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 TKE2 de la Jorasse

Les Diablerets - Meilleret (Alpes Vaudoises)

WSO Städeli-Lift

T2 HS
Description rapide :
Ce téléski jouait jusqu’en 1994 un rôle essentiel puisqu’il constituait le deuxième maillon de la chaîne d'installations menant aux Mazots. Il a ensuite assuré de jour comme de nuit l’accès à la piste du même nom, souvent utilisée par des compétiteurs, avant d’être démoli pour permettre un élargissement de la descente.

Année de construction : 1972
Fin de service en : 2018

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Auteur de ce reportage : Fael
Section écrite le 11/07/2018 et mise à jour le 12/07/2018
(Mise en cache le 12/07/2018)

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Les Diablerets

La station des Diablerets, dans les Préalpes vaudoises, possède trois domaines skiables. On trouve d'une part le Glacier 3000, accessible depuis le col du Pillon, qui permet de skier sur le glacier de Tsanfleuron et ses environs, et d'autre part les domaines situés à proximité immédiate du village. Au nord de celui-ci se trouve le domaine d'Isenau, très ensoleillé et destiné principalement aux familles. À l'opposé se trouve le domaine du Meilleret, relié à la station voisine de Villars-sur-Ollon. Il abrite des pistes plus longues et pentues que le domaine d'Isenau, mais aussi moins ensoleillées. Elles s'étendent entre 1145 et 1949 mètres d'altitude et sont desservies par trois télésièges débrayables et trois téléskis.

Histoire du secteur du Meilleret

L'histoire du domaine du Meilleret commence en 1942 avec la construction d'un téléski entre les lieux-dits le Vioz et les Essertons. Il s'agit d'un téléski à archets construit selon le brevet Constam par Sameli Huber, il est inauguré le 9 janvier 1943.

Dans les années qui suivent, le domaine ne se développe pas davantage, à l'inverse du secteur d'Isenau sur le versant opposé de la vallée. Dès le début des années 1960, la construction d'un téléski en deux tronçons entre Vers-l'Eglise, un hameau situé légèrement en aval des Diablerets, et le sommet du Meilleret est envisagée. Finalement, seule la première section est construite et ouvre en janvier 1966. Les pistes desservies par ces deux téléskis, bien que situées sur le même versant, ne communiquent pas. Elles sont d'ailleurs exploitées par deux sociétés distinctes.

Dès 1969, un projet de télécabine au Meilleret voit le jour. Il prévoit d'abord une installation reliant les Diablerets au sommet du Meilleret. Peu après, le lieu d'arrivée envisagé est déplacé aux Mazots, 200 mètres en contrebas. Pour compléter ce projet, les investisseurs prévoient également le remplacement du téléski de 1942 par un télésiège fixe et la construction de trois autres remonte-pentes.

Pour des raisons financières, le projet de télécabine est abandonné peu après et les investisseurs se concentrent sur les téléskis et le télésiège. Cependant, cette version réduite rencontre de fortes oppositions de la part des propriétaires environnants. Une première partie de ce projet peut tout de même être réalisée en 1972 avec la construction d'un téléski entre le Rachy et la Jorasse. Sa construction débute tardivement mais les travaux sont tout de même achevés à temps. Cependant, un manque de neige en début de saison repousse son ouverture. Cette nouvelle installation, inaugurée le 14 février 1973, est fournie par la société suisse Städeli et permet la desserte d'une belle piste qui longe la remontée. Il s'agit du premier appareil livré par Städeli aux Diablerets, marquant le début d'une collaboration qui durera onze ans. Cette société construira cinq installations au Meilleret si bien que de 1975 à 1994, une seule des remontées mécaniques du domaine est d'une autre provenance (le téléski de Vers-l'Eglise, datant de 1965).

En 1973, un deuxième téléski reliant la Ruvine et les Mazots peut être construit, suite logique de la Jorasse. Il permet enfin de relier le téléski de Vers-l'Eglise aux autres pistes. C'est également à ce moment que la piste les Mazots – les Vioz est créée afin de permettre un retour vers la Jorasse depuis les Mazots. Finalement, un télésiège fixe est construit entre les Mazots et le Meilleret. Cet appareil, commencé à la fin 1973, est construit durant l'hiver et ouvre en mars 1974.

