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Photo

 TCD8/TSD6B Seebuck

Feldberg (Hochschwarzwald)

Doppelmayr

T2 ES
Description rapide :
Le téléporté du Seebuck est un appareil réversible : télésiège l'hiver et télécabine l'été, il permet l'accès au Seebuck, sous le Feldberg. En hiver, il dessert l'ensemble du domaine skiable tandis qu'il permet l'accès à la tour du Seebuck en été ainsi qu'à des sentiers de randonnée.

Année de construction : 1998

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Reportage estival 2019
Auteur de ce reportage : Clément05
Section écrite le 04/01/2019 et mise à jour le 10/04/2019
(Mise en cache le 10/04/2019)

Bonjour, arbisman, monchu et moi-même vous présentons un reportage sur le…

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Au sommaire :


  • Le Feldberg
  • Le téléporté du Seebuck
  • Le secteur du Seebuck : les débuts du ski au Feldberg
    La remontée phare de la station
    Caractéristiques
  • Ligne et infrastructures
  • La gare aval
    La ligne
    La gare amont
    Véhicules et pinces
    Autres vues
    Au cœur du téléporté du Seebuck
  • Conclusion


Le Feldberg

Plus haut sommet de la Forêt-Noire, le Feldberg culmine à 1493 mètres. A quelques centaines de mètres au sud, le Seebuck est une antécime séparée du Feldberg par un large col. Les deux sommets sont des destinations de randonnée très fréquentées, car ils offrent des panoramas très dégagés : au Feldberg vers le Rhin et les Vosges, au Seebuck vers les Alpes de la Zugspitze au Mont-Blanc. Une ancienne tour de télévision a été aménagée en plate-forme panoramique.

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Le sommet du Feldberg, et les Vosges à l'arrière-plan.

Au pied du Seebuck s’est développé un petit centre touristique, autour du col du Feldberg. Le site comprend quelques résidences, un centre sportif, un hôtel et une maison de la nature, construits autour d’un parking pour les touristes à la journée.

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Le centre touristique, avec l'hôtel Feldberger Hof au centre et la maison de la nature à sa droite.

Le site du Seebuck est accessible par une télécabine en été. Elle est transformée en télésiège en hiver, pour la desserte d’un petit domaine skiable. Un ensemble de 5 télésièges et 9 téléskis desservent 16 pistes reparties sur deux versants. Sous le Seebuck, les pentes larges exposées sud-est offrent des pistes plus familiales ainsi qu’un snowpark. Le site accueille régulièrement une étape de la coupe du monde de skicross et de snowboardcross. Sur le versant Graffenmatt et Fahler Loch, exposé nord, des pistes plus techniques sont tracées en forêt.

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Les pistes du Feldberg, sous le Seebuck.

Le téléporté du Seebuck

Le secteur du Seebuck : les débuts du ski au Feldberg

Plus haut sommet de Forêt-Noire, le Feldberg s’ouvrit au tourisme en 1885 avec la construction de la route qui amenait les visiteurs jusqu'au col situé environ 200 mètres sous le sommet. La région est aussi considérée comme le berceau du ski en Allemagne : dès 1891 le diplomate français Robert Pilet réussit la première ascension du Feldberg avec des skis primitifs, tandis que les premiers championnats d'Allemagne de ski s'y déroulèrent en 1900. Non loin du Feldberg, c’est à Schollart que fut installé en 1908 un des premiers téléskis primitifs au monde.

Son inventeur, Robert Winterhalder, exploitait une ferme-auberge. Il disposait d'un moulin à eau qu'il avait transformé peu avant 1900. La force de la roue à aubes permettait non seulement de moudre le grain mais aussi de mettre en mouvement un câble sans fin, relié au grenier de sa ferme, destiné à transporter dans un sens le blé et dans l'autre sens la farine. Il adapta son moulin pour le transport des skieurs et des lugeurs. Un second câble, mis en mouvement par la même roue à aubes, transportait les clients sur le versant opposé à sa ferme. Cette installation de 280 mètres de long, mise en service le 14 février 1908, reposait sur 5 pylônes et permettait de gravir une dénivelée de 32 mètres. Elle fut démontée au cours de la première guerre mondiale.

