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 TSD4 des Crêtes

Les Deux Alpes

Poma

T2 HS
Description rapide :
Télésiège qui traversait le plateau des Crêtes et qui a été remplacé en 2019 par un télésiège 8 places récupéré de la ligne des Glaciers.

Année de construction : 1993
Fin de service en : 2019

Remplacé par l'appareil suivant : Suivre la discussion sur le forum



 
Auteur de cette partie : Bovinant
Section écrite le 20/10/2021 et mise à jour le 22/10/2021
(Mise en cache le 22/10/2021)

Je vous présente un reportage sur le télésiège débrayable quatre places des Crêtes aux Deux Alpes :

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Au sommaire :

  • Les Deux Alpes
  • Historique de l’aménagement du plateau des Crêtes
  • Rôles et situation du télésiège des Crêtes
  • Les caractéristiques de l'installation
  • La gare aval
  • La ligne
  • La gare amont
  • Véhicules et pinces
  • L'appareil, vu depuis les pistes
  • Conclusion
  • Crédits et remerciements

Les Deux Alpes

Les Deux Alpes est un domaine skiable situé dans le massif de l'Oisans en Isère. Il est implanté sur les alpages de deux villages formant la commune des Deux Alpes : Venosc, coté vallée du Vénéon et Mont de Lans, coté vallée de la Romanche.

L'aménagement des Deux Alpes débute dès 1938 à l'Alpe de Mont de Lans avec la construction d'un premier téléski. En 1946, la commune voisine de Venosc réalise à l'Alpe éponyme, un téléski. La création des deux Alpes, résulte de l'unification des domaines aménagés par les deux villages dans les années 1950. C'est d'ailleurs durant ces années que le domaine skiable connaît ses premières extensions. Pendant celles-ci, l'exploitant a d'abord aménagé les pentes situées en aval du plateau des Crêtes, puis dans les années 1970, le glacier de Mont de Lans est atteint puis équipé dans un premier temps avec les téléskis de Puy-Salié. À plus de 3100 mètres d'altitude, ces aménagements marquent le début de l'exploitation du ski d'été. C'est notamment grâce à ce glacier que le domaine des Deux Alpes connaît une importante renommée. On notera en 1985, la construction des célèbres DMC du Jandri Express 1 et 2 qui ont permis d'assurer un meilleur accès au secteur d'altitude. Depuis 2021, le domaine skiable se modernise après le changement d’exploitant avec notamment la construction de la télécabine de Super Venosc sur le secteur de la Vallée Blanche.

De nos jours, le domaine skiable des Deux Alpes s’étend entre 1280 et 3515 mètres d'altitude, du village de Mont de Lans au sommet de la crête de Puy Salié, sur le glacier de Mont de Lans. Ce domaine se compose de 96 pistes qui totalisent environ 140 km et d'un snowpark qui comporte différents parcours ludiques et modules de saut. La station compte aussi d’innombrables itinéraires hors-pistes qui participent largement à son intérêt.
Les Deux Alpes propose également, lors de la saison estivale, de nombreuses activités tel que du VTT de descente sur des pistes aménagées, de la randonnée ainsi qu'un important domaine de ski d'été sur le glacier de Mont de Lans.

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^^ Cliquez sur le logo pour accéder à une présentation des Deux Alpes plus détaillée. ^^


Historique de l’aménagement du plateau des Crêtes

L’aménagement du domaine skiable des Deux Alpes a débuté sur le versant de Pied Moutet dès 1938 puis le versant opposé du Jandri est aménagé à partir des années 1950. En 1955, le développement de ce secteur s’est poursuivi avec la construction de la télécabine du Diable, surnommée la « télévoiture » du Diable. Cet appareil permettait de rejoindre le sommet du plateau des Crêtes à 2390 mètres d’altitude depuis l’Alpe de Venosc à 1650 mètres d’altitude. En 1960, un second accès vers ce plateau est aménagé avec la mise en service du téléski de la Belle Etoile permettant de rallier le bas de ce plateau depuis l’Alpe de Mont de Lans. Ce téléski était réputé très difficile du fait de sa pente très raide et était donc inadapté aux débutants. L’année suivante, le téléski des Crêtes est construit afin de desservir les pistes faciles en pentes douces et bien enneigées du plateau éponyme, propices à l’apprentissage du ski. Le téléski des Crêtes reliait ainsi les arrivées du téléski de la Belle Etoile et de la télévoiture du Diable.

