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Photo

 TSD6 de la Colomba

Val Cenis (Haute Maurienne Vanoise)

Doppelmayr

T3 ES
Description rapide :
Le télésiège de la Colomba assure sur le front de neige de Lanslevillard la montée en transit des skieurs rejoignant le télésiège de l'Arcelle et la desserte de tout le secteur débutant remodelé en 2010. Il est équipé pour la première fois en France de garde-corps entièrement automatiques de la gamme Skippy® développée par Doppelmayr.

Options techniques :
  • Gardes-corps automatiques
Année de construction : 2010

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Vidéos de l'appareil










 
Auteur de ce reportage : valcelouis
Section écrite le 26/04/2018 et mise à jour le 08/06/2018
(Mise en cache le 08/06/2018)

TSD6 de la Colomba – Val Cenis
Doppelmayr – 2010


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Au sommaire de ce reportage :

1 → Bienvenue à Val Cenis !
2 → Historique : l’évolution des remontées mécaniques au départ de Lanslevillard
3 → Le télésiège de la Colomba : ascenseur et appareil débutant
4 → Infrastructures et ligne du télésiège de la Colomba
5 → Colomba, un appareil structurant pour Lanslevillard...


1 → Bienvenue à Val Cenis !

Val Cenis est une station de ski alpin située dans la vallée de Haute-Maurienne en Savoie (73). Ce domaine est constitué à la base de deux villages : Lanslebourg qui est le chef-lieu du canton et Lanslevillard. Ils sont distants d’à peu près 2 kilomètres et au milieu se trouve un hameau qui s’agrandit d’années en années et qui s’appelle Val Cenis les Champs. Depuis 2008, un troisième village, toujours dans la vallée de la Haute-Maurienne mais en dessous de Lanslebourg, s’est attaché au domaine de Val Cenis grâce à une chaîne de remontées mécaniques et de pistes : il s’agit de Termignon-la-Vanoise. Le point Culminant du domaine est la Met à 2800 mètres d’altitude et à 2100 mètres se trouve le col du Mont Cenis et son lac, très fréquentés en été grâce à une route, la D1006, qui y monte depuis Lanslebourg.
Côté remontées mécaniques, le domaine dispose de 28 remontées mécaniques desservant 125 kilomètres de pistes.

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^^ Découvrez une présentation plus détaillée de la station en cliquant sur le logo ^^

2 → Historique : l’évolution des remontées mécaniques au départ de Lanslevillard

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les débuts du ski et des remontées mécaniques n’ont pas débuté au front de neige principal de Lanslevillard que nous connaissons aujourd’hui.
En effet, c’est en 1960 que le ski fait ses débuts à Lanslevillard avec la construction d’un téléski débrayable, un des premiers de Montaz-Mautino, sur les pentes du secteur des Terres Grasses. A l’époque, il permettait de s’extraire du village et de monter sur environ 700 mètres au lieu-dit Planchamp, actuel zone de rencontre entre les appareils Val Cenis le Haut, Colomba et Arcelle.
Le téléski de l’Arcelle Neuve étant quand même assez difficile à atteindre pour la plupart des résidents de Lanslevillard, il est décidé de la construction d’un appareil plus bas et plus à vocation débutante, et ce en 1962. C’est ainsi qu’est né le téléski du Pont Noir, un court téléski débrayable d’une faible longueur et destiné à l’apprentissage du ski. Son succès est alors important puisque la pratique du sport comme le ski est alors inconnue du grand public. Son départ est pris en plein milieu du front de neige actuel, alors que son arrivée est située quelques 200 mètres plus loin. Voici un cliché de cette ancienne installation lors de ses premières années d’exploitation :

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Le téléski du Pont Noir dans ses premières années d'exploitation (D.R.).

En 1964, afin de compléter l’offre de ski existante, il est décidé de la construction d’un appareil plus haut et directement accessible par le téléski de l’Arcelle Neuve via une piste : le téléski des Essarts. Cette remontée mécanique marque le rapprochement des deux domaines skiables de Lanslevillard et de Lanslebourg avec cet appareil accessible depuis les deux domaines par les routes qui, en hiver, deviennent des pistes de ski.
Et quatre ans plus tard en 1968, c’est un grand coup qui est marqué sur le secteur de Lanslevillard puisque pas moins de quatre remontées mécaniques sont construites en altitude sur la pente nord de Lanslevillard : le télésiège de la Berche qui fait directement suite au téléski des Essarts, et les téléskis de la Féma, de la Tomba et du Solert.
Cependant, une problématique devient rapidement évidente : le téléski de l’Arcelle Neuve au départ des Terres Grasses ne peut pas à lui seul amener tous les skieurs vers le domaine skiable d’altitude. De plus, aucun accès n’est possible au domaine skiable depuis le bas de Lanslevillard à cette époque et le téléski du Pont Noir est bien isolé.