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Dessin du premier "ascenseur pour skieurs et lugeurs".

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L'installation était entraînée par une roue à aubes située dans le la petite cabane, d'où partaient 2 câbles : l’un vers la ferme visible à l'arrière-plan, et l'autre vers la pente destinée aux skieurs.

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Dans le bas de la piste (photomontage).

Dans l'entre-deux-guerres, les sports d'hiver continuèrent à se développer au Feldberg, avec la construction d'un tremplin de saut en 1922, puis d’un télé-traîneau en 1939. Après-guerre, les troupes françaises construisirent vraisemblablement un petit téléski au pied de l’hôtel Feldberger Hof. Mais la première vraie remontée mécanique apparut en 1951, sous la forme d'un télésiège monoplace à portiques, reliant l'hôtel Feldberger Hof au Seebuck, un contrefort du Feldberg situé une cinquantaine de mètres plus bas que le sommet géographique. Il était probablement construit par Weigmann.

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La gare de départ motrice tension présentait la particularité d’être montée sur un lorry incliné dans l’axe de la ligne.

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L'embarquement s’effectuait loin de la poulie, en pleine pente.

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Au sommet de la ligne.

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L'appareil était aussi exploité en été. Ici, la fin de la ligne, près du monument érigé en l'honneur de Bismarck.

Au début des années 60 l'appareil fut remplacé sur le même trajet par un autre télésiège monoplace Pohlig à pylônes caissonnés, tandis que 2 téléskis parallèles biplaces à archets doublaient l'appareil sur le bas du tracé.

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Gare de départ couverte.

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Dans le bas de la pente.

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Au milieu de la ligne.

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L'arrivée est située au même endroit, près du monument Bismarck.

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Gare retour fixe sur massif béton.

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En parallèle du télésiège, le partie basse était desservie par un téléski à enrouleurs Pohlig, doublé par un téléski Bühler, et remplacés tous deux par des téléskis doubles Doppelmayr.

Le télésiège monoplace fut transformé par Doppelmayr en télésiège biplace en 1984 en réutilisant le bâtiment de départ, les mêmes fûts de pylônes, mais avec une nouvelle mécanique, des têtes de pylônes plus larges et une nouvelle station retour.

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La gare de départ couverte a été réutilisée et transformée.

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La ligne peu avant le sommet.

Pour moderniser le secteur, l’exploitant prépara en 1998 la construction d’un télésiège débrayable 6 places à bulles entre le pied des pistes et le sommet du Seebuck, pour remplacer le télésiège biplace et les téléskis doubles. Le projet était controversé et le contexte administratif difficile, car le haut du tracé était situé dans une réserve naturelle régionale. La construction fut autorisée en juin 1998, à la condition de ne pas procéder à une augmentation globale de débit. Le débit du nouveau télésiège fut limité à 3000 personnes par heure en hiver, 500 personnes par heure en été, et le télésiège biplace ainsi que les téléskis doubles devaient être démontés.

L’appareil initial était un télésiège Doppelmayr de la gamme UNI à pinces à barres de torsion. La station de départ était intégrée dans un bâtiment. Pour réduire le nombre d’éléments mécaniques au sommet où règnent des conditions climatiques difficiles, la station amont était simple retour fixe. Pour faciliter l’intégration dans le paysage, la gare d’arrivée disposait d'une couverture basse, et la ligne de sécurité ainsi que l'alimentation électrique de l’amont furent enterrées. L'embarquement s’effectuait en aval dans le contour aidé par un tapis de positionnement ChairKid, et le débarquement devait s’effectuer aussi dans le contour en amont, mais l'exploitant a changé ses plans au cours du chantier, préférant un débarquement dans l'axe de la ligne afin de mieux desservir le côté droit de la piste.

