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 TPH V Monte Bianco 2 (Pavillon du Mont-Fréty - Col du Géant)

Courmayeur (Monte Bianco)

Funivie d'Italia - Lora Totino & C. - Agudio

T3 HS
Description rapide :
Partez à la découverte du second tronçon des téléphériques du Monte Bianco menant depuis plus de 60 ans au Col du Géant grâce à une ligne exceptionnelle de 2440 mètres sans pylône crée à l'occasion par Vittorio Zignoli !

Année de construction : 1947
Fin de service en : 2015

Appareils recommandés par l'équipe : Suivre la discussion sur le forum



Auteur de ce reportage : j'ib
Section écrite le 13/06/2018 et mise à jour le 26/06/2018
(Mise en cache le 27/06/2018)

Téléphérique Monte Bianco 2
Courmayeur / Monte Bianco (Italie)


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A Courmayeur, sur le versant valdôtain du massif du Mont-Blanc, les téléphériques Monte Bianco constituent depuis les années 1940 le pendant italien des téléphériques français de l'Aiguille du Midi. Les deux lignes sont d'ailleurs reliées depuis 1957 par l'intermédiaire de l’impressionnant téléphérique Panoramic Mont-Blanc, formant, en duo avec le tunnel du Mont-Blanc, suivant le rêve de leur concepteur, Lora Dino Totino, le "plus grand carrousel du monde".

Au départ du hameau de la Palud, les téléphériques Monte Bianco permettent de gagner, via le Pavillon du Mont-Fréty (2178 m), le refuge Torino (3320 mètres) puis la Pointe Helbronner (3452 mètres), où les touristes peuvent toucher du bout des doigts le toit de l'Europe et les plus grandes étendues glacières du massif (voir le descriptif détaillé de la page Courmayeur / secteur Monte-Bianco présent ici).

A l'heure de leur remplacement après plus de 60 ans de services, remontees-mecaniques.net vous propose une série de trois reportages hommages sur ces appareils mythiques avec le premier tronçon d'ores et déjà en ligne. Cette seconde présentation vous invite donc à découvrir le second tronçon Pavillon du Mont-Fréty - Col du Géant.

    Le premier refuge Torino et la vallée de Courmayeur vus depuis la pointe Helbronner
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La ligne de haute montagne la plus hardie de son époque

L'histoire militaire de ce second tronçon des téléphériques du Monte-Bianco étant liée avec celle du premier tronçon, je vous propose alors de la découvrir de façon plus complète avec le reportage du 1er tronçon.

La construction de la ligne des téléphériques débute en 1940, après que la société Funivie d'Italia, fondée par Dona Lora Totino, ait remporté un marché avec l'armée italienne. La première section, reliant le hameau de la Palud au Pavillon du Mont-Fréty, est rapidement achevée et ouverte aux armées tandis que le second tronçon, permettant l'accès au col du Géant et au refuge Torino, pose plus de difficulté, du fait de sa proximité avec la frontière française et d'une ligne plus hardie évoluant dans un environnement de haute montagne plus hostile. Le 9 avril 1945, les tirs français endommagent le premier tronçon. Cet épisode signe la fin de l'usage militaire de la ligne : les armées de l'Axe se retirent de la vallée, sans qu'elles n'aient pu utiliser la seconde section, demeurée inachevée.

    La ligne de service du second tronçon a beaucoup servi pour la construction du téléphérique durant la guerre
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Sous l'impulsion de Dino Lora Totino, le chantier reprend après la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Depuis le début du projet, l'ingénieur voyait, à n'en point douter, plus loin que la conception d'une installation à usage militaire : sa volonté était de réaliser à Courmayeur, le pendant du projet des téléphériques touristiques de l'Aiguille du Midi de Chamonix. La hardiesse du second tronçon, imaginé par le professeur et ingénieur conseil Vittorio Zignoli, a, en effet, tout pour faire de cette ligne une installation prestigieuse.

