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Localisation(s)
Photo

 TSD4B de Lärchfilzen

Fieberbrunn (Skicircus)

Leitner

T2 ES
Description rapide :
Premier débrayable de Fieberbrunn, et exemple de télésiège SA4 Compact Leitner.

Options techniques :
  • Bulles
  • Garage
Année de construction : 1999




 
Auteur de ce reportage : monchu
Section écrite le 24/03/2019 et mise à jour le 24/03/2019
(Mise en cache le 24/03/2019)

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Implanté au cœur du domaine skiable de Fieberbrunn dans un décor splendide, le télésiège de Lärchfilzen est le témoin de la fin des années 90, qui a vu d’une part la petite station tyrolienne se transformer profondément en vue de la liaison avec sa voisine Saalbach-Hinterglemm, et d'autre part le constructeur Leitner se développer fortement sur le marché autrichien du débrayable grâce à ses stations compactes.




1. Fieberbrunn et le Skicircus


Fieberbrunn

A l’extrémité orientale des Alpes de Kitzbühel, Fieberbrunn est la dernière station tyrolienne avant la frontière avec le Pays de Salzbourg, dans une région à l’écart des grands flux touristiques.

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Situation de Fieberbrunn dans les Alpes de Kitzbühel.


Pendant des années, la station a fait de cet isolement relatif un argument commercial. En mettant en avant "le domaine skiable le mieux caché", elle s‘adressait à la fois aux familles recherchant des pistes peu fréquentées et aux sportifs avides de descentes en poudreuse loin des grands boulevards damés. Mais depuis 2015, la station s’est reliée à sa grande voisine Saalbach. Le domaine skiable est ainsi passé d’un petit ensemble de 10 remontées et 38 kilomètres de pistes, à l’un des plus grands domaines reliés d’Autriche, avec 70 remontées (dont 29 télécabines, un record en Autriche) et environ 270 kilomètres de pistes. L’offre est complétée par un snow-park, une piste de luge naturelle de 2,5 km et un coaster biplace 4 saisons, de 1 160 mètres de long installé au sommet de la télécabine pulsée Streuböden.

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Le village de Fieberbrunn et les pistes du Doischberg au fond à gauche.


Depuis les années 2000, la station s’est également orientée vers le freeride. Grâce à ses pentes engagées, à son enneigement conséquent malgré la faible altitude et à l’absence relative de brouillard, Fieberbrunn est devenue une destination prisée des amateurs de hors-piste. Son domaine skiable balisé s’est en effet construit tout autour d’une zone centrale restée totalement vierge, autour de la pointe de la Wildseeloder. La plupart des itinéraires hors-pistes de la station sont tracés dans ce secteur devenu réserve naturelle.

C’est sur ces pentes que Fieberbrunn organise chaque année une compétition de freeride : le Big Mountain, devenue une étape du Freeride World Tour qui réunit chaque année au mois de mars l’élite mondiale. Le public apprécie les animations et les conditions de spectacle qui lui sont offertes au sommet de la télécabine Lärchfilzkogel où un amphithéâtre éphémère est damé sur le sommet, permettant aux spectateurs de contempler les pentes des sommets voisins de la Henne et de la Wildseeloder où sont organisées les épreuves.


Le télésiège Lärchfilzen

Le télésiège Lärchfilzen est tourné vers le ski propre, desservant principalement la piste bleue 7 et la piste rouge 9. C’est aussi un appareil de liaison important, qui donne accès à la télécabine Reckmoos Nord et au-delà à la liaison avec Saalbach.

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Situation du télésiège dans le Skicircus.


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Le télésiège dessert principalement la bleue n°7 et la rouge n°9.





