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Localisation(s)
Photo

 TPH V Mount Roberts

Juneau

Poma

T2 ES
Description rapide :
Cet appareil permet un accès facile à un promontoire situé à mi-hauteur du Mount Roberts qui domine Juneau. Il permet aux nombreux touristes de passage pour un jour de quitter rapidement la ville pour atteindre une région montagneuse et sauvage.

Année de construction : 1996

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Auteur de ce reportage : Fael
Section écrite le 27/09/2019 et mise à jour le 02/10/2019
(Mise en cache le 02/10/2019)

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Juneau

La ville de Juneau, capitale de l'Alaska, se trouve au sud-est de l'État, en bordure du Gastineau Channel (détroit de Gastineau). Celui-ci communique avec le passage intérieur d'Alaska et l'océan Pacifique. C'est la troisième ville la plus peuplée d'Alaska. Elle a la particularité d'être accessible uniquement par bateau et par avion, bien qu'elle se trouve sur le continent. En effet, aucune route n'a été construite pour traverser la chaîne côtière d'Alaska qui sépare la ville de l'intérieur des terres. De par sa fonction de capitale, la ville abrite de nombreux travailleurs dans le domaine de l'administration. Durant l'été, ils quittent la ville pour les vacances et sont remplacés par les touristes. La plupart d'entre-eux s'y arrêtent lors d'une escale d'une journée durant une croisière dans le passage intérieur. En plus de la ville elle-même, de nombreuses attractions sont proposées depuis Juneau comme l'observation de la faune, la visite du glacier Mendenhall ou un trajet en bateau dans le fjord Tracy Arm. En hiver, la station d'Eaglecrest propose de nombreuses pistes de ski desservies par quatre télésièges.

Histoire

Au début du XXème siècle, la ville de Juneau est peu touristique. Depuis le début des années 1930, des installations rudimentaires permettant la pratique du ski ont été installées, mais elles sont surtout destinées aux habitants de la région. Progressivement, la ville devient un port d'escale important pour les croisières qui empruntent le passage intérieur d'Alaska (Inside Passage). Dans les années 1970, le nombre de touristes à Juneau augmente avec le passage d'un nombre de plus en plus élevé de bateaux de croisière dans la ville l'été. Pour attirer davantage de touristes et profiter de cette situation, un personnage du nom de Charles Keen propose en 1976 la construction d'un téléphérique entre la ville de Juneau et le Mount Juneau (3576 ft, 1090 m) qui la domine. Il prévoit au sommet de nombreuses infrastructures parmi lesquelles un hôtel et un restaurant. À cet effet, il achète un terrain au sommet de la montagne. La ville accepte en outre de lui vendre le terrain nécessaire à la gare aval, proche du centre ville, ainsi qu'un terrain sur lequel un pylône devrait être construit. La vente est donc conclue à la condition que la construction commence dans les quatre ans.

Dans le même temps, Charles Keen attaque en justice la ville de Juneau au sujet d'une autre de ses propriétés où il estime avoir été lésé par celle-ci. Comme les délais de construction du téléphérique n'ont pas pu être respectés, il propose de renoncer à son action en justice si la commune accepte de lui vendre les terrains nécessaires à son projet de téléphérique, même si les travaux ne démarrent pas immédiatement.

Quelques années plus tard, l'emplacement prévu pour la gare aval est déplacé à l'autre bout de la ville avant d'être ramené à son emplacement initial peu après. Sous la pression de la ville, les travaux commencent en 1989, un chantier est installé au sommet de la montagne. Il s'interrompt moins d'une année après. Pour différentes raisons administratives et financières, le projet est définitivement abandonné en 1991.

En 1994, un nouveau projet de téléphérique apparaît, cette fois en direction du Mount Roberts qui domine le port de Juneau. La société de Charles Keen, Alaska Tramway, n'est pas impliquée dans ce projet. Alors que son chantier sur le Mount Juneau aurait coûté 40 millions de dollars, ce nouveau projet est devisé à 16 millions de dollars. La même année, les investisseurs demandent l'autorisation d'abattre certains arbres situés sur le tracé envisagé. Cette demande est plutôt mal accueillie, certains estimant que supprimer ces arbres déstabiliserait le terrain et favoriserait les avalanches. Une façon de régler ce problème serait de construire un pylône mais les initiateurs du projet souhaitent l'éviter car elle rendrait l'installation plus onéreuse. Un arrangement est finalement trouvé, la gare amont sera constituée d'une imposante structure dépassant la hauteur des arbres ce qui permettra de les conserver, au moins sur le haut du tracé. Cette solution technique inhabituelle avait déjà été utilisée à quelques reprises par Poma avant la construction de cette installation.

