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Auteur de ce reportage : remontees
Section écrite le 24/05/2018 et mise à jour le 06/03/2019
(Mise en cache le 06/03/2019)

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Au sommaire du reportage :

  1. L'Alpe d'Huez
  2. Historique : l'axe des Grandes Rousses au Pic Blanc
  3. Pic Blanc, l'accès au sommet du domaine skiable
  4. Ligne et infrastructures du téléphérique du Pic Blanc
  5. Pic Blanc, un téléphérique mythique !



L'Alpe d'Huez

L’Alpe d’Huez est une station iséroise située dans le massif de l’Oisans. Accessible par la vallée de la Romanche au bout d’une montée de 22 virages, la station est implantée sur un plateau agréablement exposé au sud dans le massif des Grandes Rousses.
L’Alpe d’Huez est très connue pour son domaine skiable qui s’étale sur 5 stations pour former l’Alpe d’Huez Grand Domaine Ski qui regroupe : l’Alpe d’Huez, Auris en Oisans, Villard Reculas, Oz en Oisans et Vaujany. Les deux dernières stations sont situées dans la vallée de l’Eau d’Olle qui mène au col du Glandon et à la Maurienne. Le domaine de l’Alpe d’Huez, c’est 250 kilomètres de pistes situées entre 3330 mètres d’altitude (arrivée téléphérique du Pic Blanc) et 1135 mètres à l’Enversin d’Oz sur Vaujany. Alternant paysages en forêt sur Oz en Oisans et grands espaces vierges sur le glacier de Sarenne, le domaine skiable est très diversifié : entre pistes techniques du Clocher de Macle, de Fontfroide ou du Dôme des Petites Rousses et larges prairies douces des Jeux et du Rif Nel, on retrouve un large panel de pistes pour tous les skieurs. L’Alpe d’Huez comporte 2 pistes très connues, l’une pour ses splendides paysages et sa grande longueur (la piste noire Sarenne) et l’autre pour faire le cauchemar des skieurs, même des très bons, par son début très abrupt (la piste noire Tunnel).

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^^ Découvrez une présentation plus détaillée de la station en cliquant sur le logo ^^


Historique : l'axe des Grandes Rousses au Pic Blanc

Le projet d'extension de la station de l'Alpe d'Huez remonte aux années 1940. Ce projet, poussé par les socioprofessionnels de la station, avait pour but d'accroître fortement la surface skiable. La solution envisagée est alors de construire une chaîne de téléphériques entre la station et le massif des Grandes Rousses.
C'est finalement un entrepreneur de Toulon qui assurera le financement des téléphériques au montant bien supérieur à ce que la station pouvait alors assumer. Après deux années de chantier, les téléphériques des Grandes Rousses 1 & 2 ouvrent en 1954.
L'entrepreneur de Toulon, traversant de graves problèmes financiers, cesse l'exploitation en 1958. Cela conduit à la création de la SATA qui s'occupe alors de la remise en service des téléphériques.

La chaîne est terminée en 1962 avec l'ouverture du téléphérique du Pic Blanc, construit par Neyrpic sous la supervision de Pierre Goirand. Équipé de deux cabines de 35 places, il était exploité à une vitesse maximale de 10 m/s. Après un incident de poulie, la mise en service a été repoussée au mois de mars 1963.

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La première génération de cabines (à gauche) et la gare aval d'origine (à droite) (D.R., collection monchu).

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Croisement d'une cabine de première génération en ligne (D.R., collection Laurent Berne).

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Carte postale présentant une vue aérienne de la gare amont en 1964 (D.R., collection monchu).

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Autre vue aérienne de la gare amont avec une cabine de première génération en approche. On aperçoit également à côté de la gare amont le téléphérique de secours (D.R., collection monchu).

L'histoire du téléphérique du Pic Blanc est étroitement liée à l'exploitation du glacier de Sarenne pour le ski d'été. Dès 1969, le télésiège du Glacier est construit afin de desservir les pentes du glacier, sous le sommet du téléphérique. Deux téléskis fixes et un télécorde sont installés en bas du télésiège pour les débutants. L'été 1970 marque la première saison de ski d'été à l'Alpe d'Huez. Le domaine skiable de ski d'été atteint son apogée en 1972 avec la construction de nouveaux téléskis. Le domaine ouvre en été sur l'ensemble du glacier, la piste du Tunnel ainsi qu'au clocher de Mâcle grâce à une liaison par télésiège. On y trouve au sommet un court téléski baptisé « Brèche ».

Le domaine skiable s'étend la même année vers la future station d'Auris-en-Oisans. L'axe « Grandes Rousses 1 & 2 - Pic Blanc » est davantage fréquenté suite à l'afflux de cette nouvelle clientèle. En 1975, un accident sur le téléphérique des Grandes Rousses 2 précipite le remplacement des deux téléphériques par une télécabine 6 places Poma en deux tronçons. Cette télécabine permet de porter le débit de cet axe stratégique à 1800 personnes/heure.

