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 TKD du Stade

La Tania (Les Trois Vallées)

Poma

T2 ES
Description rapide :
Autrefois bien plus long, le téléski du Stade à la Tania n'est autre qu'une version nettement raccourcie de feu le téléski du Bouc Blanc, appareil historique du secteur. Aujourd'hui, il dessert des descentes relativement courtes mais protégées du mauvais temps, et le stade de slalom de la Tania.

Année de construction : 2013

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Auteur de ce reportage : collonges74
Section écrite le 23/10/2019 et mise à jour le 01/11/2019
(Mise en cache le 02/11/2019)

LE TELESKI DU STADE
La Tania (Les Trois Vallées)
Poma - 1972


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Les Trois Vallées : le ski version XXL !

Entre les vallées de la Tarentaise et de la Maurienne, au cœur de la Savoie, le domaine des Trois Vallées est sans aucun doute le plus grand domaine skiable de France. Totalisant plus de 300 pistes, il est desservi par 3 téléphériques, 4 funitels, 35 télécabines, 50 télésièges débrayables, 10 télésièges fixes et 44 téléskis, soit un total de 146 remontées mécaniques ! Le domaine est composé, comme son nom l’indique, de trois vallées principales : la vallée de Bozel (dans laquelle se trouve le domaine de Courchevel), la vallée des Allues (dans laquelle se trouve le domaine de Méribel), et la vallée des Bellevilles, dans laquelle se trouvent les domaines de Saint Martin, des Menuires et de Val Thorens. Le domaine est composé de 12 stations principales : Méribel, Méribel-Mottaret, Brides-les-Bains, Saint-Martin-de-Belleville, les Menuires, Val Thorens, Orelle, Courchevel 1850, Courchevel-Moriond, Courchevel-Village, Courchevel-le Praz et la Tania.
Le domaine des Trois Vallées s’étale de 1300 à 3230 mètres d’altitude, et on y trouve la station de ski la plus haute d’Europe, Val Thorens, perchée à 2300 mètres d’altitude.


Courchevel : du huppé au familial

Le domaine skiable de la vallée de Courchevel comprend 5 stations : Courchevel-Le Praz, Courchevel-Village, Courchevel-Moriond, Courchevel 1850 et La Tania. On y skie sur 150 km de pistes, entre 1300 et 2700 mètres d’altitude. Courchevel 1850 est mondialement connue pour être une station très chic, très élégante : les beaux chalets cossus y sont légion, et on y trouve de nombreuses boutiques de luxe. Courchevel-Moriond, station la plus excentrée, est le foyer du ski à Courchevel, puisque c’est ici qu’est construite la première remontée de la vallée dans les années 40, le téléski de Sainte Agathe. Courchevel-Village et Courchevel-Le Praz sont des stations beaucoup plus familiales, de même que la Tania, mais se situent à des altitudes bien plus modestes (respectivement 1550, 1300 et 1400 mètres).
L’ensemble du domaine est composé de près de 80 pistes, et est desservi par un téléphérique, 10 télécabines, 15 télésièges débrayables, 2 télésièges fixes et 25 téléskis.