L’été 1973 va voir la construction d’une première mondiale : un télésiège triplace ! Construit à proximité immédiate du téléski du Pont Noir, où les deux gares avales sont ainsi voisines sur le front de neige de Lanslevillard bas, le télésiège fixe trois places nommé Saint-Génix permet d’atteindre le télésiège de la Berche en court-circuitant les téléskis difficiles de l’Arcelle Neuve et des Essarts. Outre cet avantage majeur pour le domaine skiable, le Saint-Génix se fait connaître par son innovation d’accueillir trois personnes par véhicule et inaugure à l’occasion un nouveau modèle de siège pour Poma se déclinant pour deux et trois places : les sièges Goutte d’Eau. Voici quelques clichés de cette ancienne installation lors de ses premières années d’exploitation :

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Le télésiège du Saint-Génix dans ses premières années d'exploitation (D.R.).

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A droite le téléski du Pont Noir, et à gauche le télésiège du Saint-Génix (D.R.).

Face au succès et à l’émancipation du ski de piste, de nombreux nouveaux clients viennent apprendre le ski à Lanslevillard pour profiter des pistes faciles au pied du village. Le téléski du Pont Noir est là pour assurer la rotation des skieurs débutants qui apprennent sur les pentes faciles au pied du village de Lanslevillard. Seulement, ce petit téléski va rapidement devenir obsolète et saturé alors qu’il est le seul à posséder un caractère débutant sur le domaine skiable, Lanslebourg et Lanslevillard confondus.
C’est ainsi qu’en 1977, le domaine skiable et plus précisément le front de neige de Lanslevillard s’équipe d’un troisième appareil légèrement plus à l’écart des autres mais tout aussi atteignable : le télésiège biplace du Clot. Aidant le téléski du Pont Noir dans la desserte des pistes faciles, il permet également d’atteindre le téléski des Essarts depuis son arrivée. Voici quelques clichés de cette ancienne installation lors de ses premières années d’exploitation :

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Le télésiège du Clot dans ses premières années d'exploitation (D.R.).

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Le télésiège du Clot adopté par les débutants (D.R.).

En 1983, la construction de la première télécabine du domaine skiable va venir changer tous les flux des skieurs en permettant un accès très rapide et dans des conditions de confort jusque-là inégalées sur le domaine skiable aux résidents de Lanslevillard bas. Cette télécabine débrayable 6 places au nom de Vieux Moulin sera ainsi largement plébiscitée toutes les saisons suivantes, ce qui aura pour effet direct l’absence de tout investissement sur le front de neige de Lanslevillard bas jusqu’en 2010.
Il est à noter qu’en 1983, année de construction de la télécabine du Vieux Moulin, un télésiège biplace au nom de Pré du Bois est construit aux Terres Grasses pour doubler le téléski de l’Arcelle Neuve qui demeure conservé.