Le télésiège est entré en service avec du retard, en février 1999. Le télésiège biplace et les téléskis doubles n’ont pas été démontés afin d’assurer le début de saison.

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Première saison avec les deux télésièges parallèles.

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Au sommet, la gare amont dispose encore d'une couverture basse.

Le retour d'expérience de la première et très courte saison d’hiver de l'appareil a poussé l’exploitant à modifier le projet initial. Dès le printemps 1999, il déposa une demande pour transformer l'appareil en télécabine pour la saison d'été, afin de faciliter le transport des piétons et surtout des vélos. La modification fut acceptée dans la limite du débit de 500 personnes par heure, avec interdiction d'exploiter simultanément les sièges et les cabines. L'appareil a donc été converti en installation réversible, fonctionnant avec des sièges en hiver et des cabines en été. Les modifications se font à l'intersaison, en avril et novembre, et elles obligent le personnel à modifier les quais d'embarquement, recouvrir le tapis de positionnement, et installer un rail de stabilisation pour les cabines et vice-versa. L’exploitant a réalisé la même opération que la station norvégienne de Vradal, qui a adapté son télésiège débrayable 8 places de 1997 avec des cabines pour le fonctionnement estival.

L'autorisation de transformer l'appareil en télécabine pour la saison estivale a été accordée en juillet 1999, et 15 cabines ont été commandées au fabricant Köberl, comme pour Vradal. L’installation sous forme de télécabine a été ouverte au public le 18 septembre 1999.

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Télésiège de Vradal (Norvège) adapté pour fonctionner avec des cabines l'été.

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Première saison avec les cabines, devant la tour radio de Seebuck, aujourd’hui transformée en point d’observation et en musée pour le public.

D'autres modifications notables ont été apportées au projet initial. L'hiver 1998/99 s’est révélé particulièrement enneigé, ce qui a eu deux conséquences pour l'exploitant. D'une part la couverture basse de la station a montré des insuffisances pour protéger le lanceur, le ralentisseur et le contour de l'intrusion de neige, sous l'effet du climat extrême qui peut régner au sommet. L'exploitant a donc fait installer une couverture complète. D'autre part, l'enneigement a attiré un nombre exceptionnel de skieurs, et le débit du télésiège se serait révélé insuffisant sans l’apport de l'ancien télésiège biplace. L'exploitant a négocié pour conserver l’ancien appareil parallèle à la nouvelle installation. D'après les accords conclus avec les autorités régionales, il devait être démonté au titre de la protection de la réserve naturelle. Un compromis a finalement été trouvé : l’ancien télésiège n'a pas été démonté mais il a été raccourci d'un tiers environ. Sa station amont a été déplacée par Doppelmayr en 2004, à son emplacement actuel, situé à l’extérieur de la réserve naturelle du Feldberg.

La remontée phare de la station

Le téléporté du Seebuck est donc la remontée principale du Feldberg.
En hiver, l’installation fonctionne en télésiège à coques. Implanté au beau milieu du front de neige du Seebuck, il s’agit de l’appareil le plus emprunté du domaine. En effet, l’ensemble des secteurs sont accessibles et en particulier celui du Seebuck. Ses pistes variées et ensoleillées en font un appareil très fréquenté avec des files d’attente récurrentes au cours de la journée.

Le secteur du Seebuck est le plus élevé du Feldberg. Compris entre 1270 m et 1450 m d’altitude, il se compose de pistes bleues et rouges destinées à une clientèle familiale et intermédiaire. Un petit secteur débutants, desservi par les téléskis Resilift 1&2 complète le tout. Le secteur du Seebuck comporte également le snowpark, géré par Badenova. Cet espace est très étendu et participe grandement à la renommée du Feldberg en tant que principale station de ski du Land du Bade-Wurttemberg. Du haut du secteur du Seebuck, les secteurs de Grafenmatt et de Fahler-Loch sont accessibles par la piste Zeiger et les téléskis Zeller 1 et 2. Le retour s’effectue par le télésiège à coques Zeigerbahn, qui a permis de relier les deux parties du domaine, autrefois séparées par la route 317 (Todtnau ↔ Titisee).

