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 TSD4 de la Moraine

Val Thorens (Les Trois Vallées)

Poma

T2 HS
Description rapide :
Télésiège qui permettait la desserte d'un espace de ski propre facile pour tous types de skieurs mais aussi l'accès au télésiège du Col.

Options techniques :
  • DLS (Double contour)
Année de construction : 1991
Fin de service en : 2017

Remplacé par l'appareil suivant : Suivre la discussion sur le forum



 
Auteur de ce reportage : j'ib
Section écrite le 28/07/2018 et mise à jour le 05/08/2018
(Mise en cache le 05/08/2018)

Télésiège de la Moraine
Val Thorens (73)


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Bienvenue à Val Thorens

La station de ski de Val Thorens est située dans le département de la Savoie dans la vallée de la Tarentaise. Elle est placée à 2300 mètres d'altitude et est la station la plus haute d'Europe. Val Thorens a la réputation de recevoir tous les ans, un enneigement exceptionnel. La station ouvre habituellement de mi-novembre à début mai.

La station de Val Thorens fut créée en 1972. Le début de l'aménagement, commencé un an plus tôt par la commune de Saint Martin de Belleville, se concentre sur le bas de la future station, sur le secteur de Péclet avec la réalisation de la télécabine de Péclet et le versant sud avec la réalisation du télésiège Mont de Péclet. Après ces aménagements, le secteur de la Moraine et du Fond en seront équipé. Par la suite, le glacier de Chavière sera aménagé. Dans les débuts des années 1980 la SETAM, société créée en 1972, commence à équiper le secteur du virage de Caron avec la réalisation d'une télécabine en deux tronçons et la construction en 1982 du plus gros téléphérique du monde pour cette date. Ce sera durant l'été 1984 que sera construit le premier télésiège de la Moutière. Réalisé par le constructeur français Skirail, cet appareil est avec le télésiège des 3 Vallées 1 construit la même année, le premier télésiège fixe quadriplace de la station. Cet appareil partait en contrebas des télécabines de Caron-Cairn et permettait de revenir sur Val Thorens sans avoir à déchausser pour prendre une télécabine. Il permettait également de rejoindre directement les téléskis du Plateau. Cet appareil avait la particularité d'avoir un pylône commun avec la télécabine de Caron.

Le domaine skiable actuel de Val Thorens est relié à Orelle. Cet ensemble regroupe 29 remontées mécaniques qui sont, dans la majorité, récentes et performantes. Il possède le premier appareil à être équipé d'un dispositif de double embarquement (DLS), le premier funitel du monde et le premier funitel BMF du monde à avoir été construit. Ces remontées mécaniques desservent un total de 150 kilomètres de pistes pour 70 pistes qui partent de 1500 mètres d'altitude jusqu'au sommet des 3 Vallées à 3230 mètres d'altitude sur le versant d'Orelle.

De plus, la station dispose de la plus longue piste de luge de France. Le départ est au sommet du funitel de Péclet et l'arrivée à Val Thorens pour un dénivelé de presque 700 mètres ! Elle possède aussi un snow-park de 70 000 m² avec boarder-cross, air bag, half pipes, tables, handrails … A découvrir aux téléskis du Plateau.

    La station de Val Thorens
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Le premier télésiège de la Moraine, précurseur du ski d'été sur le glacier de Chavière

A l'origine du projet de la construction de la station de ski de Val Thorens était prévu un long funiculaire partant du village et arrivant au col de Thorens. Ce dernier aurait eu pour but de desservir tout ce secteur mais aussi de donner accès au glacier de Chavière, aménagé dans les années 1970 pour le ski d'été. Cette installation devait être soutenue par un énorme viaduc en béton et devait circuler à la vitesse de 10 mètres par seconde pour un débit horaire révolutionnaire de 7200 personnes. Le Skirail, nom alors donné à ce projet, n'a jamais pu voir le jour par manque de moyens financiers et s'est vu se faire remplacer par diverses remontées mécaniques.