Dès la création du téléski de la Ruvine, les deux entreprises exploitant le domaine tentent de se rapprocher. L'entreprise la plus grande reprend progressivement les activités de la société du skilift de Vers-l'Eglise. Le processus ne se terminera qu'en 1997 lors de la dissolution de cette dernière.

En 1975, faute d'avoir pu trouver un accord avec les opposants, le projet de télésiège au Rachy est abandonné et l'appareil de 1942 est remplacé par un nouveau téléski. C'est cette même année qu'a lieu pour la première fois une compétition sur la piste Mazots – Vioz. Depuis lors, cette piste est souvent appelée Nationale. Malheureusement, cet itinéraire ne séduit pas les compétiteurs, ce qui conduit la station à déplacer dès 1977 les courses sur la piste de la Jorasse avec arrivée au Rachy ou aux Vioz. L'année suivante, l'épreuve de descente de la Coupe du monde féminine est organisée sur cette piste. Des compétitions de moindre importance continueront à être organisées à la Jorasse jusqu'à nos jours.


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Vue aérienne du Meilleret en 1980. Le téléski des Vioz est au centre avec ses deux passerelles enjambant la route du col de la Croix. Sur la droite, on voit la piste et le téléski de la Jorasse. On devine le chemin de liaison reliant les deux installations (CC by SA 4.0, modifié à partir de ETH-Bibliothek Zürich/Swissair Photo AG).


En 1983 est construit le téléski du Laouissalet, qui permet une première liaison avec la station de Villars-sur-Ollon. En octobre de la même année, un technicien se tue lors de travaux de maintenance sur le téléski de la Jorasse. Suite à l'utilisation d'une nacelle de service équipée d'une pince inadaptée à l'installation, la benne se désolidarise du câble et glisse avant de tomber au sol.

Dès le début des années 1990, la station envisage de remplacer le télésiège Mazots – Meilleret par une installation partant du milieu de la Ruvine. Elle espère également remplacer le téléski des Vioz par un télésiège montant jusqu'aux Mazots. En effet, cette installation, très raide et éloignée de la piste, ne répond plus aux attentes de la clientèle. Le télésiège Vioz – Jorasse – Mazots est construit en 1994 et permet ainsi de supprimer l'enchaînement des trois télékis Vioz – Jorasse – Ruvine pour atteindre les Mazots, néanmoins, seul le premier est démonté, les deux suivants sont maintenus pour desservir leur piste respective.

Alors que la liaison vers Villars est améliorée en 1996, le projet de télésiège Ruvine – Meilleret est bloqué par l'opposition d'une organisation de protection de la nature. Un accord est finalement trouvé en juin 2002 et la construction débute le mois suivant, ce qui permet une ouverture à la fin de cette même année.

En juillet 2015, les Jeux Olympiques de la Jeunesse 2020 sont attribués à Lausanne. Un peu après, les épreuves de slalom et de slalom géant sont attribuées aux Diablerets. Il est alors prévu de les organiser sur la piste de la Jorasse, qui a déjà accueilli plusieurs compétitions. Afin de satisfaire aux exigences du moment en matière de compétition, il est nécessaire d'élargir la piste à plusieurs endroits entre la Jorasse et les Vioz. Pour rendre ceci possible, le démontage du téléski de la Jorasse et du télésiège Vioz - Mazots devient nécessaire. Le télésiège est remplacé par une télécabine sur un tracé modifié. Elle comporte à nouveau une gare intermédiaire à la Jorasse. Afin de libérer de l'espace sur la piste, le téléski est démonté sans remplacement à cette occasion.


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Des restes de la station amont et du dernier pylône lors de la dernière journée d'ouverture du domaine le 15 avril 2018.

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Des restes de la gare aval et des premiers pylônes (15 avril 2018).


Le téléski de la Jorasse

Ce remonte-pente a connu deux grandes périodes durant lesquelles il a joué un rôle différent au sein du domaine. Alors qu'il avait à l'origine un rôle essentiel, il est devenu par la suite une installation relativement secondaire. Délaissé par le public, ce téléski est devenu une installation fondamentale pour les skieurs de compétition.

