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Auteur de ce reportage : remontees
Section écrite le 27/07/2017 et mise à jour le 08/08/2017
(Mise en cache le 08/08/2017)

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Au sommaire du reportage :

  1. Tignes
  2. L'aménagement d'un accès au massif de la Grande Motte
  3. Lanches, entre accès au secteur du glacier et ski propre d'altitude
  4. Ligne et infrastructures du télésiège des Lanches
  5. Lanches : un télésiège confortable aux performances un peu justes ?



Tignes

Tignes est une station de ski située en vallée de Haute-Tarentaise, étalée entre 1550 et 3430 mètres d'altitude, des Brévières au sommet du téléphérique de la Grande Motte. C'est donc un domaine très varié tant au niveau de l'altitude que des reliefs et des paysages (forêt, glacier, haute-montagne, lacs).
On y trouve 57 remontées mécaniques dont de nombreux appareils à particularités (le télésiège de Bollin-Fresse, les télécabines de la Sache et de Tovière pour ne citer que celles-ci). Elles desservent 64 pistes dont 10 noires, 18 rouges, 35 bleues et une verte. Grâce à l'Espace Killy, il est possible de rejoindre skis aux pieds le domaine voisin de Val d'Isère.

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^^ Découvrez une introduction plus détaillée de la station en cliquant sur le logo ^^


L'aménagement d'un accès au massif de la Grande Motte

La Grande Motte est un sommet du massif de la Vanoise culminant à 3 653 mètres d'altitude situé à l'extrémité de la vallée de Tignes. Elle jouxte la célèbre Grande Casse, qui est le plus haut sommet du massif de la Vanoise. Sa première ascension date de 1864 et a été réalisée par messieurs Cuthbert, Blandford et Rowsell.

Le glacier couvre un vaste plateau de 3 kilomètres de long sur 1,5 de large en aval (S-E) du sommet de la Grande Motte ; celui-ci décrit un ovale assez irrégulier ayant pour limites la Grande Motte (au sud), l'aiguille noire de Pramecou, la pointe du Pramecou (au nord-est) et les rochers de la Grande Balme (au nord).
Le glacier avait atteint sa plus grande taille entre -14 000 et -12 000 en pleine période glaciaire de Würm (-120 000 à -10 000), à cette époque, il atteignait le lac du Chevril et recouvrait Tignes et ses villages. Quatre mille ans plus tard (en 8 000 av J.C), le glacier avait déjà fondu de moitié et atteignait l'actuel quartier du Val Claret. Dès cette période, il fut considéré comme en voie de déglaciation. Actuellement, il se situe entre 2800 et 3600 mètres et sa face sud est entièrement dégelée.

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Le glacier vu depuis Tignes-Le-Lac.


La télécabine de la Grande Motte : le projet d'un précurseur

Le promoteur Pierre Schnebelen arriva en 1966 avec pour idée de créer une "station intégrée et skis aux pieds". Dans ses projets, la création de plusieurs quartiers (Lavachet (1965/1974) et Val Claret (1968/1969 puis 1970/1984)) ainsi que l'aménagement d'un domaine d'altitude sur le glacier de la Grande Motte. En effet, cet homme d'affaires avait compris bien avant les autres la nécessité de privilégier le ski en haute altitude. L'exploitation de la Grande Motte était donc un point phare de son projet. Les dirigeants de la STGM eurent, par conséquent, l'idée de bâtir une télécabine 4 places. C'est l'entreprise allemande PHB (Pohlig-Heckel-Bleichert AG) qui a été en charge de la fabrication des matériaux ainsi que de l'étude du projet. En revanche, c'est le constructeur Transtélé qui fut désigné pour assurer la construction de l'appareil.
Le chantier commença en 1967, soit un an après la décision du projet.

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Le portrait de Pierre Schnebelen (Droits réservés).