En 1980, le téléphérique du Pic Blanc est reconstruit par Creissels afin que ses performances se rapprochent de celles de la nouvelle télécabine des Grandes Rousses. En effet, l'antique téléphérique, avec ses 400 personnes/heure, peinait à absorber les flux de skieurs et piétons voulant aller profiter du panorama au sommet de la station et du désormais prisé secteur du glacier.
Les cabines sont remplacées par des véhicules plus larges et capacitaires. Un quai central mobile est alors installé en gare aval afin de permettre de recevoir à quai chacune des deux cabines, alors même que la gare n'est pas assez large en théorie. Ce quai flottant se déplace au cours des rotations du téléphérique afin de laisser l'espace nécessaire à la cabine descendante pour se positionner le long du quai. En gare amont, les quais sont légèrement repris afin de laisser la largeur nécessaire aux nouvelles cabines pour arriver à quai.
La configuration technique est également modifiée pour prendre en compte le changement des cabines. Les moteurs et les câbles sont ainsi renouvelés.

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La gare aval du téléphérique du Pic Blanc en 1992 avec l'ancienne sérigraphie des cabines et sans le portique de maintenance (D.R., collection monchu).

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Première sérigraphie des cabines après la reconstruction du téléphérique par Creissels (D.R., collection Laurent Berne).

La même année, le domaine de ski d'été voit sa taille se réduire. Les deux téléskis fixes du Glacier et le téléski du Clocher de Mâcle sont démontés. L'exploitation estivale du Tunnel est malgré tout préservée. Avec la fonte du glacier de Sarenne, l'exploitation devient chaque année plus difficile tandis que les skieurs commencent à se lasser de cette activité. Les derniers téléskis du Glacier sont démontés au début des années 1990 et il ne reste plus que le télésiège du Glacier pour l'exploitation hivernale.

En 1991, la station de l'Alpe d'Huez continue à se développer et s'apprête à se relier aux domaines skiables d'Oz-en-Oisans et de Vaujany. Autant dire que cet axe central de la station menace d'être une nouvelle fois d'être plus fréquenté, et donc saturé.
Poma construit ainsi à l'été 1986 le DMC des Grandes Rousses, appareil rapide et offrant un débit record de 3000 personnes/heure. La télécabine des Grandes Rousses est réimplantée en tant que télécabine des Marmottes 1.

L'accès au secteur du glacier est largement amélioré en 2004 avec la construction par Doppelmayr du funitel à va-et-vient des Marmottes 3. Cet appareil, offrant un débit d'à peine 1100 personnes/heure, contribue à dé-saturer le téléphérique du Pic Blanc tout en donnant accès en navette à du ski facile, desservi par le télésiège de l'Herpie, construit en 2002 sur le versant opposé au funitel, tout en évitant d'y accéder via les difficiles pistes noires au départ du téléphérique du Pic Blanc. De plus, le télésiège du Glacier, construit en 2001, est accessible depuis le funitel des Marmottes 3 et permet de créer un itinéraire bis pour accéder au sommet du Pic Blanc et aux deux pistes mythiques que sont le Tunnel et la Sarenne.
Le téléphérique du Pic Blanc reste malgré tout encore très fréquenté puisqu'il est le moyen le plus rapide pour accéder au sommet éponyme depuis l'Alpe d'Huez ou encore depuis les domaines d'Oz-en-Oisans et de Vaujany.


Pic Blanc, l'accès au sommet du domaine skiable

Le téléphérique du Pic Blanc est un axe majeur du domaine skiable de l'Alpe d'Huez. Accessible depuis le centre de la station par la chaîne des DMC des Grandes Rousses 1 & 2 ou depuis les domaines skiables d'Oz-en-Oisans et de Vaujany par le téléphérique du Dôme des Rousses 2 (aussi connu sous le nom d'Alpette-Rousses), il permet de rejoindre le sommet du Pic Blanc à plus de 3300 mètres d'altitude.
Ce téléphérique est particulièrement prisé été comme hiver pour de nombreuses raisons. En tout premier lieu, il donne accès à son sommet à un splendide panorama à 360° embrassant l'ensemble des Alpes du Nord, du massif du Mont-Blanc aux Écrins en passant par la Vanoise, la Maurienne ou encore Belledonne, le Vercors, la Chartreuse et les Grandes Rousses. Les jours où la météo est suffisamment dégagée, on distingue très bien les Alpes frontalières à l'est et les prémices du massif central à l'ouest.
De par sa ligne audacieuse, le panorama offert et le domaine de haute montagne desservi, le téléphérique du Pic Blanc a largement contribué au rayonnement touristique et à la réputation de la station de l'Alpe d'Huez.

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Publicité éditée par l'Alpe d'Huez pour mettre en valeur le caractère exceptionnel du site desservi par le téléphérique du Pic Blanc (D.R. - collection Simon Gabolde).