En 1966, Montaz Mautino a installé le télésiège de Lutins-Crêtes sur le tracé de l’actuelle télécabine des Œufs Blancs afin de permettre à tout un chacun d’accéder au plateau des Crêtes. Les premiers aménagements du plateau des Crêtes s’achevèrent en 1968 avec la construction du télésiège de la Séa par Montaz-Mautino entre les gares amont du télésiège de Lutins-Crêtes et de la télévoiture du Diable. Il secondait dans sa majeure partie le téléski des Crêtes dont le départ était situé légèrement en aval de ce télésiège. Le télésiège de la Séa desservait ainsi efficacement les pistes du plateau des Crêtes. Cette installation possédait une gare intermédiaire afin d’éviter le schuss entre l’arrivée de la télévoiture du Diable et le départ des pistes du secteur des Crêtes.


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Le début de la ligne du télésiège de Lutins-Crêtes. A l'extrême gauche, on aperçoit une partie de ligne du téléski de la Belle Étoile. L'alpe de Mont de Lans était alors peu développé (D.R.).

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La ligne du téléski des Crêtes (D.R., collection monchu).

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La gare aval et le début de la ligne du télésiège de la Séa (D.R., collection monchu).

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Vue vers l’aval du début de la ligne du télésiège de la Séa. A gauche, la gare amont du télésiège des Lutins-Crêtes est visible. On distingue également la poulie flottante de la gare amont du téléski de la Belle Etoile au fond (D.R., collection monchu).


Le projet ambitieux de développement du domaine skiable jusqu’au sommet du Jandri a débuté en 1970 avec la construction par Neyrpic du téléphérique automoteur du Lac Noir qui permettait d’atteindre le lieu intermédiaire de la Toura depuis le bas du plateau des Crêtes. Ce plateau était alors devenu un passage obligé afin de gagner le domaine d’altitude. Deux ans plus tard, la deuxième partie de la ligne de ce téléphérique est doublé par le télésiège du Grand Nord afin de constituer un nouvel accès à la Toura. Cette installation était accessible via le sommet du plateau des Crêtes. C’est également en 1972 que Weber a construit le télésiège deux places de la Rouge qui permettait de rejoindre le milieu du plateau des Crêtes en partant à mi-chemin entre l’Alpe de Mont de Lans et de Venosc.

L’accès au plateau des Crêtes a été amélioré en 1973 avec la construction par Poma des télécabines quatre places des Œufs Blancs et du Diable respectivement en remplacement du télésiège de Lutins-Crêtes et de la télévoiture du Diable. C’est également en 1973 que le téléphérique automoteur du Lac Noir est remplacé par le téléphérique à va-et-vient du Jandri, construit par Ceretti & Tanfani à la suite de l’important accident survenu l’année précédente.

Cependant, avec la construction de ces deux télécabines, et du fait du rôle central du plateau des Crêtes au sein du domaine skiable, le secteur des Crêtes était devenu très fréquenté. C’est ainsi que Montaz-Mautino a construit en 1977 le télésiège des Petites-Crêtes sur ce secteur. Il démarrait au niveau du replat situé entre l’arrivée du téléski de la Belle Belle-Etoile et le départ du télésiège de la Séa et s’arrêtait avant la pente maximale de la piste des Crêtes de façon. Il visait ainsi une clientèle débutante en déchargeant le téléski des Crêtes et le télésiège de la Séa. C’est également en 1977 que Montaz-Mautino a réalisé le télésiège du Grand Diable dans le prolongement de la télécabine du Diable. Ce télésiège permettait ainsi de rallier le sommet de Tête Moute et constituait alors un nouvel accès au secteur de la Toura.


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Le domaine skiable des Deux Alpes en 1980. Le télésiège de la Rouge est repéré numéro 29 ; le télésiège de Lutins-Crêtes, numéro 30 ; le téléski de la Belle Etoile, numéro 31 ; la télécabine du Diable, numéro 27, la télécabine du Jandri 1 ; numéro 32, le téléski des Crêtes, numéro 35 ; le télésiège des Petites Crêtes, numéro 36 et le télésiège de la Séa, numéro 37 (D.R.).

