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 TKD des Reybes

Moléson

Poma

T2 HS
Description rapide :
Ce téléski desservait les principales pistes du secteur de la Vudalla. Devenu peu utile, il a été abandonné au début des années 2000 pour des raisons financières. Il a la particularité de posséder une ligne plutôt courte mais très escarpée.

Année de construction : 1963
Fin de service en : 2004

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Auteur de ce reportage : Fael
Section écrite le 25/10/2020 et mise à jour le 26/10/2020
(Mise en cache le 26/10/2020)

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Le Moléson

Le Moléson, célèbre belvédère des Préalpes fribourgeoises, est accessible grâce à un funiculaire et un téléphérique depuis la petite station de Moléson-Village, située sur son versant nord. À proximité de la ville de Bulle et de la cité touristique de Gruyères, il constitue un point de vue apprécié. De nombreuses activités y sont proposées durant l'été, allant de la luge d'été à la via ferrata. En hiver, trois téléskis desservent des pistes plutôt faciles sur le bas de la montagne alors que le téléphérique du sommet conduit à l'une des pistes noires les plus connues du canton de Fribourg.

Histoire de Moléson-Village et du secteur de la Vudalla

Si le Moléson n'est pas le sommet le plus haut du canton de Fribourg, il est sans doute le plus marquant. Avec l'augmentation rapide du nombre de touristes au début du XXème siècle, des projets visant à le rendre accessible au plus grand nombre voient rapidement le jour. On peut notamment citer deux initiatives visant à construire un train vers le Moléson qui obtiennent une concession en 1908. Le premier prévoit un train à crémaillère reliant Bulle au Moléson alors que le second prévoit une ligne à adhérence ralliant le sommet depuis les Avants, au dessus de Montreux, à l'époque déjà desservi par le chemin de fer Montreux - Oberland Bernois (MOB). Aucun de ces projets ne se réalisera et il faut attendre plus de cinquante ans pour que des aménagements touristiques au Moléson soient à nouveau envisagés.

En 1960, un projet prévoyant la construction d'une autoroute reliant Fribourg à Vevey, sur les rives du Léman, via Bulle voit le jour. Même si elle ne sera achevée que vingt ans plus tard, quelques personnalités locales y voient une opportunité pour rendre le Moléson plus accessible et profiter de l'occasion pour en faire une station de ski. Il s'agit d'un projet ambitieux prévoyant l'accès au sommet depuis le lieu-dit la Chaux, sur les contreforts du Moléson, avec une station intermédiaire à Plan-Francey, à mi-parcours. L'installation d'une remontée mécanique menant à la Vudalla, un petit sommet en vis-à-vis du Moléson de l'autre côté de l'Albeuve est également prévue. À cela s'ajoute la construction de quelques téléskis. La Chaux n'étant alors qu'un alpage, une route d'accès doit être construite depuis la localité de Pringy près de Gruyères. L'ensemble est devisé à un peu plus de 3 millions de francs. Dans un second temps, la création d'une vraie station, avec de nombreux logements, est prévue à la Chaux, rebaptisée « Moléson-Village ».

Le projet prend très vite forme, le financement est fourni principalement par les communes voisines et le canton de Fribourg. Les concessions sont accordées en 1961 et la route Pringy - la Chaux est construite en 1962. Les remontées mécaniques suivent l'année suivante. La télécabine la Chaux - Plan-Francey, la télébenne la Chaux - la Vudalla et les restaurants se trouvant à leur sommet sont inaugurés en décembre 1963. L'installation de la Vudalla est une télébenne biplace, de construction Poma, un type d'appareil resté très rare en Suisse. Deux remonte-pentes sont également prêts au service, le téléski à arbalètes les Joux - Plan-Francey sur les pentes du Moléson et le téléski les Reybes - le Poyet sur les flancs de la Vudalla, mais faute de neige ils ne peuvent pas ouvrir cette année là.

