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 TSCD6-10 de Belle Étoile

Les Deux Alpes

Doppelmayr

T3 ES
Description rapide :
Le combi de Belle Etoile permet de rejoindre le plateau de la Séa avec débit et vitesse. Un appareil mixte a été choisi pour transporter facilement les nombreux débutants et les piétons. Cette remontée est principalement un ascenseur pour tous les utilisateurs autour du front de neige de Champamé.

Année de construction : 2023

Remplace l'appareil suivant : Suivre la discussion sur le forum



 
Auteur de cette partie : Clément05
Section écrite le 30/04/2024 et mise à jour le 18/05/2024
(Mise en cache le 18/05/2024)

Bonjour, je vous présente un reportage sur le…

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Au sommaire :


  • Les Deux-Alpes
  • Le combi de Belle Etoile
  • L’accès au plateau de la Séa
    Une restructuration orientée vers le futur
    Caractéristiques
  • Ligne et infrastructures
  • La gare aval
    La ligne
    La gare amont
    Véhicules et pinces
    Autres vues
    Au cœur du combi de Belle Etoile
  • Conclusion et remerciements


Les Deux-Alpes

Les Deux-Alpes est située dans le massif de l’Oisans, à proximité des Hautes-Alpes. Il s’agit d’un massif des Alpes internes placé juste au nord-ouest des Ecrins et au sud des Grandes Rousses. La station est située sur un plateau partagé entre les communes de l’Alpe de Vénosc (désormais Vénosc) et de l’Alpe de Mont de Lans (à présent Mont de Lans), d’où son nom. L’espace a une orientation nord-sud assez ouverte ce qui lui confère un ensoleillement très correct durant la journée. Les Deux-Alpes est accessible par la D1091, route qui relie Vizille (N85 jusqu’à Grenoble) à Briançon. Depuis le lac du Chambon, une route en lacets permet de monter à 1650 mètres d’altitude, hauteur d’implantation de la station. Notons qu’un accès est aussi possible par Vénosc : une télécabine avec un parking à son pied arrive à l’extrémité sud du plateau. Globalement, Les Deux-Alpes se trouve à 1h15 de Grenoble et à 1h30 de Briançon environ.

Le domaine skiable représente une part importante de l’activité : il s’étale de 1650 m à 3520 m (Dôme de la Lauze) et se compose de deux versants principaux. Le premier, la Vallée Blanche, est exposé à l’est. Composé de 3 appareils, il est constitué de pistes bleues essentiellement. Le second, le principal, est orienté vers le glacier et s’articule autour du DMC, installation principale des Deux-Alpes. On retrouve les principaux secteurs autour de 4 altitudes phares : 1650 m, 2100 m, 2600 m et 3200 m. En bas se trouvent les infrastructures pour les débutants, dispersées sur toute la longueur de la station. Ensuite, quatre installations permettent d’accéder aux Crêtes, à 2100 m d’altitude. Là-haut sont tracées encore de larges pistes pour les débutants. L’altitude 2600 m correspond à la Toura, plateau où ont été installées les zones ludiques. On y trouve un important snowpark ainsi que la gare intermédiaire du DMC. Les secteurs du Diable, de Bellecombes et de la Fée complètent le tout en proposant des pistes variées, bien qu’orientées vers la facilité. Enfin, à 3200 m débute le glacier de Mantel vers le sommet du domaine skiable. Il a longtemps été utilisé pour le ski d’été et d’automne mais sa fonte accélérée en raison de son exploitation et du réchauffement climatique remet en question la pratique du ski dessus en dehors de la saison hivernale. Si l’on s’intéresse plus en détails aux statistiques du domaine, la majorité des pistes sont destinées aux skieurs peu expérimentés et débutants (58,4 % de pistes vertes et bleues). Au niveau des dates phares de l’histoire de la station, on retient 1938 pour le premier téléski (côté Vallée Blanche) mais aussi 1972 avec l’ouverture du glacier. Ensuite, en 1985 ont été construits les DMC du Jandri Express complétés quatre années plus tard par le funiculaire du Dôme Express qui passe sous le glacier de Mantel.