L'aménagement du glacier de Chavière remonte réellement en 1975 avec la mise en service premièrement de trois remontées mécaniques : le télésiège de la Moraine en juillet ainsi que les téléskis de la Lombarde et du Polset en juin. Les deux téléskis desservaient un espace de ski propre sur le glacier. Ils avaient été tous deux fabriqués par l'association de Montaz-Mautino et de Leitner. Le Polset était long d'environ 1200 mètres et donnait accès à des pistes de niveau relativement facile de plus de 200 mètres de dénivelé. La Lombarde, rappelant le nom d'un vent très violent soufflant dans le secteur, assurait du ski propre et le retour des skieurs sur le col de Thorens lorsque l'enneigement sur le chemin depuis le sommet était insuffisant. Quant au télésiège, il permettait un accès aisé depuis le village de Val Thorens en été d'où il fallait le rejoindre en voiture. Cependant ce dernier n'arrivait pas au col de Thorens directement, mais un peu avant la fin du glacier éponyme, ce qui était peu pratique pour rejoindre le ski d'été. C'est pour cette raison que durant le mois d'août suivant, la SETAM a démonté un de ses téléskis existants sur le glacier du Péclet afin de le déplacer entre le sommet de la Moraine et le glacier de Chavière : c'est ainsi que naquit le téléski de la Face.

    Le téléski de la Face dans son emplacement de 1975 (DR – Coll. SETAM – Livre : Val Thorens – 1969-2009 – 60 remontées mécaniques en 40 ans)
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Mais le déplacement de téléskis déjà existants endommageait fortement les matériaux. De plus, le téléski de la Face, permettant l'accès au glacier depuis la Moraine, était peu performant avec un débit de 450 personnes par heure et une vitesse de ligne de 3 mètres par seconde. Il fut donc décidé de le démonter en décembre 1975, après quatre mois d'exploitation, au profit d'un télésiège fixe deux places Pingon-Transcâble, celui du Col, empruntant un tracé plus long.

Cependant, les télésièges de la Moraine et du Col avaient reçu quant à eux une configuration bien particulière. En effet, l'exploitant historique de Val Thorens, la SETAM, disposant de moyens financiers très limités à l'époque, souhaitait équiper le plus rapidement possible le glacier de Chavière et son accès d'une manière la moins coûteuse possible, quitte à moderniser ou remplacer plus tard les équipements déjà en place lorsqu'un équilibre financier aurait été trouvé par la société. C'est donc Pingon, un ancien constructeur de téléskis, qui s'est rapproché des Charbonnages de France et qui a proposé la construction des différentes installations à la SETAM en utilisant des matériaux fabriqués aux États-Unis chez le fabricant Yan. L'originalité de ces appareils reposait sur la forme des pylônes où le Col était équipé de pylône en "X" afin de pallier aux différents mouvements du glacier, et la Moraine en "A", réduisant les quantités de béton à utiliser pour les ancrages. Ces derniers étaient conçus afin d'accueillir une autre ligne de télésiège doublant le téléporté initial dans un futur plus ou moins proche. Premiers de ce type en France, ces appareils offraient chacun un débit de 1200 skieurs à l'heure. A noter qu'au vu de la longueur de la ligne de la Moraine (plus de 2 kilomètres), certains sièges étaient équipés de couvertures amovibles permettant de couvrir les jambes des passagers afin d'éviter que les clients ne prennent froid. Un restaurant fut également construit à son sommet.

    L'enchaînement du télésiège du Col avec ses pylônes en "X" et juste avant du télésiège de la Moraine et ses pylônes en "A" (DR - © Val Thorens)
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    L'intégralité de la ligne du télésiège de la Moraine
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    Détail sur un pylône en "A" avec la partie où le second télésiège doit être installé bien visible (DR – Coll. SETAM – Livre : Val Thorens – 1969-2009 – 60 remontées mécaniques en 40 ans)
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Toutefois, le doublage du télésiège de la Moraine n'eut jamais lieu. En outre, sur le glacier, 1978 est marqué par l'arrêt d'exploitation et le démantèlement du téléski de la Lombarde, quasiment plus exploité à cause de la vitesse d'écoulement trop rapide du glacier ainsi que du trop fort enneigement de l'époque. A noter également que ces deux téléskis n'étaient exploités que durant la période estivale. Enfin, l'année 1990 fut celle de l'arrêt d'exploitation du glacier de ski d'été de Chavière et donc du téléski du Polset pour trois raisons majeures : à cause de la fonte trop rapide du glacier, du fait de l'éloignement trop important de l'appareil par rapport aux autres installations et de l'obligation de réaligner tous les pylônes bousculés par l'hiver.