Le grand débit de l’appareil se justifie donc par ses deux très lourds rôles en hiver : appareil principal du secteur le plus fréquenté et accès au reste du domaine depuis le parking de 500 places à proximité de la Maison de la Nature (Haus der Natur).

En hiver, il dessert donc les pistes :
La piste rouge n°1 « Rennhang », utilisée par les ski-clubs,
La piste rouge n°2 « Slalom »,
La piste rouge n°3 « Seebuck », qui accueille des manches de la Coupe du Monde de snowboardcross et de skicross,
La piste bleue n°4 « Familienabfahrt », dont une branche balisée n°5 « Zeigerabfahrt » fait la jonction vers le secteur Grafenmatt.

En été, l’appareil se convertit en télécabine 8 places et monte les visiteurs au sommet du Seebuck où se trouve l’ancienne tour radar et relais. Celle-ci a été convertie en musée et en point de vue sur la Forêt Noire et sur la vallée du Rhin, les antennes ayant été déplacées sur une nouvelle tour au sommet géographique du Feldberg. Les visiteurs ont alors accès aux prairies jouxtant le sommet et à des sentiers de randonnées vers le Titisee ou Belchen.

Situation sur le plan des pistes :

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Situation par rapport au secteur du Seebuck. Le télésiège de Zeigerbahn est repéré D.

Caractéristiques

Voici les caractéristiques de l’appareil :

- Caractéristiques Administratives

TSDB/TCD - Télésiège à pinces débrayables / Télécabine à pinces débrayables : SEEBUCK
Exploitant : Liftverbund Feldberg
Constructeur : Doppelmayr
Année de construction : 1998 - 1999

- Caractéristiques d’Exploitation

Saison d'exploitation : décembre à mars (sièges), mai à octobre (cabines)
Capacité : 6 personnes (sièges) et 8 personnes (cabines)
Débit à la montée : 3000 personnes/heure (sièges) et 800 personnes/heure (cabines)
Débit à la descente : 800 personnes/heure (cabines uniquement)
Vitesse d'exploitation : 5 m/s (sièges) et 2,4 m/s (cabines)
Equipement d’aide à l’embarquement : Tapis de positionnement (sièges)

- Caractéristiques Géométriques

Altitude aval : 1270 m
Altitude amont : 1450 m
Dénivelé : 180 m
Longueur développée : 900 m
Temps de trajet : 3 min (sièges) et 6 min (cabines)

- Caractéristiques Techniques

Type de gare : Uni
Emplacement tension : Aval
Type de tension : Hydraulique
Emplacement motrice : Aval
Type de motorisation : Asynchrone
Puissance développée : 430 kW
Sens de montée : Droit
Embarquement : A 90° (sièges)
Nombre de pylônes : 9
Largeur de la voie : 6,1 m
Dispositif d’accouplement : Pinces DT-108
Nombre de véhicules : 57 (sièges) ou 15 (cabines)

- Caractéristiques du Câble

Constructeur : Fatzer
Diamètre du câble : 43 mm
Année de pose : 2010

Ligne et infrastructures

La gare aval

La gare aval est la station motrice et tension de l’installation. La mise en mouvement du câble est assurée par un moteur électrique relié à la poulie motrice via un réducteur. Le tout est installé sur une structure montée sur roulements afin de tendre le câble avec un vérin hydraulique. La station de départ est intégrée dans un bâtiment du front de neige dans le but de la rendre plus discrète. A l’arrière se situe le garage où sont stockés les véhicules (sièges et cabines) hors exploitation. La gare aval est placée au beau milieu du front de neige du Seebuck, entre le télésiège du même nom et les téléskis Resilift 1 et 2. L’embarquement en hiver est facilité par un tapis de positionnement et en été il s’effectue sur un quai de plain- pied.