L’été, la station est orientée vers le VTT de descente avec un domaine réputé. L’organisation de la célèbre course Mountain of Hell, avec des pratiquants du monde entier, participe à sa renommée. Il s’agit d’une épreuve de VTT de descente du glacier jusqu’à Vénosc, soit environ 2500 m de dénivelé négatif. La proximité du parc national des Ecrins et de la sublime vallée du Vénéon permet aussi de réaliser de très belles randonnées.

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Les Deux-Alpes depuis la piste du Diable 1.

Le combi de Belle Etoile

L’accès au plateau de la Séa

Après l’installation des premiers téléskis sur le versant Jandri, il est projeté de monter vers le plateau de la Séa. Cet espace est situé au-delà de 2100 mètres d’altitude, bien exposé et très approprié au ski débutant. La montée vers ce plateau doit être la première pierre de l’objectif final de la station : monter jusqu’au glacier de Mantel et l’aménager. La télécabine du Diable est construite en 1955 et 5 ans après, le téléski de Belle Etoile est installé à l’opposé du front de neige. L’ouverture de cet appareil a permis de proposer un accès direct au domaine skiable pour les hébergements situés à l’entrée de la station. Il s’agissait d’un appareil assez long, bien pentu et qui offrait un accès au bas du plateau de la Séa. Construit par Montaz Mautino, il était composé de 15 pylônes. En 1966, le télésiège Lutins – Crêtes est bâti pour offrir plus de débit sur cet axe tandis que le plateau se développait (installation du téléski des Crêtes et du télésiège de la Séa).

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Le front de neige de Champamé avec le départ du téléski de Belle Etoile. DR

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Le plateau de la Séa dans les années 70. Du premier-plan à l’arrière-plan : les télésièges de la Séa, des Lutins – Crêtes et la poulie flottante du téléski de Belle Etoile. DR

Avec l’ouverture successive de l’axe du Jandri (télécabine du Jandri 1 et DMC du Jandri Express), l’espace central du domaine skiable s’est progressivement déplacé de la Séa à la Tourra. Le plateau juste au-dessus de la station a perdu en importance au profit de la zone située à l’intermédiaire du DMC. Ce dernier permettait en effet de monter très rapidement sur les secteurs d’altitude ainsi que vers le glacier. A côté, le passage par le plateau de la Séa était plus compliqué, puisqu’il nécessitait d’emprunter 3 télésièges fixes pour le même parcours (ou bien la télécabine du Jandri 1 enchaînée avec le téléphérique du Jandri 2). Cependant, la nouvelle colonne vertébrale a vite été victime de son succès. De plus, les quartiers de Champamé et des Deux-Alpes 1800 étaient en pleine expansion avec la construction de nombreux logements. L’exploitant a donc investi sur cet itinéraire bis : d’abord, le télésiège du Village 1800 est construit en 1988. En 1993, les télésièges des Crêtes et de Belle Etoile sont installés par Poma. Ces trois installations ont permis d’améliorer considérablement le débit et la vitesse de montée au plateau de la Séa. De nombreux pylônes sont retirés également et le confort est amélioré. Les télésièges de Super Diable et des Bellecombes ont complété le tout en 1998 et en 2005. L’accès au plateau de la Tourra est ainsi renouvelé et offre une alternative au DMC du Jandri Express.

Le télésiège de Belle Etoile remplaçait le téléski sur le même tracé. Il s’agissait d’un appareil de la gamme Oméga avec une gare à couverture basse en aval et une complète en amont. La gare aval était située sur le front de neige de Champamé, à côté des téléskis du Petit et du Grand Bosquet tandis que la gare amont se trouvait à l’écart des installations du plateau des Crêtes. Le tracé impliquait un croisement avec le télésiège du Village 1800 nouvellement construit. Ce dernier est destiné au quartier des Deux-Alpes 1800 et au retour depuis le versant Vallée Blanche et il arrive au centre du plateau. La ligne du télésiège de Belle Etoile était équipée de 14 pylônes. 87 sièges offraient un débit de 1800 personnes par heure.