3 → Le télésiège de la Colomba : ascenseur et appareil débutant

Depuis la construction de la télécabine du Vieux Moulin en 1983, aucun investissement en remontées mécaniques n’est réalisé jusqu’en 2000, le domaine skiable ayant atteint sa taille limite pour l’époque. Mais à partir des années 2010, la société d’exploitation de Val Cenis se lance dans un grand plan d’investissement sur dix ans ayant notamment pour but le remplacement des remontées mécaniques devenues vétustes et inadaptées, et la liaison ski aux pieds avec le domaine skiable de Termignon-la-Vanoise. Lanslevillard est notamment touché par ce plan d’investissement majeur puisqu’il prévoit le remplacement du télésiège du Pré du Bois et du téléski de l’Arcelle Neuve par un unique appareil tout confort, ainsi que le remplacement des télésièges du Saint-Génix et du Clot par un autre appareil sur un tracé différent. Ces deux nouveaux appareils permettraient l’accès à un nouvel appareil sur un tracé inédit au départ de la zone de Planchamp et montant vers le cirque de l’Arcelle.
C’est chose faite en partie en 2005 : le télésiège du Pré du Bois et le téléski de l’Arcelle Neuve sont démontés et une télécabine débrayable 6/10 places est construite sur un tracé similaire. L’appareil permet ainsi une extraction du quartier des Terres Grasses de manière confortable et rapide, mais on est ensuite obligé de rejoindre soit le télésiège du Saint-Génix, soit la télécabine du Vieux Moulin, ce qui reste embêtant.
En 2006, il est prévu de construite un télésiège fixe 4 places prenant son départ sur le front de neige de Lanslevillard bas et montant à la zone de Planchamp ; les télésièges du Saint-Génix et du Clot seraient alors démonté. Mais ce projet ne verra finalement pas le jour.
Et en 2007, le nouveau télésiège de l’Arcelle sort de terre. Il est la suite logique à la télécabine de Val Cenis le Haut venant des Terres Grasses et permet de monter directement dans le domaine skiable sans redescendre à la télécabine du Vieux Moulin ou au télésiège du Saint-Génix. Cependant, ce télésiège ne profite pas aux résidents de Lanslevillard bas suite à la non-réalisation du télésiège fixe du Clot initialement prévu en 2006.
Il faudra attendre 2010 pour voir la requalification des remontées mécaniques de Lanslevillard bas mais l’attente en valait la chandelle : le télésiège initialement prévu pour le Clot sur un nouveau tracé est finalement choisi comme télésiège débrayable 6 places relient directement au télésiège de l’Arcelle, mais également les téléskis du Pont Noir et du Saint-Pierre sont démontés et remplacés par des téléskis à enrouleurs sur des tracés similaires.
Toutes les anciennes remontées mécaniques restantes du secteur sont démontées, à savoir les télésièges du Saint-Génix et du Clot, et les téléskis du Pont Noir et du Saint-Pierre.
Le téléski du Pont Noir construit en 1962 partait du front de neige et desservait sur 200 mètres la zone débutante à destination des apprentis skieurs. Il avait la particularité de posséder des perches courtes, rares dans le domaine des téléskis débrayables. Voici les caractéristiques techniques de cet appareil défunt depuis 2010 :

TKD du PONT NOIR
Type d'installation : Téléski débrayable 1 place
Constructeur : Montaz-Mautino
Année de construction : 1962
Débit : 610 p/h
Vitesse d'exploitation : 1,9 m/s
Dénivelé : 42 m
Longueur développée : 207 m

Voici un cliché de cette ancienne installation :

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La gare aval de l'ancien téléski du Pont Noir, à côté de celle de son voisin l'ancien télésiège du Saint-Génix (© www.ski-valcenis.net).

→ Reportage du téléski du Pont Noir sur le site : TKD du Pont Noir – Val Cenis

Le téléski du Saint-Pierre est la seule remontée mécanique démontée à l’été 2010 n’ayant pas son départ sur le front de neige. Il desservait le haut du secteur des Terres Grasses comprenant des pistes dédiées aux débutants, mais à vu au fil des années sa fréquentation augmenter puisqu’il était très utilisé par les skieurs désirant repartir vers Val Cenis le Haut et provenant des pistes venant du secteur de Lanslebourg. Voici les caractéristiques techniques de cet appareil défunt depuis 2010 :

TKD du SAINT-PIERRE
Type d'installation : Téléski débrayable 1 place
Constructeur : Poma
Année de construction : 1983
Débit : 570 p/h
Vitesse d'exploitation : 2 m/s
Dénivelé : 80 m
Longueur développée : 640 m

Voici un cliché de cette ancienne installation :

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La gare aval de l'ancien téléski du Saint-Pierre (© www.ski-valcenis.net).

→ Reportage du téléski du Saint-Pierre sur le site : TKD du Saint-Pierre – Val Cenis

Le télésiège du Saint-Génix permettait quant à lui d’atteindre le télésiège de la Berche, ce dernier montant dans le domaine skiable d’altitude. Avec la construction de la télécabine du Vieux Moulin en 1983, une grande partie des skieurs l’on délaissé au profit de la nouvelle télécabine directe et plus confortable. Voici les caractéristiques techniques de cet appareil défunt en 2010 :

TSF3 du SAINT-GENIX
Type d'installation : Télésiège fixe 3 places
Constructeur :Poma
Année de construction : 1973
Débit : 1250 p/h
Vitesse d'exploitation : 2,3 m/s
Dénivelé : 233 m
Longueur développée : 1050 m

Voici quelques clichés de cette ancienne installation :

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La gare aval de l'ancien télésiège du Saint-Génix (© www.ski-valcenis.net).