La montagne de Praz Juget : des années 1960 à aujourd'hui

La face nord du massif de la Loze, sur laquelle s'étendent les pistes du Bouc Blanc, porte en réalité le nom de "montagne de Praz-Juget". Ce territoire appartenait à la commune de La Perrière, jusqu'à la fusion avec la commune voisine de Saint-Bon le 1er janvier 2017, devenant ainsi partie intégrante de la commune nouvelle de "Courchevel". C'est à l'origine une zone boisée et pierreuse qui au cours des siècles, et à force de travail acharné, fut déboisée et aménagée afin d'en faire des terres de labours et d'élevage. Durant de très nombreuses années, ce secteur a alors constitué une des rares ressources de la petite et pauvre commune perreraine, puisqu'il était mis en location auprès d'agriculteurs qui pouvaient y mettre leur bêtes en estive tout en assurant l'entretien de la zone. En 1944, la montagne est dans un état déplorable, car le dernier locataire n'a pas respecté le cahier des charges qui lui était imposé par le bail, ce qui lui vaudra d'ailleurs d'être condamné devant le tribunal de Moûtiers. Une poignée d'habitants décide alors de se retrousser les manches et, au prix d'un travail énorme, de tout remettre en état : c'est à cette occasion que va apparaître l'appellation "Bouc Blanc". En effet, l'ensemble des chalets d'estive doivent être reconstruits, et une fois terminés, il est de tradition de leur donner un nom. Or, à cette époque, un troupeau de chèvres comportant un bouc blanc assez imposant "rôdait" sur le secteur, et donna l'idée à l'un des constructeurs de nommer l'un des chalets "Le Bouc Blanc". Ce nom restera...

A la même période, le 28 décembre 1942 pour être plus précis, le gouvernement de Vichy instaure la création d'une mission d'étude de la région de Belleville, des Allues et de Saint-Bon, dans le but d'étudier et d'apprécier les possibilités de création d'une station internationale, et d'indiquer les aménagements et les équipements touristiques appropriés. Dès cette époque, les pentes de Praz-Juget, dont l'orientation et l'altitude garantissent un enneigement durable et de qualité, sont étudiées afin d'y tracer des pistes permettant de descendre depuis le haut de la Loze (2250m) jusqu'au Praz (1260) ou au hameau de La Nouva (1210m).

Carte des aménagements envisagés par la mission 1942 (Coll. B.Détard - DR):
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En 1946, à la création de la station de Courchevel, l'idée de pistes sur le secteur de Praz-Juget est confirmée. Une demande en ce sens est d'ailleurs faite auprès de la mairie de la Perrière qui accepte, à la condition que le défrichement soit fait par Saint Bon, et les bois coupés laissés à la commune de La Perrière.
L'itinéraire reliant la Loze à Brides en passant par le hameau du Formier (actuelle station de La Tania) ne sera officiellement balisé qu'en 1950.

Carte des aménagements à réaliser pour la saison 1946-1947 (Coll. B.Détard - DR):
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Zoom sur le secteur Loze/Praz-Juget/Praz (Coll. B.Détard - DR):
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Vue sur les pentes de Praz-Juget, encore vierges d'aménagement mécanique (Coll. B.Détard - DR):
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Au printemps 1955, Emile Allais, alors tout récent directeur de la station départementale de Courchevel, charge Laurent Boix-Vives de prendre contact avec les élus de La Perrière afin d'obtenir l'autorisation de construire un remonte-pente sur ces terres propices au ski. Le 29 avril 1955, le conseil municipal accepte, comprenant tout l'intérêt du développement de l'activité touristique sur la commune. Les élus sont d'autant plus réceptifs au discours de Laurent Boix-Vives que celui-ci vient de terminer la réalisation des téléskis du Signal et du Marquis sur Moriond, et apparaît donc comme un homme d'expérience. C'est donc à la Société Anonyme du Téléski du Lac Bleu que sont confiées la réalisation et l'exploitation du téléski dit du "Bouc Blanc". Les travaux démarrent dès l'été 1955 en s'étalant sur 2 ans, pour une mise en service pour les vacances de Noël 1956. L'appareil est accessible avec les tickets valables sur tous les appareils de Courchevel et Méribel. Un restaurant d'altitude est également réalisé à proximité de la gare de départ.

Plan des pistes fin des années 50 (Coll. B.Détard - DR):
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D'un point de vue technique, il s'agit d'un téléski de type T100 livré par la société iséroise Pomagalski, déjà largement à l'oeuvre sur la station de Courchevel. La ligne, qui relie la côte 1680 au Lac Bleu (2230m), comporte 24 pylônes et un virage à droite au niveau du P18, avec une montée qui se fait à gauche et un débit de 440 pers/h. Avec ses 2096 mètres de longueur, il s'agit alors du plus long téléski d'Europe.