Découvrez le reportage sur ce télésiège en cliquant ici : https://www.remontees-mecaniques.net/bdd/reportage-tsd4-de-belle-etoile-poma-1068.html

L’arrivée de la SATA à la tête des Deux-Alpes rebat les cartes dans les accès au domaine d’altitude. L’adaptation au réchauffement climatique impose de proposer un débit suffisant pour un retour en station lorsque la neige manque. De façon contradictoire, l’un des premiers investissements du nouvel exploitant est de construire une piste bleue de retour station enneigée mécaniquement, la Jandri 1. En 2022 puis en 2023, les appareils de sortie de la station sont rénovés : le télésiège du Diable est transformé en télémix, le chantier de remplacement du DMC du Jandri Express par deux 3S a débuté et le télésiège de Belle Etoile a été remplacé. Pour ce dernier, l’enjeu principal était de renouveler l’accès au domaine d’altitude depuis la station et de fiabiliser le retour lorsque la neige manque, notamment sur la piste verte des Demoiselles. Les écoles de ski ont notamment leur base de départ et doivent disposer d’un appareil sécuritaire pour leurs cours. C’est pour cela qu’un appareil mixte a été choisi avec une cabine tous les 3 sièges. L’arrivée est repositionnée entre le restaurant « La Patache » et le télésiège du Village 1800 pour offrir un meilleur accès au télésiège des Crêtes et aux appareils autour (téléski des Ancontres et tapis des Petites Crêtes).

Retrouvez le suivi du chantier sur le forum en cliquant ici : https://www.remontees-mecaniques.net/forums/index.php?showtopic=38922&st=0

Une restructuration orientée vers le futur

Le combi de Belle Etoile fait le lien entre le front de neige de Champamé et le plateau de la Séa. Ce projet s’inscrit dans la refonte du front de neige et il est lié au remplacement du DMC du Jandri Express par deux 3S. Le premier tronçon du nouvel appareil ne pouvait pas reprendre le tracé du DMC car ce dernier doit continuer d’être exploité pendant le chantier. Ainsi, il a été choisi de construire la gare aval juste devant celle des Œufs Blancs. Cette télécabine montait directement au plateau et devait être démontée pour laisser la place. Le combi de Belle Etoile a été construit dans le but de remplacer indirectement cette télécabine. L’idée d’une gare intermédiaire sur le premier tronçon du 3S aux Crêtes a été écartée ce qui a imposé de renforcer le débit d’accès aux Crêtes sur les deux appareils restants. C’est la raison pour laquelle un débit de 2967 personnes par heure a été demandé (le télémix du Diable propose presque le même débit). Le repositionnement de la gare d’arrivée a permis de recentrer les flux vers l’espace débutants et le télésiège 8 places. Ce dernier est survolé par la fin du tracé au niveau de sa gare de départ.

Le téléporté permet d’accéder rapidement au plateau de la Séa. De là, le télésiège des Crêtes donne accès au sommet de cet espace avec le télésiège du Super Diable et la piste bleue de Bellecombe 1. Ce chemin permet de rejoindre le télésiège des Bellecombes (vers la Toura et la télécabine de Pierre Grosse). Ce télésiège couplé à la télécabine forme une partie de la chaîne de substitution au DMC pour accéder au glacier. Pour les débutants, le téléski des Ancontres, le tapis des Petites Crêtes et le télésiège des Crêtes offrent un espace de prédilection pour cette clientèle. Lorsque la neige est de qualité et en quantité, le combi de Belle Etoile dessert les pistes de la Valentin, des Demoiselles et du Jandri 1. La première descend droit dans la pente vers les Deux-Alpes 1800. Le chemin des Demoiselles, tracé à flanc de montagne, se dirige dans un premier temps vers le télésiège de la Petite Aiguille puis revient vers le front de neige du Jandri. La dernière piste est un retour station tout public tracé également à flanc de versant.

Situation sur le plan des pistes :

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Vue globale sur la partie basse des Deux-Alpes.

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Situation sur le plan du front de neige.