1973 – 1994

Durant cette période, le but principal du téléski de la Jorasse est d'assurer l'accès aux Mazots, point de départ vers la partie haute du domaine du Meilleret. Il accueille donc les skieurs venant du téléski des Vioz qui y accèdent par un chemin de liaison relativement plat. Du haut de la Jorasse, il est possible d'accéder de deux façons différentes au téléski de la Ruvine qui conduit finalement les skieurs aux Mazots. À cette époque, on accède donc à la Jorasse soit par la piste Nationale (les Mazots – le Vioz), soit depuis le téléski des Vioz. En plus de son rôle de liaison, le téléski dessert bien sûr la belle piste rouge qui longe la ligne. Celle-ci est particulièrement appréciée durant les premières années d'exploitation du téléski, alors que les pistes du Meilleret et du Laouissalet n'existent pas encore. Ces deux itinéraires supplanteront par la suite la Jorasse dans son rôle de plus belle descente du domaine.

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Situation de l'installation sur un plan des pistes de 1984.


1994 – 2018

En 1994, la construction du télésiège Vioz – Mazots prive le téléski de la Jorasse de son rôle de liaison. Sa fonction principale devient donc la desserte de la piste du même nom. Il peut aussi être utilisé pour retourner aux Mazots (via la Ruvine) pour éviter le bas de la Nationale, mais cette solution qui prend plus de temps que d'emprunter le nouveau télésiège est peu utilisée. La piste, relativement difficile, très à l'ombre et souffrant parfois d'un enneigement insuffisant vu la faible altitude, est peu fréquentée.

Au milieu des années 2000, la piste de la Jorasse est équipée d'un système d'enneigement artificiel. Ceci permet d'assurer un enneigement correct pendant une grande partie de la saison. Suite à ce progrès, la piste est adoptée pour l'entraînement de jeunes skieurs de compétition. Un éclairage pour le ski nocturne est également installé et le téléski est révisé. Suite à ces équipements, la piste est régulièrement utilisée pour des entraînements, de jour comme de nuit, ce qui provoque souvent sa fermeture pour les clients en basse saison. Quelques compétitions régionales, principalement destinées aux jeunes, sont organisées chaque hiver à la Jorasse, comme le grand prix Migros et l'Erika Hess Open.

Comme le télésiège Vioz – Mazots possède une gare intermédiaire au sommet de la piste, l'accès à celle-ci est possible sans utiliser le téléski. Pour cette raison, celui-ci est souvent fermé en cas de faible affluence, l'accès par le télésiège étant considéré comme suffisant. En particulier, durant les hivers 2015-2016 et 2016-2017, la Jorasse n'a été ouverte que quelques jours, principalement durant les vacances de février. La fermeture du téléski peut être dérangeante si l'enneigement sur le bas de la piste Nationale est mauvais ou si il y a de l'attente au départ du télésiège aux Vioz.

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Situation de l'installation sur le plan des pistes de la saison 2017 - 2018.


Caractéristiques techniques

Caractéristiques administratives

TKE-Téléski à enrouleurs : LA JORASSE
Exploitant : Télé Villars-Gryon-Diablerets
Constructeur : WSO Städeli
Année de construction : 1972
Année de démontage : 2018

Caractéristiques d’exploitation

Saison d'exploitation : hiver
Capacité : 2 personnes
Débit à la montée : 750 personnes/heure
Vitesse d'exploitation : ~2.75 m/s
Temps de trajet : 6 minutes

Caractéristiques géométriques

Altitude aval : 1353 m
Altitude amont : 1647 m
Dénivelé : 294 m
Longueur développée : 994 m
Longueur horizontale : 953 m
Pente maximale: ~43 %
Pente moyenne: 30.7 %

Caractéristiques techniques

Emplacement tension : aval
Type de tension : contrepoids
Emplacement motrice : aval
Puissance : 88 kW
Nombre d'arbalètes : 72
Sens de montée : droite
Nombre de pylônes : 9
Diamètre du câble : 22 mm
Dispositif d’accouplement : pince fixe Städeli


La gare aval

Elle est située au lieu-dit le Rachy, à proximité du hameau du même nom qui compte quelques habitations et exploitations agricoles. La route du col de la Croix, qui sert en hiver de piste de luge, passe dans les environs. En cas de fermeture du télésiège des Mazots (pour des raisons techniques ou pour cause de vent), il est possible de monter en voiture jusqu'au Rachy. Il ne reste alors que quelques dizaines de mètres à parcourir à pied pour atteindre la gare aval. Cette solution de rechange était déjà utilisée du temps du téléski des Vioz en cas de manque de neige sur le bas.