Cette section ne reçoit aucun pylône intermédiaire et dispose donc d'une portée libre de plus de 2440 mètres de longueur. A l'époque, c'est le record mondial. C'est également le second plus haut téléphérique pour voyageurs du monde après celui du Plateau Rosa à Breuil-Cervinia, également installé par le Comte Dino Lora Totino et calculé par Vittorio Zignoli.

A la tête du bureau technique de Funivie d'Italia, Lorenzo Valentino de Francisco, reprend le chantier en collaboration avec Zignoli. Lorenzo de Francisco coordonne et supervise la construction, en sous-traitance avec Agudio pour la fournitures des principales pièces techniques.

    Les travaux reprennent avec une équipe motivée comme ici au col du Géant
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Le premier tronçon, rapidement opérationnel, est utilisé comme moyen de transport de matériaux jusqu'au Pavillon du Mont-Fréty pour l'avancement de la seconde section. Une ligne de service est également installée sur la seconde section. Le chantier valdôtain avance rapidement.

    La gare amont au col du Géant prend alors forme
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    La pause des câbles est faite à la main, au contraire d'aujourd'hui où tout est fait par hélicoptère
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Malgré les importants retards engendrés à cause de la Seconde Guerre Mondiale, le chantier du second tronçon est finalisé courant 1947. Il est inauguré en même temps que le premier, le 28 août de cette même année, sept ans après le premier coup de pioche. Les téléphériques prennent alors le nom commercial de « Funivie Monte Bianco », du fait de leur situation proche du toit de l'Europe Occidentale.

Comme la première section, le second tronçon des téléphériques Monte Bianco fonctionne depuis plus de six décennies dans une configuration proche de celle d'origine. Tout juste peut-on relever le remplacement des armoires, automates et des pupitres, ainsi que quelques rénovations au niveau des véhicules.

    Vue sur le début de la fameuse ligne sans pylône avec une cabine au début de son exploitation
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    La gare sommitale au col du Géant avec une cabine arrivant en gare
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    Cabine au survol des champs du Mont-Fréty au début des années 1960
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Le second tronçon des téléphériques Monte Bianco : Pavillon du Mont-Fréty -– Col du Géant

Ce second tronçon des téléphériques Monte Bianco reliait le Pavillon du Mont-Fréty, située à 2178 mètres en plein milieu de la face Sud du massif du Mont-Blanc juste au dessus de l'entrée italienne du tunnel du Mont-Blanc, au Col du Géant, à 3326 mètres d'altitude, à proximité du débordement italien du glacier éponyme, à proximité du refuge Torino. Son exploitation était quasi annuelle avec juste une dizaine de jours d'arrêt en mai et novembre pour la maintenance du téléporté.

L'appareil adoptait une configuration à va-et-vient. Chaque voie recevait trois câbles. Pour l'exploitation normale, étaient utilisés un câble porteur de 47 millimètres et un câble tracteur de 26 millimètres ; l'autre tracteur de 16 millimètres servait de marche de secours ultime pour le rapatriement. L'installation était exploitée à 12 mètres par seconde et transportait 300 personnes par heure et par sens.

Situation sur le plan des activités de la Funivie Monte Bianco S.p.A. :

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Caractéristiques

Caractéristiques administratives

TPH V - Téléphérique bicâble à va-et-vient : MONTE BIANCO 2ND TRONÇON : Pavillon du Mont-Fréty - Col du Géant
Exploitant : Funivie Monte Bianco S.p.A.
Constructeur : Funivie d'Italia / Agudio
Période de construction : 1940 - 1947
Date d'inauguration pour l'exploitation au public : 28 août 1947
Date de destruction : 2015

Caractéristiques d’exploitation

Exploitation : Annuelle (arrêts en mai et novembre)
Capacité : 31 personnes
Débit à la montée : 300 p/h
Débit à la descente : 300 p/h
Vitesse maximale de l'installation : 12 m/s
Vitesse d'exploitation de l'installation : 10 m/s
Vitesse maximale avec le moteur électrique de secours : 2,5 m/s
Vitesse maximale avec le moteur thermique de secours : 1 m/s
Temps de trajet : 5 min 55 sec