Gare aval du téléski du Bouc blanc entre 1956 et 1959 (Coll. B.Détard - DR):
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Arrivée près du Lac Bleu avant 1959 (Coll. B.Détard - DR):
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Mais l'exploitation de la partie haute s'avère très rapidement complexe, car une pente trop prononcée fait que souvent les skieurs décollent, leurs skis ne touchant plus le sol. S'en suivent des chutes et des glissades dans un environnement rocheux et donc dangereux. C'est pourquoi, 3 saisons seulement après son ouverture, le tracé de l'appareil est modifié à l'été 1959, afin de ramener l'arrivée au niveau de l'arrivée des téléskis de la Loze.

Situation du tracé ramené au niveau des Tk de la Loze (Coll. B.Détard - DR) - Plan Pierre Novat:
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Le départ du téléski du Bouc Blanc entre 1959 et 1972, depuis la terrasse du restaurant (Coll. B.Détard - DR):
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Vue sur la ligne (Coll. B.Détard - DR):
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Vue générale sur le secteur du Bouc Blanc (Coll. B.Détard - DR):
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Les années 1960 vont voir fleurir de nombreux projets... qui ne verront finalement jamais le jour.
En 1965, une station est envisagée sur le territoire du Bouc Blanc, à 1650m d'altitude. Mais suite aux rapports des Ponts et Chaussées ainsi que de la commission Montagne, le préfet fait savoir que ce projet n'est pas envisageable en raison de la trop grande proximité avec les pistes de Courchevel.
En 1966, un nouveau projet est soumis à la commune pour une station dont les habitations se répartiraient entre le hameau du Formier et de La Tagna. Il y est églement question de quelques habitations au pied du téléski du Bouc Blanc. Mais là encore, le projet n'aboutira pas, suite au retrait de son principal promoteur.

A la fin des années 1960, le département lance un grand plan d'investissements sur le versant de Courchevel. Ce plan, qui verra notamment la réalisation des TCD4 des Chenus, des Verdons et de la Forêt, comporte également des projets qui, eux non plus, ne verront jamais le jour. Outre l'équipement de la vallée des Creux par 2 tronçons de télécabine, les SPTV envisagent la réalisation de 2 appareils : l'un reliant le Praz au Bouc Blanc (Tk des Arolles), ainsi qu'un autre, complétant le premier en direction des crêtes, permettant la bascule sur 1850 (TSF de Plan Saint-Jean). La conséquence immédiate de ce plan ambitieux du département est une augmentation importante de la fréquentation du téléski du Bouc Blanc par les skieurs arrivant des TCD des Chenus dès l'hiver 1969-70 et de la Forêt en 1970-71. Du coup, les files d'attente s'allongent et il devient urgent de trouver une solution. C'est pourquoi, dès 1969, Laurent Boix-Vives se rapproche de la commune de La Perrière pour obtenir l'autorisation de construire un second téléski afin de doubler l'appareil historique. La commune, qui n'a pas abandonné son projet de station, accepte, à la condition que la Société Anonyme du Téléski du Lac Bleu s'engage à acquérir une bande de terrain reliant le hameau de La Tagna au Bouc Blanc, en vue de la réalisation d'un futur téléski.
C'est ainsi que l'hiver 1972-73 voit l'inauguration du Bouc Blanc B, toujours fourni par Poma, doublant son illustre prédécesseur par la gauche, sur un tracé parfaitement parallèle.

Plan des Pistes 1974-75 (Coll. B.Détard - DR) - Plan Pierre Novat :
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Vue générale sur l'arrivée des deux téléskis du Bouc Blanc (avec l'arrivée des téléskis de la Loze au premier plan) (Coll. B.Détard - DR) :
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Zoom sur la zone (Coll. B.Détard - DR):
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Mais en 1973, Laurent Boix-Vives cède la Société Anonyme du Téléski du Lac Bleu aux SPTV, mettant un terme au projet de relier La Tagna au Bouc Blanc.