2. Du téléski au télésiège…


Le premier téléski de Lärchfilzen

Le tourisme fit ses débuts à Fieberbrunn en 1875 avec l’ouverture de la ligne de chemin de fer reliant Salzburg à Innsbruck via Kitzbühel, évitant la traversée du territoire allemand. Le premier office de tourisme fut fondé peu de temps après, en 1888. Fieberbrunn devint une destination réputée pour le tourisme estival, ses refuges d’altitude constituant tantôt des buts d’excursion pour les touristes que des points de départ pour des randonnées plus longues dans le massif des Alpes de Kitzbühel. Il faudra attendre 1958 pour voir l’apparition du tourisme d’hiver, avec la mise en service du TKE Reitl au centre du village, complété par le TSF1 Streuböden livré en octobre 1959 par le constructeur tyrolien Felix Wopfner, avec ses pylônes béton caractéristiques.

Le télésiège fut prolongé en 1968 par un second tronçon menant au sommet du Lärchfilzkogel. De l’autre côté du sommet, sur les alpages de Lärchfilzalm, un téléski fut implanté la même année. Les deux installations furent livrées par Swoboda.

L’ouverture simultanée du télésiège Lärchfilzkogel et du téléski Lärchfilzen a permis de doubler la taille du domaine skiable, et de créer un véritable réseau bouclé. C’était aussi une étape importante en vue d'une extension future vers les champs de neige d’altitude du Hochhörndl. Dès la construction du téléski, l'exploitant avait pour projet de le prolonger par un télésiège vers le secteur Reckmoos, qui ne vit le jour qu’en 1982.

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L'ancien téléski Lärchfilzen en vert, avec l'extension future vers Reckmoos en pointillés.


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Le télésiège Lärchfilzkogel.


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Génie civil sur la ligne du téléski.


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Montage de la gare retour du téléski.


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Le haut de la ligne du téléski depuis le Lärchfilzkogel.


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La fin de la ligne, avec le poste de vigie à droite, et le Lärchfilzkogel à l'arrière.



Les rénovations d’appareils

Pour répondre à l’augmentation de la fréquentation des pistes ensoleillées au sommet du domaine, et pour préparer la future liaison avec Saalbach, l’exploitant rénova progressivement la chaîne d’appareils reliant le village au sommet du domaine skiable, en quatre étapes :

- En haut du domaine, le téléski à enrouleurs du Hochhörndl fut remplacé par un TSF4 Leitner en 1996 ;

- En 1999, le téléski à enrouleurs de Lärchfilzen fut remplacé par un TSD4B Leitner ;

- L’accès depuis le front de neige jusqu’au pied du TSF2 Reckmoos fut complètement repensé en 2001 avec le remplacement du téléski de Doischberg par une télécabine Leitner reprenant une grande partie des équipements mécaniques de la télécabine de l’Exposition Universelle de Hanovre ;

- En 2006, l’exploitant commanda à Doppelmayr la TCD8 Reckmoos Sud, dans l’optique d’une liaison future avec Saalbach. L’appareil était le premier du genre à disposer d’un rangement automatique des cabines dans les voies de l’installation. Ce dernier investissement, réalisé conjointement avec le chantier d’une piste de luge 4 saisons au sommet de la télécabine Streuböden, a coûté 11 millions d’euros au total.

- Le chaînon manquant de Fieberbrunn au sommet du Hochhörndl restait le TSF2 Reckmoos, rebaptisé Reckmoos Nord depuis la construction de la télécabine sur le versant opposé. Il fut remplacé en 2011 par une télécabine 10 places Doppelmayr.

Avec l’achèvement de cette phase de rénovations, Fieberbrunn pouvait envisager la liaison avec Saalbach : elle sera effective sous la forme d’une nouvelle télécabine en 2016.