Caractéristiques géométriques

Altitude aval : 2178 mètres
Altitude amont : 3326 mètres
Dénivelée : 1148 mètres
Longueur développée : 2440 mètres
Longueur horizontale : 2135 mètres
Pente maximale : 81 %
Pente moyenne : 54 %

Caractéristiques techniques

Gare motrice : Amont
Moteur électrique de marche normale : Courant continu 186 kW
Moteur électrique de secours : Courant continu 135 kW
Moteur thermique de secours : 78 kW
Puissance du groupe électrogène : 375 kVA

Gare tension : Aval
Type de tension : Dynamique, par contrepoids
Masse des contrepoids des câbles porteurs : 66000 daN × 2
Masse du contrepoids du câble tracteur : 14000 daN
Masse du contrepoids du câble tracteur de secours : 7600 + 4100 daN

Nombre de pylône : 0
Nombre de cabines : 2

Caractéristiques des Câbles

Fabricant des câbles actuels : REDAELLI
Câbles porteur : 1x 47 mm
Câble tracteur : 1x 26 mm
Câble tracteur de secours : 1x 16 mm
Âmes : Compactes

Ligne et infrastructures du 2nd tronçon des téléphériques du Monte Bianco, de « Pavillon du Mont-Fréty - Col du Géant »

Gare aval :

La gare aval était située à 2178 mètres d'altitude. Elle était intégrée au sein d'une construction hébergeant également la gare amont du premier tronçon. L'ensemble, implanté à proximité du vieux bâtiment abritant le Pavillon du Mont-Fréty, était réalisé en voile béton et se voulait plus fonctionnelle qu'esthétique.
L'embarquement s'effectuait dans la continuité du débarquement de la première section. Les quais étaient séparés d'une dizaine de mètres par la machinerie du téléphérique arrivant du hameau de la Palud. Il s'agissait de la station tension de l'installation.

    Vue sur l'ensemble du bâtiment du Pavillon du Mont-Fréty
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    Vues rapprochées de la gare
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    L'embarquement du brin gauche
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    L'embarquement du brin droit
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    C'est parti pour six minutes de montée !
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La ligne :

La ligne était longue de 2 440 mètres et ne disposait d'aucun pylône. Cette unique portée impressionnante laissait rapidement derrière elle le paysage encore verdoyant des environs du Mont-Fréty pour l'environnement plus hostile et minéral de la haute montagne. La cabine survolait quelques beaux escarpements rocailleux et longeait le débordement du glacier du Géant avec ses imposants séracs.

    La ligne vue depuis l'aval
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    Survol des champs du Mont-Fréty
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    Arrivée au niveau des premières falaises abruptes
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    En approche du milieu de la ligne
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    Croisement avec la cabine redescendant
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    Au niveau de nouvelles falaises rocailleuses
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    Arrivée au sommet de ces dernières
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    On entame une partie plus plane mais toujours raide et rocailleuse
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    En approche de la gare sommitale du col du Géant
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    La ligne vue depuis l'amont
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Gare amont :

La gare amont était la station motrice de l'installation. Elle était située à 3326 mètres d'altitude, en contrebas du refuge de Torino, dans un bâtiment accroché à flanc de falaise sur l'arête menant à la Pointe Helbronner. Ce bâtiment abritait également l'ancienne gare aval du troisième tronçon permettant l'accès à cette dernière Pointe.

    Arrivée en gare
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    La zone de débarquement
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    Une cabine à quai
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    Vue de la gare amont en partant sur le sentier du Géant
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    La gare amont vue depuis la terrasse extérieure du bâtiment et du restaurant du col du Géant
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    Vue d'ensemble du complexe de la gare amont depuis la fin de la ligne du second tronçon
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Cabines et chariots

Le téléphérique reliant le Pavillon du Mont-Fréty au Col du Géant était équipé de deux cabines d'une capacité maximale de 30 personnes (plus un conducteur). Si elles conservaient globalement leur aspect de 1947, elle avaient été recarrossées une première fois durant les années 1960 (parois, plancher, toiture et vitrages ont été remplacés à cette occasion), puis dans les années 1990. Elles avaient alors reçu une nouvelle livrée bleue et blanche en remplacement du rouge et crème.