Pour la saison 1983-84, suite à la réalisation du télésiège du Col de la Loze 3 ans auparavant, les SPTV décident de modifier le tracé du Bouc Blanc A pour transférer sa gare amont au niveau du départ du télésiège afin de faciliter la liaison 3 Vallées. C'est donc un retour aux sources pour l'appareil historique.

Plan des Pistes brochure hiver 1985-86 (Coll. B.Détard - DR) - Plan Pierre Novat :
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En 1989, la réalisation du téléski du Gros Murger concrétise enfin le rêve de la commune de la Perrière de voir le domaine du Bouc Blanc s'étendre vers l'aval. Un an plus tard, c'est l'inauguration de la station de La Tania avec la construction de la télécabine 12 places éponyme.

En 1991, les SPTV réalisent le télésiège du Dou des Lanches. Dans la foulée, le téléski du Bouc Blanc A est raccourci par l'aval pour remonter son départ au niveau de celle du nouveau télésiège, permettant ainsi une bascule plus facile pour les skieurs arrivant de la télécabine voulant basculer sur Courchevel 1850.

Plan des Pistes brochure Hiver 1991-92 (Coll. B.Détard - DR) - Plan Pierre Novat :
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L'hiver 1994-95 voit la modification du nom du Bouc Blanc A qui devient téléski de "Praz-Juget". Il aura fallu près de 40 ans pour que le nom original de cette montagne apparaisse enfin sur un plan des pistes. Le téléski du Bouc Blanc B perd dans la foulée sa lettre, celle-ci devenant obsolète.

Plan des Pistes brochure hiver 1994-95 (Coll. B.Détard - DR) - Plan Pierre Novat :
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La configuration du secteur reste ainsi jusqu'à l'été 2013 qui voit la construction du nouveau TSD6 du Bouc Blanc. A cette occasion, le téléski du Bouc Blanc est amputé de toute sa partie supérieure après le virage, et son arrivée est ramenée entre l'arrivée de la télécabine de la Tania et le départ du télésiège du Dou des Lanches.

Pour ceux qui souhaitent découvrir l'histoire de cette montagne de Praz-Juget, je ne peux que vous conseiller la lecture de l'excellent livre de Jérôme et Richard Beaudet : "Praz-Juget et le Bouc Blanc - Témoignages", édité par l'association "Le Patrimoine de la Perrière" (coordonnées sur la page de la mairie ICI).

Avant de poursuivre sur le téléski du Stade, les reportages des téléskis démontés, ceux du Bouc Blanc et de Praz Juget, sont accessibles en cliquant sur les liens ci-dessous :



Stade, desserte des pistes intermédiaires

Depuis son raccourcissement en 2013, le téléski du Stade (anciennement Bouc Blanc) a perdu de sa superbe et de son importance. Aujourd'hui, il ne dessert plus qu'une courte portion des pistes de la Tania, et notamment le stade de slalom de la station, en l'honneur duquel il a été rebaptisé. Il est toutefois intéressant lors des jours de mauvais temps, puisque, bien abrité du vent, il est souvent dans les derniers appareils de la station à fermer. Cela permet ainsi d'enchaîner les rotations sur les quelques pistes qu'il dessert alors que le reste du domaine est fermé et que seuls les téléskis tournent.
Son rôle de liaison est désormais extrêmement marginal aussi, mais il peut être un moyen de gagner le télésiège du Dou des Lanches après avoir emprunté le téléski du Gros Murger, sans avoir à prendre la télécabine de la Tania.

Côté technique, le téléski du Bouc Blanc est assez classique pour son époque et son constructeur. On retrouve un appareil de la gamme T, avec configuration classique pour un téléski de motrice aval et tension amont. Afin de faciliter son intégration paysagère, tout comme le téléski du Gros Murger, la grande majorité de ses infrastructures (gare aval et pylônes) est peinte en vert ou gris foncé.