En temps normal, on peut atteindre cet endroit par la piste rouge de la Jorasse ou par la piste bleue les Mazots – les Vioz. La première est accessible depuis la gare intermédiaire du télésiège Vioz – Mazots alors que la seconde est accessible depuis les Mazots ou depuis le sommet du Meilleret. Au niveau technique, c'est là que l'entraînement et la tension du câble sont assurés. Ce téléski est équipé d'une boîte à vitesse à deux rapports et d'un frein de service. Un poste de vigie qui abrite également des toilettes et les commandes se trouve sur la droite alors qu'un local permettant le stockage du matériel nécessaire aux entraînements et compétitions se trouve sur la gauche. Vu la faible affluence, le départ se fait généralement en libre service, ce qui pose parfois quelques problèmes. En effet, en cas d'exploitation à vitesse maximale les archets peuvent être difficiles à attraper à la sortie de la poulie motrice.


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La station aval avec le poste de vigie à gauche et le local de stockage pour les compétitions à droite. On devine le village des Diablerets à droite.

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Vue de profil avec à l'arrière de gauche à droite la Palette (2170 m), l'Oldenhorn (3123 m) et le Scex Rouge (2971 m).

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Vue depuis le côté opposé avec le hameau du Rachy et la chaîne du Pic Chaussy à l'arrière.

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Gros plan sur la partie motrice. On voit de gauche à droite le réducteur, le frein de service, la boîte à vitesse et les courroies de transmission venant du moteur.

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La file d'accès. On remarque à gauche le contrepoids qui assure la tension du câble.

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Vue du début de la ligne depuis la file d'attente.

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La poulie motrice.


La ligne

Avec une pente moyenne de 31 %, la montée est dans l'ensemble assez raide. La pente augmente assez rapidement dès le départ et s'accentue après le premier pylône. Entre les pylônes 2 et 3, la pente diminue alors que le téléski croise la piste Mazots – Vioz. Après cela, le tracé s'enfonce dans la forêt et la pente augmente à nouveau. En amont du pylône 5, la piste de la Jorasse longe le téléski. La pente diminue ensuite progressivement jusqu'au pylône 8 après lequel elle devient presque nulle, alors que la ligne atteint une clairière. Le lâcher s'effectue dans une zone relativement plate juste après le pylône suivant. Le premier et le dernier pylône permettent une légère diminution de la largeur de la voie.


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Profil en long de la ligne.

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Le pylône, 1 qui augmente significativement la pente. La déclivité maximale est atteinte dans la portée suivante.

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Le pylône 2 qui marque la fin de la pente maximale et le début du croisement avec la piste Mazots - Vioz.

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Pylône 3, la pente augmente à nouveau alors que la ligne s'enfonce dans la forêt.

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Vue arrière sur le croisement avec la piste. On remarque sur la droite le dispositif d'éclairage pour le ski nocturne. À l'arrière-plan on note de gauche à droite Châtillon (2478 m), le Tarent (2548 m) et la Pare (2540 m).

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Le pylône 4 amorce la légère diminution de la pente qui a lieu à chaque pylône ensuite.

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Pylône 5, la piste réapparaît sur la droite.

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Pylône 6.

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Le pylône 7 marque la fin de la pente principale.

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La portée vers le pylône suivant.

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Vue arrière sur le pylône 8 avec la chaîne du Pic Chaussy en toile de fond.

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Vue sur la gauche. On remarque derrière les arbres le massif des Diablerets. On voit ici la Becca d'Audon (à gauche, 3122 m) et le Scex rouge (à droite, 2971 m).

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Pylône 9 et la zone de lâcher. On remarque les pylônes 11 et 12 du télésiège Vioz - Mazots.


La gare amont

Le lâcher s'effectue juste après le pylône 9 et les skieurs partent ensuite sur la droite. La poulie retour fixe se trouve un peu plus haut à la lisière de la forêt. Le télésiège Vioz – Mazots la survole. Un poste de vigie en général inoccupé se trouve à côté de la poulie retour. De cet endroit, on peut soit descendre le long du téléski, soit rejoindre la piste de la Nationale à l'aide d'une courte piste de liaison. Toutes les installations du domaine à l'exception des télésièges Laouissalet – Meilleret et Conche – Mi-Laouissalet sont accessibles depuis cet endroit. Deux pistes de liaison qui partent de la piste Mazots – Vioz permettent l'accès aux trois installations qui entourent la piste de la Ruvine.