Caractéristiques

Voici les caractéristiques de l’appareil :

- Caractéristiques Administratives

TSCD – Téléporté mixte avec sièges et cabines : BELLE ETOILE
Maître d’ouvrage : SATA Deux-Alpes
Maître d’œuvre : Cabinet ERIC
Montage / génie civil : MBTM - CETA
Exploitant : SATA Deux-Alpes
Constructeur : Doppelmayr
Année de construction : 2023
Montant de l’investissement : 13 M€

- Caractéristiques d’Exploitation

Saison d'exploitation : Hiver
Capacité : 6 personnes (sièges) / 10 personnes (cabines)
Débit à la montée : 2967 personnes/heure
Débit à la descente : 1070 personnes/heure
Vitesse d'exploitation : 5 m/s
Equipement d’aide à l’embarquement : Tapis de positionnement

- Caractéristiques Géométriques

Altitude aval : 1663 m
Altitude amont : 2189 m
Dénivelé : 526 m
Longueur développée : 1546 m
Pente maximale : 75,3 %
Pente moyenne : 36,7 %
Temps de trajet : 5 min 9 s

- Caractéristiques Techniques

Type de gare : D-Line R1
Emplacement tension : Aval
Type de tension : Hydraulique
Emplacement motrice : Amont
Type de motorisation : Asynchrone
Puissance développée : 840 kW
Sens de montée : Gauche
Embarquement : Dans le sens de la ligne / De plain-pied
Nombre de pylônes : 13
Largeur de la voie : 6,9 m
Dispositif d’accouplement : Pinces D5000
Nombre de véhicules : 65 (sièges) / 22 (cabines)
Espacement : 42,5 m

- Caractéristiques du Câble

Constructeur : Fatzer
Diamètre du câble : 54 mm
Composition : 6*36 fils
Année de pose : 2023
Revêtement : Zingué

Ligne et infrastructures

La gare aval

La station de départ assure la tension du câble. Elle est située sur le front de neige de Champamé, entre le téléski du même nom et le tapis des Bosquets. Facilement accessible depuis la Valentin ou le chemin des Demoiselles, elle est également atteignable aisément depuis les stationnements de la route de Champamé. La gare prend place de sorte à séparer les flux de skieurs débutants qui évoluent sur le tapis de ceux arrivant de la piste noire. On retrouve une gare D-Line équipée de la couverture R1 blanche. L’embarquement est assisté par un tapis de positionnement aux couleurs alternées et le quai des cabines est couvert par une structure métallique.

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Vue globale du front de neige de Champamé depuis la piste de la Valentin. On repère le tapis des Bosquets à gauche et le téléski de Champamé à droite. Au premier plan se trouve le télésiège du Village 1800.

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Zoom sur la gare aval.

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Vue large sur le front de neige de Champamé. Derrière se trouve le versant de la Vallée Blanche.

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La station de départ et les trois premiers pylônes.

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Vue globale sur la gare D-Line.

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De trois quarts arrière.

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De côté.

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La gare et le quai des cabines.

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L’accès à l’embarquement des cabines avec le portique d’accueil.

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Le ralentisseur.

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Le cheminement vers les cabines (à droite) et vers la sortie (à gauche).

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La zone d’embarquement et de débarquement.

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Les portillons de cadencement. La zone entourée de barrière à gauche délimite l’accès à la fosse du tapis.

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Le tapis de positionnement et la zone d’embarquement des sièges.

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Vue arrière sur la gare depuis la ligne.

La ligne

Le tracé se compose de 13 pylônes tubulaires.

Après la sortie du décaissement réalisé pour la gare aval, la ligne franchit les zones à proximité du front de neige, peu pentues. Elle franchit ensuite un petit boisé et entame la montée principale. On passe notamment à travers les banquettes boisées créées pour contenir le risque d’avalanches sur Les Deux-Alpes. Au terme de celle-ci, le tracé se redresse et survole, à bonne distance, la gare aval du télésiège des Crêtes. Les dernières portées sont sur le plateau de la Séa jusqu’à la gare amont.