L'installation des Reybes, parfois orthographié Reybè ou appelé de façon plus détaillée « les Reybes - le Poyet », est un téléski débrayable Poma, le premier du genre dans la station, qui gravit une pente particulièrement escarpée. Il est équipé d'une gare de type « B », souvent employée avec des moteurs thermiques, mais il aura dès le départ un entraînement électrique. Le secteur de la Vudalla, avec ses deux installations, est isolé du secteur principal de Plan-Francey - le Moléson. La seule connexion possible se trouve au niveau de Moléson-Village. En venant de la Vudalla, il est nécessaire de marcher quelques minutes car les gares aval des deux installations dominent de quelques mètres le fond de la vallée. On peut apercevoir ce téléski en fonctionnement dans cette vidéo datant de la fin des années 1960.

Le développement de la station se poursuit en 1964 avec l'ouverture d'un hôtel restaurant au village et surtout, en décembre, la mise en service du téléphérique Plan-Francey - le Moléson, pièce maîtresse de la station. Il s'agit d'un téléphérique Von Roll, équipé au départ d'une seule cabine, la seconde sera ajoutée en 1967. Un restaurant accueille les visiteurs au sommet. Le Moléson et, dans une moindre mesure, la Vudalla deviennent rapidement des destinations appréciées également des piétons, notamment en été.


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Le téléphérique du Moléson, tout près de sa station supérieure (D.R.).

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La fin de la ligne du télébenne de la Vudalla avec le lac de la Gruyère à l'arrière (D.R.).


Le développement des logements à Moléson-Village, initialement prévu juste après celui des remontées-mécaniques, ne commence finalement vraiment qu'à partir de 1978, accompagné par la création de nouveaux hôtels. Le village, qui constitue une des seules stations ex-nihilo de Suisse, est achevé quelques années plus tard. Le domaine de Plan-Francey est régulièrement remis à jour, les étapes les plus marquantes étant la construction en 1984 et 1986 de deux nouveaux téléskis, le premier au village, en remplacement d'une petite installation existante, le second au Gros-Plané, au pied du Moléson. Pendant cette période, le domaine de la Vudalla ne connaît peu ou pas d'amélioration. Ce secteur est toujours resté en marge des installations principales, à cause de ses particularités pouvant rebuter certains clients : la télébenne n'est pas vraiment pratique ni pour les piétons, ni pour les skieurs, les pistes sont plutôt difficiles et souvent à l'ombre et le panorama est moins spectaculaire que celui du célèbre sommet voisin. En 1977, une piste dédiée à l'entraînement des compétiteurs est aménagée à la Vudalla, dans l'espoir d'améliorer l'attractivité de ce secteur. En dehors de la descente depuis le sommet du Moléson, c'est sur ce versant que se trouvent les pistes les plus techniques et il est d'ailleurs utilisé très régulièrement pour des compétitions régionales de ski, organisées le plus souvent sur la piste des Reybes, parfois en association avec celle de la Vudalla.


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Le chalet du Poyet, situé le long de la piste bleue des Reybes alors en exploitation. On aperçoit les derniers pylônes du téléski sur la crête à gauche de l'image (D.R.).


Au début des années 1990, les installations principales du domaine sont vieillissantes et l'Office fédéral des transports demande à la station d'intervenir. La télécabine de Plan-Francey puis plus tard le téléphérique doivent être remplacés. Un funiculaire est envisagé à la place de la télécabine, mais le projet est très coûteux. En 1992, des travaux deviennent nécessaires pour pouvoir continuer l'exploitation du télébenne de la Vudalla. Comme ce secteur n'a jamais eu la fréquentation espérée et que le restaurant au sommet a été détruit par un incendie en février 1990, l'exploitation de la Vudalla est interrompue. La priorité est en effet accordée aux installations de Plan-Francey, plus importantes pour la station.

Même après la fermeture de la Vudalla, le téléski des Reybes reste en service, ce qui permet de maintenir la desserte de la plupart des pistes du secteur. Il perd cependant de son attrait, car très excentré et non relié au reste de la station. Des compétitions continuent à avoir lieu sur la piste, notamment en 1995 et en 1996. Dès 1999, des travaux de mise aux normes devraient être réalisés et l'exploitant envisage son abandon qui aura lieu au début des années 2000. En 2004, l'installation disparaît du plan des pistes de la station. Le téléski est néanmoins resté en place sur les pentes de la Vudalla jusqu'à ce jour. Quant au télébenne de la Vudalla, il n'a finalement jamais réouvert et a été démonté en août 2001.