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La gare amont de l'ancien télésiège du Saint-Génix (© www.ski-valcenis.net).

→ Reportage du télésiège du Saint-Génix sur le site : TSF3 du Saint-Génix – Val Cenis

Construit en 1977, le télésiège du Clot est venu aider le téléski du Pont Noir puisque ce dernier était devenu insuffisant à la desserte de la zone débutante de Lanslevillard. Il permettait en outre l’accès au téléski des Essarts et le retour sur Lanslebourg. Voici les caractéristiques techniques de cet appareil défunt depuis 2010 :

TSF2 du CLOT
Type d'installation : Télésiège fixe 2 places
Constructeur : Poma
Année de construction : 1977
Débit : 720 p/h
Vitesse d'exploitation : 1,95 m/s
Dénivelé : 77 m
Longueur développée : 570 m

Voici quelques clichés de cette ancienne installation :

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La gare aval de l'ancien télésiège du Clot (© www.ski-valcenis.net).

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La gare amont de l'ancien télésiège du Clot (© www.ski-valcenis.net).

→ Reportage du télésiège du Clot sur le site : TSF2 du Clot – Val Cenis

A l’été 2010, le chantier métamorphose complètement le front de neige de la Colomba qui est, historiquement, plus fréquenté de par la densité historique des logements touristiques que par la diversité des pistes. Le projet de construction du télésiège de la Colomba permet également de proposer aux résidents de Lanslevillard une alternative à la télécabine du Vieux Moulin qui commence à se faire alors vieille, en empruntant la chaîne Colomba + Arcelle.
→ Revue en entier du chantier sur le forum : Construction TSD6 Colomba & TKE Pont Noir & Saint-Pierre (2010).

Ainsi, aujourd’hui, le télésiège de la Colomba prend son départ sur le front de neige de la Colomba à Lanslevillard. Son départ n’est situé qu’à une cinquantaine de mètres plus au-dessus de la gare aval de la télécabine du Vieux Moulin. Son tracé permet de monter à la zone de Planchamp où arrive également la télécabine de Val Cenis le Haut. L’accès au télésiège de l’Arcelle montant dans le domaine skiable se fait directement par gravité.
Il dessert :
- la piste verte « Terres Grasses » qui descend vers le front de neige de Val Cenis, lieu de départ de la télécabine du même et nom, et qui donne accès à la zone débutante avec son téléski à enrouleurs.
- la piste verte « Hermine » qui n’est autre qu’une variante de la piste des Terres Grasses et qui descend vers le front de neige de Val Cenis le Haut, lieu de départ de la télécabine du même nom.
- la piste verte « Mollard » qui créé du ski propre débutant sur toute la zone jusqu’au front de neige. L’accès au téléski du Saint-Pierre qui dessert la même piste sur sa partie haute est direct.
Et voici la représentation du plan des pistes :

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Plan Atelier Pierre Novat.

4 → Infrastructures et ligne du télésiège de la Colomba

Le télésiège de la Colomba est le sixième télésiège débrayable 6 places construit sur le domaine skiable. Mais c’est également le dernier construit par Doppelmayr à la suite d’une coopération entre le domaine skiable et ce constructeur pour la réalisation du grand plan d’investissement mené par la société d’exploitation pour remettre le parc des remontées mécaniques à niveau. Initialement prévu en configuration télésiège fixe 4 places, la station a opté pour un télésiège débrayable 6 places, étant donné que le public de cette installation est en partie prévu comme débutant. Doppelmayr France a ainsi livré un appareil standard de sa gamme UNI-G, industrialisée depuis les années 2000, et qui a fait ses preuves sur le domaine skiable de Val Cenis puisque pas moins de quatre appareils sont de cette même gamme. Cette politique de l’exploitant permet de réduire les couts de maintenance en ayant des pièces détachées communes aux appareils et de faciliter le travail du personnel. Là où des innovations sont présentes, c’est dans la sécurité des clients : Doppelmayr a proposé d’installer son système de fermeture/ouverture des garde-corps de manière complètement automatisée et en installant ses nouveaux sièges Skippy® spécialement conçus pour le transport des jeunes enfants, et en proposant des conditions de transports très confortables. Cette option proposée par Doppelmayr face à l’achat de la technologie débrayable, n’a pas engendrée de coûts supplémentaires par-rapport à un appareil débrayable standard du constructeur.
Le reste de l’appareil reste standard pour le constructeur, avec des gares de type UNI-G en bois qui se différencient des autres de la station par du bois très foncé, pour se fondre mieux dans l’environnement boisé et les bâtiments en bois. La gare aval assure classiquement la tension du câble, tandis que la gare amont assure sa mise en mouvement.
Voici les principales caractéristiques techniques du télésiège de la Colomba :