    Cabine originelle de 1947 (www.funivie.org)
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    Seconde version des cabines (1960) avec les différentes couleurs qu'elles ont eu
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    Une cabine vue en plongée
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    Une cabine vue de profil
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    Une cabine entrant dans le brouillard
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    Une cabine vue en contre-plongée
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    Une cabine entrant en gare aval
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A l'occasion de la rénovation de 1990, les suspentes en treillis d'origine avaient laissé place à de nouvelles en acier plein. Le chariot était composé de huit galets disposés sur le câble porteur et un culot d'attache relié au câble tracteur.

On retrouvait par ailleurs au dessus des galets le frein de chariot avec une pince à rondelles bellevilles. En exploitation normale le circuit hydraulique maintenait la pression au niveau des rondelles, qui restaient compressées, la pince sur le câble tracteur demeurant ainsi ouverte. En cas d’urgence, le circuit hydraulique relâchait la pression, ce qui décompressait les rondelles bellevilles et venait provoquer la fermeture de la pince sur le câble porteur.

    Diverses vues du chariot
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    Détail sur deux galets du chariot
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    Les cellules s'actionnant au passage du chariot pour arrêter l'installation
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    Le culot d'attache
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    Vue sur la suspente avec la centrale hydraulique alimentant le frein de chariot
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    Le frein de chariot
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    Le frein sur le câble porteur
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Le second tronçon des téléphériques du Monte Bianco était en outre équipé d'une nacelle de service permettant d'’évacuer les passagers en cas de casse du câble tracteur de marche normale ou d'impossibilité d'’animer la poulie de l'entraînement principal. Le câble tracteur de secours est ainsi mis en service et la nacelle de service est alors posée sur le câble porteur et reliée au nouveau câble tracteur afin de rejoindre facilement les cabines bloquées sur la ligne.

    La nacelle de service
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Au cœur du 2nd tronçon du téléphérique du Monte Bianco « Pavillon du Mont-Fréty -– Col du Géant »

Station tension (2178 mètres d'altitude) :

La station tension était située à 2178 mètres d'altitude au Pavillon du Mont-Fréty. Elle était assez particulière puisque le retour des câbles tracteurs ne s'effectuait que dans une seule fosse, du côté du brin gauche de l'installation. C'est-à-dire que les câbles tracteurs du brin droit étaient déviés dès leur arrivée en gare vers le brin gauche par des classiques poulies et venaient ensuite faire leur demi-tour dans une poulie encagée dans le contrepoids. Par contre, les câbles porteurs étaient tendus dans leurs fosses des brins respectifs et accrochés à des contrepoids.

    La disposition des câbles sur un schéma adapté de la Funivie Monte-Bianco S.p.A.
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    L'entrée en gare des câbles du brin gauche
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    La fosse comprenant le contrepoids et la poulie du câble tracteur, ainsi que celui du câble porteur du brin gauche
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    Vues sur les poulies de déviation du câble tracteur
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Station motrice (3326 mètres d'altitude) :

La station motrice du téléphérique était située en gare amont, au Col du Géant à 3326 mètres d'altitude. Elle était divisée en trois salles sur deux étages.

L'étage supérieur hébergeait le poste de commandes du téléphérique et des différentes armoires de puissances, de contrôles ainsi que des poulies de renvoie du câble vers la poulie motrice. A noter par ailleurs que toutes les armoires ainsi que les commandes de l'installation avaient été remplacées en 2011 par de nouvelles installations provenant de chez Funitek, filiale de Doppelmayr.

    L'entrée des câbles dans la gare
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    Le tableau de commandes de l'installation
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    Les poulies de déviation du câble tracteur vers les poulies motrices placées à l'arrière du poste de commandes
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    Vue sur la machinerie à l'étage d'en dessous
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    Les armoires de puissances
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    Les armoires de contrôles
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L'étage inférieur disposait d'une petite salle comprenant un moteur thermique de secours d'une puissance de 78 kW alimentant deux petits moteurs hydrauliques situés sur la poulie motrice. On retrouvait de plus un groupe électrogène Electraimpiani de 375 kVA fournissant l'électricité pour les moteurs électriques ainsi que pour tout le bâtiment du Col du Géant abritant lui des restaurants, la gare amont du second tronçon, le refuge de Torino ainsi que l'ascenseur permettant d'y accéder.