Le combi de Belle Etoile est l’installation privilégiée pour monter et descendre le personnel du plateau des Crêtes en dehors des heures d’ouverture du domaine skiable. Ainsi, l’ensemble des pylônes est équipé d’un éclairage d’ambiance alimenté par des panneaux photovoltaïques présents sur les potences de décâblage. Enfin, le P3 est équipé d’un éclairage pour assurer le ski nocturne sur la piste desservie par le tapis des Bosquets.

Caractéristiques de la ligne :
P1 : 12C/12C
P2 : 12C/12C
P3 : 12S/12S
P4 : 8S/6S
P5 : 8SC/8SC
P6 : 8S/6S
P7 : 8SC/8SC
P8 : 6S/6S
P9 : 6S/6S
P10 : 14S/12S
P11 : 14S/12S
P12 : 14S/12S
P13 : 8S/8S

S : balancier support
C : balancier compression
SC : balancier support-compression


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La ligne depuis les abords du P3.

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Les deux premiers pylônes.

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Le P3.

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La portée vers le P4, le tapis des Bosquets est en bas à droite de l’image.

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Le P4, au bord d’une bretelle du chemin des Demoiselles.

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Vers le P5.

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Le cinquième pylône. On démarre la montée principale.

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La montée vers le P6.

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Le P6.

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La portée vers le P7 permet de franchir une dépression.

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Le P7.

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La pente est maximale vers le P8.

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Le P8.

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La portée vers le P9.

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Le P9, au milieu des banquettes boisées.

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On prend progressivement de la hauteur.

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Le P10, la ligne se redresse.

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La gare aval du télésiège des Crêtes est visible.

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Le P11, au pied de la station de départ.

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On survole le télésiège.

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Le P12, plus haut pylône de la ligne, est au milieu de la piste.

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Le télésiège du Village 1800 est à gauche.

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Le P13, doté de protections thermiques.

La gare amont

La station d’arrivée assure la mise en mouvement du câble. Elle est située au centre du nœud de la Séa, contre l’arrivée du télésiège du Village 1800. A proximité, on trouve également la station amont du télésiège Thuit – Crêtes (en provenance de la combe de Thuit et du secteur de la Fée), le départ du télésiège des Crêtes (vers le Diable et le télésiège des Bellecombes) ainsi que le téléski des Ancontres et un restaurant. Cet emplacement stratégique permet de rejoindre facilement les secteurs d’altitude sans avoir à redescendre au front de neige de la station. Également, les piétons et débutants trouvent ici un ascenseur vers le bas de la station grâce aux cabines. On retrouve ici une gare D-Line identique à celle de départ. Sous la station se trouve le garage des véhicules motorisé, il est présenté en détail dans la partie technique, plus loin dans le reportage. Comme en gare aval, le quai des cabines est couvert. Enfin, le bâtiment adjacent comporte les commandes du combi et du télésiège voisin ainsi que des locaux pour le personnel (réfectoire et bureau).

N.B. : Le bâtiment du garage n’est pas terminé. Des finitions extérieures seront réalisées à l’été 2024.

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La gare amont depuis la ligne.

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Le ralentisseur.

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La zone de débarquement des sièges.

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Le tympan arrière de la gare.

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La zone de débarquement et d’embarquement des cabines.

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Vue globale du quai couvert.

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La rampe de sortie (à gauche) et d’accès (à droite).

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Vue globale sur le quai des cabines.

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Vue globale sur la gare amont et le bâtiment de commandes à droite.

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De face.

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Le chalet de commandes avec le télésiège du Village 1800 à droite.

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La gare D-Line depuis le toit du garage.

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Vue globale sur la gare avec le garage et l’ascenseur à véhicules.

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De trois quarts avec le P13.

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La zone de la gare amont, encadrée par le restaurant à gauche et le télésiège du Village 1800 à droite. On aperçoit aussi le téléski des Ancontres.

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La gare de côté avec le garage en dessous. La porte fermée par des planches en bois est temporaire.

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On s’approche.

