En naviguant sur notre site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer une navigation optimale et nous permettre de réaliser des statistiques de visites. En savoir plus

 TSD4 de l'Aigle

Les Sept Laux

Doppelmayr

T2 ES
Description rapide :
Le télésiège débrayable au départ du Pleynet, porte d'entrée Est du domaine des Sept-Laux

Options techniques :
  • Garage
Mise en service en : 1999

Suivre la discussion sur le forum


Localisation(s)
Photo


Auteur de ce reportage : lolo42
Section écrite le 21/09/2009 et mise à jour le 14/03/2017
(Mise en cache le 14/03/2017)

Télésiège de l'Aigle Les 7 laux Pleynet

Image

Le domaine skiable des Sept Laux est situé en Isère, au cœur du massif de Belledonne. On y skie de 1350 à 2400 mètres d’altitude sur deux versants de montagne. A l’est, le versant du Pleynet, côté vallée du Haut Brédat, et à l’ouest le versant Prapoutel et Pipay, surplombant la vallée du Grésivaudant. Les pistes alternent entre forêts d'épicéas et environnement de montagne sauvage. L’offre, variée, convient aussi bien aux familles, avec des pistes faciles permettant d’évoluer sur tous les versants, qu’aux skieurs confirmés, avec une mention toute particulière pour l’itinéraire des Vallons du Pra.

Remontees-mecaniques.net vous invite à découvrir la principale remontée au départ du Pleynet : le télésiège de l'Aigle, l'appareil débrayable du front de neige.

Au sommaire

  • Historique de l'investissement
  • Rôle sur le domaine
  • Ligne et infrastructures du télésiège
  • Un versant au potentiel intéressant


Historique de l'investissement

Des trois sites constituant le domaine des Sept Laux, le Pleynet demeure, de par son implantation au fond de la vallée du Haut-Brédat, plus isolé que les deux portes d'entrée Ouest, ouvertes sur la vallée du Grésivaudant. Si l'endroit peut compter sur une activité randonnée et ski de fond, il assoie surtout sa fréquentation durant les périodes de vacances scolaires grâce à une clientèle séjournant dans ses résidences ; des bâtiments implantés dans les années 80, comptant quelques 500 appartements et studios.
Lors de la haute saison, le Pleynet contribue ainsi à la bonne répartition du flux de skieurs sur l'ensemble du domaine dès le matin.
A ce titre, pour rester un pôle attractif, le site se doit de disposer d'une desserte efficace des pistes et secteurs.

Au début des années 90, l'endroit comptait au pied des pistes deux appareils principaux : le télésiège de Pincerie, orienté ski familial et également emprunté par les fondeurs, et le télésiège de Roche-Noire, premier maillon d'une chaîne d'appareils permettant de gagner le principal carrefour haut du domaine et ouvrant la voie à des champs de neige comptant qualitativement et quantitativement parmi les plus intéressants des Sept Laux.

Le télésiège de Roche-Noire (1972-1999)
Image
Droits réservés


Bien qu'assumant un rôle majeur, Roche-Noire n'était cependant qu'un simple télésiège fixes biplace. Il avait été livré par Poma en 1972. Un appareil ancien, plutôt rustique, et dont le débit n'était plus en phase avec la fréquentation du secteur.
Partant de ce constat, la station a décidé de procéder à son remplacement durant l'été 1999. Etudes de Transport (maintenant Doppelmayr France) fut chargé de la construction du nouvel équipement : le télésiège de l'Aigle, un quadriplace débrayable débitant 2400 personnes/heures, rallongé pour l'occasion de quelque 250 mètres sur sa partie haute.

Le télésiège de l'Aigle au niveau de l'ancienne arrivée de Roche-Noire
Image



Caractéristiques du télésiège de l'Aigle


  • Nom de l'installation : L'Aigle
  • type : Télésiège débrayable
  • Constructeur : Etudes de Transport (Doppelmayr)
  • Année de construction : 1999
  • Exploitant : SEMT7L
  • Saison d'exploitation : Hiver


  • Type sièges : Doppelmayr 4E95
  • Capacité sièges : 4 places
  • Nombre sièges : 96
  • Attaches : ET106


  • Sens de montée : droite
  • Temps de Trajet : 4 min 55
  • Débit à la montée : 2400 personnes/heure
  • (Débit possible à la descente : 1200 personnes/heure)
  • Vitesse d'exploitation : 5 m/s