    Le moteur thermique
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    Le groupe électrogène
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La salle abritant la machinerie était située au niveau des quais de débarquement. Elle était très petite à cause du peu de place présent. Les éléments de l'entraînement étaient donc très encaissés. On y retrouvait deux moteurs électriques à courant continu : un développant 135 kW et un autre développant 186 kW, tous deux provenant de chez IEG, le moteur le moins puissant étant celui de secours en cas de panne du principal. En effet, la législation italienne oblige, sur les téléportés de ce type, à disposer d'au minimum trois moteurs : deux électriques et un thermique. Chaque moteur électrique possédait son propre réducteur ainsi que leurs freins de service.

Il existait en outre deux poulies motrices sur cette installation. La plus grande permettait la mise en mouvement du câble tracteur principal et la plus petite faisait fonctionner le câble tracteur de secours en cas de casse ou de panne sur le treuil principal.

Chacune des poulies pouvait, en dernier recours être animée par un petit moteur hydraulique, en cas de panne électrique par exemple. Ces moteurs hydrauliques étaient alimentés par un moteur thermique via une centrale hydraulique, tous situés dans la salle voisine.
Enfin on retrouvait dans la machinerie quatre petites centrales de freins permettant le bon fonctionnement des freins d'urgences, de poulies ou de services.

    Schéma de la machinerie de l'installation pour mieux la comprendre
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    Vue d'ensemble de la machinerie avec à l'arrière les différents entrainements
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    La poulie motrice du câble tracteur de secours
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    La poulie motrice du câble tracteur de marche normale
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    L'ensemble des deux poulies motrices avec un des deux moteurs hydrauliques visibles
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    Un des deux moteurs hydrauliques asservi au moteur thermique de l'autre salle (côté embarquement)
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    L'autre moteur hydraulique (côté moteurs)
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    Vue sur la poulie motrice du câble tracteur de marche normale
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    Les centrales de freins
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    Le moteur électrique de secours IEG
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    La plaque d'informations sur ce moteur
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    Le volant d'inertie de ce dernier
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    Le frein de service
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    Le réducteur de ce moteur de secours
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    La poulie motrice du câble tracteur de marche normale vue de derrière
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    Zoom sur le dynamo-tachymètre permettant de mesurer la vitesse de l'installation
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    Le moteur électrique de marche normale IEG
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    Son volant d'inertie
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    Le frein de service
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    Le réducteur du moteur électrique de marche normale
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    La courroie dentée qui transmet la vitesse du moteur électrique de marche normale aux poulies motrices
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Points d'intérêt autour de la gare du Col du Géant

Station intermédiaire des téléphériques Monte-Bianco, le Col du Géant constituait une seconde halte de choix pour profiter d'un agréable panorama sur Courmayeur, la vallée d'Aoste mais aussi pour donner un avant goût de paysage sur le massif du Mont-Blanc. Sa position proche permettait de prendre toute la mesure de l'impressionnante grandeur des sommets du massif du Mont-Blanc qui l'entourent.

En été, on pouvait emprunter le sentier du Géant, rappelant la mythique Dent du Géant culminant à 4013 mètres d'altitude et dominant tout le chemin taillé dans la roche. Ce dernier permettait l'accès en toute sécurité en une petite dizaine de minutes au refuge de Torino depuis la gare d'arrivée du second tronçon des téléphériques du Monte-Bianco. De là, il était possible de côtoyer de tout près les sommets et les glaciers du massif du Mont-Blanc jouxtant entre la France et l'Italie, juste avant de monter admirer le paysage à la Pointe Helbronner. En revanche en période hivernale, l'accès au refuge s'effectuait par un ascenseur.