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Vue globale sur l’avant de la gare et le garage. Le filet à l’avant est présent pour prévenir les chutes du personnel amené à travailler sur le toit du garage (impossibilité de mettre des barrières sans impacter le gabarit des véhicules).

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Zoom depuis l’entrée de la piste Jandri 1.

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La série de photos suivante est prise depuis le télésiège des Crêtes.

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Cette vue générale inclut le plateau d’Emparis au fond à droite.

Véhicules et pinces

Le combi de Belle Etoile est équipé de 65 sièges et de 22 cabines. On trouve ici des sièges D-Line avec une suspente longue adaptée aux combis. Les assises ont des couleurs alternées (rouge et noir), des séparateurs de places (le central est amovible) et des repose-skis individuels. Le modèle de cabines choisi est l’Oméga V de couleur noire. La sérigraphie reprend la charte AEON avec le nom de l’appareil sur la face arrière et le logo de la station de l’autre côté, tout deux écrits en blanc. Les assises sont noires et aucun dispositif de rangement des skis n’a été retenu. Les véhicules sont reliés au câble par des pinces D5000.

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Un siège au complet en ligne.

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Au passage du P13.

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Un siège en gare aval.

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Vue de face.

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Détail d’une assise.

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Les repose-skis individuels.

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Une cabine en ligne.

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Au passage du P13.

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En gare aval, au-dessus du tapis de positionnement.

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L’arrivée d’une cabine à quai.

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L’intérieur.

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Une banquette 5 places.

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Une pince D5000.

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Le véhicule de service, stocké dans le garage.

Autres vues

Voici une série de photos prises depuis les environs du combi.

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Une cabine au départ en gare amont.

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La fin de la ligne depuis l’entrée de la piste du Jandri 1.

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Les dernières portées. Au fond, les massifs de Belledonne et des Grandes Rousses sont visibles. On remarque aussi les pistes d’Auris-en-Oisans, en proie au manque de neige.

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Le P12.

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Le P11 avec la Vallée Blanche à droite.

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La station des Deux-Alpes et le front de neige de Champamé depuis le mur principal de la Valentin.

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Les trois quarts inférieurs du tracé.

Au cœur du combi de Belle Etoile

Tension du câble

Le câble est mis en tension en gare aval par deux vérins hydrauliques. Ceux-ci régulent la position du lorry solidaire de la poulie retour. La pression d’huile dans la chambre annulaire du vérin est régulée par une centrale dotée d’une pompe hydraulique. Les vérins de tension sont équipés de prolongateurs afin de rattraper l’allongement du câble. Des encoches permettent de positionner le lorry à différents endroits des corps des vérins. La longueur maximale qui peut être rattrapée est de 1 m. En gare amont, le lorry moteur est retenu par des tirants solidaires du massif arrière de la gare.

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Vue générale de l’intérieur de la gare aval. En bas à droite on peut voit le capteur du gabarit et d’assiette de la poulie retour.

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De l’autre côté.

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Vue globale sur le lorry. On devine les deux poutres support principales.

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Les vérins.

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Les tiges.

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La centrale hydraulique de loin. On peut voir les conduits vers les vérins.

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De l’autre côté. On voit la réserve d’huile, la centrale et les commandes à droite. L’embout pour insérer la tige afin d’actionner manuellement la pompe est aussi visible.

Mise en mouvement et freinage du câble

Le câble est entraîné par une chaîne cinématique classique. Un moteur asynchrone de 840 kW entraîne un arbre rapide. La vitesse est réduite et le couple est démultiplié par un réducteur épicycloïdal à renvoi d’angle. L’huile de lubrification des engrenages circule grâce à une pompe à l’extérieur du composant. L’arbre lent en sortie est relié à la poulie motrice par des crabots. Les freins de service, au nombre de 2, sont positionnés chacun sur un disque de freinage et d’inertie positionnés entre le moteur et le réducteur. Trois freins de secours s’appliquent sur la poulie motrice. Il s’agit de freins à rondelles ressort déserrés hydrauliquement. En cas de panne de la chaîne cinématique principale (panne électrique ou du réducteur par exemple), un moteur thermique peut être mis en marche. Il s’agit d’un moteur à 6 cylindres fourni par Caterpillar qui entraîne une pompe hydraulique. Celle-ci permet d’entraîner deux moteurs accouplés à une couronne dentée solidaire de la poulie motrice.