  • Altitude Aval : 1454 m
  • Altitude Amont : 1928 m
  • Dénivelée : 474 m
  • Longueur développée : 1473 m
  • Pente Maxi : 67 %
  • Pente Moyenne : 34 %


  • Puissance moteur : 536 kW
  • Emplacement motrice : amont
  • Emplacement tension : aval
  • Type tension : hydraulique
  • Tension nominale : 20000 daN
  • Pression nominale : 179 bar


  • Garage : amont
  • Nb pylônes : 16
  • Dont Pylônes compression : 2
  • Dont Pylône support/compression : 1


Rôle sur le domaine

Le télésiège de l'Aigle est un appareil assurant des fonctions multiples.

En premier lieu, il dessert directement deux agréables pistes qui évoluent partiellement en forêt jusqu'au Pleynet : Rosée des Prés (bleue, équipée d'enneigeurs) et Roche-Noire (rouge).

Mais, surtout, il constitue, de par sa position, un ascenseur stratégique de premier plan :

  • L'Aigle permet de rallier le départ du télésiège de l'Oursière, une remontée centrale, qui conduit le skieur au Col des Oudis, d'où l'on peut basculer sur n'importe lequel des secteurs du domaine.
  • Directement situé à proximité de la gare amont du télésiège de l'Aigle, le téléski des Loups est également un appareil très apprécié des skieurs. Il permet de basculer sur Pincerie et le snowparc ou Pipay via des itinéraires techniques agréables.
  • Enfin, le rôle déjà important du télésiège de l'Aigle s'est trouvé encore renforcé récemment ; en 2007, tout d'abord, avec l'aménagement du chemin permettant la sortie par gravité des Vallons du Pra aboutissant directement au départ de l'appareil, et fin 2009 ensuite, avec l'installation d'un nouveau téléski dans son prolongement : le Tétras, qui rejoint les sommets de Roche-Noire et permet également de basculer sur une large partie du domaine.


Situation de télésiège de l'Aigle sur le domaine des Sept Laux
Image

Image



Ligne et infrastructures du télésiège

La gare tension aval

La gare aval est située au pied des pistes du Pleynet à 1454 mètres d'altitude. Elle a été implantée au plus près de la pente dans un décaissement ; une position avancée de 40 mètres au regard de celle du précédant télésiège, qui la rend moins exposée aux mauvaises conditions météorologiques.
On retrouve sur l'Aigle le même type de station (propre à Etudes de Transport et plutôt rare) que celui équipant le télésiège des Bouquetins construit un an auparavant au départ de Prapoutel ; un ensemble assez court et relativement compact : seuls lanceur, ralentisseur et contour sont couverts.
La poulie, apparente, est a largeur de voie, et montée sur un lorry maintenu par 2 vérins destinés à assurer de façon hydraulique la tension de la ligne.

Le départ du télésiège de l'Aigle à 1454 m sur le front de neige du Pleynet
Image


Image

La gare est implantée au plus près de la pente
Image

Arrivée sur le télésiège
Image

Ce type de station compact réalisé par Etudes de Transport reste assez rare
Image

L'embarquement se fait face à la ligne
Image

Vue sur la poulie, maintenue en tension par 2 vérins, et lancement d'un siège
Image


Les véhicules 4E95

Le télésiège de l'Aigle est équipé de 96 sièges Doppelmayr 4E95 pouvant accueillir 4 personnes ; des véhicules de type arceau, classiques de la gamme d'alors du constructeur autrichien. On trouve en ligne deux types de sièges : certains plus récents, ont été ajoutés lors du passage au débit définitif.
Ils disposent d'une attache débrayable ET106, permettant de les désolidariser du câble en gare.

Gros plan les deux types de sièges Doppelmayr 4E95 qui équipent la ligne
Image

Image

Gros plan sur l'attache débrayable ET106
Image

L'attache ET106 au passage d'un balancier support
Image


La ligne du télésiège

Le télésiège de l'Aigle évolue sur 1473 mètres de longueur en direction du sommet de Roche-Noire. La ligne possède une dénivelée de 474 mètres. Elle traverse dans sa première moitié la forêt d'épicéas. Vers 1700 mètres d'altitude, à hauteur du pylône 10, le paysage se transforme ensuite pour laisser place à un environnement de montagne plus sauvage.
Le profil en long laisse apparaître deux impulsions de pente, une première en bas ligne, accompagnée par le pylône 4 support-compression et une seconde, plus longue, entamée par les balanciers de compression du pylône 8, et qui se prolonge jusqu'en gare amont.
Notons enfin que la ligne, qui s'arrêtait au niveau du pylône 14 sur le précédant télésiège, se poursuit ici en effectuant la portée la plus longue et le survol le plus important du trajet : 196 mètres de longueur pour 25 mètres de hauteur.