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Vue globale sur le complexe de la gare aval en arrivant du télésiège de Zeigerbahn.

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Zoom sur le bâtiment.

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On s’approche.

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La gare aval et les deux premiers pylônes.

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Vue rapprochée.

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De trois quarts.

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De côté, on voit légèrement l’intérieur de la gare.

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En arrivant de la station, vue sur le parvis d’entrée avec la caisse à droite.

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Vue globale sur le grand bâtiment.

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Les caisses, on s’apprête à aller vers l’embarquement.

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Les deux bornes à forfaits Skidata installées en été.

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Le ralentisseur et une partie du quai.

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Une cabine dans le ralentisseur avec une pince en train d’être ouverte.

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Le lanceur.

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Vue arrière sur la gare aval.

La ligne

La ligne, longue de 900 mètres, comporte 9 pylônes tubulaires.

Globalement elle ne comporte aucune difficulté. Le tracé est situé en parallèle du télésiège biplace du Seebuck et le longe sur toute sa longueur. Comme dit dans l’historique, l’appareil débrayable se prolonge cependant plus haut que le télésiège pour se finir au sommet du Seebuck, à 1490 m.

Caractéristiques de la ligne :
P1a : 8C/8C
P1b : 8C/8C
P2 : 10S/10S
P3 : 6S/6S
P4 : 8SC/8SC
P5 : 10S/10S
P6 : 10S/10S
P7 : 8S/8S
P8 : 10S/10S

S : balancier support
C : balancier compression
SC : balancier support-compression


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La ligne depuis la gare aval.

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Les deux premiers pylônes compression.

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La portée vers le P2.

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La ligne s’est redressée, on survole ce qui est en hiver le bas du snowpark.

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Le P3.

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Le télésiège du Seebuck à droite.

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Le P4, la pente augmente.

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Dans la partie la plus pentue de la ligne.

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Le P5, l’arrivée du télésiège fixe commence à être visible.

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La tour du Seebuck est désormais visible à gauche.

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Le P6.

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On continue à travers les prairies du Feldberg.

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Le P7, avec le totem en l’honneur du Kaiser Bismarck visible sur la droite.

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On approche de l’arrivée.

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Le P8, dernier pylône.

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La portée vers la gare amont.

La gare amont

La gare amont n’assure aucune fonction particulière hormis le retour du câble et des véhicules. Placée au sommet du Seebuck, elle était équipée à l’origine d’une couverture basse afin de se faire plus discrète sur le sommet. Mais comme dit dans l’historique, le givre et le vent très violent (de l’ordre de 200 km/h en rafales lors des tempêtes) et la neige ont forcé l’exploitant à installer une couverture complète pour mieux protéger la mécanique (même si aujourd’hui, elle ne s’avère pas très protectrice lors des épisodes intenses). La gare est située au sommet du domaine skiable et donne accès à l’ensemble du secteur du Seebuck ainsi qu’au secteur de Grafenmatt (téléskis Zeller 1 et 2 vers Fahler-Loch et télésiège de Zeigerbahn). Depuis la gare, des itinéraires de randonnée (hiver et été) sont accessibles vers le sommet du Feldberg, Totdnauberg et Belchen.

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La gare amont depuis la ligne.

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Le ralentisseur.

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Les commandes du quai.

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La sortie de la gare.

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En se dirigeant vers la tour du Seebuck, vue sur le contour et le quai installé hors exploitation hivernale.

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Vue plus éloignée avec l’accès à la descente.

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La gare en s’éloignant, avec toujours le totem pour le Kaiser Bismarck.

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La gare, la fin de la ligne et les prairies du Feldberg.

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Vue globale depuis le sommet de la tour.

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Zoom sur la station UNI.