En mars 1995, le Conseil de l’Alaska pour le développement industriel et les exportations (Board of the Alaska Industrial Development and Export Authority) accepte de fournir 8,6 millions de dollars pour financer le projet. La société Goldbelt, qui exploitera ensuite l'installation, met à disposition 4 millions de dollars. Les travaux se déroulent en été 1996 et le téléphérique ouvre provisoirement le 30 août de la même année. L'installation est fournie par Poma via sa succursale Poma of America, située à Grand Junction dans le Colorado. La majorité des éléments sont fabriqués aux États-Unis mais certains composants proviennent de France.

L'ouverture officielle a lieu le 3 mai 1997. Un problème électrique bloque l'installation durant 45 minutes ce jour-là, mais tout rentre ensuite dans l'ordre. Dès l'année suivante, la fréquentation atteint les niveaux espérés avant de les dépasser largement par la suite. Le 20 juillet 2001, le téléphérique tombe en panne suite à un problème électrique. Afin de permettre aux nombreux touristes bloqués au sommet de regagner leur bateau de croisière dans les temps, 400 personnes sont descendues en hélicoptère jusqu'à Juneau.

Le Mount Roberts Tramway

Ce téléphérique est une des attractions touristique de premier plan à Juneau. Bien que cette ville ne soit pas atteignable par la route et par conséquent soit à l'écart des itinéraires touristiques visitant l'intérieur de l'Alaska ou du Yukon canadien, elle peut compter sur de nombreux touristes issus de bateaux de croisière. En effet, la plupart des croisières provenant au sud de Vancouver, de Seattle ou de la Californie à destination de Seward ou Whittier en Alaksa font escale dans cette ville. Pour les passagers débarquant de ces bateaux, le téléphérique est souvent la première attraction rencontrée, avant même le centre-ville. Au sommet, en plus du panorama, de nombreux sentiers de randonnée existent. Il est en particulier possible d'atteindre le véritable sommet du Mount Roberts, à 3819 ft (1164 m), c'est-à-dire beaucoup plus haut que la gare amont. Il existe également un chemin reliant Juneau au sommet du téléphérique.

L'installation est en activité de fin avril à début octobre. C'est de mi-mai à mi-septembre que la plupart des bateaux de croisière circulent et c'est la saison principale pour le téléphérique. En dehors de cette période, les horaires sont beaucoup plus restreints et l'installation est souvent fermée en semaine. Durant la haute saison, les horaires d'exploitation sont assez étendus et sont calqués sur la présence des paquebots de croisière. Par exemple, si aucun navire n'accoste tôt le matin, l'exploitation débute plus tard. Beaucoup d'usagers se contentent de l'aller-retour en téléphérique, une attraction en soi, et de la vue depuis le sommet. Les jours d'affluence, les environs des gares sont très fréquentés mais l'affluence s'estompe très rapidement après quelques minutes de marche au sommet. L'attente peut être conséquente malgré le débit relativement élevé de l'appareil. Il n'est pas possible de skier au Mount Roberts. Le transport de matériel de ski est d'ailleurs explicitement interdit. Juneau possède néanmoins un domaine skiable, Eaglecrest, situé sur l'île Douglas, en face du Mount Roberts.

Caractéristiques techniques

Caractéristiques administratives

TPH-Téléphérique à va-et-vient : MOUNT ROBERTS TRAMWAY
Exploitant : Goldbelt
Constructeur : Poma (via la succursale américaine Poma of America)
Année de construction : 1996
Montant de l’investissement : 16'600'000 USD

Caractéristiques d’exploitation

Saison d'exploitation : été (fin avril à début octobre)
Capacité des cabines : 60 personnes + 1 conducteur
Débit : 1050 personnes/heure (dans les deux sens)
Vitesse maximale : 10 m/s

Caractéristiques géométriques

Altitude gare aval : 7 m
Altitude gare amont : 557 m
Dénivelé : 1800 ft (550 m)
Longueur développée : 945 m (3100 ft)
Longueur horizontale : 807 m
Pente maximale: ~80 %
Pente moyenne: 68 %
Temps de trajet : ~3 minutes 30 secondes