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Vue sur la ligne du télésiège des Petites Crêtes à gauche avec le futur télésiège débrayable quatre places des Crêtes à droite (piedmoutet).


Avec l’arrivée de la chaîne des DMC du Jandri Express en 1985, plusieurs téléskis et télésièges reliant le front de neige au plateau des Crêtes furent démontés ou remplacés par des installations plus performantes comme les télésièges débrayables de Village 1800 et de la Belle Etoile. En 1993, le télésiège de la Séa et le téléski des Crêtes sont démontés et remplacés par le télésiège débrayable quatre places des Crêtes, plus performant. Avec un débit de plus de 2800 personnes transportées par heure, il avait permis de desservir rapidement et efficacement le plateau des Crêtes.

En 2012, le vieillissant télésiège des Petites Crêtes est remplacé sur un tracé plus court par un tapis éponyme afin de permettre la découverte du ski aux débutants. Cette année a également vu le remplacement de la mythique télécabine du Diable par un télésiège débrayable six places. En 2015, l’exploitant a créé la piste du Jandri 1 afin de permettre un retour station adapté à tous en évitant le chemin de la piste verte des Demoiselles ou les pistes noires très souvent verglacées du Diable et de la Valentin.

Une importante phase de réaménagement du domaine skiable a débuté en 2018. L’exploitant avait alors démonté les télésièges débrayables huit places des Glaciers 1 et 2 construits en 2001 car ils peinaient à trouver leur clientèle. Il avait alors été décidé de réimplanter le deuxième tronçon de ce télésiège sur le secteur de la Toura. Dans le même temps, le téléphérique du Jandri 2, devenu obsolète est démonté sans remplacement. Cette phase de réaménagement s’est terminée en 2019 avec la réimplantation du second tronçon du télésiège des Glaciers en remplacement du télésiège des Crêtes. Le secteur des Crêtes s’est alors vu doté d’un télésiège débrayable huit places permettant de répondre à l’importante fréquentation que subissait son prédécesseur tout en améliorant le confort sur cet axe stratégique. La gare aval de la nouvelle installation est située plus amont de celle de l’ancien appareil.

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Vue sur la gare aval du télésiège débrayable huit places des Crêtes (cliquez sur l’image pour accéder au reportage).


Rôles et situation du télésiège des Crêtes

Le télésiège des Crêtes constituait l’appareil principal du secteur des Crêtes. Il possédait un important rôle de desserte des pistes faciles permettant aux débutants de s’exercer à la pratique du ski sur ce plateau. Le plateau des Crêtes présente l’avantage de se situer à plus de 2100 mètres d’altitude, soit à une altitude bien supérieure à celle du front de neige des Deux Alpes permettant ainsi à tout un chacun d’apprendre à skier du début à la fin de la saison même en cas d’un manque d’enneigement sur le bas de la station. L’espace débutants du plateau des Crêtes comporte également le tapis des Petites Crêtes qui était accessible via cette installation. Ce télésiège permettait également aux écoles de ski d’accéder au stade de slalom installé sur le mur de la deuxième partie de la piste bleue des Crêtes.

Le télésiège des Crêtes possèdait également un rôle de liaison. En effet, il permettait d’accéder au secteur des Bellecombes et du Thuit via la piste des Bellecombes 1 et le secteur du Diable. Il constituait alors un maillon de la chaine de remontées mécaniques qui était une alternative au DMC du Jandri Express 1 ou au téléphérique du Jandri 2 (avant son démontage en 2018) pour regagner le secteur de la Toura via le télésiège du Super Diable ou le télésiège des Bellecombes. Le secteur du Diable était également accessible depuis le bas du plateau des Crêtes après avoir emprunté cette installation pour profiter de ses pistes engagées ou simplement regagner le front de neige des Deux Alpes 1650.

Le télésiège des Crêtes desservait principalement et directement deux pistes :
  • Les Petites Crêtes, une piste verte en forme de chemin permettant aux skieurs débutants d’effectuer leurs premières descentes faciles sur une piste plus longue que celles du front de neige des Deux Alpes. Le début de cette piste donne également accès au télésiège de Super Diable constituant un accès secondaire au secteur de la Toura et aux pistes engagées desservies par le télésiège du Diable.
  • Les Crêtes, une piste bleue permettant aux skieurs débutants de s’exercer sur une piste plus engagée. Cette piste débute tranquillement avant de devenir plus raide et très large pour se terminer sur le bas du plateau des Crêtes où elle est rejointe en sa fin par la piste des Petites Crêtes. Le départ de la piste bleue du Jandri 1 puis le début de la piste verte des Demoiselles, regagnant toutes les deux le front de neige de la station, permettent ensuite de regagner la gare aval du télésiège des Crêtes.