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Retour à la sortie de la gare. On part ici vers les pistes de ski.

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La station d’arrivée avec la tour du Seebuck derrière.

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Vue en contre-plongée.

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En passant sous la ligne.

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La gare amont depuis ce qui est en hiver le début de la piste bleue Familienabfahrt.

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De côté.

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Zoom depuis ce même endroit. On voit bien que la couverture complète a été rajoutée.

Véhicules et pinces

En hiver, le télésiège du Seebuck est équipé de 57 sièges six places à coques. Les assises alternent vert foncé et bleu pour améliorer le positionnement des skieurs. Ces sièges sont reliés au câble par des pinces à barre de torsion DT-108.
En été et plus globalement hors exploitation hivernale, 15 cabines Köberl sont mises en ligne. D’une capacité de 8 places, les couleurs de ces véhicules alternent bleu, vert et rouge. Comme les sièges, des pinces DT-108 relient les cabines au câble.

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Une cabine verte arrivant en gare aval.

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Vue de face.

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L’autre côté d’une cabine verte.

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Une cabine rouge.

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Une cabine bleue.

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L’intérieur d’une cabine bleue…

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… avec la mascotte de la Liftverbund Feldberg.

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Une pince DT-108 avec le levier d’ouverture des portes.

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De l’autre côté.

Autres vues

Voici à présent quelques photos du téléporté du Seebuck depuis les différents endroits du secteur :

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La fin de la ligne avec la gare amont.

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Les pylônes finaux.

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Vers le front de neige.

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Le bas de la ligne.

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Vue plus rapprochée du tracé.

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Vue globale sur la ligne depuis le bout du front de neige.

Au cœur du téléporté du Seebuck

Le garage.

Le premier garage construit en 1998 a été semi-enterré, dans la pente. Il a été construit en béton et constitue le sous-sol d’un grand bâtiment comprenant un bar avec terrasse et des locaux d'exploitation au-dessus. Pour cette raison, il n’a pas été possible de l'agrandir en 1999 lorsque l’exploitant a commandé 15 cabines. Quelques cabines peuvent être toutefois rangées dans le garage d’origine, mais la plupart le sont dans un garage séparé construit en 1999 juste à côté du quai d’embarquement.

Le garage d'origine est légèrement surélevé. Il est raccordé au contour du côté montée, par un simple rail suivi d’une crémaillère élévatrice. A l'intérieur, le stockage est disposé en peigne, avec cinq voies de stockage et une voie de maintenance en cul-de-sac. Le garage secondaire est situé au même niveau que le contour, auquel il est raccordé du côté descente.

A l’intersaison, lorsque l'appareil est fermé pour révision, les 2 garages sont remplis, avec 57 sièges et 3 cabines dans le garage principal et 12 cabines dans le garage secondaire.

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En été, un siège d’exposition rappelle que la télécabine fonctionne en mode télésiège l’hiver. Dans l’axe du siège, à l’arrière la porte coulissante verte donne accès au garage secondaire pour les cabines.

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A partir du contour, 2 rails donnent accès aux garages : à gauche au fond, le rail et la crémaillère orange menant au garage principal, au premier plan, derrière le plexiglas, l’aiguillage jaune et le rail vert menant au garage secondaire.

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A droite, la porte menant au garage secondaire situé au même niveau que l’embarquement, et à gauche la crémaillère élévatrice menant au garage principal un étage plus haut.

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En rentrant dans le garage à droite, le stockage principal en peigne, avec 5 voies sur le côté gauche. Les 4 voies du fond, numérotées 1 à 4, peuvent accueillir 14 sièges chacune soit un total de 56 sièges.

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La cinquième voie à gauche du pilier blanc est prévue pour accueillir un siège et 3 cabines. Lors de la prise de vue, elle était vide, car les cabines étaient en ligne et le siège en maintenance.

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A l’intersaison, lorsque la ligne est décyclée, cette voie contient 3 cabines et un siège.