Vu sa faible altitude, le domaine du Moléson souffre régulièrement du manque de neige et il n'est pas rare que l'ensemble des pistes restent fermées durant des semaines, les installations restant alors ouvertes pour les piétons. L'exploitant cherche donc à se diversifier et propose progressivement un nombre important d'activités, parmi lesquelles de la trottinherbe, puis du dévalkart sur le téléski du village dès 1986, une luge d'été dès 1993, du saut à l'élastique en 1995, une piste de luge dès 2000 et même du « téléski-dating », des journées spéciales pour skieurs célibataires. Toutes sortes d'offres tarifaires sont également proposées, incluant des repas au restaurant, des nuits à l'hôtel ou encore des locations de logements. Tous ces efforts permettent à la station de réaliser dès le début des années 2000 plus de la moitié de son chiffre d'affaires en été.

En 1998, la télécabine Moléson-Village - Plan-Francey est remplacée par un funiculaire, moins dépendant des conditions météo et ayant une plus longue durée de vie. Peu après, le renouvellement du téléphérique, dont la concession arrive à échéance en 2012, devient la préoccupation majeure de la station. Le remplacement du téléski des Joux, très raide et ayant été le théâtre de plusieurs accidents, est aussi envisagé, de même que l'enneigement artificiel de la piste. Le téléphérique est finalement remplacé en 2011 tandis qu'au moment d'écrire ces lignes, le téléski des Joux n'a toujours pas été remplacé, le projet étant bloqué par des oppositions.

Le téléski des Reybes

Cette installation desservait trois descentes, comprenant chacune plusieurs variantes. Une piste noire longeait le téléski par la droite sur l'essentiel de sa longueur. Du côté gauche se trouvaient deux autres pistes, une rouge proche du téléski et une bleue, plus éloignée, passant par l'alpage du Poyet. Ces pistes, raides et à la pente régulière étaient souvent utilisées pour des slaloms et diverses compétitions. Le télébenne de la Vudalla les desservait également mais de façon bien moins rapide et pratique. On y accédait alors par une piste descendant de la Vudalla vers la gare amont du téléski. Une fois le télébenne fermé, le seul itinéraire possible pour atteindre l'installation était le chemin d'alpage montant depuis Moléson-Village. Même si on pouvait atteindre une piste bleue grâce à cette installation, ces pentes n'étaient plus adaptées aux skieurs débutants après la fermeture de la télébenne. En effet, ce téléski était difficile, avec sa vitesse relativement élevée ainsi que sa pente très importante sur presque toute la longueur du tracé. La conjonction de la faible longueur des pistes desservies avec la difficulté de la remontée contribuait certainement à diminuer l'affluence sur cette installation.

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Vue d'ensemble des pistes du secteur de la Vudalla, avec le télébenne du même nom à droite et le téléski des Reybes à gauche. Source : archives Neue Zürcher Nachrichten, https://www.e-newspaperarchives.ch.

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Situation de l'installation sur le plan des pistes du début des années 2000.


Caractéristiques techniques

Caractéristiques administratives

TKD-Téléski à perches découplables : LES REYBES
Exploitant : Société des téléphériques Gruyères - le Moléson - la Vudalla
Constructeur : Poma
Année de construction : 1963
Année de mise en service : 1964
Année de mise hors-service : 2004
Montant de l'investissement : 120'000 CHF

Caractéristiques d’exploitation

Saison d'exploitation : hiver
Débit : 600 personnes/heure
Vitesse d'exploitation : 3,5 m/s
Temps de trajet : 3 minutes 40 secondes

Caractéristiques géométriques

Altitude aval : 1125 m
Altitude amont : 1440 m
Dénivelé : 315 m
Longueur développée : 753 m
Longueur horizontale : 676 m
Pente maximale: ~75 %
Pente moyenne: 46,6 %

Caractéristiques techniques

Emplacement tension : amont
Type de tension : contrepoids
Emplacement motrice : aval
Type de gare motrice : gare B, motorisation électrique
Puissance : 80 CV
Nombre de perches : 74
Sens de montée : droite
Nombre de pylônes : 11 (12 à l'origine)
Diamètre du câble : 16 mm
Dispositif d’accouplement : douille auto-coinçante Poma