Le téléski du Stade dessert un total de trois pistes :
  • La verte de Plan Fontaine, une longue piste assez plate reprenant le tracé d'une route forestière jusqu'au front de neige de la Tania. Relativement peu fréquentée, elle est prisée des débutants.
  • La bleue des Folyères, très belle et longue piste bleue en forêt et enneigée artificiellement, qui redescend jusqu'au front de neige de la Tania. On noter qu'il est possible de rejoindre la gare aval du téléski du Stade et du télésiège du Bouc Blanc après le premier tiers de la piste.
  • La rouge de la Moretta, belle piste rouge longeant grossièrement le tracé de la télécabine de la Tania. Dépourvue d'enneigement artificiel, son altitude relativement modeste fait qu'elle n'est hélas pas très souvent ouverte lors d'hivers peu enneigés.


Situation sur le plan des pistes des Trois Vallées :
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Situation sur la carte IGN au 1/25000ème de Courchevel :
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Caractéristiques de l'appareil

Caractéristiques administratives :

  • Type de remontée : RDP – Téléski à perches débrayables
  • Nom de la remontée : STADE
  • Exploitant : S3V - SOCIETE DES TROIS VALLEES
  • Constructeur : POMAGALSKI
  • Maître d'oeuvre : DCSA
  • Maître d'ouvrage : S3V
  • Année de construction : 1972
  • Année de raccourcissement : 2013

Caractéristiques d’exploitation :

  • Saison d’exploitation : Hiver
  • Capacité : 1 personne
  • Débit à la montée : 700 p/h
  • Vitesse d’exploitation : 4 m/s
  • Espacement : 5,14 secondes
  • Sens de montée : Droite

Caractéristiques géométriques :

  • Altitude aval : 1684 m
  • Altitude amont : 1864 m
  • Dénivelé : 180 m
  • Longueur développée : 690 m
  • Longueur horizontale : 655 m
  • Pente maximale : 39 %
  • Pente moyenne : 28,09 %

Caractéristiques techniques :

  • Tension : Amont
  • Type de tension : Hydraulique
  • Motrice : Aval
  • Nombre de pylônes : 9
  • Dispositif d'accouplement : Douille auto-coinçante
  • Nombre de suspentes : 67
  • Puissance développée : 37 kW

Caractéristiques de la ligne:
  • P1 : C
  • P2 : S-C/S
  • P3 : S-C/S
  • P4 : S-C
  • P5 : S/S
  • P6 : S/S
  • P7 : S-C/S
  • P8 : S/S
  • P9 : S/S



Ligne et infrastructures du téléski du Stade

La gare aval :

La gare aval du téléski du Stade se trouve à 1684 mètres d'altitude, quelques dizaines de mètres au-dessus du départ du télésiège du Bouc Blanc. On retrouve ici une gare de type T, relativement imposante du fait de la grande longueur du téléski jusqu'en 2013, assurant la mise en mouvement du câble par le biais d'un moteur de 37 kW, ainsi que le stockage des perches en l'attente d'un skieur.

Premier aperçu de la gare aval depuis la télécabine de la Tania, avec les autres remontées qui l'entourent :
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Vue en plongée après avoir dépassé sa gare aval :
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Zoom sur la gare. On aperçoit en arrière-plan l'arrivée du téléski du Gros Murger :
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Vue encore plus rapprochée sur les poulies d'entrée de gare et motrice, ainsi que le bloc moteur :
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Depuis le sol cette fois-ci, on se trouve ici sur la piste de la Moretta :
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Vue de profil :
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De trois quarts :
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Vue en plongée depuis la piste des Folyères cette fois-ci :
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De profil en s'approchant de la gare :
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Le chalet sur la droite abrite les commandes du téléski :
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La ligne :

La ligne du téléski du Stade est longue de 690 mètres et rachète un dénivelé de 180 mètres. Après la gare aval, on monte dans un premier temps assez fortement, et ce jusqu'au troisième pylône. Passé ce dernier, la pente s'apaise quelque peu, avant de s'accentuer de nouveau au niveau du pylône 4. La pente maximale du tracé est alors atteinte avant le pylône 5, puis elle s'apaise très progressivement jusqu'en gare amont, avant une petite montée finale avant le neuvième pylône.