Caractéristiques administratives

TSD - Télésiège à pinces débrayable : COLOMBA
Maître d’œuvre : DCSA
Maître d’ouvrage : SEM du Mont-Cenis
Génie civil : MBTM
Montage : MBTM
Exploitant : SEM du Mont Cenis (SE2MC)
Installation électrique : SEIREL Automatismes
Constructeur : Doppelmayr
Année de construction : 2010
Mise en service : 15 décembre 2010
Montant de l'investissement : 4 200 000 €

Caractéristiques d’exploitation

Saison d'exploitation : Hiver
Capacité : 6 personnes
Débit à la montée : 2000 personnes/heure (2400 personnes/heure à terme)
Débit à la descente : 333 personnes/heure (400 personnes/heure à terme)
Vitesse d'exploitation : 5 m/s
Tapis de positionnement : Non

Caractéristiques géométriques

Altitude gare aval : 1463 m
Altitude gare amont : 1621 m
Dénivelé : 158 m
Longueur développée : 1057 m
Longueur horizontale : 1043 m
Pente moyenne : 15,15 %
Pente maximale : 39,2 %
Temps de trajet : 3 min 31 sec

Caractéristiques techniques

Type de gare aval : UNI-G M Bois
Emplacement gare de tension : Aval
Type de tension : Hydraulique
Nombre de vérins : 2
Tension nominale : 37000 daN
Pression nominale : 157 bars
Diamètre de poulie retour-tension : 6100 mm

Type de gare amont : UNI-G S Bois
Emplacement gare motrice : Amont
Type de motorisation : Électrique
Puissance développée : 290 kW
Diamètre de poulie motrice : 6100 mm

Sens de montée : Droite
Type d'embarquement : Perpendiculairement à la ligne
Nombre de pylônes : 9
Type de véhicules : Sièges CS10
Dispositifs d'accouplement : Pinces débrayables A-108C
Nombre de véhicules : 44

Caractéristiques du câble

Fabricant du câble : Trefileurope
Date de pose : 2010
Diamètre du câble : 45 mm
Type de câblage : Lang
Composition : 6×31 fils
Résistance à la rupture : 155 000 daN

La gare aval

La gare aval est située sur le front de neige de Lanslevillard, suffisamment en bas du front de neige de manière à ce qu’elle soit accessible par gravité à tous. Ainsi, toutes les pistes convergent vers cette gare qui représente un gros carrefour au pied des pistes.
La couverture soignée est constituée de lattes de bois foncées pour mieux s’insérer dans l’environnement assez boisé. La sérigraphie de couleur rose indique le nom et la capacité de l’appareil ; un logo de la station ainsi que son emblème viennent s’ajouter sur les faces et les parts-belle afin de compléter le tout.
L’embarquement se fait en ayant effectué un demi-tour en venant de la piste du Mollard. Un portique présent l’appareil et des bornes de contrôle des forfaits sont présentes. Une petite cabane est présente afin d’abriter le personnel de contrôle. L’embarquement s’effectue de manière tangentielle par-rapport à la ligne, après avoir passé les portillons de régulation. Le sol au niveau de l’embarquement permet de bien se positionner grâce à des couleurs reprenant celles des sièges.
Une fois embarqué, le siège effectue une rotation de 90 degrés afin de se mettre dans l’axe de la ligne et le garde-corps s’abaisse alors automatiquement grâce à un levier sur la suspente actionné par une came. Si le garde-corps d’un siège s’avère mal verrouillé à la sorte de cette came, un capteur le détecte et stoppe immédiatement l’appareil. Dans le sens de la descente en arrivant en gare, une came est également présente pour relever les garde-corps, mais celle-ci est rarement utilisée car les sièges vides descendent avec le garde-corps ouvert.
A noter qu’un rail permet de garder le levier du garde-corps en position ouverte tout le long de l’embarquement, afin d’éviter une manœuvre intempestive de celui-ci.