Le chantier du télésiège Lärchfilzen

La concession pour le nouveau télésiège fut accordée le 3 août 1999. Le nouvel appareil reprenait presque le même tracé que l’ancien, légèrement décalé sur la gauche. La gare de départ fut reculée d’une dizaine de mètres dans la forêt, pour une meilleure intégration paysagère du garage. La gare amont fut remontée d’une centaine de mètres et déplacée légèrement sur la gauche pour éviter le croisement avec la piste 1 en provenance de la télécabine pulsée du Lärchfilzkogel. Pour desservir le chantier de la gare supérieure, il a fallu créer une route d'accès entre l'ancienne gare et la nouvelle, et réaliser des terrassements autour de la zone d'arrivée.

L’appareil a été réceptionné le 27 novembre 1999 et ouvert au public le mois suivant.

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Vue aérienne des terrassements en amont en 1999, et de la route de desserte du chantier en lacets.


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Mise en ligne des sièges en octobre 1999.




3. Caractéristiques techniques


    Caractéristiques administratives

    Télésiège débrayable à bulles Lärchfilzen
    Exploitant : Bergbahnen Fieberbrunn
    Constructeur : Leitner
    Maître d’œuvre : Salzmann Ingenieure
    Année de construction : 1999

    Caractéristiques d’exploitation

    Saison d'exploitation : hiver
    Capacité : 4 personnes
    Débit maximum théorique : 1812 personnes/heure
    Vitesse d'exploitation maximale : 4,5 m/s
    Temps de trajet minimum : 5 min 24 s
    Sens de fonctionnement : gauche

    Caractéristiques géométriques

    Altitude aval : 1118 m
    Altitude amont : 1473 m
    Dénivelée : 365 m
    Longueur développée : 1470 m
    Pente moyenne : 25 %
    Pente maximum : 44 %

    Caractéristiques techniques

    Emplacement motrice : aval
    Type de motorisation : moteur à courant continu
    Puissance développée : 310 kW
    Emplacement tension : aval
    Dispositif d’accouplement : Pince LA 48 95 / Autriche
    Nombre de véhicules : 87 + 1
    Largeur de voie : 5,30 m
    Nombre de pylônes : 11



4. Gare aval


Emplacement

La gare aval est située sur l'alpage inférieur de Lärchfilzalm, accessible par gravité depuis le sommet de la télécabine Doischberg montant du front de neige.

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Le plateau de Lärchfilzen, en bas, avec au fond la station de Hochfilzen, célèbre pour le biathlon.


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La gare est implantée en limite de forêt. Au premier plan à gauche, le téléski Maiskopf permet de revenir sur le Doischberg et la station.


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Le plateau de Lärchfilzen et ses greniers à foin.


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La gare et son garage ont été implantés discrètement en lisière de la forêt, reculés d'une dizaine de mètres par rapport à l'ancien téléski pour être moins visibles.


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Le poste électrique a été rénové lors de la construction du télésiège, mais il est resté à l'emplacement de la gare de départ de l'ancien téléski, une dizaine de mètres en amont.


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La station compacte accolée d'un garage en bois non traité.


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Dans l'axe de la ligne, avec 3 bornes Skidata.


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Le local opérateur devant le garage.



Station

La gare aval est une station motrice-tension du type SA4 Compact. Il s’agit du modèle de gare la plus courte conçue par Leitner, déclinaison de la gamme SA4 basée sur la pince à ressort LA (Leitner Automatic).

La première installation de la gamme de télésièges débrayables SA4 à bulles de Leitner a été mise en service en 1990 à Ratschings/Racines (Italie). Elle occupait déjà une longueur au sol plutôt réduite de 18 m, reposant sur 2 piliers métalliques. Le constructeur avait placé de grands espoirs dans cette gamme pour le marché d’exportation. Pour l’Autriche, la pince LA avait passé les tests de conformité aux normes fédérales dès 1989. Puis les stations à couverture en composite, tranchant avec l’architecture en bois utilisée traditionnellement, ont été approuvées par les autorités environnementales de Salzbourg et du Tyrol en 1990. Ces deux conditions ont permis l'installation des deux premiers télésièges débrayables SA4 d’Autriche à Obertauern en 1991 : le TSD4B Plattenkar et le TSD4B Seekarspitz.