De plus, jusqu'en 2004 et la construction du funitel à va-et-vient des Marmottes 3 par Doppelmayr, le téléphérique du Pic Blanc était l'unique accès au sommet de la station. Depuis cette date, le téléphérique est moins saturé, surtout que les skieurs de niveau moyen accèdent au niveau glacier de préférence par le funitel des Marmottes 3 pour emprunter ensuite le télésiège de l'Herpie afin d'évoluer sur ce secteur tout en évitant les pistes noires situées directement sous le sommet du Pic Blanc.
Le téléphérique du Pic Blanc, donnant accès au sommet éponyme, qui est aussi celui de la station, dessert notamment les deux pistes mythiques de la Sarenne et du Tunnel.
La première traverse tout le glacier de Sarenne jusqu'au pied du télésiège de l'Herpie avant d'entamer une longue descente jusqu'aux gorges de Sarenne où un long chemin ramène plus loin jusqu'à la gare intermédiaire du télésiège de l'Alpauris, d'où l'on peut ensuite remonter jusqu'au front de neige des Bergers à l'Alpe d'Huez. Cette descente est connue pour sa longueur hors du commun, à savoir plus de dix kilomètres jusqu'au fond des gorges pour 1700 mètres de dénivelée. Il est possible de varier la descente de la Sarenne en la contournant sur le glacier par la piste noire Cassini, voire même d'emprunter la piste noire du Château Noir, qui, lorsqu'elle est ouverte, permet de descendre les gorges de Sarenne en suivant un itinéraire plus sauvage.
Depuis les gorges de Sarenne, il est possible de remonter vers l'Alpe d'Huez via les télésièges du Chalvet et de l'Alpauris (en embarquant à la gare intermédiaire), mais aussi vers le domaine d'Auris-en-Oisans via le télésiège des Lombards. Le téléphérique du Pic Blanc assure donc une liaison d'altitude entre les domaines d'Oz-Vaujany et de l'Alpe d'Huez vers le domaine skiable d'Oz-en-Oisans, le tout sans avoir à emprunter toute la ligne du télésiège de l'Alpauris au départ du front de neige des Bergers.

La deuxième piste précitée évolue sur le haut du glacier de Sarenne avant d'emprunter un long tunnel traversant la montagne sous la brèche de Sarenne qui mène au départ d'un très raide mur à même la pente. L'itinéraire continue dans un décor grandiose jusqu'à atteindre le lac Blanc, d'où un télésiège permet de revenir au départ du téléphérique.

De plus, cette piste du Tunnel permet de réaliser quatre descentes de plus de 2000 mètres de dénivelée sur le domaine skiable :

  • Vers Oz-en-Oisans via l'Alpette (1349 m) : en empruntant la piste rouge des Rousses puis la piste verte du Carrelet (ou la piste rouge non damée des Bartavelles), la piste rouge de l'Alpette et enfin la partie basse de la piste rouge de l'Olmet.
  • Vers Oz-en-Oisans via la combe de Poutran (1349 m) : en empruntant la piste rouge « Chamois » puis les pistes rouges de Poutran et de l'Olmet.
  • Vers la Villette : en empruntant la piste rouge des Rousses puis les pistes bleues des Chalets et des Travers et enfin la piste bleue de la Vaujaniate pour descendre du plateau de Montfrais au hameau de la Villette.
  • Vers l'Enversin-d'Oz (1126 m) : en empruntant la piste rouge des Rousses puis la piste bleue des Chalets et la piste noire de la Fare. Le retour au village de Vaujany se fait ensuite par la télécabine de l'Enversin.


Enfin, le téléphérique du Pic Blanc donne accès au télésiège du Glacier via la piste noire éponyme et permet d'atteindre le télésiège de l'Herpie, desservant des pistes de niveaux plus faciles (bleu et rouge) ainsi que la piste noire des Cristaux, variante du haut de la piste noire de Sarenne, partant du sommet du télésiège de l'Herpie et du funitel à va-et-vient des Marmottes 3.

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Situation du téléphérique du Pic Blanc sur le plan des pistes de l'Alpe d'Huez Grand Domaine.

En été, le téléphérique du Pic Blanc dessert en outre une longue descente en VTT contournant ce qu'il reste du glacier de Sarenne pour continuer jusqu'à l'entrée des gorges de Sarenne avant de revenir vers le front de neige de l'Alpe d'Huez en empruntant la route du col de Sarenne.

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Situation du téléphérique du Pic Blanc sur le plan des pistes estival de l'Alpe d'Huez pour l'été 2016.

Ce téléphérique, construit par Neyrpic au début des années 1960, a la particularité d'être bi-tracteur et mono-porteur à la manière des téléphériques Applevage. Il a ensuite été refait et modernisé totalement en 1980. La gare aval étant trop étroite, un quai flottant se déplaçant de droite à gauche au cours des rotations des cabines a permis de conserver un quai de taille suffisante pour accueillir les cabines en provenance de chacune des deux voies.
On notera qu'à l'occasion des 30 ans de la nouvelle installation, le téléphérique du Pic Blanc a bénéficié d'une modernisation électrique et d'une nouvelle centrale des freins en 2010. De plus, le câble porteur droit (voie 2) a été remplacé en 2015.

Voici donc les caractéristiques de ce téléphérique :

Caractéristiques administratives

TPH-Téléphérique à va-et-vient : PIC BLANC
Exploitant : SATA (Société d'Aménagement Touristique Alpe d'Huez et des Grandes Rousses)
Maître d'œuvre : DCSA
Constructeur : CREISSELS
Installation électrique : SEMER
Année de construction : 1980

Caractéristiques d’exploitation

Saison d'exploitation : Hiver et été
Capacité : 93 personnes (80 personnes en pratique)
Débit à la montée : 1015 personnes/heure
Débit à la descente : 650 personne/heure (environ 64 % du débit théorique)
Vitesse d'exploitation : 12,5 m/s

Caractéristiques géométriques

Altitude aval : 2622 m
Altitude amont : 3318 m
Dénivelée : 696 m
Longueur développée : 2131 m
Longueur horizontale : 2005 m
Pente maximale : 68 %
Pente moyenne : 34,71 %
Temps de trajet : environ 5 minutes