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La gare aval vue depuis la piste menant à la télécabine du Vieux Moulin.

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La gare aval et la cabane d'exploitation.

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La gare aval vue de derrière.

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L'accès à la gare aval.

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La gare aval vue de côté.

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La gare aval vue depuis la fin de la piste du Mollard.

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La gare aval dans son ensemble.

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La cabane d'exploitation.

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Zone d'abaissement des garde-corps.

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Arrivée d'un siège en gare.

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La zone de ralentissement des sièges.

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La came permettant de remonter les garde-corps.

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Portique de présentation de l'appareil et bornes de contrôle des forfaits.

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Les portillons de cadencement.

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Accès à l'embarquement.

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Le tableau des commandes.

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La zone d'embarquement.

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Durant la phase d'embarquement, le garde-corps est bloqué en position haute afin d'éviter tout abaissement de ce dernier au mauvais moment.

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La came permettant d'abaisser les garde-corps.

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Un capteur est présent en fin de came pour contrôler le bon verrouillage du garde-corps.

D’un point de vue technique, la gare aval assure la tension de la ligne grâce à deux vérins hydrauliques pilotés par une centrale de tension.
C’est dans cette gare qu’est présent le cadenceur type +/- vite qui ajuste la vitesse sur une portion des pneus de la gare afin de garder un espace le plus constant possible entre les véhicules.
La seule particularité de cette gare réside dans son pilier en béton particulièrement haut sur lequel viennent s’ancrer les câbles supportant la ligne de sécurité.

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Passerelle le long du ralentisseur.

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Passerelle le long du lanceur.

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La centrale de tension.

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Les vérins de tension hydraulique.

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L'ancrage des câble soutenant la ligne de sécurité.

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La plateforme à l'arrière de la gare.

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Le cadenceur.

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Dans les voies côté ralentisseur.

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Une prise de mouvement.

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Vue du côté des voies.

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L'aiguillage.

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Un treuil est présent au-dessus de la voie de stockage.

La ligne

La ligne survole dans sa toute première partie le front de neige de Lanslevillard, et croise le téléski du Pont Noir. Malgré que les deux installations ne partagent pas de pylône ensemble, une sécurité permet l’arrêt du téléski du Pont Noir si le télésiège de la Colomba venait à dérailler (doublement de la ligne de sécurité pour les pylônes 2 et 3 et donc doublement des barrettes cassantes, rouges pour le TSD et jaunes pour le TKE).
La ligne dépasse à peine le kilomètre. Ainsi la station a opté pour une vitesse maximum de croisière de 5 mètres par seconde, ce qui suffit largement. Le profil de la ligne est peu pentu sur l’ensemble du parcours, et ce de manière régulière. La ligne évolue toujours au-dessus de la piste du Mollard qui est très large, et longe sur sa dernière partie le téléski du Saint-Pierre.
9 pylônes constituent la ligne, dont un permettant au câble de sortir du décaissement dans lequel la gare est située. A noter que ce premier pylône possède des fondations situées très en profondeur, car il est installé sur une zone légèrement marécageuse.
La particularité principale de cette ligne est qu’elle est équipée, via une ligne aérienne passant sur les pylônes, de projecteurs permettant le ski de nuit sur les pistes du front de neige. Les pylônes sont ainsi équipés de coffrets électriques supplémentaires permettant d’alimenter les quatre projecteurs par pylône.

Doppelmayr a équipé la ligne de 9 pylônes, dont 7 supports, 1 compression et 1 support/compression comme ceci :
P1 : Compression
P2 : Support
P3 : Support
P4 : Support/Compression
P5 : Support
P6 : Support
P7 : Support
P8 : Support
P9 : Support

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La quasi-totalité de la ligne vue depuis la gare aval.

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Le début de la ligne vu depuis le front de neige de la Colomba.

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Sortie de gare.

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P1 : Compression.

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Passage sous le P1.

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P2 : Support.

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Portée P2-P3.

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Croisement avec le téléski du Pont Noir.

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Le croisement vu depuis les pistes.