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Vue générale sur l’intérieur de la gare amont.

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Depuis l’arrière. Des palans à chaîne permettent de manœuvrer les composants lourds.

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L’avant de la gare.

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Vue globale sur le lorry.

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Côté descente.

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L’avant du lorry avec, de gauche à droite, le moteur thermique, le réducteur et les deux disques des freins de service.

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Le moteur asynchrone. En dessous on voit l’arrivée des câbles électriques en provenance des armoires de puissance.

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Vue avant avec la sortie de l’arbre rapide.

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Les deux volants de service. Les freins s’appliquent sur le bas du disque.

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Le réducteur fourni par Lohmann.

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La pompe de circulation de l’huile et le ventilateur d’évacuation de la chaleur au-dessus.

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Les trois freins de secours.

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Zoom sur les commandes des freins.

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La commande manuelle des freins de secours.

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Le moteur thermique (à droite) et la centrale des freins avec les commandes de la motorisation de secours (à gauche).

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L’arrière du moteur thermique avec le radiateur.

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L’un des deux moteurs hydrauliques de secours.

Cheminement des véhicules en gare

Les véhicules sont entraînés en gare par des pneus. Une fois les pinces ouvertes par une came, un ralentisseur à courroies permet de ralentir progressivement les véhicules. Le contour est composé de pneus reliés également par des courroies entre eux. Deux moteurs permettent de donner un couple supplémentaire aux pneus et aux courroies. Le contour peut être scindé en deux grâce à des poulies dotées d’embrayages manuels. Néanmoins, en cas de panne du cadenceur, on peut ainsi relier les sections de pneus de la gare pour qu’elles soient entraînées par les prises de mouvement. Aux extrémités des voies, une prise de mouvement de chaque côté permet de synchroniser la vitesse des pneus sur celle du câble. Une fois le contour franchi, les pinces sont accélérées par un multiplicateur de vitesse à courroies et embrayées au câble. Le cadencement des véhicules est réalisé en gare amont (un dispositif esclave est présent en aval). Chaque gare est équipée de volets motorisés pour isoler la gare des intrusions de neige.

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Le ralentisseur.

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La prise de mouvement en entrée de gare avec la came de débrayage derrière.

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Les pneus au niveau de l’aiguillage vers le garage, ici en ligne droite.

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Le contour. En bas à droite on voit l’une des poulies dotée d’un embrayage manuel.

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Le cadenceur principal.

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Le lanceur.

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La came d’embrayage avec la prise de mouvement côté lanceur.

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Le volet de fermeture de la gare.

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En gare aval, vue sur l’un des galets lourds de prise de mouvement.

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Le ralentisseur.

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Le contour.

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Le lanceur.

Garage

Le stockage des véhicules se fait en gare amont, dans un bâtiment maçonné sous la station D-Line. L’aiguillage en gare est au niveau du débarquement des sièges. Un rail avec une chaîné motorisée capoté permet de transférer les véhicules vers l’ascenseur. Il débute après un virage à 90 ° et permet de descendre de 6 mètres. Il s’agit d’un ascenseur à chaîne entraîné par un moteur. Une fois en bas, les véhicules sont pris en charge par des pneus puis par une nouvelle chaîne et un rail principal. De là, quatre rails en peigne permettent le stockage des sièges et des cabines. Ces dernières sont rangées sur les deux rails les plus au nord et les sièges, sur les deux autres. La zone d’entretien des pinces se trouve à l’entrée du troisième peigne. Un rail amovible peut être fixé au bout du rail de répartition pour sortir les véhicules de la gare côté sud. Pour la saison 2023-24, cette sortie est fermée provisoirement. Les pneus d’entrée du garage sont entraînés grâce au moteur de la chaîne et les liaisons entre chaque pneu sont effectuées par des courroies. Les poutres à pneus ponctuelles présentes sur chaque peigne pour entraîner les véhicules possèdent leur propre motorisation. Le stockage des véhicules possède un mode automatique avec le pivotement autonome des aiguillages mais aussi un manuel où les opérateurs actionnent les commandes pour faire pivoter les aiguillages. Enfin, pour le cyclage, une légère inclinaison des peignes de stockage permet de faire rejoindre le rail principal aux véhicules par gravité.