Caractéristiques techniques

Emplacement motrice : Aval
Type de motorisation : Courant continu
Puissance développée : 370 kW
Emplacement de la tension des câbles tracteurs : Amont
Emplacement de la tension des câbles porteurs : Aval
Type de tension (tracteurs et porteurs) : Contrepoids
Masse totale des contrepoids de tension des câbles tracteurs : 32 700 kg
Masse totale des contrepoids de tension des câbles porteurs : 76 200 kg
Nombre de pylônes : 0
Nombre de véhicules : 2 + 2 véhicules de secours

Caractéristiques du câble

→ 2 câbles tracteurs (2005) :

Fabricant du câble : TRÉFILEUROPE
Diamètre du câble : 32 mm
Âme : Compacte
Type de câblage : Lang à droite
Composition : 6×15 fils
Résistance à la rupture : 76 610 daN
Section du câble : 384,92 mm²
Section du toron : 64,15 mm²
Pas de câblage : 224 mm
Pas de toronage : 92 mm

→ Câble porteur gauche (1989) :

Fabricant du câble : C.Y.A.E.S.A.
Diamètre du câble : 50 mm
Résistance à la rupture : 275 857 daN
Section du câble : 117,78 mm²
Section du toron : 19,63 mm²
Pas de toronage : 370 mm

→ Câble porteur droit (2015) :

Fabricant du câble : ARCELOR MITTAL
Résistance à la rupture : 275 857 daN
Pas de toronage : 375 mm


Ligne et infrastructures du téléphérique du Pic Blanc

La gare aval

Structure générale

La gare aval du téléphérique du Pic Blanc est située à 2622 mètres d'altitude sur un promontoire dans le prolongement de la large crête issue du dôme des Rousses. Elle est accolée au bâtiment abritant la gare amont du DMC des Grandes Rousses 2 et placée quelques dizaines de mètres sous l'arrivée du télésiège fixe du Lac Blanc.
Si la file d'attente, le poste de commande et la machinerie sont abrités sous le bâtiment, le quai est quant à lui situé l'extérieur. À l'avant des quais, on notera la présence d'un portique relié par des passerelles jusqu'au bâtiment de la gare. Ce portique et ces passerelles ont pour objectif de faciliter les opérations de maintenance sur les chariots.
À l'arrière du bâtiment de la gare aval, deux énormes contrepoids, assurent la tension des câbles porteurs. Les contrepoids sont reliés aux câbles par des nappes de câbles.

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Vue d'ensemble de la gare aval depuis la fin de la piste rouge du Belvédère.

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On se rapproche de la gare.

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Vue rapprochée avec le portique de maintenance au premier plan.

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Vue de côté de la gare aval en partant vers la piste rouge des Rousses.

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Vue de face avec l'accès au téléphérique à l'extrémité gauche de la photo.

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Autre angle de vue en partant vers la piste bleue du Couloir.

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Vue de côté de la gare aval en partant vers la piste bleue du Couloir. On peut également voir la sortie du DMC des Grandes Rousses 2.

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Vue en contre-plongée de l'arrière de la gare aval avec la gare amont du DMC des Grandes Rousses 2 depuis le début de la piste rouge « Chamois ».

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Zoom sur la gare. On aperçoit très bien les deux contrepoids des câbles porteurs (un pour chaque câble porteur de chaque voie).


Intérieur de la gare

L'accès à la gare aval se fait par l'intermédiaire d'une rampe en pente douce située le long de l'arrière du bâtiment de la gare amont du DMC des Grandes Rousses 2. Il faut ensuite monter quelques escaliers pour atteindre les portiques de validation des forfaits, situés directement à l'arrière du quai.
Ce quai présente la particularité d'être flottant, c'est-à-dire qu'il se déplace de droite à gauche entre deux rotations du téléphérique. La gare étant particulièrement étroite, cela permet d'avoir un quai large pour offrir aux passagers un accès aisé aux cabines. Cette solution a été apportée par Creissels lors de la reconstruction de 1980.

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Entrée de la gare aval (photo prise en été, d'où la présence de signalétique estivale pour l'ouverture du domaine VTT et les pistes de ski marquées fermées).

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Cabine à quai sur la voie de gauche en gare aval.

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Vue opposée d'une cabine sur ce même quai. On voit bien les barrières condamnant le bord du quai en dehors des périodes où la cabine y est présente.

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Cabine sur l'autre quai en été.

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Sabots pour les câbles porteurs (1 par voie, en blanc) et galets de redirection des deux câbles tracteurs (soit au total 4 galets en orange par voie).

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Vue depuis une cabine de la même voie des galets de redirection des câbles tracteurs.



La ligne

La ligne du téléphérique du Pic Blanc est particulièrement impressionnante avec sa portée unique de 2131 mètres développés pour un peu moins de 700 mètres de dénivelée. Après avoir survolé la fin de la piste rouge du Belvédère puis de la ligne du télésiège fixe du Lac Blanc, le téléphérique entame le survol d'une importante dépression menant sur la droite vers le lac Blanc. La ligne reprend ensuite le survol d'un large replat où se situent en été des lacs grandissant d'année en année et menaçant à terme de barrer l'itinéraire de la piste noire du Tunnel.
Après avoir longé un éperon rocheux, la ligne franchit un nouveau palier et survole alors un grand lac pour rejoindre les pentes abruptes situées sous le sommet du Pic Blanc. L'arrivée en gare amont est assez vertigineuse et longe la paroi du sommet.