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P3 : Support.

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Portée P3-P4.

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P4 : Support / Compression.

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Portée P4-P5.

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P5 : Support.

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Portée P5-P6.

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P6 : Support.

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Tête du P6.

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Portée P6-P7.

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P7 : Support.

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Portée P7-P8.

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P8 : Support.

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Portée P8-P9.

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P9 : Support.

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Avant la gare amont.

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Arrivée en gare amont.

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Débarquement.

La gare amont

La gare amont est située sur la zone de Planchamp à la limite de la commune de Lanslevillard, à proximité immédiate des gares amont de la télécabine de Val Cenis le Haut et du téléski du Saint-Pierre. L’accès à la gare aval du télésiège de l’Arcelle se fait directement par gravité.
Le design de la gare amont reprend le même schéma couleur et la même sérigraphie, à l’exception de l’inscription de la capacité de l’appareil qui est inutile à l’arrivée. A noter que, pour plus d’homogénéité, les gares environnantes ont été laurées en plus foncé dans les années qui ont suivies la construction du télésiège de la Colomba.
Le débarquement s’effectue à l’image de l’embarquement de manière tangentielle à la ligne dans le but de reculer un maximum la gare sans empiéter sur l’espace skiable. Une estrade suffisamment haute permet la sortie de tous sans difficultés, notamment pour les petits. La cabane de l’opérateur donne une pleine vue sur le débarquement.
Le relevage du garde-corps se fait toujours de manière automatique juste après le ralentissement des sièges avec une came agissant sur levier présent sur la suspente. La came est plus courte qu’en gare aval, et ne dispose pas de sécurité.
L’embarquement pour la descente est prévu mais très rarement utilisé. La fermeture du garde-corps est alors possible grâce à une came qui n’est utilisée qu’en cas de siège occupé pour la descente.

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Le débarquement s'effectue perpendiculairement à la ligne.

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La came permettant de remonter les garde-corps.

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La zone de débarquement.

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La gare amont et la zone de débarquement.

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La gare amont dans son ensemble.

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L'avant de la gare amont vu de dessous.

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La gare amont avec, à droite le téléski du Saint-Pierre et à gauche la télécabine de Val Cenis le Haut et le télésiège de l'Arcelle.

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Sous la gare amont.

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La gare amont vue en contre-plongée.

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La gare amont vue de profil.

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La gare amont vue depuis la fin de la piste de l'Arcelle.

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Le tableau des commandes.

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Le tableau de marche du moteur thermique.

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La manette faisant tomber les freins d'urgence.

A l’intérieur de la gare est installée toute la chaîne cinématique de l’appareil comprenant un moteur asynchrone TT-Electrics de 290 kW couplé via un arbre à cardan équipé de deux volants d’inertie/disque de frein à un réducteur Doppelmayr Rexroth lui-même accouplé directement à la poulie motrice à l’aide d’un accouplement à chaîne. Cet accouplement à chaîne permet de dissocier la poulie motrice du réducteur en cas de blocage du réducteur ou du moteur, et permet donc de mettre en œuvre une évacuation par le biais du moteur thermique sans avoir à utiliser le réducteur. La marche de secours utilise un moteur thermique Cummins relié à une pompe hydraulique. Cette pompe hydraulique fournit la pression nécessaire à la mise en mouvement d’un moteur hydraulique qui, via un pignon et une couronne dentée, mettra en mouvement la poulie motrice et donc le câble, à une vitesse maximale de 1,5 mètre par seconde. Deux freins viennent compléter la machinerie : un de sécurité 1, placé sur un disque de frein sur l’arbre rapide, et l’autre, de sécurité 2, placé directement sur la poulie motrice. Les deux sont hydrauliques et commandés par une centrale couplée directement au moteur thermique, permettant donc toute manipulation des freins en marche thermique sans avoir à pomper.

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Passerelle le long du lanceur.

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Passerelle le long du ralentisseur.

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Le moteur électrique.

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Le réducteur.

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La poulie motrice.

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Le moteur thermique et la centrale des freins.

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La plateforme à l'avant de la gare.

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La centrale hydraulique pilotant les vérins pour le relevage des voies.

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Dans les voies côté lanceur.

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Une partie du contour.

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Vue sur la came de débrayage en entrée de gare.

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L'entrée de gare avec la brosse permettant le nettoyage des patins en cas de givre.