La gare aval

Elle se trouve sur le bord aval d'un chemin d'alpage qui dessert les différents alpages des flancs de la Vudalla, à l'écart du départ principal des installations du Moléson situé à la Chaux. On y accédait soit par les trois pistes desservies par l'installation, soit à pied depuis les parkings principaux, situés à environ 500 mètres de là. Un petit poste de vigie se trouve sur la droite de la gare. Les commandes et les installations électriques se trouvent dans un local séparé situé sous la gare. Celle-ci possède une structure suspendue qui est soutenue par deux paires de haubans, ancrés dans un talus quelques mètres en contrebas. Le moteur est situé en plein air sur la gauche de la structure, sous un capot de protection. Ce téléski était équipé d'un déclencheur simple manuel.


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La gare aval, juste à côté du chemin d'alpage venant de la route principale Pringy - Moléson-Village.

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Vue depuis l'arrière. L'entraînement est visible au bas de l'image avec le moteur à gauche, abrité par une imposante protection en métal, et le réducteur à droite. On remarque à droite le poste de vigie et au centre le local abritant les équipements électriques.

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La structure sur laquelle sont fixés les haubans qui soutiennent la gare. Elle est visible à l'arrière, de même que l'ensemble de la ligne. On remarque au-dessus du poste de vigie la Vudalla (1669 m).

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La poulie motrice vue depuis le cheminement d'accès.

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Le tableau de commande.

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Le déclencheur manuel. Des suspentes sont restées longtemps dans le rail de stockage. Elles ont été retirées à la fin des années 2010.

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Vue en plongée de la gare depuis le début de la ligne.


La ligne

Elle est de longueur moyenne mais se démarque surtout par sa pente uniformément soutenue. Immédiatement après avoir franchi le chemin d'alpage, la ligne attaque une première pente relativement importante durant jusqu'au deuxième pylône, situé à proximité du chalet d'alpage les Reybes - Derrey, au niveau duquel le tracé franchit un nouveau chemin d'alpage. Un passage moins escarpé suit tandis que six pylônes support - compression successifs augmentent progressivement la pente qui atteint sa valeur maximale, près de 75 %, entre les pylônes 9 et 10. Après un bref passage en lisière de forêt, une série de trois pylônes diminue rapidement la pente avant le lâcher, situé en contrebas de l'arête nord de la Vudalla. On peut noter qu'il n'y a de pylône 1, le premier possède le numéro 2. Un pylône a probablement existé, tout près de la gare aval et il a été retiré dans les premières années d'exploitation.


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Profil en long de la ligne.

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Une grande partie de la ligne vue depuis le funiculaire Moléson-Village - Plan-Francey

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Vue de l'ensemble de la ligne depuis les environs de la gare aval.

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Le pylône 2, à l'extérieur de la ligne. On remarque qu'il n'est ni équipé d'un détecteur de déraillement, ni relié à la ligne de sécurité.

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Pylône 3, juste en amont du chemin menant au chalet d'alpage des Reybes - Derrey.

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La suite de la ligne.

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Pylône 4, le premier d'une série de six pylônes identiques.

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Le pylône 5, avec à l'arrière-plan le Moléson (2002 m). La quasi totalité du tracé du funiculaire Moléson Village - Plan-Francey est visible à droite du pylône, tandis qu'on aperçoit à sa gauche les câbles du téléphérique Plan-Francey - le Moléson qui brillent dans le soleil.

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Au niveau du pylône 6, la végétation devient plus dense tandis que la pente diminue temporairement.

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Vue vers le bas.

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Pylône 7, numéroté « 6+1 ».

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Au niveau du pylône 8, qui possède une poulie compression bien plus imposante que les ouvrages précédents, le tracé s'approche de sa section la plus pentue. On remarque que la ligne de sécurité est cassée en amont de ce pylône. On aperçoit la ville de Bulle à l'arrière-plan.

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Environ à mi-distance entre les pylônes 8 et 9, la pente maximale du tracé est atteinte.

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Le pylône 9, situé dans une région progressivement envahie par la forêt.