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Vue d'ensemble de la ligne depuis les abords de la gare aval d'un côté…

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…comme de l'autre côté de la ligne.

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Vue de la ligne depuis la gare aval.

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Début de la ligne au-dessus de la fin de la piste rouge du Belvédère.

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La cabine va bientôt survoler la ligne du télésiège fixe du Lac Blanc.

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Survol du télésiège du Lac Blanc avec la fin de la piste noire du Tunnel face à nous.

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Survol de l'entonnoir dans lequel évolue la fin de la piste noire du Tunnel jusqu'au niveau de la rive du lac Blanc.

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La ligne évolue dans un grand espace minéral. Sur la gauche, on aperçoit le tracé de la piste noire du Tunnel.

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La pente commence à devenir de plus en plus importante.

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Le croisement des cabines approche.

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Le croisement des cabines est imminent.

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Croisement des cabines.

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La montée continue avec la piste noire du Tunnel tout à gauche.

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Entame de la montée finale face au mur principal de la piste noire du Tunnel.

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On peut distinguer le sommet du tunnel traversant la brèche de Sarenne sur la droite de la photo.

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La hauteur diminue à mesure que l'on s'approche du sommet.

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Survol vertigineux des parois du Pic Blanc.

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Approche progressive du sommet.

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Arrivée en gare amont.


La gare amont

Situation générale

La gare amont est située au sommet du Pic Blanc à 3318 mètres d'altitude, en surplomb des pentes du versant de l'Alpe d'Huez. La gare est à niveau avec une plate-forme panoramique qui marque également le départ des pistes. À l'arrière de la gare amont, en été, se trouve une plate-forme panoramique afin de mieux admirer les massifs savoyards, de la Maurienne au Mont-Blanc en passant par la Vanoise et le Beaufortain. Sous cette plate-forme panoramique se situent les ancrages des câbles porteurs.

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Vue de la gare amont depuis la ligne.

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Vue zoomée de la gare amont depuis le sommet du Dôme des Petites Rousses.

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Vue en contre-plongée d'un peu plus loin depuis la piste noire du Tunnel.

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Le sommet du Pic Blanc vu depuis le départ du téléphérique.

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Vue en contre-plongée depuis la piste noire du Tunnel.

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Sortie de la gare amont.

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Mention du nom du sommet à l'avant de la gare amont.

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La plate-forme panoramique à la sortie de la gare amont du téléphérique.

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Vue d'ensemble de la gare amont en partant vers la piste noire du Glacier.

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Vue de trois quarts.

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Vue arrière de la gare amont depuis une plate-forme panoramique vers la Maurienne accessible à pied en été.

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Vue de trois quarts de la gare amont depuis un départ vers des itinéraires hors pistes sous le sommet du Pic Blanc.

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Vue zoomée de la gare amont depuis la piste noire de Sarenne. Sur la droite de la photo, on peut voir distinctement la gare amont du télésiège fixe du Glacier.


Intérieur de la gare

Les voyageurs arrivent directement sur les quais en bois de la gare situés en surplomb de la pente. Les passagers entrent et sortent des véhicules uniquement depuis le quai central. Celui-ci offre également une très belle vue sur la basse vallée de la Romanche ainsi que les massifs de Belledonne et plus au loin du Vercors.
La sortie se fait à niveau avec les pistes et la plate-forme panoramique.

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Vue d'ensemble du quai central.

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Vue de la ligne et du quai central depuis la vigie de la gare amont en été.

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Cabine à quai en gare amont.

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Suspente et chariot d'une cabine stationnant en gare amont.

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Accès à l'extérieur.


Panorama au sommet

Au sommet du téléphérique du Pic Blanc, le tour d'horizon sur les Alpes est immense, à 360°. Depuis la plate-forme panoramique, on peut admirer du massif de Belledonne aux massifs de la Maurienne et du Mont-Blanc en passant par le Vercors, le Valbonnais, les Grandes Rousses et les Écrins.
Les jours où le temps est le plus dégagé, on peut apercevoir jusqu'à ⅕ème de la France, ce qui en fait le belvédère qui offre la vue la plus importante de France.

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Terrasse panoramique à l'arrivée du téléphérique.

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Vue en direction du Valbonnais et du Grenoblois depuis le quai central de la gare amont du téléphérique.

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L'arête séparant sur la droite la station de l'Alpe d'Huez et à gauche le secteur du Glacier. À l'arrière-plan, on peut voir la station des Deux-Alpes sur la gauche et plus généralement les montagnes du Valbonnais.

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Vue en direction des Deux-Alpes et du massif de la Muzelle. Au premier plan, le télésiège du Glacier et le glacier de Sarenne.

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Vue en direction des Deux-Alpes et des Écrins, on aperçoit notamment l'aiguille du Plat de la Selle et le sommet de la Meije. En bas de la photo, on aperçoit la fin de la ligne du télésiège fixe du Glacier.

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De gauche à droite, la Maurienne, les aiguilles d'Arve, le plateau d'Emparis et le col du Lautaret que l'on devine, le massif de la Meije et le glacier du Mont-de-Lans.

