus douce.


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P10.


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Sortie de la forêt à basse hauteur de survol.


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P11.


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P12 juste avant l'arrivée.



Vues depuis le sol

Depuis la piste 8, de belles vues s’offrent sur la ligne et le village.

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Au P3 avec l'ancien tracé du téléski à gauche.


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P3 et la tour de chronométrage.


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Le Wallerberg à l'arrière.


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Sur la piste rouge.


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Le milieu de la ligne depuis Streuböden.


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La fin de la ligne.




6. Gare amont


Emplacement

La gare amont est placée sur le plateau au sommet du Doischberg, un emplacement qui permet de gagner par gravité la gare aval du télésiège débrayable Lärchfilzalm situé à proximité.

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La gare d'arrivée est implantée sur un sommet peu marqué, dans le cadre vert. A l'arrière, le Buchsteinwand et la région de Hochfilzen, temple du biathlon.


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A l'arrière de la gare, une faible pente équipée d'un téléski mène au secteur Lärchfilzalm.



Bâtiments

Le bâtiment qui recouvre la station reprend les codes architecturaux de la gare aval, c’est-à-dire le toit asymétrique et la couleur jaune. Le garage des cabines est situé dans un bâtiment distinct, du coté descente. Profitant de la pente naturelle du plateau, l’architecte a placé ce bâtiment en contrebas de la gare principale, pour une meilleure intégration, ce qui oblige à recourir à une crémaillère élévatrice pour cycler ou décycler les cabines.

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Comme en gare aval, l'architecte a dessiné un bâtiment au toit métallique asymétrique.


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A l'arrière, le garage légèrement enterré.


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A l'avant, la gare est complètement ouverte du côté des pistes.



Lanceurs et contour

La configuration de la station Expo Plaza à Hanovre a été conservée. La gare amont est motrice fixe avec un entrainement souterrain.

Le débarquement s'effectue dans le contour.

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Vue d'ensemble du ralentisseur, de la poulie motrice et de l'arbre lent provenant de l'entrainement enterré.


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Lanceur et ralentisseur.


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Vue des 4 galets de déviation verticale et de prise de mouvement, à droite, et des 3 galets de déviation horizontale à gauche.


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Pince LA ouverte sous la came de débrayage.


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Pince en cours de refermeture.


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Fin de ralentisseur et début du trainage à chaîne.


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Débarquement dans le contour.


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Les cabines sont maintenues par le quai et par un rail de stabilisation.


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Embarquement pour la descente.



Entrainement

L'entraînement principal est constitué d'un moteur à courant continu développant 450 kW sous 400 V. Le moteur d’origine de marque Ansaldo a été remplacé depuis par un moteur équivalent de marque Siemens. L’arbre rapide traverse le réducteur, jusqu’au volant d’inertie et au frein de service électromagnétique se trouvant de l’autre côté. Le réducteur est du type Leitner KSS 6 à engrenages, avec un étage conique, 2 étages cylindriques et un renvoi d’angle. Le réducteur, l’arbre lent et la poulie motrice sont inclinés.

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Le moteur à courant continu de 450 kW.


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L'arbre rapide traverse le réducteur jusqu'au volant d'inertie situé à l'arrière, équipé d'un frein de service.


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L'arbre lent et la poulie motrice, tous deux inclinés.


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Détail de la poulie motrice.


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Elle est équipée de 2 freins de service.


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Détail d'un frein de service hydraulique.


La marche de secours est de type diesel hydraulique. Le thermique et la pompe hydraulique sont situés au sous-sol. Le circuit hydraulique se termine à l'étage avec un moteur qui peut s’engrener sur la crémaillère solidaire de la poulie motrice.

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Le thermique de secours avec l'aéroréfrigérant.


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A l'avant, la pompe hydraulique et le début du circuit.


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A la fin du circuit, le moteur hydraulique peut entrainer la couronne dentée de la poulie.



Transfert

Le garage est relié à l’extrémité du contour côté descente par un simple rail, qui permet de cycler la ligne en marche avant et de la décycler en marche arrière.

Lors du cyclage ou du décyclage, le quai est abaissé pour laisser passer les cabines. Une portion de rail droite située entre le contour et le lanceur s’escamote, et un aiguillage courbe vient se placer à cet endroit.