Les travaux de la télécabine ont commencé à l'été 1967 par la construction de la gare aval. Celle-ci arborait des formes cubiques avec trois rectangles, dont le plus gros se situait au centre et constituait les quais. Quant aux parties latérales, elles avaient le rôle de file d'attente, de caisses de forfaits ainsi que de siège social de la STGM.
La ligne fut construite en deux tronçons entrecoupés par une gare intermédiaire. Les pylônes possédaient une architecture relativement simple, c'est-à-dire un pied à base carrée surmontée de quatre barres se rejoignant à la base de la potence.

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Les télécabines de la Grande Motte A & B ainsi que le télésiège du Mur.



Le télésiège fixe des Lanches, une remontée auxiliaire

Depuis de nombreuses années, la station de Tignes ne cessait de croître et d'attirer des visiteurs. L'afflux important de touristes a entraîné un engorgement massif des principales remontées mécaniques telles que la télécabine de Tovière, les télésièges de Palafour et les télécabines de la Grande Motte. Après mûre réflexion, les dirigeants de la STGM ont finalement opté pour la construction de nouvelles remontées au niveau des axes structurants précités. Le glacier n’a donc pas échappé à ce remaniement avec la construction du télésiège des Lanches en 1982 par l'entreprise Skirail, sous licence Yan.
Yan est un constructeur Américain qui possédait une forte clientèle outre-atlantique et qui s'est étendu en France dès les années 1970, à Val d'Isère et Tignes notamment. Cet appareil avait donc pour but d'épauler les télécabines de la Grande Motte, jusqu'à la gare intermédiaire.

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La situation de l'appareil sur le plan des pistes : en rouge le télésiège des Lanches et en bleu le télésiège du Mur.

La gare aval du télésiège était située au même emplacement que le télésiège actuel. Sans déroger des infrastructures classiques du constructeur dans les années 1980, elle présente la particularité d'être équipée de quatre pieds (et non trois) pour supporter l'imposante machinerie nécessaire au regard des caractéristiques de la ligne à exploiter.

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La gare aval et le bâtiment des télécabines de la Grande Motte A et B.

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Les premiers hectomètres de la ligne du télésiège des Lanches.

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Un siège trois places muni d'une pince Yan.

La gare amont était situé non loin de la gare intermédiaire des télécabines de la Grande Motte, on pouvait d'ailleurs l'emprunter pour accéder au sommet, tout comme le télésiège du Mur et le téléskis du Grand-Plan. On y trouvait ici la gare tension, munie d'une simple poulie sur un socle en béton.

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Sur cette brochure Skirail, on aperçoit les derniers pylônes de la ligne du télésiège des Lanches en bas (attention, la photo du haut montre les anciens télésièges fixes du Palafour).


La fin d'une époque

Lors du Critérium de la première neige à Val d'Isère le 5 décembre 1981, l'ancien champion olympique Jean-Claude Killy et Michel Barnier (député et président du Conseil général de la Savoie) annoncèrent au grand jour la candidature d'Albertville pour l'organisation de la 25ème olympiade d'hiver. Dans la liste des sites de compétitions figurait la station de Tignes, désignée pour l'accueil des épreuves de ski artistique.
Le 17 octobre 1986, après cinq ans d'une campagne acharnée, au siège du Comité International Olympique (CIO) de Lausanne, Son Excellence Juan Antonio Samaranch prononça cette phrase historique : "J'ai l'honneur de vous annoncer que le CIO, réuni en session plénière à Lausanne, a attribué l'organisation des Jeux de la 25e Olympiade à ... ALBERTVILLE."
Dès lors, Tignes, devenu site olympique, a décidé de rénover ses installations pour être à la pointe de la technologie afin de donner une image de station moderne aux spectateurs du monde entier.
Le remplacement de la télécabine de la Grande Motte fut donc un des projets majeurs de ces grands travaux (tout comme celui de la télécabine de la Tovière).

Différentes idées s'opposent et 2 grands projets sont sortis du lot :

  • La construction d'une télécabine de type DMC moins chère mais plus visible.
  • La construction d'un funiculaire plus onéreux, mais plus discret dans le paysage.

Le funiculaire fut préféré au DMC : il éliminait le facteur climatique et facilitait la continuité de l'exploitation afin de permettre l'accès au glacier même en cas de tempête. Cela évitait également un impact environnemental trop important. On remarquera néanmoins que le funiculaire est fermé régulièrement lorsque la météo se dégrade en altitude.