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De gauche à droite : la Maurienne, les aiguilles d'Arves et le plateau d'Emparis. La photo est prise à proximité directe du départ des itinéraires hors-pistes.

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Vue au nord-est en direction du massif de la Vanoise.

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Le Grand Pic de Belledonne (2977 m).



Véhicules et chariots

Les cabines actuelles du téléphérique du Pic Blanc ont été livrées par Creissels lors de la reconstruction de 1980. Elles peuvent accueillir jusqu'à 93 personnes debout en théorie même si elles sont plutôt exploitées en pratique avec 80 passagers au maximum. Tous les passagers prennent place debout en cabine tandis qu'une place est réservée pour le cabinier au niveau du pupitre de conduite, situé lui-même à proximité des portes de la cabine.
La cabine n°2 a été rénovée en 2008, suivie par la cabine n°1 au printemps 2009. Les mêmes opérations ont été réalisées sur les deux véhicules, à savoir une reprise complète de la décoration extérieure, le changement des plexiglas et des inclinomètres en cabine.

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Cabine n°1 avant sa rénovation au printemps 2009 (© Simon Gabolde).

Les cabines revêtent maintenant une livrée anthracite sur laquelle on retrouve le logo de l'Alpe d'Huez sur chaque face et la mention du sommet du Pic Blanc. Les vitres sont teintées pour s'assortir aux teintes foncées de la livrée.

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Une cabine vue en plongée en sortie de la gare amont. La vue au loin est immense et s'étend de la vallée de la Romanche jusqu'aux premiers reliefs ardéchois en passant par les massifs de Belledonne (sur la droite) et du Vercors (derrière la vallée de la Romanche).

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Cabine n°1 entrant en gare aval.

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Vue en contre-plongée d'une cabine en sortie de gare aval.

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Vue de côté d'une cabine à proximité de la gare aval. On aperçoit à l'arrière la ligne de la télécabine des Marmottes 2 et un train de cabines du funitel des Marmottes 3.

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Cabine face à la vallée de la Romanche, ce jour-là recouverte d'une épaisse mer de nuages.

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Une cabine vue de la piste noire du Tunnel face au sommet du Bras (1972 m) et aux côtes surplombant le village de Huez.

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Une cabine face au massif du Vercors et aux montagnes ardéchoises environnant le Mont Mézenc.

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Zoom sur une cabine depuis la piste noire du Tunnel.

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Vue de dessous d'une cabine depuis la piste noire du Tunnel.

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Croisement des cabines dans un somptueux décor minéral recouvert de neige.

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Croisement des cabines vu depuis la piste noire du Tunnel.

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Chaque cabine peut transporter des charges lourdes sous son plancher grâce à un jeu de crochets rouges.

Chaque cabine comprend un pupitre permettant au conducteur d'indiquer son signal de « Prêt » avant le début de chaque rotation. Il peut également surveiller le niveau de tension des batteries et effectuer un arrêt d'urgence.

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Pupitre en cabine.

L'ouverture des portes des cabines est manuelle. Un volant est situé à côté du pupitre et permet d'ouvrir les portes de la cabine manuellement. Les barrières de protection sur les quais s'ouvrent et se ferment par contre automatiquement.

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Volant permettant d'ouvrir manuellement les portes.

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Barrières de quai fermées en gare amont.

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Cabine à quai, barrières ouvertes, en gare amont.

Chaque chariot est constitué d'une rangée centrale de 8 galets permettant à la cabine de rouler sur le câble porteur. De part et d'autre, et à l'avant comme à l'arrière du chariot, des tiges prolongées par des attaches fixes et des attaches massives assurent le lien entre le chariot et les deux câbles tracteurs. Ces deux câbles tracteurs sont guidés le long du profil du chariot par un dispositif dit de « chapeau de gendarme ». Le câble passe ici au-dessus de l'axe de rotation du chariot autour de la suspente et y décrit une courbe. Ce système permet d'éviter que la cabine ne glisse sur les câbles tracteurs et ne dévale la ligne sans qu'il y ait moyen d'arrêter sa course, l'installation étant dépourvue de frein de chariot.

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Vue d'ensemble du chariot.

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Vue de côté du chariot depuis la gare amont.

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Chariot en gare amont.


Au cœur du téléphérique du Pic Blanc

Mise en mouvement des câbles tracteurs

Le téléphérique du Pic Blanc présente la particularité d'être mis en mouvement par deux câbles tracteurs parallèles en ligne. Ces deux câbles passent dans une poulie à double gorge mise en mouvement par un ensemble de deux moteurs couplés par l'intermédiaire d'un différentiel par cardans situé entre les deux réducteurs. En cas d'avarie sur les moteurs électriques, un moteur thermique situé à l'arrière de la salle peut entraîner des cardans qui mettent ensuite en mouvement la poulie motrice via les réducteurs associés à chacun des deux moteurs électriques.

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Moteur et réducteur vus depuis l'escalier permettant de descendre à la machinerie en gare aval.

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Vue d'ensemble de la poulie à double gorge.

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Zoom sur les freins de poulie.

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Vue d'ensemble de la poulie à double gorge entraînant les câbles tracteurs. On aperçoit tout en haut à droite de la photo le moteur thermique de secours entraînant les cardans cachés sous les capots noirs et jaunes. Ces cardans peuvent ensuite se raccorder au niveau de chacun des deux réducteurs.