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La situation du télésiège des Crêtes par rapport à l’ensemble du domaine skiable des Deux Alpes sur le plan des pistes de l’hiver 2018-2019.

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Gros plan sur le secteur des Crêtes et les pistes desservies par le télésiège éponyme lors de sa dernière année d’exploitation.


Les caractéristiques de l’installation

Caractéristiques administratives

  • TSD – Télésiège à pinces débrayables : Crêtes
  • Maitre d’œuvre : TIME
  • Exploitant : DAL (Deux Alpes Loisirs)
  • Constructeur : Poma
  • Année de construction : 1993
  • Année de démontage : 2019
Caractéristiques d’exploitation

  • Saison d'exploitation : Hiver
  • Capacité : 4 places
  • Débit maximal théorique à la montée : Initial 2880 p/h (2570 p/h après réduction du nombre de sièges)
  • Débit maximal théorique à la descente : 0 p/h
  • Vitesse d'exploitation maximale théorique : 5 m/s
  • Sens de montée : Droite
Caractéristiques géométriques

  • Altitude aval : 2100 m
  • Altitude amont : 2390 m
  • Dénivelée : 290 m
  • Longueur développée : 1689 m
  • Longueur horizontale : 1670 m
  • Portée maximale : 187 m
  • Survol maximal : 21 m
  • Pente maximale : 46 %
  • Pente moyenne : 17,37 %
  • Temps de trajet : Environ 5 min 38 s
Caractéristiques des gares

  • Type de gares : Oméga
  • Emplacement motrice : Amont
  • Type de motorisation : Courant continu
  • Puissance développée : 408 kW
  • Emplacement tension : Aval
  • Type de tension : Hydraulique
  • Tension nominale : 10 750 daN
  • Pression nominale : 143 bars
Caractéristiques de la ligne

  • Nombre de pylônes : 20
  • Nombre de sièges : Initial 131 ramené à 121 en 2014
  • Type de sièges : Arceau 4 places
  • Espacement : Initial 25 m porté à 28 m en 2014
  • Dispositif d'accouplement : Pince débrayable TB
Caractéristiques du câble

  • Année de fabrication : 1993
  • Fabricant : BRIDON ROPES LIMITED
  • Diamètre : 40,5 mm
  • Composition : 6x17 fils
  • Type d'âme : Compacte
  • Résistance à la rupture : 120 626 daN
  • Section du câble : 647,52 mm²
  • Section d’un toron : 107,92 mm²
  • Pas de câblage : 305 mm
  • Pas de toronage : 120 mm

La gare aval

La gare aval du télésiège des Crêtes était implantée à 2100 mètres d’altitude sur la partie basse du plateau des Crêtes. Elle se situait ainsi en contrebas du point central du plateau des Crêtes constitué par les gares amont du télésiège de Village 1800, de la télécabine des Œufs Blancs et la gare aval du téléphérique du Jandri 2 (sauf lors de la dernière année d’exploitation à la suite du démontage de ce téléphérique). La gare aval était ainsi accessible depuis le début de la piste verte des Demoiselles et un chemin partant du départ de la piste du Jandri 1.

La station aval de ce téléporté était de type Oméga. Elle adoptait une couverture en tôle. Il s’agissait de la station tension de l’installation. L’effort de tension sur le câble était appliqué à l’aide d’un vérin hydraulique développant une force de 120 626 daN. Afin que la tension en gare soit constante quelles que soient les variations de charge sur la ligne, l’ensemble de la gare était placée sur un chariot appelé lorry, coulissant par rapport à la structure fixe du massif de la gare.


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La gare aval dans son environnement vue depuis le chemin permettant de la rallier depuis le départ de la piste du Jandri 1.

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Vue générale en plongée depuis ce chemin.