Caractéristiques techniques

Emplacement tension : amont
Dispositif de tension : vérin hydraulique
Emplacement motrice : aval
Type de motorisation principale : moteur électrique General Electric
Puissance de l'entraînement principal : 650 hp (485 kW)
Entraînement de secours : deux moteurs diesel Cummins
Puissance de l'entraînement de secours : 2 x 360 hp (2 x 268 kW)
Fournisseur des câbles : Fatzer
Diamètre du câble tracteur : 35 mm
Charge de rupture nominale (câble tracteur) : 172'593 lbs (78 tonnes)
Diamètre des câbles porteurs : 50 mm
Charge de rupture nominale (câbles porteurs) : 618'997 lbs (280 tonnes)
Nombre de cavaliers : 4 par voie

La gare aval

Elle se situe sur le quai du port du Juneau, à quelques minutes à pied à l'est de la ville. Un grand parking destiné aux bus se trouve à proximité. Ceux-ci n'ont pas de lien avec le téléphérique, ils sont surtout destinés à mener les touristes vers différentes attractions situées hors de ville. Il n'y a presque pas de places de parc pour voiture puisque l'écrasante majorité de la clientèle arrive directement d'un bateau. La gare est abritée dans un bâtiment assez spacieux qui compte également des locaux administratifs. Un grand hall comprend la billetterie, un magasin de souvenirs ainsi qu'une petite exposition retraçant l'histoire et les caractéristiques du téléphérique. De là, on accède aux quais. Ils se trouvent légèrement plus haut que le niveau d'entrée, il faut gravir quelques marches pour y accéder. D'un point de vue technique, c'est dans cette gare que se trouve l'entraînement de l'installation. Il est localisé à l'étage supérieur de la gare.


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La gare aval et ses environs vu depuis l'autre extrémité du port de Juneau.

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Vue rapprochée depuis le bord de mer.

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Vue de la gare aval depuis l'est avec la ville de Juneau à l'arrière.

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L'avant de la gare. On remarque l'entrée à gauche et quelques panneaux explicatifs à droite.

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Vue depuis l'autre côté.

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La face ouest du bâtiment ainsi que la totalité de la ligne et la gare amont au fond. Au premier plan, on remarque quelques armoires électriques (fournies par ABB), situées directement au bord de la route.

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Une fois la billetterie dépassée, une rampe permet d'accéder au départ. À cet endroit, une petite exposition retrace la construction de l'installation ainsi que ses caractéristiques. Les câbles sont également présentés.

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Avant d'accéder à la zone d'embarquement, voici quelques avertissements. On remarque que les skis sont interdits à bord. Les amateurs de sports d'hiver peuvent se rendre à Eaglecrest, la station de ski de Juneau. Cet avertissement n'est utile que pour l'entre-saison puisque le téléphérique est fermé en hiver.

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De chaque côté de la voie, deux baies vitrées dévoilent les poulies de déviation du câble tracteur vers la machinerie qui se trouve à l'étage supérieur.

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La poulie de déviation du côté gauche. L'ancrage des câbles porteurs est également visible.

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Le quai de gauche en l'absence de la cabine.

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Une cabine entre progressivement en gare.

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L'accès se fait par des passerelles escamotables. L'entrée se fait par le quai central et la sortie par les côtés.

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Le sabot du côté droit avec la cabine en gare.

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Vue de profil de l'intérieur très vitré de la gare.


La ligne

Elle est relativement courte et ne comporte aucun pylône. Sa pente moyenne est par contre assez élevée. Juste après avoir quitté la gare aval, elle traverse la place entourant le départ et croise une route et un parking, avec une hauteur de survol d'abord très faible mais qui augmente rapidement. Une fois le parking dépassé, la ligne entre dans la forêt qu'elle ne quittera plus. Une tranchée a été réalisée lors de la construction du téléphérique et il ne survole donc pas de grands arbres. Néanmoins, une végétation abondante a déjà repris possession des lieux.

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Profil en long de la ligne.

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Vue d'une grande partie de la ligne en quittant la gare aval.

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Vue vers le bas et le port de Juneau. Un bateau de croisière apparaît déjà. On devine l'extrémité de la ville à droite.