Tension des câbles

La tension des câbles porteurs est directement assurée à l'arrière de la gare aval par deux imposants contrepoids visibles depuis les pistes. Chaque contrepoids tend le câble porteur de la voie afférente via l'intermédiaire de faisceaux de câbles vraisemblablement reliés aux câbles porteurs via des mordaches.

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Poulies de redirection des faisceaux de câble tendant les câbles porteurs à l'arrière de la gare aval.

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Le contrepoids, relié aux câbles par d'imposantes fixations, et coulissant sur des rails verticaux grâce à des roulettes placées aux extrémités (on peut en voir une au premier plan).

La tension des câbles tracteurs est assurée en gare amont, à l'arrière des quais. On retrouve dans une grande fosse deux grands contrepoids tendant chacun un câble tracteur.

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Les deux contrepoids des câbles tracteurs.

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Vue détaillée du contrepoids de gauche (celui le plus à l'arrière des quais).

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Contrepoids et poulie retour-tension à droite (plus proche des quais).

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Les deux poulies tension avec les passerelles de maintenance.


Ancrage des câbles porteurs et des câbles de maintien de la gare amont

Pour rappel, le téléphérique du Pic Blanc est un téléphérique à va-et-vient bicâble tracteur et mono-câble porteur. Chaque voie est équipée d'un câble porteur de type « clos », dont l'un date de 1989 et l'autre date de 2015.

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Détail du câble porteur droit, fourni par Arcelor Mittal en 2015.

Les deux câbles porteurs sont ancrés fixement au sol à l'arrière de la gare amont, sous ce qui est en été une table d'orientation en direction de la Maurienne, des Aiguilles d'Arves et des Écrins (vers le nord-est). Deux câbles de chaque côté de la gare (soit quatre au total) retiennent également la gare amont via l'intermédiaire de mordaches fixées au bâtiment.
On notera qu'une reprise de tension des câbles porteurs a été effectué il y a quelques années par l'entreprise Câbles & Montage.

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Voie de droite : on aperçoit à gauche de la photo les mordaches assurant le lien entre la structure de la gare et deux câbles de maintien - et à droite, la sortie du câble porteur sur un petit sabot incurvé.

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Vue plus rapprochée sur les mordaches reliant la gare aux câbles de soutien.

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Support en béton avec des sabots permettant de rediriger chacun des deux câbles porteurs vers la tomme d'ancrage.

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Zoom sur l'un de ces sabots.

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Entre les deux massifs équipés de sabots pour rediriger les câbles de chacune des deux voies se situe ce qui semble être une ancienne tomme d'ancrage des câbles porteurs.

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En hiver, lors de fortes chutes de neige, le précédent bloc de béton et les sabots peuvent être enfouis sous la neige.

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Vue rapprochée d'une mordache permettant de dédoubler les câbles soutenant la gare amont.

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Les câbles de la voie de droite entre le sabot de redirection et la tomme d'ancrage.

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Sur la voie de gauche.

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Jeu de mordaches permettant de dédoubler le nombre de câbles soutenant ce côté de la gare amont.

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La tomme d'ancrage avec le câble porteur gauche dans la gaine noire et deux câbles de maintien de la gare plus à l'avant sur la photo.

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Mordache au pied de la tomme d'ancrage arrimant au sol un câble porteur après ses multiples tours sur la tomme d'ancrage.

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Vue en contre-plongée de la tomme d'ancrage.


Le quai flottant en gare aval

Comme déjà précisé plus tôt, la gare aval étant assez étroite, il a été décidé lors de la reconstruction de l'équiper d'un quai flottant qui se déplace de droite à gauche. Cela a notamment permis de conserver un espace suffisant d'attente pour les passagers, en particulier en période hivernale lorsqu'il y a de la queue et que l'exploitant fait patienter l'ensemble des passagers de la cabine suivante sur le quai afin de gagner du temps à l’embarquement.
Ce quai se déplace sur des rails à l'aide de roues mises en mouvement via un moteur puis un jeu de chaînes et de cardans.

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Le quai flottant en train de se déplacer.

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Structure du quai avec le capot rectangulaire abritant le moteur entraînant les roues au premier plan.

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Vue d'ensemble du rail de l'avant de la gare sur lequel le quai roule.

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Vue zoomée d'une butée.

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La butée opposée.

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En zoomant, on aperçoit davantage la roue et le rail.

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Le moteur entraînant le quai.

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À l'opposé, on peut observer le jeu de double rangée de chaînes entraînant les roues du quai et les cardans transmettant le mouvement aux roues de l'autre côté du quai.

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Vue du même jeu de chaînes depuis le point de vue opposé.

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La transmission par cardans vers les roues du rail opposé, situé plus haut que le rail à l'avant de la gare.


Portique de maintenance en gare aval

Ajouté lors de la reconstruction du téléphérique par Creissels, ce portique de maintenance est équipé de passerelles en son sommet pour faciliter l'accès aux cabines et à un treuil pouvant être déplacé sur toute la largeur de la voie et d'un palan pour la manutention. On trouve également une barre permettant d'effectuer des opérations de maintenance sur le montant gauche du portique (en regardant dans le sens de la montée).