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Une prise de mouvement.

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Les galets de prise de mouvement et de redirection du câble.

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L’aiguillage.

Les véhicules et pinces

Pour équiper le télésiège de la Colomba, Doppelmayr a installé sa nouvelle gamme de sièges développée ces quelques dernières années avant la construction du télésiège, afin de répondre aux standards de sécurité recherchés par les exploitants et les clients pour répondre aux problématiques apparues par le transport par sièges. Les sièges font partie du système Skippy® (où Skippy® est l’appellation commerciale d’un ensemble d’éléments ajoutés sur un télésiège débrayable) qui comprend des sièges à dossiers hauts pour plus de confort, des séparateurs de places en plastique noir permettant de bien dissocier chaque place, des assises et dossiers bicolores accordés avec les couleurs de la plateforme d’embarquement, des reposes-skis se plaçant entre les jambes lors de la fermeture du garde-corps pour éviter aux enfants de passer sous la barre de sécurité, et une automatisation complète des manœuvre du garde-corps en gare ainsi que son verrouillage en ligne.
L’aspect pédagogique est également mis en avant avec un siège de démonstration, placé derrière la cabane de l’opérateur, avec garde-corps actionnable, ceci couplé avec des écrans vidéo montrant les processus d’embarquement et de débarquement.
Dans la pratique, les garde-corps automatiques fonctionnent en permanence dans le sens de la montée. Dans le sens de la descente, pour éviter une usure inutile des mécanismes, les sièges descendent avec le garde-corps ouvert, mais l’appareil pouvant être aussi utilisé dans la descente, l’abaissement des garde-corps peut être commandé par le personnel d’exploitation.

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Un siège sur le brin descendant vu en ligne.

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Un siège sur le brin descendant vu depuis les pistes.

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Un siège en gare amont sur la zone de débarquement.

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Une pince sur le brin descendant vue en ligne.

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Une pince sur le brin descendant vue depuis les pistes.

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Une pince vue de dessous.

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Levier présent sur la suspente et actionné par les cames en gare pour bouger le garde-corps de chaque siège.

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Un siège d'apprentissage est présent derrière la cabane d'exploitation en gare aval.

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Le véhicule de maintenance.

Vues depuis les abords du télésiège…

Quelques photos de ce télésiège vu depuis les pistes qu’il dessert.

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Le P9 vu depuis le début de la piste du Mollard.

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Le début de la piste du Mollard.

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A droite la piste menant aux Terres Grasses, à gauche la piste menant à Lanslevillard bas.

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La piste du Mollard et le milieu de la ligne du télésiège.

5 → Colomba, un appareil structurant pour Lanslevillard...

En remodelant complètement le secteur des Terres Grasses et le front de neige de Lanslevillard, Val Cenis a su redonner un élan de modernité à ce secteur qui en avait bien besoin. Lors du développement du domaine skiable, des remontées mécaniques sont arrivées au fil des années de manière plus ou moins ordonnées, créant dans les dernières années des files d’attente et des situations où les téléskis débutants devenaient des appareils de liaison. 2010 fut l’année du renouveau pour ce secteur grâce à des appareils réfléchis pour une réorganisation complète du secteur. Le télésiège de la Colomba est la pièce maitresse de cette requalification en servant d’appareil débutant et d’alternative skis aux pieds à la télécabine du Vieux Moulin, en permettant d’enchaîner directement avec le télésiège de l’Arcelle.
Aujourd’hui, le télésiège de la Colomba est l’un des appareils les plus fréquentés de tout le domaine skiable. Ses horaires d’exploitation sont plus grands que les autres appareils du domaine, et il n’est pas rare d’y effectuer de l’attente tout au long de la journée.
Le bilan de ce télésiège est ainsi largement positif, même si on peut lui reprocher les nombreux arrêts à cause des clients forçant ou bloquant les garde-corps automatiques.
A noter que le télésiège est ouvert une fois par semaine tout au long de la saison pour le ski de nuit, le jeudi de 20h00 à 22h00.

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Colomba, un appareil performant au service de tous les skieurs.

Je tiens à remercier le personnel d’exploitation du télésiège pour son accueil et sa gentillesse.

Photos : valcelouis
Texte et mise en page : valcelouis
Date des photos : 1 juin 2014, 15 février 2017 et 1 mars 2018

© valcelouis – Tous droits réservés



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