    Un pylône de 11 mètres de haut du téléski du Polset en fin de saison d'hiver (DR – Coll. SETAM – Livre : Val Thorens – 1969-2009 – 60 remontées mécaniques en 40 ans)
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En 1991 le télésiège de la Moraine est remplacé par un téléporté débrayable quatre places flambant neuf auquel la SETAM ajouta un système de double embarquement en 1998 afin de proposer un meilleur débit horaire. En 1994 c'est le télésiège du Col qui se voit être succédé par un autre appareil du même type mais avec une capacité de transport de quatre places. Enfin, en 2017 l'axe de la Moraine accueille une nouvelle fois un nouvel appareil qui n'est autre qu'une télécabine débrayable dix places assises provenant de chez Doppelmayr et équipée du système ESO (Exploitation Sans Opérateur).

Moraine : Le ski pour tous

Le télésiège de la Moraine était situé sur le secteur de Thorens juste en contrebas du télésiège de la Portette sur la piste verte de la Traversée des 2 Lacs. Construit en 1991 par Poma, cet appareil avait été équipé en 1997 d'un tapis d'embarquement afin d'améliorer les conditions d'embarquement. Ces dernières n'étant toujours pas optimales à l'issue de la première saison d'exploitation, il fut supprimé et remplacé par un système de double embarquement (DLS - Double Loading System) déjà testé un an plus tôt sur le télésiège de la Moutière par Poma. Avec un débit de 2800 skieurs par heure et des sièges quatre places, cela représentait un véhicule quasiment toutes les cinq secondes, rendant l'embarquement assez sportif pour les usagers, d'où l'idée d'installer un système DLS sur le télésiège de la Moraine sept ans après sa mise en service.
Accessible depuis les sommets des funitels de Thorens et de Péclet, depuis le sommet du télésiège de la Portette ou encore via la piste verte de la Traversée des 2 Lacs, cette installation avait pour but principal de desservir un vaste espace de ski propre sur de larges et très longues pistes de faibl pente, les rendant accessibles à tous types de skieurs : débutants, confirmés, écoles de ski ... Par ailleurs elle était le premier maillon permettant d'accéder au col de Thorens avec par la suite le télésiège du Col. Au sommet il était possible de rejoindre soit directement le télésiège du Col, ou bien de revenir sur le village de Val Thorens et le virage de Caron avec ses nombreux appareils.

Côté ski, le télésiège de la Moraine desservait deux pistes :

  • La piste bleue de la Moraine : très longue piste longeant la ligne de ce télésiège et équipée d'un dispositif d'enneigement artificiel.
  • La piste bleue du Génépi, plus ou moins parallèle à cette dernière piste.

Voici sa situation sur le plan des pistes des 3 Vallées et de Val Thorens :

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Caractéristiques

Caractéristiques Administratives

TSD-Télésiège à attache débrayable : MORAINE
Maître d'Ouvrage : SAS
Maître d’Œuvre : DCSA
Exploitant : SETAM
Constructeur : Poma
Année de construction : 1991
Année de rénovation : 1998
Année de démantèlement : 2017

Caractéristiques d’Exploitation

Saison d'exploitation : Hiver
Capacité : 4 personnes
Débit : 2800 p/h
Vitesse d'exploitation : 5,0 m/s
Temps de trajet : 8 min 13 sec

Caractéristiques Géométriques

Altitude aval : 2345 mètres
Altitude amont : 2812 mètres
Dénivelée : 467 mètres
Longueur développée : 2466 mètres
Pente maximale : 56 %
Pente moyenne : 19 %

Caractéristiques Techniques

Gare motrice : Amont
Gare tension : Aval
Nombre de pylônes : 27
Nombre de sièges : 202
Sens de montée : Gauche
Puissance du moteur électrique : 718 kW
Type de motorisation : Courant continu
Type de tension : Hydraulique
Type d'embarquement : DLS (Double Loading System) à 90°
Type de gares : Performant
Type de pinces : TB
Type de sièges : Arceau4
Espacement des véhicules : 25 mètres

Caractéristiques du Câble

Fabriquant du câble : TREFILEUROPE
Type de câblage : Lang
Sens de câblage : Droite
Diamètre du câble : 40 mm
Âme : Compacte

Ligne et infrastructures du télésiège de la Moraine

Gare aval :