    Le sentier du Géant, emprunté depuis toujours
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De là les touristes pouvaient se restaurer à la gare d'arrivée du téléphérique mais aussi au refuge grâce à un tout nouveau complexe entièrement rénové. Le refuge de Torino est aussi un endroit permettant la contemplation du paysage ainsi qu'un départ de courses d'alpinisme vers les glaciers du Géant et du Tacul pour par la suite accéder aux différents sommets du massif (Aiguille d'Entrèves, Aiguille de Toule, Tour Ronde, Dent du Géant, Arête de Rochefort ...).

    Un jeune couple admirant le glacier du Géant ainsi que la Dent éponyme au refuge de Torino
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Une gare d'arrivée au Col du Géant supprimée

Le téléphérique du Pavillon du Mont-Fréty – Col du Géant constituait depuis les années 1940 le second tronçon des téléphériques Monte-Bianco ; des appareils qui s'étaient rapidement imposés comme une attraction majeure de la région en démocratisant l'accès à la haute montagne, au cœur du prestigieux massif du Mont-Blanc, ainsi que l'avait souhaité Dino Lora Totino.

Le débit faible, l'ancienneté de l'installation et l’implantation de la gare amont au niveau du col du Géant ont cependant poussé la Funivie Monte Bianco S.p.A à investir dans de nouveaux téléphériques aux infrastructures adaptées, pour un montant record de 140 millions d'euros. Pour ce faire le nouveau second tronçon n'arrive plus au col du Géant, mais trace directement une ligne droite vers la Pointe Helbronner, le tout soutenu par deux gigantesques pylônes. La suppression de la gare sommitale permet donc la diminution du temps d'accès au sommet de la Pointe. Par conséquent les commerces du Col du Géant ainsi que du refuge de Torino ont malheureusement été délaissés.

Ainsi, entre 2011 et 2015, la société autrichienne Doppelmayr, a réalisé la construction des futurs appareils du Monte-Bianco. L'ouverture des nouveaux téléphériques a été programmé au printemps 2015, à l'occasion de l'exposition universelle de Milan. Les jours de la ligne Pavillon du Mont-Fréty – Col du Géant ont donc été comptés puisque le second tronçon a abandonné son tracé historique rempli de records. A noter aussi le changement de tracé du premier tronçon qui est parti à partir de l'été 2015 du bord de la route de Courmayeur à Entrèves, à proximité de la station aval du téléphérique du Val Veny, avec des voies d'accès, des stationnements et des bâtiments dimensionnés à la fréquentation de l'installation. Voilà qui devrait asseoir les téléphériques du Monte-Bianco dans leur rôle de vitrine de Courmayeur ainsi que de toute la vallée entière.

    Le téléphérique du Monte-Bianco 2 : un appareil dont les jours ont été comptés ...
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Liens et remerciements

Avant de terminer ce reportage je tiens à remercier toutes les personnes qui ont contribué à l'élaboration de ce reportage, sans qui ce dernier n'aurait pas existé :

  • La Funivie Monte-Bianco S.p.A. et son équipe : mes remerciements les plus sincères à tous les employés du site qui ont su m'accueillir avec beaucoup de gentillesse durant toute la journée du 19 Juillet 2014 et qui m'ont permis de découvrir toutes les machineries des installations. Je remercie aussi particulièrement le service de gestion de la société pour leur implication à travers ce reportage au niveau des informations techniques, historiques et des images.
  • Laurent Berne, pour ses informations, ses relectures ainsi qu'au niveau de la technique avec le schéma.
  • StLeger2008, pour ses quelques photos complétant merveilleusement ce reportage.
  • Remontees, pour son aide à la relecture et ses quelques conseils.

Site internet de la Funivie Monte-Bianco S.p.A. : http://www.montebianco.com/
Reportage du premier tronçon des téléphériques du Monte-Bianco : http://www.remontees-mecaniques.net/bdd/reportage-5195.html

J'ib, Novembre 2014

Photos : StLeger2008 & J'ib
Texte, bannière et mise en page : Lolo42 & J'ib
Date des photos : 19 août 2009 & 19 juillet 2014



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