Le constructeur a ensuite décliné à partir de 1993 une version plus courte de ses gares de télésièges débrayables : la gamme SA4 Compact. Avec l’objectif de minimiser les coûts de construction et d'exploitation, Leitner a notamment réduit la longueur de la gare de 3,50 m, en la faisant reposer sur un seul massif en béton plutôt que sur 2 piliers métalliques dans la version standard. L’emprise au sol a ainsi été limitée à 14,50 m, avec une seule fondation. La réduction de la taille du lanceur et du ralentisseur s’est faite au prix d’une diminution de la vitesse en ligne, limitée à 4,5 m/s au lieu de 5 m/s, tout en conservant le même débit maximum de 2400 personnes par heure.

Le marché visé était celui des installations de longueur moyenne, pour lesquelles le critère du débit est plus important que celui du temps de trajet. Ce type d’appareil était donc particulièrement adapté au marché autrichien, où la longueur moyenne d’un télésiège débrayable était de 1,4 km dans la décennie 1990, contre 1,6 km en France. En réduisant la surface à terrasser, le constructeur visait aussi des installations situées dans un environnement accidenté.

Les 2 premiers exemplaires de cette nouvelle gamme SA4 Compact ont été livrés en 1993, l’un à Ratschings/Racines (Italie), l’autre à Serfaus (Autriche).

Toutes les gares de la gamme Compact disposaient à l’origine d’une couverture basse. Elle était autant destinée à réduire les coûts de construction, en utilisant moins de matériaux et en diminuant le poids total de la station, qu’à offrir une surface plus limitée aux intempéries. De plus la mécanique de gare était standardisée entre les différents types de stations, variant du télésiège 2 places à la télécabine 8 places. Les éléments mécaniques étaient préassemblés en usine, y compris les chemins de câbles, pour faciliter le montage sur site. Les différents modules étaient ensuite séparés en unités ne pesant pas plus de 3 tonnes chacune (le contour, le lanceur et le ralentisseur séparés en 2 éléments chacun, le lorry avec le moteur, le réducteur et les poulies), ce qui facilitait le transport sur place, éventuellement par héliportage. Ces dispositions ont permis à l’époque de réduire les coûts et les délais de construction de 20 à 25%.

Sur la station SA4 non compacte à couverture complète, Leitner avait innové en plaçant avec une passerelle de maintenance à l’extérieur des voies, en plus de celle habituellement placée à l’intérieur. Ce dispositif apprécié des exploitants permettait d’accéder plus facilement à certaines pièces des lanceurs et du contour. Leitner en a conservé le principe sur la station compacte, en plaçant un accès à l’extérieur des voies sous la couverture basse. La partie supérieure de la couverture composite peut être ouverte et libère l’accès à cette passerelle. Le capot est alors disposé verticalement et fait office de garde-corps. De plus, le dessus du capot dispose de plexiglas vitrés sur toute la longueur, permettant un contrôle visuel sans qu’il soit nécessaire d’ouvrir la couverture.

La gare est motrice-tension, une disposition de série dans la gamme SA4 Compact. Contrairement à la pratique habituelle, le lorry dispose de 3 galets au lieu de 4 : 2 galets latéraux à l'arrière et un central à l'avant. Cette construction libère de la place pour la circulation sur les passerelles, et elle permet de mieux absorber les efforts de torsion : dans le dispositif traditionnel, les 4 galets du lorry ne sont pas rigoureusement parallèles en raison du couple de torsion. La tension est effectuée par un unique vérin hydraulique, qui dispose d’une course de 3 mètres.

Pour la conformité aux normes autrichiennes de l’époque, le moteur et les systèmes électriques ont été fournis par Elin plutôt qu’Ansaldo, fournisseur habituel de Leitner. De même, le constructeur n’a pas installé ses automates habituels, réalisés par son sous-traitant Equipaggiamenti Elettronici Industriali (EEI) à Vincenza, mais des automates Siemens qui répondaient alors aux normes autrichiennes.