Le premier pylône se trouve en sortie de gare :
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Vue arrière sur le premier pylône :
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Portée P1-P2, on monte assez fortement :
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P2 :
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Portée P2-P3 :
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P3 :
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Portée P3-P4 :
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P4 :
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Portée P4-P5, on monte plus fortement dans les bois :
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P5, la pente s'aplanit déjà :
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Portée P5-P6 :
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P6. A gauche, le télésiège du Bouc Blanc :
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Portée P6-P7, on aperçoit au fond le haut du télésiège du Bouc Blanc :
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P7 :
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Portée P7-P8. Le télésiège du Dou des Lanches se dévoile pas
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P8 :
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Portée P8-P9, dans la montée finale vers la gare amont :
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Le P9 précède la gare amont de quelques mètres :
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La gare amont :

La gare amont du téléski du Stade se trouve à 1864 mètres d'altitude, entre l'arrivée de la télécabine de la Tania et le départ du télésiège du Dou des Lanches. Il s'agit d'un classique LSP (Lâcher Sous Poulie) 9T de Poma, assurant la tension du câble grâce à un vérin hydraulique. La gare a de plus la particularité d'être équipée d'un dispositif de débrayage des perches, afin de faciliter le débarquement des skieurs.

Le dispositif de débrayage de la perche à l'entrée en gare amont :
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Vue globale de la gare amont, avec la zone de débarquement au premier plan :
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Vue arrière :
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Vue de trois quarts arrière :
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De profil, en contre-plongée :
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Vue plus éloignée en arrivant de l'arrivée de la télécabine de la Tania :
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Vue en plongée depuis le télésiège du Bouc Blanc :
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Quelques autres vues de la ligne :

Le début de la ligne et l'entrée en forêt :
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Vue zoomée sur le deuxième pylône. La poulie du brin montant fait partie des quelques poulies d'origine encore en place sur le téléski :
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Stade : un maintien bienvenu

Malgré la construction du télésiège du Bouc Blanc en 2013, la S3V a eu la lucidité de maintenir en exploitation le téléski du Bouc Blanc, rebaptisé Stade, malgré un important raccourcissement. D'une part, conserver l'enchaînement des téléskis du Gros Murger et du Stade permet de pallier à d'éventuels problèmes techniques sur la télécabine de la Tania, puisqu'ils doublent son tracé. Ensuite, cela permet de maintenir quelques pistes ouvertes par mauvais temps puisque les téléskis ne sont pas exposés au vent. Enfin, le téléski du Stade permet désormais une meilleure desserte du stade de slalom de la Tania, pour le plus grand bonheur des ski-clubs, et une meilleure desserte des pistes intermédiaires de la Tania, puisqu'il est désormais possible d'enchaîner les descentes rapidement. Espérons que ce téléski reste en place le plus longtemps possible, d'autant plus qu'il s'agit d'un appareil historique du domaine puisqu'en place depuis les années 1950 !

Les pylônes 8 et 9 ainsi que la gare amont vus depuis le télésiège du Bouc Blanc. On aperçoit en arrière-plan le télésiège du Dou des Lanches :
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Ainsi se termine ce reportage.
Merci de l’avoir lu et à bientôt !

(c) – Novembre 2019 – collonges74 - Tous droits réservés – Modification ou reproduction interdites sans l’accord des auteurs.

Photos : remontees & collonges74
Textes, bannière et mise en page : collonges74
Photos prises le 16 février 2017 & 14 avril 2019



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