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Sur la gauche, la rue principale de Juneau apparaît.

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Au loin, la cabine descendante et la gare amont sont déjà bien visibles.

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Croisement avec la cabine descendante. Du côté amont, le paysage est toujours exclusivement forestier. Dans cette zone, les câbles sont plus près du sol et il a été nécessaire de créer une tranchée dans la forêt. Depuis, les arbres ont repoussé mais restent moins imposants que dans les environs.

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Vue vers le bas. Une plus grande partie de la ville de Juneau, de son port, et du détroit de Gastineau est maintenant visible.

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Alors que la gare amont approche, la ligne s'élève à nouveau par rapport au sol et les arbres sous la ligne sont aussi hauts que leurs voisins.

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Vue vers le bas.

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Gros plan vers la gare aval. On remarque au premier plan un cavalier.

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Entrée en gare amont. On remarque la structure imposante qui contient les quais. Sous le quai central, on aperçoit le véhicule d'évacuation qui peut être utilisé pour les deux voies.


La gare amont

Elle se trouve sur un promontoire qui domine Juneau. Le sommet du Mount Roberts se trouve 607 mètres plus haut et peut être atteint à pied en utilisant un des nombreux sentiers de randonnée. Il y a néanmoins plus de dénivelé entre la gare amont et le sommet qu'entre Juneau et la gare amont. Par conséquent, peu d'usagers montent jusque là. Un restaurant, une terrasse panoramique et un centre consacré à la faune locale et en particulier aux rapaces se trouvent à proximité.

Afin d'éviter l'utilisation de pylônes, la gare amont est constituée d'une imposante structure métallique de 50 mètres de haut qui domine la forêt. Elle repose sur deux pieds installés au-dessous du promontoire, dans la partie escarpée. Les câbles porteurs sont ancrés au niveau du sol un peu en arrière de la structure. La gare elle-même n'est pas couverte mais les trois quais le sont. On y accède par une longue galerie en pente douce qui rejoint le niveau du terrain naturel. Tout au long de celle-ci, de petits écriteaux indiquent le temps approximatif d'attente restant avant de pouvoir embarquer. Comme en aval, l'embarquement se fait par le quai central et le débarquement par les côtés. D'un point de vue technique, c'est ici qu'est assurée la tension du câble, grâce à une configuration assez inhabituelle. Le lorry de tension comprend deux poulies de renvoi et peut se déplacer sur deux paires de deux câbles fixes dédiés tendus entre l'ancrage de ceux-ci et la structure de la gare. Deux poulies situées sur la structure de la gare dévient le câble tracteur vers le lorry de tension. Celui-ci est retenu par deux vérins hydrauliques.

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Une cabine à quai en gare amont.

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Comme en aval, les passerelles d'accès sont relevées en l'absence de cabines. Une corde est néanmoins tendue pour interdire l'accès.

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La cabine « Chaak » entre en gare.

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Mise en place de la passerelle d'accès peu après l'arrivée d'une cabine en gare amont.

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Le quai extérieur droit qui est utilisé pour le débarquement uniquement.

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Par les fenêtres des quais, on aperçoit le système de tension et les ancrages des câbles. À l'arrière on voit les contreforts du Mount Roberts.

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L'imposante structure de la gare vue depuis l'arrière. On remarque la galerie d'accès à la gare et au-dessous une terrasse ouverte qui sert de point de vue.

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Un peu en retrait se trouvent les ancrages des câbles. Les deux attaches du lorry de tension, les quatre câbles porteurs du téléphérique et les quatre câbles porteurs du lorry sont attachés ici. On remarque au centre les deux vérins assurant la tension du câble tracteur.

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Les ancrages des câbles vus de profil. Les deux vérins assurant la tension du câble tracteur sont en partie visibles à droite.

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Le dispositif assurant la tension du câble tracteur. Le lorry se déplace à l'aide de deux paires de trois galets (deux support, un compression) sur quatre câbles dédiés, tendus entre les ancrages et le sommet de la structure de la gare. Le câble tracteur est dévié par deux poulies principales, assistées de deux galets qui assurent un bon guidage du câble.

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Le système de tension et l'ancrage des câbles. On remarque sur la droite un bâtiment dans lequel on trouve des informations sur la faune locale.

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Détail de l'extrémité d'un sabot de la gare. On voit de haut en bas : les deux câbles porteurs, les deux câbles soutenant les poulies tension et le câble tracteur.