Le trainage est intégralement effectué par pneus, avec une prise de mouvement sur chaque brin de câble. Le pesage est effectué au débrayage, dans le contour et lors de l’embrayage. Dans le contour, un rail permet de rentrer ou sortir les véhicules du garage, complètement automatisé. Les opérations de cyclage et de décyclage peuvent s'effectuer à 4,5 m/s.

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La gare Compact à couverture basse, avec au centre le treuil et l'échappement du thermique.


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La gare SA4 Compact occupe la même place au sol que la gare de TSD2, et 3,50 mètres de moins que la gare standard de TSD4 (crédit : Leitner/Quota Neve).


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La couverture peut être relevée pour accéder à la passerelle de maintenance à gauche (crédit : Leitner).


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Au centre des voies, l'entraînement est monté sur un lorry incliné.


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Coté ralentisseur.


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L'ensemble de la mécanique est protégé sous la couverture basse, y compris la came d'ouverture des bulles.


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Les plexiglas permettent de contrôler visuellement le contour.


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Ouverture des bulles.


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Début de contour.


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La seule pièce dépassant de la couverture est un capteur d'ouverture du garde-corps.


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Il est actionné par le passage du repose-pied.


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Il permet d'éviter un capteur au sol


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Contour et aiguillage vers le garage à gauche.


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En face, l'entrée du garage.


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Une cellule photoélectrique, à droite du siège, détecte les passagers à l’embarquement. Dans le mode de fonctionnement habituel, les bulles sont automatiquement fermées en l’absence de passagers. Si des clients sont détectés, la bulle ne se ferme pas automatiquement, les passagers pouvant décider de rabattre ou non la bulle.


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Sur le massif, 2 commandes déportées permettent de régler la position des bulles à l'entrée en gare (ouvertes, fermées) et à la sortie (ouvertes, fermées ou réglage par les clients).


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Au centre des voies, la poulie motrice sur un lorry incliné.


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Au dessus de la gorge de la poulie, la couronne pour la marche de secours. A l'arrière-plan, le vérin de tension.


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Détail de l'unique frein de poulie.




5. Ligne


Généralités

La ligne compte 11 pylônes de ligne. La ligne de sécurité est enterrée et les pylônes sont équipés de haut-parleurs pour diffuser les consignes du personnel.

Voici le détail de l’équipement des pylônes :
P1 : 8C/8C
P2 : 10S/8S
P3 : 8SC/6S
P4 : 6S/4S
P5 : 8S/6S
P6 : 8S/6S
P7 : 8S/6S
P8 : 10S/8S
P9 : 10S/6S
P10 : 10S/8S
P11 : 10S/10S

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La ligne et les alpages de Lärchfilzen.



En ligne

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P1.


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Avant le P2, l'emplacement du départ de l'ancien téléski


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Tête du P2, symétrique.


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Passage près de la Lärchfilzniederalm.


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Une prise d'eau alimente 2 enneigeurs d'appoint.


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Rupture de pente au P3.


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Tête asymétrique du P3.


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Le brin montant est soutenu par un balancier support-compression. Deux ressorts maintiennent la pression sur les galets compression. En plus des capteurs de déraillement sur les balanciers, un capteur est placé en bout du rattrape-câble compression.


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Sur le brin descendant, un balancier compression, avec 2 capteurs de déraillement en bout de balancier et un troisième dans le rattrape-câble.


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Le bas de la ligne et l'alpage bas de Lärchfilzen.


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Vers le P4.


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P5 au croisement de la bleue n°7.


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Dans la partie la plus pentue de la ligne.


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P6.


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P7.


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Bifurcation entre la piste bleue n°7 à gauche, descendant vers la gare aval du télésiège, et la piste rouge n°1 à droite, revenant à la station.