La gare aval était la station tension de l'installation. Elle était située à 2345 mètres d'altitude juste en contrebas du chalet de Thorens, vaste restaurant, et de la gare aval du télésiège de la Portette, en plein milieu de la piste verte de la Traversée des 2 Lacs.
On retrouvait une infrastructure de type Performant provenant de chez Poma arborant un schéma de couleur blanche à l'image de toutes les autres remontées de Val Thorens. On y retrouvait également plusieurs écritures du nom de l'appareil. Celle-ci était soutenue grâce à quatre ensembles de fûts : un fût tubulaire pour la partie avant, un fut rectangulaire en béton assemblé avec un fût tubulaire pour le premier tiers, deux autres fûts tubulaires pour le second tiers et un dernier fût tubulaire à la toute arrière de la gare. L'infrastructure était équipée d'un système de double embarquement, dit DLS (Double Loading System), comme déjà dit rajouté en 1998 sur l'appareil d'origine. Poma avait ainsi installé deux embarquements : un contour dit interne où les sièges circulaient à l'aide de pneus reliés entre eux et un contour dit externe où les sièges circulaient cette fois-ci grâce à une chaîne. A noter également que lorsque l'affluence était moindre, l'exploitant se réservait le droit de fermer un des deux embarquements, impliquant que seul un siège sur deux était alors chargé. Quant au contour externe, ce dernier n'effectuait pas un arc de cercle parfait impliquant au siège de devoir se remettre d'en l'axe avant de se lancer en ligne. Enfin, notons que la tension dynamique du câble était effectuée à l'aide d'un vérin hydraulique.

    La gare aval vue dans son environnement en arrivant depuis la piste verte Traversée des 2 Lacs
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    Vue rapprochée de la gare aval avec la file d'attente à gauche
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    La gare aval vue de profil
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    La gare aval vue depuis la file d'attente
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    La gare aval avec le poste de commandes face aux sommets des Saints-Pères à gauche
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    La gare aval vue de face
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    Le double contour (DLS - Double Loading System) installé en 1998 et l'accès à ses deux embarquements
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    Vue sur le ralentisseur de la gare Performant
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    L'embarquement extérieur et son contour
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    L'embarquement intérieur et son contour
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    C'est parti !
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La ligne :

La ligne était longue de 2466 mètres et se composait de 27 pylônes peints en blanc et dont certains avaient été rajoutés quelques années après la construction du télésiège (ceux dont le numéro de pylône est suivi d'une lettre). L'ajout de ces derniers avait été fait afin d'éviter le balancement des véhicules sur le câble car les portées étaient beaucoup trop longues.
Tout du long de la ligne, le profil n'était jamais trop raide et plus ou moins régulier le long de la piste bleue de la Moraine. A la sortie de la gare aval, la ligne prenait quelques mètres de dénivelé assez rapidement jusqu'au cinquième pylône. De là, le câble allait s'incliner dans le sens de la descente jusqu'à l'ouvrage numéro 9. Ensuite, le télésiège de la Moraine, d'où son nom, allait remonter tranquillement une moraine jusqu'au P14. Puis, il allait suivre son flanc sur une portion plus plane se terminant au P19. On attaquait à nouveau une nouvelle descente jusqu'au pylône 21 qui permettait ensuite l'attaque de la montée finale au-dessus de la piste de la Moraine jusqu'à l'enchaînement des deux derniers pylônes avant la gare amont.

Caractéristiques de la ligne :

  • P1 : 12C/12C
  • P2 : 4S/4S
  • P3 : 8S/8S
  • P3B : 4SC/4SC
  • P4 : 8S/8S
  • P5 : 8S/8S
  • P6 : 8S/8S
  • P7 : 6S/6S
  • P8 : 4S/4S
  • P9 : 8C/8C
  • P10 : 6S/6S
  • P11 : 6S/6S
  • P12 : 8S/8S
  • P12B : 4SC/4SC
  • P13 : 8S/8S
  • P14 : 6S/6S
  • P15 : 8S/8S
  • P15B : 4SC/4SC
  • P16 : 8S/8S
  • P17 : 8S/8S
  • P18 : 8S/8S
  • P19 : 8S/8S
  • P20 : 8S/8S
  • P21 : 12C/12C
  • P22 : 8S/8S
  • P23 : 8S/8S
  • P24 : 8S/8S