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Un segment de rail droit, en jaune à droite, se décale, et il est remplacé par le rail courbe, en jaune à gauche.


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L'aiguillage est manœuvré par le moteur électrique à gauche.


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Le plancher du quai s'abaisse.


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En marche arrière, la première cabine se présente devant l'aiguillage, toujours trainée par les poutres à pneus.


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Elle est déviée sur l'aiguillage.


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La cabine continue sur l'inertie jusqu'au début du rail en ligne droite.


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Elle attend sa prise en charge par une chaîne de trainage dont les cliquets sont espacés de manière à assurer l’espacement minimal dans le garage, notamment dans l'ascenseur à crémaillère.


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Le premier cliquet, à gauche, se rabat au passage de la suspente.


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Le second cliquet, monté en sens inverse, ne se rabat pas et vient prendre en charge la cabine.


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La cabine est trainée de la sorte, la suspente restant prise entre les deux cliquets.


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Un deuxième virage remet la cabine perpendiculaire à l'axe de la ligne.



Garage

Le garage en boucle permet de ranger automatiquement les cabines, la nacelle de service et la pince rouge. Il est relié au transfert par une crémaillère élévatrice.

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La cabine arrive au début de la crémaillère élévatrice, à gauche. Les cliquets de la chaîne font demi-tour et libèrent la cabine, qui va être trainée par la crémaillère au niveau de la pince.


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C'est au début de la crémaillère que se trouve la motorisation qui assure un triple trainage : par chaîne à dents dans la crémaillère, à gauche, par chaîne à cliquets dans le transfert, à droite, et par pneu dans la zone de transition. Un jeu de chaînes et de cardans assure la transmission du mouvement.


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Detail du moteur et du petit réducteur assurant le trainage.


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Cabine dans la zone de transition.


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Cabine dans la crémaillère.


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La crémaillère se remet à l'horizontale avant la transition avec le trainage du garage.


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Le trainage s'effectue au niveau des pinces, bloquées par 2 dents du même type que celle qui remonte à vide, en bas à droite.


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Les dents qui encadraient la cabine font demi-tour (la première en bas dans l'encadré vert a déjà passé le pignon qui la renvoie vers le haut, la seconde, dans l'encadré vert du haut, pousse encore la pince). Les cabines sont ensuite trainées dans le garage par une chaîne classique.


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Détail des dents qui encadrent une pince dans la crémaillère.


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La cabine arrive dans la zone de transition entre le trainage de la crémaillère par une chaîne et 2 dents qui encadrent la pince, et celui du garage par une chaîne classique et un cliquet qui agit au niveau de la suspente. La motorisation dans le garage est indépendante mais sa synchronisation avec la motorisation de la crémaillère est assurée par l'automate et par une série de capteurs, comme les 3 baguettes qui détectent le passage d'une suspente, d'une dent et d'un cliquet.


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Le trainage se poursuit vers le garage.


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Le garage est en boucle, ce qui permet de faire la révision des pinces sans cycler la ligne.


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L'ensemble du garage est motorisé par des chaines. Comme l'espacement des cabines n'est pas le même dans les lignes droites et dans les virages, des chaînes de trainage spécifiques motorisent les virages, avec un rapport de réduction plus important qu'en ligne droite. Ainsi la vitesse des cabines est plus élevée dans les virages.


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Un motoréducteur unique assure la mise en mouvement de toutes les chaînes de trainage


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Dans la boucle, la nacelle de service et la pince rouge pour les essais quotidiens.




7. Véhicules


Généralités

Fieberbrunn a récupéré 54 des 132 cabines de l’exposition universelle, ainsi qu’une des 2 nacelles de service.

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Les cabines jaunes marquent le paysage de la station.


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Les cabines hautes et vitrées étaient plutôt rares à l'époque.



Pinces

Les pinces débrayables utilisées sont les LA (Leitner Automatic), modèle LA 612 dont la force de serrage est adaptée aux véhicules de 6 à 12 personnes. Cette pince monostable à ressorts extérieurs est un des précurseurs de la pince LPA. Développée en 1984, elle était marquée par sa simplicité mécanique avec un nombre réduit de pièces, en particulier de pièces mobiles, une structure ouverte, une redondance et une séparation complète des 2 ressorts, un fonctionnement direct sans genouillère ni levier, ainsi que l’absence de point mort et un fonctionnement monostable, ce qui était peu courant pour l’Autriche à l’époque.