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Le pylône 10 diminue un peu l'inclinaison et marque le retour de la ligne de sécurité.

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Le pylône 11 avec à l'arrière Moléson-sur-Gruyères.

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Pylône 12, dernier de la ligne.


La gare amont

La gare amont est réduite à une simple poulie flottante qui assure la tension du câble. Elle se trouve au lieu-dit La Vy di Pouné, quelques mètres en contrebas d'un petit sommet, lui même situé un peu moins de 200 mètres plus bas que le sommet de la Vudalla. Le lâcher s'effectuait juste après le dernier pylône, les skieurs se dirigeaient vers la gauche pour rejoindre les pistes. De cet endroit, également accessible depuis l'arrivée du télébenne de la Vudalla, on pouvait regagner la gare aval du téléski des Reybes et, moyennant quelques minutes de marche, celles des installations à destination de la Vudalla, de Plan-Francey et du Moléson.


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La fin de la ligne vue depuis la zone de lâcher.

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Détail de la poulie retour, avec le sommet de la Vudalla à l'arrière à droite. Du temps du télébenne, une piste en descendait pour rejoindre cet endroit.

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La station amont vue depuis l'ancienne piste descendant de la Vudalla. On remarque à l'arrière le lac de la Gruyère entouré par Bulle à gauche et Broc à droite.

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Détail de la poulie flottante, avec toujours à l'arrière le lac de la Gruyère.

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Vue lointaine de la poulie retour avec à l'arrière-plan le Moléson et son téléphérique.


La vue depuis le sommet

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Vue vers le nord et le lac de la Gruyère.

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Du haut de l'installation, la vue en direction de l'est est masquée par la crête de la Vudalla et les seules montagnes visibles sont (de gauche à droite) : la Dent de Broc (1828 m), la Dent du Chamois (1838 m) et la Dent du Bourgo (1908 m).

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En descendant un peu le long de l'ancienne piste bleue, en direction de l'alpage du Poyet, davantage de sommets, situés de l'autre côté de la vallée de l'Intyamon, sont visibles.


Quelques autres vues de l'installation

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Le dernier pylône, perdu parmi les fleurs.

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La fin de la ligne vue depuis les environs de la gare aval.

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Le premier pylône et le chalet des Reybes.

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Conclusion

Le téléski des Reybes permettait une desserte efficace et rapide de la plus grande partie des pistes du secteur de la Vudalla et complétait efficacement l’installation voisine qui servait surtout d'accès au secteur depuis le village. C'est la mise hors-service du télébenne qui en facilitait grandement l'accès qui a précipité la fin de cet appareil, bien qu'il ait été exploité plus de dix ans sans son voisin. Devenu excentré, difficile à atteindre et ne desservant que des pistes difficiles, plutôt courtes et peu enneigées bien que peu ensoleillées, le téléski des Reybes n'était plus suffisamment intéressant pour la station. Le secteur de la Vudalla, toujours resté dans l'ombre du domaine principal de Plan-Francey, a disparu pour permettre le remplacement des installations principales de ce dernier. Aujourd'hui, il est presque certain que le téléski des Reybes ne rouvrira pas, la station préférant développer les activités estivales et devant se concentrer sur le remplacement du téléski des Joux, une installation centrale du secteur de Plan-Francey. En attendant un hypothétique démontage, ce téléski, qui possède une des deux dernières gares « B » de Suisse, est progressivement envahi par la nature qui reprend ses droits.

Sources


  • Archives en ligne https://scriptorium.bcu-lausanne.ch (24 Heures, Feuille d'Avis de Lausanne, Feuille d'Avis de Vevey, La Presse Riviera/Chablais, Ouest Lémanique, Tribune de Lausanne et Tribune Le Matin)
  • Archives en ligne https://www.e-newspaperarchives.ch (Le Confédéré, Feuille d'Avis du Valais, Gazette de Lausanne, La Liberté et Neue Zürcher Nachrichten)



Je remercie Bregalad qui m’a signalé un document historique ainsi que Jubiproduction pour son aide relative aux illustrations anciennes.

Les photos ont été prises majoritairement le 19 mai 2020. Texte et photos : Fael.

Site internet de l'exploitant



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