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Le dernier pylône et la zone de lâcher avec le domaine d'Isenau en toile de fond.

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Vue depuis le télésiège Vioz - Mazots.

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La poulie retour fixe (photo Chamois78).

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Vue rapprochée depuis le côté descente (photo Chamois 78).


Quelques autres vues de l'installation

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La fin de la ligne avec le pylône 9 vu depuis le télésiège Vioz - Mazots. On remarque à côté du pylône la piste venant du télésiège Vioz - Mazots et on devine sur la droite la piste de liaison rejoignant la Ruvine. À l'arrière on voit de gauche à droite le sommet du Meilleret (1949 m), la tête du Meilleret (1939 m) et dans les nuages les tours d'Aï (2331 m) et de Mayen (2326 m).

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Vue vers le bas depuis le télésiège des Mazots.

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La fin de la ligne et le début de la piste. On voit à l'arrière-plan de gauche à droite Châtillon (2478 m), le Tarent (2548 m), la Para (2540 m), la Cape au Moine (2352 m) et la Chaux (2261 m).

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Vue depuis la piste avec les pylônes 6 et 7.

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Le bas de la ligne avec le pylône 5 au premier plan.

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Le croisement avec la piste « Nationale » et la suite de la montée.

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Le bas de la ligne avec le hameau du Rachy à l'arrière.

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Vue d'une grande partie de la ligne depuis la suite de la descente vers les Diablerets.


Les enrouleurs

Cet appareil est équipé d'enrouleurs mécaniques Städeli. Peu après, ce constructeur a renoncé à ce système pour se tourner vers les enrouleurs hydrauliques. Les suspentes d'origines de forme arrondies et peintes en vert ont été changées sur une partie des enrouleurs durant les dernières années d'exploitation. Les arbalètes d'origine ont été en grande partie remplacées par des modèles Garaventa.


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Des enrouleurs possédant une suspente d'origine (à gauche) et remplacée (à droite). Celle-ci se reconnaît à sa couleur grise et à sa forme plus anguleuse.

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Conclusion

Ce téléski permettait la desserte de la piste de la Jorasse, une des plus belles du domaine pour les bons skieurs. Lorsque elle n'était pas utilisée par des compétiteurs, sa faible fréquentation assurait une descente réussie. Même les jours de très forte affluence, il n'y avait jamais d'attente pour emprunter le téléski. Malgré le fait qu'elle était directement accessible depuis deux itinéraires très fréquentés (le télésiège des Mazots et la piste de retour aux Diablerets), sa relative difficulté et son éloignement par rapport au « centre » du domaine skiable (autour du télésiège Ruvine – Meilleret) contribuaient à en diminuer la fréquentation.

Pour permettre l'organisation aux Diablerets de certaines épreuves des Jeux Olympiques de la Jeunesse 2020, il était nécessaire d'élargir la piste de la Jorasse. Pour cette raison, il a été décidé de démonter le téléski sans le remplacer. L'accès à la piste sera assuré par la nouvelle télécabine les Diablerets – la Jorasse – les Mazots, qui sera équipée d'une gare intermédiaire au même endroit que le télésiège. Par conséquent, comme c'est déjà le cas depuis 1994, un téléski à la Jorasse ne sera plus indispensable. Sa disparition risque néanmoins de dégrader la qualité de la desserte de la piste puisqu'il sera nécessaire de redescendre à chaque passage jusqu'aux Diablerets, en empruntant le bas de la piste Nationale qui présente peu d'intérêt pour le ski et qui souffre souvent d'un mauvais enneigement.

Merci à Chamois78 pour m'avoir transmis quelques images de la station amont. Les photos ont été prises majoritairement les 2 et 13 février 2018. Texte : Fael, photos : Fael sauf mention contraire.

Vidéo de l'installation (Chamois78)

Site internet de l'exploitant

Sujet sur le remplacement de cet appareil et du télésiège Vioz - Mazots.



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