Image

Le pylône 1, de type compression
Image

Le pylône 2
Image

Image

Vue arrière
Image

Le pylône 3
Image

Image

Les balanciers support/compression du pylône 4 accompagnent l'accentuation de la pente
Image

Vue sur le Pleynet depuis le pylône 5
Image

La pente s'adoucit au passage du pylône 6
Image

Croisement de la piste bleue Rosée des Prés au niveau du pylône 7
Image

Image

La pente se redresse au passage des balanciers compression du pylône 8
Image

Gros plan sur le passage en compression du pylône 8
Image

Vue arrière sur la piste Rosée des Prés
Image

Le pylône 9
Image

La portée entre les pylônes 9 et 10
Image

Le pylône 10
Image

Au niveau du pylône 11, la ligne a abandonné la forêt
Image

Le pylône 12
Image

La vallée du Brédat se profile en toile de fond
Image

Le pylône 13
Image

Approche du pylône 14, emplacement de la gare amont du précédant télésiège
Image

La ligne se prolonge encore sur 250 mètres
Image

Portée de 196 mètres entre les pylônes 14 et 15
Image

Haut de la ligne (pylône 15 et 16), au pied du sommet de Roche-Noire
Image

Le pylône 16 permet à la ligne de retrouver l'horizontalité pour l'entrée en gare amont
Image


La gare motrice amont

Pour des raisons météorologiques, la gare amont de l'Aigle n'a pas été implantée directement sur les sommets de Roche-Noire, mais en contrebas à 1928 mètres, à l'abri au pied des dents de Pipay. Pour gagner les cimes, le skieur peut compter sur les petits téléskis des Loups et du Tétras, dont les départs sont situés à proximité directe de l'arrivée du télésiège.

Techniquement, la gare assure la motorisation de l'appareil ; un choix qui permet un silence de fonctionnement appréciable au niveau de la station aval sur le front de neige du Pleynet. L'entrainement et son moteur de 536 kW sont placés en partie haute. La couverture compacte de la station est donc, à cet effet, réhaussée d'un local technique sur l'arrière.

Débarquement en gare amont
Image

Image

Le ralentisseur
Image

Vue sur la poulie motrice et ses deux freins 2
Image

Un frein poulie et le contour
Image


La ligne du télésiège de l'Aigle est relativement exposée au givre. Pour placer les pinces à l'abri quand cela s'avère nécessaire, et assurer une meilleure disponibilité dès le matin, un vaste espace de stockage a été implanté à côté de la gare amont. L'ensemble est un formé d'un rail capoté soutenu par des piliers métalliques. Bien entendu, les sièges y sont également rangés hors période d'exploitation.
Le décyclage s'effectue en marche arrière et le cyclage dans le sens de marche habituel par le biais d'un aiguillage qui vient se connecter en entrée de lanceur.

Un espace de stockage jouxte la gare
Image

L'ensemble est capoté de façon à protéger les pinces des véhicules
Image

Un aiguillage vient se connecter en entrée de lanceur et permet d'acheminer les sièges en marche arrière
Image

Vue d'ensemble de la gare amont avec les pics de Belledonne en fond
Image


Un versant au potentiel intéressant

La construction du télésiège de l'Aigle en 1999 a constitué une étape primordiale dans la remise à niveau du parc de remontées situé au départ de la porte d'entrée Est du domaine des Sept Laux. Celle-ci s'est achevée en 2007 avec le remplacement du télésiège de Pincerie. A elles deux, ces remontées renforcent indéniablement l'attractivité d'un départ ski côté vallée du Brédat.

Un versant au potentiel intéressant, ensoleillé dès le matin, et que le télésiège de l'aigle, de part son offre ski directe et les appareils auxquels il donne accès, permet de parfaitement exploiter.

Le succès de cette remontée ne se dément pas, au point que la station a investi dans la création du téléski du Tétras pour épauler celui des Loups dans son rôle de second ascenseur à l'arrivée du téléporté.

Laurent Berne



Suivre la discussion sur le forum


Appareils en relation :