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La gare avec le garage en dessous depuis le télésiège des Crêtes.

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Le bâtiment de l’ascenseur.

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L’aiguillage de l’extérieur avec le transfert capoté.

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Depuis la gare.

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La zone de transfert avec l’ascenseur.

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Le début de l’ascenseur à droite. On voit également le moteur.

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La descente vers le garage.

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En bas de l’ascenseur, la chaîne transmet la puissance aux pneus.

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Le virage.

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Le rail principal et les aiguillages vers les peignes. On voit l’escalier à la zone d’entretien des pinces, dont les passerelles sont visibles.

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Vues globales du garage.

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Le bout du rail principal avec la motorisation de la chaîne.

Commandes

Les armoires de commandes ont été fournies par Doppelmayr (système D-Connect). On retrouve une armoire simplifiée en gare aval et celle qui pilote les marches normales et de secours est en amont. Depuis le réseau EDF, un ensemble de transformateurs électriques permet de convertir le courant. Il est ensuite envoyé aux armoires de puissance puis transmis au moteur principal. En gare amont, les transformateurs et les armoires de puissance sont situés dans des locaux propres dans le garage. Les commandes principales sont issues du modèle développé par Doppelmayr : un ordinateur est relié à une tablette tactile et à un pupitre avec des boutons. Ce système permet aux opérateurs de conduire l’appareil en étant face aux skieurs. Le garage comporte ses commandes propres (modes manuel et automatique) : elles sont composées de deux boitiers de commandes (au bout du rail principal et au sommet de l’ascenseur) et d’une armoire principale. Enfin, quatre pupitres extérieurs ont été installés : deux en gare aval et deux en gare amont. Pour chaque station, l’un est du côté des sièges et l’autre est installé sur le quai des cabines.

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Vue globale sur l’intérieur de la cabane de la gare aval.

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L’armoire de commandes à gauche et celle des réseaux à droite.

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Les commandes de la gare aval.

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Le pupitre au niveau de l’embarquement des sièges.

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Une télécommande pour la maintenance dans la gare.

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L’intérieur de la cabane de commandes de la gare amont.

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Les armoires.

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Les commandes.

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Le pupitre de boutons.

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L’un des deux pupitres extérieurs.

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L’armoire de commande du garage.

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L’un des deux boitiers de pilotage du stockage des véhicules.

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L’armoire de cheminement dans la gare amont.

Conclusion et remerciements

Le combi de Belle Etoile constitue une nouvelle pièce maitresse du front de neige des Deux-Alpes. Il apporte débit et confort d’accès au plateau de la Séa, futur front de neige d’altitude de la station. Le remplacement du télésiège de Belle Etoile a permis de recentrer la gare d’arrivée plus proche des infrastructures existantes. Les débutants disposent également d’un appareil sécuritaire et confortable pour monter et descendre (grâce aux cabines). Avec la diminution progressive des hauteurs de neige, les pistes débutants du front de neige deviennent plus difficiles à être exploitées et le plateau constitue une zone de choix pour apprendre le ski, en particulier lors du début et de la fin de la saison hivernale. Le débit accru pour les véhicules fermés permet aussi de transporter les non-skieurs jusqu’au plateau où se trouve un restaurant. Dans les prochaines années, l’espace débutants du plateau sera réaménagé et le téléski de Champamé sera remplacé sur le front de neige. Cet investissement mettra un terme au renouvellement des remontées mécaniques du front de neige de Champamé.

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La cloche alpine offerte lors de l’inauguration.

Je remercie le personnel de SATA Deux-Alpes pour son accueil et la visite de l’installation.

Texte & bannière : Clément05
Photos : Clément05 (le 03 février 2024)

A bientôt.

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