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L'épreuve de saut.

Le télésiège des Lanches, de pair avec les télécabines, fut également au cœur des changements liés à l'organisation des Jeux Olympiques. Il a rapidement été délaissé face au révolutionnaire funiculaire à cause de sa lenteur.
C'est pourquoi, en 1992, le premier télésiège débrayable du domaine Tignes fut mis en service pour le plus grand plaisir des skieurs. Il faut aussi prendre en compte que le funiculaire était encore en cours de construction et ne sera mis en service qu'en 1993, le télésiège a donc eu une première saison très remarquée.

Notons qu'un an plus tard, en plus de l'ouverture du funiculaire, un seconde télésiège débrayable vit le jour : le télésiège de la Vanoise. Celui-ci a remplacé l'antique télésiège du Mur et a donc permis une liaison plus rapide et plus propre vers l'arrivée du funiculaire dans le prolongement du télésiège des Lanches. Désormais, le glacier est accessible par deux axes : le funiculaire ou l'enchaînement de télésièges débrayables à bulles Lanches et Vanoise.


Lanches, entre accès au secteur du glacier et ski propre d'altitude

L'axe des Lanches est un couloir naturel situé à cheval entre les rochers de la Petite Balme sous lesquels passe le funiculaire de la Grande Motte, et les rochers de la Grande Balme. L'emprunter permet d'accéder rapidement aux pentes situées sous le glacier de la Grande Motte et le sommet éponyme. C'est pourquoi cet axe a été très rapidement aménagé et que la chaîne des télésièges Lanches et Vanoise y a élu domicile. Il est ainsi facilement possible d'accéder au secteur du glacier de la Grande Motte mais aussi d'effectuer de longues descentes dans la combe des Lanches ou en contournant les rochers de la Petite Balme pour skier dans le vallon de Fresse où les pentes sont plus modérées.

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Vue d'ensemble du télésiège des Lanches avec les rochers de la Petite Balme (photo prise depuis le télésiège du Tichot).

Lanches a donc vocation à desservir du grand ski pour les skieurs de tous niveaux. Il offre de longues descentes à fort dénivelé dans les décors splendides que sont le vallon de Fresse ou la combe dans laquelle évolue le télésiège des Lanches. Il y a aussi de grandes possibilités de hors-pistes et ski de randonnée, en majorité en direction du Dôme de Pramecou et des rochers de la Grande Balme.
Enfin, n'oublions pas que le télésiège des Lanches permet l'accès au glacier de la Grande Motte en enchaînant avec le télésiège débrayable de la Vanoise. Il constitue un véritable itinéraire alternatif au funiculaire de la Grande Motte même s'il est plus long. Il est parfois ouvert pour le ski d'été lorsque l'enneigement est suffisant pour atteindre le télésiège de la Vanoise ou pour desservir la piste rouge Double M pour les premières neiges du ski d'automne.

Le télésiège des Lanches dessert les pistes suivantes :

  • La piste bleue du Cairn, longue balade contournant les rochers de la Petite Balme pour rejoindre le vallon de Fresse et la piste bleue du Prariond. Accessible à tous, elle est très facile et permet de skier dans un cadre grandiose le temps d'une très longue descente.
  • La piste rouge Double M, descente mythique de la station très engagée qui suit le télésiège des Lanches sur la majorité de sa longueur.
  • Un chemin balisé en tant que piste rouge passant directement sous la gare amont du télésiège des Lanches et rejoignant la piste rouge de la Face. Elle donne accès au télésiège de la Vanoise. Notons qu'il est possible de continuer la piste rouge de la Face pour rejoindre l'itinéraire Double M et revenir au Val Claret.


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Situation du télésiège des Lanches sur le plan des pistes de Tignes.