    La ligne vue depuis l'aval avec à gauche le Roc des Saints-Pères (3472 m) et l'Aiguille des Saints-Pères (3369 m)
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    P1 en sortie de gare
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    P2, on aperçoit à droite la ligne du télésiège de la Portette
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    P3
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    P3B
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    P4 juste avant le passage au dessus de la piste verte des 2 Combes
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    P5, on aperçoit au fond la Pointe de Thorens (3266 m)
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    P6 entamant une première redescente
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    P7
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    P8 avec à droite la piste bleue de la Moraine
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    P9
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    Détail de la tête de pylône de type compression
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    P10
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    P11
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    P12
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    P12B
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    Détail de la tête de pylône de type support/compression
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    P13, on arrive sur le flanc d'une première moraine de glacier
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    P14 avec à gauche les imposants couloirs des Saints-Pères
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    P15, on continue sur le fil de la moraine juste à gauche
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    P15B
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    P16
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    P17
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    P18, on se rapproche des crêtes de Thorens
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    P19 attaquant un nouvelle descente
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    P20, on quitte la moraine
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    P21
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    Détail de la tête de pylône de type compression
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    P22
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    Portée P22 - P23 au dessus de la piste bleue de la Moraine
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    P23 et P24 avec à gauche le départ du télésiège du Col
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    P23 et P24
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    Portée P24 - G2
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Gare amont :

La gare amont était la station motrice de l'installation. Elle était située à 2812 mètres d'altitude à la fin de la piste rouge du Col juste au-dessus de la gare de départ du télésiège éponyme.
Comme en gare aval, on retrouvait une infrastructure de type Performant arborant un schéma de couleur blanche avec les inscriptions du nom de l'appareil sur la gare. Le câble y était mis en mouvement par une combinaison de deux moteurs électriques à courant continu montés en série développant une puissance mécanique de 718 kW et transmettant la vitesse à un réducteur. En cas de panne de l'appareil, ce dernier pouvait être remis en service grâce à un moteur thermique. On pouvait également noter la présence de quatre freins de poulie étant donné la longueur importante de l'installation.

    Arrivée en gare
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    Dans le ralentisseur avec les freins de poulie qui dépassent à droite
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    La gare amont vue de face
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    La gare amont vue de trois quarts
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    La gare amont vue en partant sur le télésiège du Col
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    La gare amont vue de trois quarts de l'autre côté
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    La gare amont et le poste de commande avec à droite la gare aval du télésiège du Col
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    La gare amont vue de profil
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    La gare amont et les trois piliers qui la soutiennent
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    La gare amont et la Pointe de Thorens (3266 m) juste au dessus
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    La gare amont vue en partant sur la piste bleue de la Moraine
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    La gare amont vue depuis la gare aval du télésiège du Col
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    La gare amont vue depuis le télésiège du Col
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Sièges et pinces

Le télésiège de la Moraine était équipé de 202 sièges de type Arceau4 et pouvant accueillir jusqu'à quatre personnes. Ils étaient de couleur blanche. Par ailleurs l'assise ainsi que le dossier étaient en simili-cuir et se révélaient plutôt confortables. A noter également que ces derniers étaient équipés sur la place la plus à droite du système "Kid-Stop" évitant de glisser sous le garde-corps pour les personnes de petit gabarit.

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Les sièges étaient reliés au câble par des pinces de type TB dont le débrayage et l'embrayage sur le câble s'effectuaient grâce à un ressort noir s'actionnant en entrée et en sortie de gare au passage d'une came. À noter aussi que ces pinces pouvaient être considérées comme auto-dégivrantes puisque le simple fait de comprimer le ressort suffisait à casser le givre.

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La Moraine à bout de souffle

Le télésiège de la Moraine permettait donc de desservir un très long espace de ski propre sur des pistes faciles accessibles à tous. En plus de cela, cet appareil donnait accès au télésiège du Col. Afin de s'adapter à la croissance exponentielle de la clientèle venant à Val Thorens, la SETAM y avait donc fait installer un système de double embarquement (DLS) seulement sept années après sa construction. Si cette augmentation de la qualité d'embarquement était la bienvenue, le télésiège de la Moraine restait tout de même un appareil très long de plus de 2,4 kilomètres et situé juste en contrebas de la langue glacière du glacier de Chavière au pied des faces des sommets des Saints-Pères. Cet appareil était donc très exposé aux vents froids rendant le trajet très peu agréable pour les usagers. Il fut donc décidé en 2017 de le remplacer par une télécabine Doppelmayr équipée du système ESO (Exploitation Sans Opérateur) venant combler tous ces défauts.

    Le télésiège de la Moraine, un appareil à bout de force ...
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J'ib, Août 2018

Photos : J'ib
Texte, bannière et mise en page : J'ib
Date des photos : 25 mars 2012, 13 avril 2015 & 7 avril 2017



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