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Vue d'ensemble du portique de maintenance depuis le quai en gare aval.

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Le palan déplaçable en haut du portique.

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La barre de maintenance.


Dispositif de sauvetage en ligne

Au bout de chaque voie en gare amont, sous chaque quai, sont installés deux véhicules de secours équipés d'une suspente et d'un chariot permettant de rouler sur le câble porteur du téléphérique. En cas de besoin, ces nacelles peuvent être montées sur le câble tracteur inférieur et tractées depuis la gare amont par des systèmes de tambours d'où sont déroulés les câbles des nacelles. Ces tambours sont entraînés par des moteurs thermiques.

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Le véhicule de la voie de gauche.

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Le véhicule de la voie de droite.

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Vue de dessus du même véhicule.

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Poulie retenant le câble de traction au centre du quai de la gare amont.

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Redirection du câble vers l'arrière de la gare amont.

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Redirection du câble de traction vers la voie de gauche au-dessus du véhicule de sauvetage.

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Même chose sur la voie de droite.



Autres vues…

→ En hiver :

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Le point de départ des pistes du secteur du Glacier vu depuis la sortie du téléphérique.

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Vue de la ligne depuis la gare amont.

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Le point de départ des itinéraires hors-pistes au nord de la gare amont, que ce soit vers Vaujany ou vers le glacier du Grand Sablat.

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La gare amont du téléphérique et le secteur du Glacier vus depuis la piste noire de Sarenne.

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Une cabine en ligne face à la vallée de la Romanche couverte d'une mer de nuages et l'Alpe d'Huez sur la gauche. La photo est prise depuis la piste noire du Tunnel.

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Vue d'une cabine montant au pic du Lac Blanc depuis le début du mur principal de la piste noire du Tunnel.

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Vue d'une cabine en ligne depuis la piste noire du Tunnel. À l'arrière-plan, on distingue la vallée de la Romanche, puis le massif du Vercors et enfin les montagnes de Lozère à l'horizon.

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Cabine montant au Pic du Lac Blanc.

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Développement de la première moitié de la ligne avec le croisement des cabines.

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Passage d'une cabine au-dessus de la piste noire du Tunnel, face à la vallée de la Romanche sous une épaisse mer de nuages.

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Vue opposée depuis la piste noire du Tunnel.

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L'ensemble de la ligne vu depuis le télésiège fixe du Lac Blanc.

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Vue d'ensemble de la ligne jusqu'au Pic du Lac Blanc depuis la piste rouge du Belvédère.


→ En été :

Pour finir, je vous propose quelques vues à la montée et à la descente en été :

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La gare aval en été.

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Cabine entamant la montée.

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Début de la montée au-dessus de la ligne du télésiège du Lac Blanc.

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Passage du ressaut rocheux.

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Survol du lac d'altitude situé sous le sommet.

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La vue depuis le sommet en été. On aperçoit bien les lacs survolés par le téléphérique, invisibles en hiver sous une épaisse couche de neige.

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Vers le milieu de la ligne. On peut apercevoir le bord du lac Blanc sur la gauche de la photo.

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Survol du télésiège du Lac Blanc.

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Arrivée en gare aval.



Pic Blanc, un téléphérique mythique !

Depuis 1962, le téléphérique du Pic Blanc assure la desserte du sommet du Pic du Lac Blanc, point culminant de la station de l'Alpe d'Huez et splendide belvédère de haute montagne sur l'ensemble des Alpes du Nord. Il a également contribué à la renommée de la station grâce à la desserte de la piste noire du Tunnel, percé dès 1964, puis de la piste noire de la Sarenne, l'une des plus longues de France, dès 1976. Ce téléphérique est donc hautement mythique et contribue à l'image de la station.
Néanmoins, il est régulièrement très fréquenté voire saturé. Depuis l'ouverture du nouvel accès au secteur glacier par le funitel des Marmottes 3 en 2004, l'affluence est davantage maîtrisée vers le glacier. Ce secteur restera tout de même réservé aux très bons skieurs afin d'éviter une saturation de ce secteur d'altitude enclavé.

Le téléphérique du Pic Blanc, très bien entretenu par la SATA, a encore de longues années d'exploitation devant lui.

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Pic Blanc, une ligne audacieuse qui a fait la réputation de la station de l'Alpe d'Huez.

Les photos de Simon Gabolde (Valloire++) ont été réutilisées en accord avec son autorisation de republication de ses photos sur le présent site.
Je tiens à remercier chaleureusement l'équipe du téléphérique du Pic Blanc pour m'avoir proposé de visiter la machinerie du téléphérique en juillet 2011. Je tiens enfin à remercier monchu et Laurent Berne (lolo42) pour la mise à disposition des clichés historiques. Merci à Clément05 pour sa présentation de la station et, de manière plus générale, aux autres membres qui ont assuré la relecture et apporté des clichés supplémentaires sans lesquels ce reportage ne serait pas aussi complet.


Bannière : Bovinant
Texte et mise en page : remontees et Clément05.
Photos : Clément05, j'ib, Laurent Berne (lolo42), monchu, remontees et Simon Gabolde (Valloire++)
Date des photos (pour Clément05 et remontees) : 15 juillet 2011, 11 avril 2015, 18 décembre 2016, 30 mars 2017, 28 janvier 2018, 21 février 2018 et 19 août 2018.



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