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Arrivée sur l'alpage supérieur de Lärchfilzen.


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P8.


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A gauche, la gare de la télécabine Reckmoos Nord.


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A droite, une piste bleue à flanc de coteau ramène à Streuböden, station intermédiaire des télécabines pulsées.


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P10.


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A droite se situait l'arrivée de l'ancien téléski.


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Passage au-dessus de la piste rouge n°1 en provenance du Lärchfilzkogel, au sommet des télécabines pulsées.


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P10.


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Un premier panneau "zu" (fermé) rappelle aux clients de ne pas lever le garde-corps.


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P11.


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Le pylône dispose d'un anémomètre et d'un second panneau lumineux "close/zu" qui rappelle la consigne en 2 langues.



Vues depuis le sol

Depuis les pistes 7 et 9, une belle vue s’offre sur les massifs de Lofer et de Leogang.

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P10 et P11 devant le massif karstique de Leogang (2634 m).


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Le haut du parcours et le massif karstique de Lofer.


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Sur la piste n°1.


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Le P10 et la piste bleue de liaison vers l'intermédiaire des télécabines pulsées.


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Au fond, le sommet de la télécabine Doischberg.


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Hochfilzen, temple du biathlon.


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La bleue n°7.


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La ligne depuis le départ du téléski Maiskopf.


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Le P3 asymétrique.


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L'alpage bas de Lärchfilzen et le téléski Maiskopf.


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La fin de la piste rouge n°9.


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La Lärchfilzniederalm.


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Depuis la rouge n°9.


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La rouge n°9 et les mélèzes qui ont donné leur nom au secteur.


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Le massif de Leogang.


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Le début de la ligne depuis le départ de l'ancien téléski.




6. Gare amont


Emplacement

La gare amont est implantée sur une petite arête, contrefort du Lärchfilzkogel. Elle est située légèrement au-dessus du départ de la télécabine Reckmoos Nord .

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La gare amont avec la Lärchfilzhochalm à gauche, transformée en restaurant d'altitude.


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L'arrivée le long de l'arête du Lärchfilzkogel.


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La gare de la télécabine Reckmoos Nord à proximité.


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Les 2 gares.



Station

De manière standard pour la gamme SA4 Compact, la gare amont est retour fixe. La poulie est placée sur un lorry déplaçable, d’une course de 2,50 m, permettant de rattraper l’allongement du câble et de retarder les opérations de raccourcissement.

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La couverture basse, sans caillebottis central.


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La gare s'intègre dans la pente naturelle.


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La structure simple repose sur un pilier béton.


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A l'avant, l'échelle, les passerelles et les garde-corps ont été modifiés pour être mis en conformité avec les normes de protection.


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Au sol, un indicateur à diodes rouges et vertes émet une lumière directionnelle qui indique aux clients quand ils peuvent relever le garde-corps en sécurité.


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Couverture basse discrète.


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Le poste de vigie, avec deux boitiers de commandes déportées à l'extérieur : devant le local à droite, et contre le massif, sous la bâche orange.


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Dans le contour, sans dispositif de non-débarquement.


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Coté lanceur, avec la poulie retour et les bananes de déviation horizontale rattrapant la largeur de voie.


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La poulie retour fixe, sur lorry déplaçable.


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Détail de la poulie.




7. Véhicules


Généralités

L’installation dispose de 87 sièges et d’un véhicule de service.

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Le siège SA4 avec coque, développé en 1990.


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Bulles fermées.


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En transparence.



Pinces

Les pinces débrayables utilisées sont les LA (Leitner Automatic), modèle LA 48 dont la force de serrage est adaptée aux véhicules de 4 à 8 personnes. Cette pince monostable à ressorts extérieurs est un des précurseurs de la pince LPA. Développée en 1984, elle était marquée par sa simplicité mécanique avec un nombre réduit de pièces, en particulier de pièces mobiles, une structure ouverte, une redondance et une séparation complète des 2 ressorts, un fonctionnement direct sans genouillère ni levier, ainsi que l’absence de point mort et un fonctionnement monostable, ce qui était peu courant pour l’Autriche à l’époque.