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Avec des pinces monostables à ressort et leur forme arrondies, les cabines se démarquaient fortement des autres installations autrichiennes.


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Pince LA


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Schéma de l'embrayage.


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Suspente courte.


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Ressorts apparents, galet de manœuvre et de stabilisation.


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En haut de la suspente, le caoutchouc noir permet le trainage dans le garage.


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Dans la crémaillère.



Cabines

Les cabines du type "la Perla" ont été fournies par Fibercar à Piacenza (Italie), cabinier historique pour Leitner jusqu’en 2001. Elles avaient un vitrage panoramique et une livrée jaune aux couleurs de la Poste Allemande, qui sponsorisait l'appareil sur l’Expo. Les skieurs peuvent embarquer avec leur matériel et prennent place sur 8 sièges disposés en cercle.

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Galet d'ouverture des portes en haut à gauche.


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Les portes encadrent le marchepied.


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Les 8 places bien délimitées sont disposées en ovale.




8. Du jaune au rouge…


En choisissant de réimplanter la télécabine de l’Exposition Universelle, Fieberbrunn réalisait un joli coup publicitaire, mais elle était contrainte d’accepter la couleur jaune des cabines. Elle a décidé d’en faire sa couleur emblématique pendant plus d’une dizaine d’années. Les appareils construits après la télécabine ont ainsi repris le même code couleur et les mêmes lignes architecturales, avec des toits asymétriques et des éléments jaunes plus ou moins discrets suivant les appareils.

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Gare de la télécabine Reckmoos Süd.


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Cabines Swoboda Ultra 8 jaunes de la télécabine Reckmoos Süd.


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Gare de la télécabine Reckmoos Nord.


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Les cabines ne sont plus jaunes mais cette couleur domine dans les gares de la télécabine Reckmoos Nord.


Lorsque la station s’est reliée à Saalbach en 2015, elle a dû toutefois accepter un changement dans son image de marque. Elle est désormais commercialisée sous le nom Saalbach, avec le logo rouge hérité du Ski Circus. Petit-à-petit la couleur jaune cède donc sa place à la couleur rouge dans la station.

En haut du domaine skiable, un élément emblématique de la station vient d'ailleurs de changer de couleur. Il s’agit d’une punaise géante de 6 mètres de haut. Elle symbolisait le "domaine skiable le mieux caché", slogan de la station avant la liaison. Depuis son intégration dans le domaine de Saalbach, la station a repeint la punaise du jaune au rouge orangé. Tout un symbole.

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L'épingle de Reckmoos a changé de couleur...








Les expositions universelles sont souvent critiquées pour la difficile gestion de l’après-évènement. Certaines télécabines d’exposition ont été purement et simplement démontées ou laissées à l’abandon, comme à Séville ou Saragosse. La réimplantation réussie de la télécabine de Hanovre sur deux sites distincts prouve qu’une gestion raisonnée permet de donner une seconde vie à ces appareils temporaires, pour le bonheur des stations qui installent un appareil presque neuf avec un rabais intéressant.




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Vue en enfilade sur la ligne.






Remerciements

Remerciements chaleureux au personnel pour la visite et les explications.

Remerciements particuliers :
- à l’association d’histoire locale Heimatverein Pillersee,
- à Scratch d’Alpinforum pour la photo ancienne.


Informations pratiques

Sites Internet :

Site officiel de l’exploitant :
www.bergbahnen-fieberbrunn.at

Office de Tourisme :
www.pillerseetal.at

Accès :

Par la route :
A 2 heures de Munich : A8-A93 jusque Kufstein
A 1 heure 30 d’Innsbruck : A12 jusque Wörgl
A 1 heure de Salzburg : via Bad Reichenhall

Par le train :
Ligne régionale (Innsbruck -) Wörgl – Saalfelden (- Salzburg)
Gare de Fieberbrunn dans le village, à 1 km du front de neige

Autres liens utiles :

Vidéo officielle de l’inauguration de la TCD8 en 2001 :
https://www.youtube.com/watch?v=1KVXKVh0MPs

Vidéo amateur de la TCD8 :
http://www.youtube.com/watch?v=bjIw5X3EpzI

Vidéo publicitaire de 1976 :
http://www.youtube.com/watch?v=1QEJgGX8c6E



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