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La gare aval et le pylône 1, toujours vue depuis ce chemin. Le domaine de l’Alpe d’Huez est visible à l’arrière-plan avec sur la droite son sommet, le Pic Blanc culminant à 3330 mètres d’altitudes. Le chaîne de Belledonne est en toile de fond.

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Vue de trois quart.

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Vue de côté en plongée avec le secteur de la Vallée Blanche à l’arrière-plan.

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Vue rapprochée avec le pylône 1.

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Vue de trois quarts sur l’arrière de la gare aval du télésiège des Crêtes.

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Vue sur l’arrière de la gare. La ligne du télésiège de Village 1800 est aussi visible. La Roche de la Muzelle culminant à 3465 mètres d’altitude domine l’arrière-plan.

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Vue de trois quart du côté opposé.

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Les bornes de contrôle des forfaits. La ligne du télésiège de Village 1800 est bien visible à l’arrière-plan.

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Vue de face sur l’arrière de la station aval du télésiège des Crêtes.

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Les portillons de cadencement.

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La zone d’embarquement.

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Dans le lanceur, c’est parti !


La ligne

La ligne du télésiège des Crêtes parcourait 1689 mètres de longueur pour 290 de dénivelée afin de rallier le sommet du plateau des Crêtes à 2390 mètres d’altitude au niveau de la gare amont du télésiège du Diable.

Dan un premier temps, la ligne du télésiège des Crêtes était relativement pentue afin de sortir du décaissement à l’emplacement de la gare aval. La ligne croisait ensuite le télésiège de Village 1800 via son deuxième pylône commun avec le quatorzième ouvrage de la ligne de cet autre télésiège. La pente était ensuite régulière et peu pentue jusqu’au pylône 7. La ligne survolait alors la partie basse du plateau des Crêtes, avec tout d’abord la piste des Demoiselles, du Jandri 1 permettant de regagner le front de neige des Deux Alpes puis la piste verte des Petites Crêtes. C’était également au cours de la portée vers le pylône 6 que la ligne était survolée par la télécabine des Œufs Blancs. La pente de la ligne augmentait à compter du pylône 7 puis de nouveau à partir du pylône 12 afin de survoler la partie la plus raide du plateau des Crêtes. Au cours de ces portées, le télésiège des Crêtes survolait la piste verte des Petites Crêtes. C’était au niveau du pylône 11 que la ligne était survolée par le DMC du Jandri Express 1 permettant de rallier la Toura. La ligne était ensuite quasiment horizontale au niveau des pylônes 14 et 15. S’en suivait une légère redescente jusqu’à l’ouvrage 18. Enfin la pente de la ligne augmentait afin de rallier le sommet du plateau des Crêtes avant que le pylône 20 remettait la ligne à l’horizontale avant l’entrée en gare amont.

Cette installation comportait 20 pylônes tubulaires dont 4 compressions et 16 supports, équipés ainsi :


  • P1 : 12C/12C
  • P2 : 6S/6S
  • P3 : 8S/8S
  • P4 : 4S/4S
  • P5 : 6S/6S
  • P6 : 4S/4S
  • P7 : 8C/8C
  • P8 : 6S/6S
  • P9 : 8S/8S
  • P10 : 6S/6S
  • P11 : 4S/4S
  • P12 : 8C/8C
  • P13 : 8S/8S
  • P14 : 8S/8S
  • P15 : 8S/8S
  • P16 : 6S/6S
  • P17 : 6S/6S
  • P18 : 12C/12C
  • P19 : 6S/6S
  • P20 : 8S/8S



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Vue sur le début de la ligne du télésiège des Crêtes depuis les abords de sa gare aval.

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Portée vers le pylône 2.

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Vue arrière sur la gare aval.

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Le P2, commun avec le P14 du télésiège de Village 1800.

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Le P3, implanté au milieu de la piste du départ de la piste des Demoiselles.

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Portée vers le pylône 4 en survolant cette piste.

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Le P4, au niveau de la bifurcation entre la piste des Demoiselles et du Jandri 1.

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Portée vers le pylône 5, en survolant la piste du Jandri 1.

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Le P5, implanté au milieu du départ de cette piste.

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Portée vers le pylône 6, toujours au-dessus de la piste du Jandri 1 et en-dessous de la télécabine des Œufs Blancs.

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Le P6, au niveau de la fin de la piste des Petites Crêtes.

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Le P7, implanté sur cette piste verte.