Lors de son homologation aux normes autrichiennes en 1989, la pince avait dû être modifiée légèrement, avec notamment une pièce supplémentaire à l’extrémité des ressorts.

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La pince LA48 modifiée pour l'Autriche.


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A gauche, au bout du ressort, une des extrémités de la pièce supplémentaire pour l'Autriche.



Sièges et bulles

Les suspentes et arceaux Leitner de cette génération sont apparus pour la première fois en 1989 à Sestrières sur le TSD4 Banchetta. Un an plus tard, Leitner développait une version à bulles pour le TSD4B de Jaufen à Ratschings. Le principe repose sur le même arceau, mais l’assise et le dossier sont remplacés par une coque à l'arrière et une bulle vitrée à l'avant.

La production de ce modèle à bulles a continué dans toute la décennie 1990. Mais avec le développement des stations compactes, le système d’ouverture des bulles a été modifié. A l’origine le levier d’ouverture des bulles se situait dans l'angle de l’arceau, et l’ouverture et la fermeture s’effectuaient grâce à une came basse, qui était placée sous les lanceurs et les ralentisseurs. Pour les stations compactes, le levier d’ouverture et de fermeture des bulles a été remonté en haut de la suspente de sorte que la came ne dépasse pas de la couverture basse.

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La liaison suspente-arceau rigide, mais dotée de silent blocks. En haut de la suspente, le levier d'ouverture de la bulle.


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L’ancien système d'ouverture des bulles sur l'arceau, utilisé précédemment par Leitner.


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Ressort coté intérieur.


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Mécanisme d'ouverture coté extérieur.


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Le mouvement d'ouverture est transmis par 3 tiges, en jaune, et 2 pivots, en rouge.


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Dossier haut.






Le premier débrayable de la station, une nouvelle ère...


En 1999, Fieberbrunn s’est dotée de son premier télésiège débrayable au Lärchfilzen. C’était une étape importante qui a permis de moderniser le domaine en prévision de la liaison avec Saalbach. D’autres investissements ont suivi, avec les télécabines Doischberg et Reckmoos Nord , venues remplacer d’anciens appareils, la télécabine Reckmoos Sud, ouvrant une extension du domaine, et enfin la télécabine Tirol-S qui a concrétisé la liaison avec Saalbach. L’exploitant va continuer progressivement la modernisation de ses appareils dans les prochaines années, la prochaine étape devrait être le remplacement des télécabines pulsées Streuböden et Lärchfilzkogel.




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Depuis l’arrivée, vue vers le secteur de Reckmoos.





Remerciements

Remerciements chaleureux au personnel pour la visite et les explications.

Remerciements particuliers :
- à l’association d’histoire locale Heimatverein Pillersee,
- à Scratch d’Alpinforum pour les photo anciennes.


Informations pratiques

Sites Internet :

Site officiel de l’exploitant :
www.bergbahnen-fieberbrunn.at

Office de Tourisme :
www.pillerseetal.at

Accès :

Par la route :
A 2 heures de Munich : A8-A93 jusque Kufstein
A 1 heure 30 d’Innsbruck : A12 jusque Wörgl
A 1 heure de Salzburg : via Bad Reichenhall

Par le train :
Ligne régionale (Innsbruck -) Wörgl – Saalfelden (- Salzburg)
Gare de Fieberbrunn dans le village, à 1 km du front de neige

Autres liens utiles :

Vidéo amateur du télésiège :
http://www.youtube.com/watch?v=JfUTtyo8d8w

Vidéo publicitaire de 1976 :
http://www.youtube.com/watch?v=1QEJgGX8c6E





Appareils en relation :