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La voie de maintenance, utilisée notamment pour la révision des pinces.

La ligne et les pinces

La ligne est équipée des pinces DT 108, dont la force de serrage est obtenue par 4 barres métalliques. Elles sont solidaires d’une part du mors fixe en leur milieu, et d’autre part d’un tube en leurs extrémités. La rotation de ce tube va provoquer un couple de torsion, transmis via une genouillère au mors mobile sous forme de force de serrage. Cette pince bistable possède 2 positions d’équilibre stable, pince ouverte et pince fermée. Une vidéo de l’embrayage de ce type de pince est disponible ici (crédit Bergbahnen Rosshütte de Seefeld).

Par ailleurs la ligne est équipée d’un des précurseurs du système de détection inductive de position de câble RPD. Les capteurs disposés sur certains balanciers de la ligne détectent la position du câble par rapport à la gorge du galet, et signalent au conducteur les écarts de position de manière visuelle et sonore. Mais le système n’agit pas sur l’automate et ne peut provoquer un arrêt. De plus amples informations sur le système RPD sont disponibles dans ce reportage.

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Echantillon de câble diamètre 43 mm et un galet support.

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Pince DT 108 témoin, en position fermée. La pièce rouge est solidaire du galet d’embrayage en haut à droite et du mors mobile en bas à gauche.

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En jaune, les barres de torsion. En bleu le tube qui les entoure et le levier. Le mouvement du levier est transmis par une pièce intermédiaire rouge au mors mobile, rouge aussi.

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Les 4 barres de torsion.

Conclusion

La télécabine télésiège du Seebuck conduit à proximité du plus haut sommet de Forêt-Noire, dans un site fréquenté depuis un siècle pour son panorama, des Vosges aux Alpes. Le site doit concilier les enjeux touristiques et les impératifs de la zone naturelle protégée dans laquelle est implantée la gare amont.

Voici quelques vues du paysage visible depuis le sommet de la tour du Seebuck :

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Le lac Feldsee, au nord.

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Le monument dédié à Bismarck juste à côté de la gare amont de la télécabine.

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La vallée de la Wiese au sud-ouest.

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Le Belchen et sa télécabine.

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Au sud-est, l’Eiger, le Monch et la Jungfrau dans l’Oberland bernois.

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Le massif du Säntis dans les Alpes d’Appenzell.

Le télésiège télécabine du Feldberg est très fréquenté, particulièrement l’hiver. L’exploitant enregistre entre 130 000 et 200 000 passages en été, et entre 1,1 et 1,3 million en hiver. Lors de la construction du nouvel appareil, l’exploitant avait dû batailler pour conserver le petit télésiège biplace qui double la ligne sur le bas du tracé. Compte tenu de la saturation des 2 appareils en hiver, l'ancien télésiège sera remplacé par un débrayable 6 places à bulles pour l'hiver 2019. Le front de neige disposera alors de 2 remontées à haut débit en hiver.

Texte & bannière : monchu, arbisman et Clément05
Photos : monchu, arbisman et Clément05 (le 20 août 2018)

A bientôt.

© - 2019 – monchu, arbisman & Clément05 – www.remontées-mécaniques.net

 
Partie 2
Auteur de ce reportage : Neutron
Section écrite le 19/02/2008
(Mise en cache le 22/08/2013)

Salut à tous, voici quelques photos hivernales de ce télésiège.

Pour son exploitation en TSD6B la configuration de la gare aval est modifiée avec l'ajout d'un tapis de positionnement.

Le télésiège dessert le secteur débutant de la station et permet de basculer sur les autres secteurs. Il est souvent très chargé et ce de l'ouverture à la fermeture. Les pistes sont de larges boulevards très faciles. Le snowpark est situé sur ce secteur et je dois avouer qu'il est plutôt bien fait.

La gare aval:

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La ligne:

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La gare amont:

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Voila pour ce complément.



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