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Le P8, également sur cette piste.

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Portée vers le pylône 9 en survolant la piste verte des Petites Crêtes.

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Vue sur la gare aval amont de la télécabine des Œufs Blancs et la gare aval du téléphérique du Jandri 2 (démonté avant la dernière année d’exploitation du télésiège) depuis cette portée.

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Vue arrière sur le pylône 8. La fin de la ligne de la télécabine des Œufs Blancs est visible. A l’arrière-plan, on peut voir les montagnes de l’Alpe d’Huez et d’Auris En Oisans, le sommet du Signal de l’Homme (2176m) au milieu et la chaîne de Belledonne en toile de fond.

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Le P9, implanté sur la piste des Petites Crêtes.

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Le P10, sur les abords de cette piste verte.

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Portée vers le pylône 11.

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Le P11. La ligne est alors survolée par le Jandri Express 1.

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Le P12.

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Vue arrière sur le pylône 12 et le croisement avec la ligne du Jandri Express.

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Portée vers le pylône 13.

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Le P13.

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Portée vers le pylône 14.

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Vue (de gauche à droite) sur la Roche de la Muzelle (3465 m), le Pic du Clapier du Peyron (3169 m), la Tête de la Muraillette (3019 m) et l’Aiguille de Vesnosc (2830 m) depuis cette portée

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Le P14.

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Le P15.

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Portée vers le pylône 16.

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Le P16. La gare amont du télésiège débrayable du Diable est visible sur la droite.

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Portée vers le pylône 17. La piste des Petites Crêtes est visible sur la droite.

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Le P17.

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Le P18.

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Portée vers le pylône 19.

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Le P19 , implanté au milieu du départ de la piste des Crêtes.

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Le P20, également situé sur cette piste.


La gare amont


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Entrée en gare amont

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Dans le ralentisseur.


La gare amont du télésiège des Crêtes était implantée à 2390 mètres d’altitude, sur le sommet du plateau des Crêtes. Elle se situait ainsi à proximité de la gare amont du télésiège du Diable, du restaurant du Diable Au Cœur et en contrebas de l’arrivée du télésiège du Thuit. Elle donnait ainsi accès au télésiège du Super Diable, aux pistes engagées du secteur du Diable permettant de gagner le front de neige des Deux Alpes 1650, aux pistes faciles du secteur des Crêtes mais aussi au secteur du Thuit et des Bellecombes via la piste de Bellecombe 1.

La station amont de ce téléporté était de type Oméga. Elle adoptait une couverture en tôle. Il s’agissait de la station motrice de l’installation. Le câble était entrainé par l’intermédiaire d’un moteur électrique à courant continu développant une puissance de 408 kW.


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La zone de débarquement et le contour.

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Vue arrière de la gare amont.

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Vue de trois quarts depuis le départ de la piste des Crêtes.

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Vue de côté.

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Vue en plongée depuis l’arrivée du télésiège du Thuit.

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Vue de trois quarts avec la Roche de la Muzelle à l’arrière-plan à gauche.


Véhicules et pinces

Le télésiège des Crêtes était équipé de 121 sièges Arceau quatre places. Les véhicules étaient reliés au câble par l'intermédiaire d'une pince débrayable TB. Lors des dernières années d’exploitation de la remontée mécanique, des dispositifs d’anti-sous-marinage avaient été installés sur toutes les places de l’ensemble des sièges. Ces systèmes permettaient de sécuriser les enfants en les empêchant de tomber des véhicules puisqu’il s’agissait d’un appareil plébiscité par les débutants du fait de sa situation sur le plateau des Crêtes. A noter que 10 sièges ont été retirés en 2014.


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Le croisement de deux sièges avec le Pic Blanc, sommet de l’Alpe d’Huez culminant à 3330 mètres d’altitude à l’arrière-plan.

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Vue sur un siège Arceau quatre places.

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Un dispositif d’anti-sous-marinage sur une place d’un siège.

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Vue sur une pince débrayable TB depuis un siège.

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Autre vue sur une pince.


L'appareil, vu depuis les pistes


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Le pylône 20, dernier ouvrage de la ligne ainsi que la gare amont vus depuis le départ de la piste des Crêtes.

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Vue en contre-plongée sur le pylône 20 et la gare amont depuis cette piste.