Le télésiège débrayable des Lanches est l'un des premiers appareils installés par Études de Transports (devenu depuis Doppelmayr France). Il a la particularité d'être équipé depuis 1994 de sièges à bulles. Ceux-ci peuvent être stockés dans un garage souterrain construit la même année et situé à l'arrière du restaurant « Le Carline » à proximité des bâtiments techniques de la STGM. Un contour réglable en hauteur a également été mis en place au même moment.
En 1995, le pylône 16 a été réhaussé de 2 m et transformé en ouvrage de ligne de type support-compression. En 1998 puis 1999, Lanches a subi une augmentation de débit par adjonction de 11 puis 34 sièges provenant du télésiège débrayable de la Vanoise auxquels ont été installés des attaches neuves.
Plus récemment, l'architecture électrique a été remplacée par SEIREL en 2015, le câble a été remplacé en 2016 puis le cadenceur en 2017.


Récapitulons les caractéristiques techniques de ce télésiège :

Caractéristiques administratives

TSD-Télésiège à pinces débrayables : LANCHES
Maître d'œuvre : DCSA
Maître d'ouvrage : STGM (Société des Téléphériques de la Grande Motte)
Exploitant : STGM (Société des Téléphériques de la Grande Motte)
Constructeur : DOPPELMAYR
Installation électrique : SEIREL
Année de construction : 1992

Caractéristiques d’exploitation

Saison d'exploitation : Hiver et été
Capacité : 4 personnes
Débit à la montée : 2140 personnes/heure (100 %)
Débit à la descente : 1070 personnes/heure (50 %)
Vitesse d'exploitation maximale : 5 m/s

Caractéristiques géométriques

Altitude aval : 2110 m
Altitude amont : 2855 m
Dénivelée : 745 m
Longueur développée : 2555 m
Longueur horizontale : 2444 m
Portée la plus longue : 192 m
Hauteur de survol maximale : 23 m
Pente maximale : 83 %
Pente moyenne : 30,48 %
Temps de trajet : 8 minutes 31 secondes

Caractéristiques techniques

Emplacement motrice : Amont
Type de motorisation : Courant continu
Puissance développée : 755 kW
Diamètre de la poulie motrice : 3800 mm
Emplacement tension : Aval
Tension nominale : 44 300 daN
Pression nominale : 160 bars
Diamètre de la poulie retour-tension : 4000 mm
Nombre de pylônes : 27
Sens de montée : Droite
Type de véhicules : Sièges à bulles Études de Transports
Nombre de véhicules : 157
Dispositif d'accouplement : Pinces ET106
Espacement : 6,73 s

Caractéristiques du câble (2016)

Fabricant du câble : ARCELOR MITTAL
Diamètre du câble : 45 mm
Type de câblage : Lang à droite
Âme : Compacte
Composition : 6×25 fils
Section du câble : 832 mm²
Section du toron : 138 mm²
Pas de câblage : 320 mm
Pas de toronage : 117 mm



Ligne et infrastructures du télésiège des Lanches

La gare aval

Vues générales

La gare aval du télésiège des Lanches est située à 2110 mètres d'altitude au niveau du front de neige du Val Claret, à côté des gares du funiculaire de la Grande Motte, du télésiège du Bollin-Fresse et du télésiège du Tichot. On y accède par la place du Val Claret, adjacente au parking éponyme et aux immeubles du quartier. On retrouve une gare tension sur un modèle compact spécifique, développée par Études de Transports (ex Doppelmayr France). Elle assure la tension du câble par deux vérins de tension et est également réglable en hauteur via un autre vérin qui est situé sur l'arrière de la gare.

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Vue en plongée de la gare aval depuis la piste bleue de la Carline.

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Zoom sur la gare aval avec le Val Claret depuis la fin de la piste rouge Double M.

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Vue de trois quarts de l'avant de la gare aval.

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Vue rapprochée.

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Accès à la gare aval.

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Vue arrière de la gare aval avec les portillons de cadencement.

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L'embarquement.

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Sortie de la gare aval.


Aspects techniques

La gare aval est la station retour-tension du télésiège à l'aide de deux vérins. Elle a la particularité d'avoir son contour réglable en hauteur pour permettre un embarquement optimal suivant la hauteur de neige. Un vérin hydraulique situé au centre de l'arc de cercle du contour permet d'effectuer ce réglage.

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Vue de côté de l'avant de la gare aval.