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Le système de tension et la gare à l'arrière. On remarque la passerelle couverte d'accès et au-dessous la terrasse panoramique.

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L'ensemble de la ligne vu depuis la gare amont. Les arbres plus jeunes révèlent la tranchée réalisée dans la forêt pour libérer le passage sur le haut du tracé, moins aérien que le bas.


Autres photos


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La gare amont et les bâtiments voisins vus depuis un sentier de randonnée.

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Vue lointaine de la gare amont, l'étrange structure émerge de la forêt. On remarque à l'arrière l'unique pont reliant Juneau à l'île Douglas. C'est sur cette île, sur laquelle vivent plus de 5000 personnes, que se trouve la station de ski d'Eaglecrest.

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Vue vers le nord-ouest. On voit une partie de la ville de Juneau, la gare amont et l'île Douglas, de l'autre côté du détroit. C'est derrière ces montagnes que se trouve la station de ski d'Eaglecrest. Dans la plaine située derrière la gare amont se trouve l'aéroport de Juneau. Dans le lointain, les Chilkat Mountains sont visibles lorsque la météo le permet.

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Vue vers le sud-ouest, en direction de l'île Douglas. On voit au pied de la montagne le port de Juneau.

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Vue vers le sud-est. On voit le Gastineau Channel, l'Admiralty Island au loin et tout à l'arrière Grand Island. Si le temps était dégagé, des sommets plus lointains et plus élevés, comme le Randolph Peak (4167 ft / 1270 m) seraient visibles.

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Vue vers le haut, en direction du sommet du Mount Roberts.

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Vue de profil de la gare depuis le port de Juneau.

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Vue en contre-plongée depuis les environs de la gare aval. Le bas de la structure de la gare avec ses deux points d'appui est bien visible.

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Une cabine devant le Mount Juneau. C'est cette montagne qui était visée par un projet de téléphérique plus ambitieux, qui n'a finalement jamais été réalisé.


Les véhicules

Les deux cabines ont été fournies par l'entreprise française Merit. Elles ne possèdent aucune place assise. Les chariots sont composés de quatre groupes de quatre galets chacun, soit huit par câble porteur. Cette installation ne possède pas de freins de chariot et utilise un câble tracteur épissuré. Les chariots possèdent un double chapeau de gendarme afin d'éviter un glissement de la cabine le long du câble tracteur. C'était au moment de sa construction la première installation aux États-Unis à utiliser ce système.

On peut remarquer que les cabines ne portent pas de numéro. La cabine de gauche porte l'inscription « Chaak - Eagle » (aigle) et celle de droite « Yeil - Raven » (corbeau). C'est une évocation des deux clans principaux des indigènes Tlingit qui peuplaient cette région de l'Alaska. Le téléphérique et les différentes activités qui l'entourent rendent hommage à ce peuple.


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Une cabine à quai en gare amont. Les dessins qui ornent les faces latérales des véhicules sont également inspirés de la culture Tlingit.

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La plaque des constructeurs dans la cabine.

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Quelques dispositifs de communication sur la suspente d'une cabine.

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Une cabine peu après son départ de la gare aval.

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La cabine de droite près de la gare aval avec à l'arrière-plan le Mount Juneau (3576 ft / 1090 m).

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Croisement des cabines vu depuis les environs de la gare aval.

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Vue de profil d'un chariot.

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Détail du chariot. Le double chapeau de gendarme est bien visible.

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Vue d'un chariot dans l'axe de la ligne. Au milieu, entre les câbles, on remarque les contacts qui assurent la recharge des batteries en gare.

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Conclusion

Ce téléphérique a apporté à Juneau une attraction touristique de premier plan. Il permet aux nombreux touristes faisant escale le temps d'une journée dans la ville d'en sortir rapidement pour profiter d'une région naturelle et montagneuse ainsi que d'un panorama spectaculaire lorsque la météo est favorable. Depuis la deuxième année d'exploitation déjà, l'affluence dépasse les prévisions et l'appareil peut être saturé suivant le nombre de bateaux faisant escale et leur horaire respectif. Cela peut être un problème pour assurer à tous les passagers un retour au port dans les temps. Néanmoins, aucun projet de remplacement n'est en vue.

Les photos ont été prises le 25 juillet 2017. Texte et photos : Fael.

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