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Les deux derniers ouvrages de la ligne et la gare amont, toujours vus depuis cette piste bleue. La gare amont du télésiège débrayable du Diable est visible à l’arrière-plan.

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Le pylône 19 vu depuis la piste bleue des Crêtes.

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La portée vers le pylône 19. Le sommet du Pic Blanc, point culminant de l’Alpe d’Huez à 3330 mètres d’altitude est visible à droite à l’arrière-plan. La chaîne de Belledonne domine la toile de fond à gauche.

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Les pylônes 17 et 18 avec de gauche à droite à l’arrière-plan, la Roche de la Muzelle (3465 m), le Pic du Clapier du Peyron (3169 m), la Tête de la Muraillette (3019 m) et l’Aiguille de Vesnosc (2830 m).

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Vue opposée sur ces mêmes ouvrages depuis la piste verte des Petites Crêtes.

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Les pylônes 12 et 11 vus depuis la piste des Petites Crêtes.

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La ligne du télésiège des Crêtes, implantée sur la partie basse du plateau des Crêtes. On distingue la fin de la ligne de la télécabine des Œufs Blancs, la gare amont du télésiège de Village 1800 et plus au fond la gare amont du télésiège de Belle Etoile. A l’arrière-plan, le secteur de la Vallée Blanche est visible sur la gauche tandis que le domaine skiable d’Auris En Oisans et le sommet du Signal de l’Homme sont visibles au centre. La chaine de Belledonne domine la toile de fond.

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La portée vers le pylône 9 et le bas du plateau des Crêtes. La fin du tapis des Petites Crêtes est visible sur la gauche.

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Le milieu de la ligne du télésiège des Crêtes survolant la piste des Petites Crêtes. La ligne du DMC du Jandri Express 1, croisant celle du télésiège des Crêtes est visible à l’arrière-plan.

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L’ensemble des pylônes 6, 7 et 8 vus depuis la fin de la piste des Petites Crêtes, rejoignant la piste des Crêtes.

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Vue opposée sur cet ensemble de pylônes.

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La portée vers le pylône 5 vue depuis l’arrivée de la piste des Petites Crêtes.

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Le pylône 5 avec le départ du tapis des Petites Crêtes derrière. La fin de la ligne de la télécabine des Œufs Blancs croisant le télésiège des Crêtes est bien visible.

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La portée entre les pylônes 3 et 4 depuis le départ de la piste du Jandri 1. Derrière, la ligne du télésiège de Village 1800 puis la gare amont et la fin de la ligne du télésiège de Belle Etoile est visible.

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Le pylône 3 vue depuis le départ de la piste du Jandri 1.

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Vue en contre-plongée sur ce pylône.

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Le pylône 2 commun avec le pylône 14 du télésiège de Village 1800.


Conclusion

Le télésiège des Crêtes était un appareil au rôle très important au sein du domaine skiable des Deux Alpes en constituant la véritable colonne vertébrale du secteur des Crêtes. En effet, il permettait de desservir les pistes faciles du plateau éponyme, très appréciées des skieurs de niveau moyen ou débutant souhaitant progresser ou débuter le ski sur des pentes douces et relativement bien enneigées. Ce téléporté possédait également un rôle de liaison majeure puisqu’il permettait de rejoindre directement le secteur du Diable, et indirectement le secteur de la Toura via le télésiège du Super Diable ou des Bellecombes, depuis le bas du plateau des Crêtes.

Cependant, le télésiège débrayable quatre places des Crêtes était devenu vieillissant, peu confortable, relativement saturé et inadapté aux skieurs débutants. C’est ainsi qu’il a été remplacé en 2019 par le télésiège débrayable huit places du même nom issu de la récupération du premier tronçon du télésiège des Glaciers démonté l’année précédente.


Image
Le télésiège débrayable quatre places des Crêtes, un téléporté vieillissant remplacé en 2019 par un télésiège débrayable huit places performant.


Crédits et remerciements

Je tiens à remercier piedmoutet et monchu pour la mise à disposition de leurs clichés historiques.

Photographies : Bovinant
Photographies historiques : piedmoutet, monchu
Date des prises de vues : 10 avril 2016 (TSD4 des Crêtes) et 30 novembre 2019 (TSD8 des Crêtes)
Graphisme et bannière : Bovinant
Texte : Bovinant



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