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Le contour incliné.

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Vue opposée.

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Le contour incliné.

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La poulie retour-tension avec les deux vérins hydrauliques à droite.

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Pince dans une poutre à pneus en gare aval.

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Le rail de guidage du contour avec les pneus permettant d'entraîner les sièges.

Le télésiège des Lanches est équipé d'un garage semi-souterrain situé en arrière des bâtiments techniques de la STGM et du restaurant « Le Carline ». Les sièges sont tractés par une chaîne motorisée dans un long rail entre la gare et le garage.

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Le début de la chaîne permettant de déplacer les sièges entre le garage et la gare aval.

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Le début du rail reliant le garage à la gare aval.

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Le début du rail de transfert entre la gare aval et le garage vu depuis la terrasse du restaurant « Le Carline ».

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Le rail de transfert des sièges vers le garage.

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Le rail de transfert, situé en parallèle de l'axe de la ligne.



La ligne

La ligne du télésiège des Lanches est assez irrégulière. Elle débute par une légère pente qui permet de s'élever au-dessus des derniers mètres de la piste rouge de la Double M. Le pylône 6 clôt ce replat à l'aide d'un dispositif de type support-compression et imprime une déclivité plus forte qui s'adoucit au pylône 13. La pente fléchit de nouveau sur une courte distance avant l'amorce de la section la plus pentue de la ligne. Le pylône 16 permet à la ligne de survoler une barre rocheuse jusqu'au niveau de la gare aval du télésiège de la Vanoise. Enfin, le pylône 24 vient imprimer la dernière montée jusqu'à l’enchaînement des pylônes 26 et 27.

Doppelmayr a équipé la ligne de 27 pylônes dont 3 compressions, 2 supports-compressions et 22 supports :

  • P1 : 8C/8C
  • P2 : 4S/4S
  • P3 : 4S/4S
  • P4 : 4S/4S
  • P5 : 4S/4S
  • P6 : 4SC/4SC
  • P7 : 4S/4S
  • P8 : 4S/4S
  • P9 : 4S/4S
  • P10 : 4S/4S
  • P11 : 4S/4S
  • P12 : 6S/6S
  • P13 : 4S/4S
  • P14 : 4S/4S
  • P15 : 4S/4S
  • P16 : 4SC/4SC
  • P17 : 4S/4S
  • P18 : 4S/4S
  • P19 : 12C/12C
  • P20 : 8S/6S
  • P21 : 8S/6S
  • P22 : 8S/6S
  • P23 : 4S/4S
  • P24 : 16C/16C
  • P25 : 6S/4S
  • P26 : 8S/6S
  • P27 : 8S/6S


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Vue de la ligne depuis la gare aval.

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P1.

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P14.

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P15.

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P16.

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P17.

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P18.

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P19.

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Portée vers le pylône 20.

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P20.

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Enchaînement des pylônes 21 et 22.

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P23.

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P24.

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P25.

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P26.

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P27.



La gare amont

La gare amont est située à 2855 mètres au pied du sommet de la Grande Motte et du glacier éponyme, quelques centaines de mètres en surplomb du départ du télésiège débrayable de la Vanoise. De par sa situation en pleine pente, l'arrivée est assez aérienne et le débarquement est effectué dans le contour sur une plate-forme assez étroite.
La vigie est une cabine en bois récemment rénovée et installée sur un simple pylône tubulaire. Elle permet de contrôler l'appareil puisque la gare amont assure la mise en mouvement du câble.

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Gare amont vue depuis la ligne.

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Arrivée en gare amont avec la poulie motrice, la cabane de vigie à droite et la zone de débarquement dans le contour.

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La poulie motrice. On aperçoit les deux freins de poulie.

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Vue arrière de la gare amont depuis la piste bleue Rabotch.

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Vue de trois quarts de la gare amont avec l'aire de débarquement tangentiel depuis cette même piste.

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Vue de côté de la gare amont.

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Vue de côté en contre-plongée de la gare amont depuis le chemin d'accès au télésiège de la Vanoise.

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Vue en contre-plongée de l'arrière de la gare amont.

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Vue opposée de la gare amont.

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La gare amont vue depuis le massif de Tovière.


Véhicules et pinces

Le télésiège des Lanches est équipé de sièges 4 places à bulles conçus par Études de Transports (ex Doppelmayr France), dont certains proviennent du télésiège de la Vanoise qui a subi une diminution de débit dans les années 1990. On notera la présence de l'ancien logo de la STGM encadré par deux logos de Tignes sur chaque bulle.
Les sièges sont reliés au câble par des pinces débrayables ET106. Un levier actionné par une came en gare contrôle l'ouverture et la fermeture de la bulle à l'aide d'un système hydraulique.

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Siège en ligne vu depuis la piste rouge Double M.

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Siège face aux Grandes Jorasses, à la Dent du Géant, et entre les deux aiguilles de Rochefort et le mont Malet.

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Vue de dessous d'un siège à bulle.

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Un siège à bulle en gare aval en été.

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Suspente avec la pince débrayable et le système d'ouverture des bulles par levier et flexible.


Autres vues…

→ En hiver :

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La fin de la ligne vue depuis le télésiège de la Vanoise.

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Vue opposée depuis les environs de l'ancienne ligne du télésiège débrayable de la Vanoise.

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La montée finale.

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La piste rouge Double M vue depuis le télésiège des Lanches dans la grande montée entre les pylônes 19 et 20.

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Le survol de la barre rocheuse vu depuis la piste rouge Double M.

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Vue opposée depuis le pied du pylône 16.

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La ligne vue depuis le pied de la montée la plus forte de la ligne. En toile de fond, on aperçoit le dôme de la Sache, le Val Claret et Tignes-Le Lac.

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Vue d'un peu plus bas depuis la piste rouge Double M.

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La crête du rocher de la Grande Balme vue depuis le télésiège des Lanches.

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Le replat avant la barre rocheuse vu depuis la piste rouge Double M.

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La ligne au niveau du pylône 15.

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Le replat après le pylône 14 vu depuis la piste rouge Double M.

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La ligne face au Val Claret.

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La première longue montée vue face au sommet de Tovière sur la droite.

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Le début de la ligne vu depuis la piste rouge Double M.


→ En été :

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La gare aval en été.

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Vue d'ensemble de la ligne en été.

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La ligne vue depuis Tignes-Le Lac.

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Vue d'ensemble de la ligne du télésiège des Lanches.

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Vue d'ensemble du secteur de ski d'été avec l'arrivée du télésiège des Lanches, le télésiège de la Vanoise et le téléphérique de la Grande Motte.


Lanches : un télésiège confortable aux performances un peu justes ?

Le télésiège débrayable des Lanches est situé sur un axe historique. Assurant le renouveau des télécabines de la Grande Motte et du télésiège fixe des Lanches, il assure un accès rapide et confortable par tous temps grâce à ses bulles. Ce qui est d'autant plus utile que le télésiège évolue dans un couloir souvent froid avant d'arriver sur un plateau sur lequel le vent peut souffler très fort.
Avec le télésiège débrayable de la Vanoise, déplacé en 2008, Lanches constitue le premier maillon d'une chaîne permettant d'accéder skis aux pieds au secteur du glacier de la Grande Motte sans emprunter le funiculaire. Lors des sessions de ski de printemps et d'automne, il permet aussi de desservir plus efficacement la piste rouge Double M qu'en ayant à emprunter le funiculaire.
Lanches est donc une véritable réussite. Néanmoins, lors des périodes de haute saison touristique, il a tendance à saturer assez rapidement et à offrir un temps de montée plutôt long en comparaison avec le funiculaire, ce qui peut être d'autant plus préjudiciable les jours de mauvais temps et plus particulièrement de grand froid. Néanmoins, il devrait encore assurer son rôle essentiel d'accès au secteur de la Grande Motte depuis le front de neige du Val Claret pendant de nombreuses années.

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Lanches, un axe majeur de Val Claret assurant la desserte de pistes très prisées et l'accès au secteur de la Grande Motte.



Bannière : Bovinant
Texte et photos : fan2montagne et remontees.



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