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Photo

 TSD6 de la Ramasse

Val Cenis (Haute Maurienne Vanoise)

Doppelmayr

T3 ES
Description rapide :
Le télésiège de la Ramasse constitue la colonne vertébrale de Lanslebourg pour accéder au domaine skiable. Il donne un accès direct au secteur du Mont-Cenis tout en permettant la liaison avec Lanslevillard.

Année de construction : 2003

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Auteur de ce reportage : valcelouis
Section écrite le 30/05/2020 et mise à jour le 09/06/2020
(Mise en cache le 09/06/2020)

TSD6 de la Ramasse – Val Cenis
Doppelmayr – 2003


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Au sommaire de ce reportage :

1 → Bienvenue à Val Cenis !
2 → Historique
3 → Situation sur le domaine skiable
4 → Infrastructures et ligne
5 → Conclusion


1 → Bienvenue à Val Cenis !

Val Cenis est une station de ski alpin située dans la vallée de Haute-Maurienne en Savoie (73). Ce domaine est constitué à la base de deux villages : Lanslebourg qui est le chef-lieu du canton et Lanslevillard. Ils sont distants d’à peu près 2 kilomètres et au milieu se trouve un hameau qui s’agrandit d’années en années et qui s’appelle Val Cenis les Champs. Depuis 2008, un troisième village, toujours dans la vallée de la Haute-Maurienne mais en dessous de Lanslebourg, s’est attaché au domaine de Val Cenis Vanoise grâce à une chaîne de remontées mécaniques et de pistes : il s’agit de Termignon-la-Vanoise. Le point culminant du domaine est la Met à 2800 mètres d’altitude et à 2100 mètres se trouve le col du Mont Cenis et son lac, très fréquentés en été grâce à une route, la D1006, qui y monte depuis Lanslebourg.
Côté remontées mécaniques, le domaine dispose de 28 remontées mécaniques desservant 125 kilomètres de pistes.

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^^ Découvrez une présentation plus détaillée de la station en cliquant sur le logo ^^

2 → Historique

Le télésiège de la Ramasse vient succéder à une chaîne de deux remontées mécaniques permettant de relier le front de neige de Lanslebourg au secteur du Mont-Cenis. Cette chaîne, mise en service entre 1978 et 1980, à déjà succédée auparavant aux téléskis historiques et précurseurs du ski dans la vallée et notamment au fameux téléski de la Ramasse. En effet, en 1978, après la création d’une vingtaine de remontées mécaniques permettant de constituer le domaine skiable de Val Cenis relié entre Lanslebourg et Lanslevillard, le téléski de la Ramasse de 1950 ne répond plus du tout aux attentes face au développement du village et du domaine skiable. Un nouveau téléski, toujours nommé Ramasse, est construit sur un tracé quasi-identique en montant légèrement plus haut jusqu’au pied du secteur du Mont-Cenis afin d’atteindre les nouvelles remontées mécaniques équipant ce secteur. Le téléski des Sablons, liant le village au départ du téléski de la Ramasse, est maintenu. Voici les caractéristiques de cet appareil défunt depuis 2004 :

TKD de la RAMASSE
Type d'installation : Téléski débrayable 1 place
Constructeur : Montaz-Mautino
Année de construction : 1978 (raccourci en 1980)
Débit : 800 p/h
Vitesse d'exploitation : 3,62 m/s
Dénivelé : 430 m
Longueur développée : 1334 m

Voici quelques clichés de cette ancienne installation :

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La gare aval de l'ancien téléski de la Ramasse (2) (© www.ski-valcenis.net).

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La gare amont de l'ancien téléski de la Ramasse (2) (© www.ski-valcenis.net).

Deux années après sa création, le téléski de la Ramasse deuxième version qui prenait son départ au même endroit que l’appareil de 1950, est raccourci d’environ 450 mètres. En effet, en 1980, un télésiège triplace nommé Pont des Chèvres est construit ; il permet alors de relier le front de neige de Lanslebourg au téléski de la Ramasse, raccourci à l’occasion pour que le changement de remontée mécanique à effectuer par les skieurs soit le plus rapide possible. Cette nouvelle remontée mécanique entraîne alors le démontage du téléski des Sablons devenu inutile.
En 1983, alors que d’importants changements en remontées mécaniques sont réalisés sur les fronts de neige de Lanslevillard et sur le haut du domaine skiable, un petit télésiège biplace prend place sur le front de neige de Lanslebourg. Prenant son départ juste à côté de celui du télésiège du Pont des Chèvres, il permet de pallier le manque d’espace débutant sur le front de neige de Lanslebourg et dessert un petit espace de ski à l’écart du reste du domaine skiable afin de séparer les flux. Voici les caractéristiques de cet appareil défunt depuis 2003 :

TSF2 de la MADELEINE
Type d'installation : Télésiège fixe 2 places
Constructeur : Montaz-Mautino
Année de construction : 1983
Débit : 700 p/h
Vitesse d'exploitation : 2,3 m/s
Dénivelé : 73 m
Longueur développée : 305 m

Voici un cliché de cette ancienne installation :

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La gare aval de l'ancien télésiège de la Madeleine et la gare aval du télésiège du Pont des Chèvres (D.R.).

Face à l’augmentation continue de la fréquentation du télésiège du Pont des Chèvres alors télésiège de départ principal à Lanslebourg, l’exploitant du domaine skiable a décidé à l’été 2003 de restructurer le secteur alors encombré et vieillissant. Ce ne sont pas moins de quatre remontées mécaniques qui sont alors prévues d’être démontées cette année-là : le télésiège des Arcellins I construit en 1975 et liant le hameau du Plan des Champs au domaine skiable, le télésiège du Pont des Chèvres construit en 1980 et liant le front de neige de Lanslebourg au départ du téléski de la Ramasse, le téléski de la Ramasse construit en 1978 et raccourci en 1980 liant le télésiège du Pont des Chèvres au secteur du Mont-Cenis, et le télésiège de la Madeleine construit en 1983 et desservant deux courtes pistes vertes excentrées du reste du domaine skiable.
Pour l’unique appareil de remplacement, il fallait s’attendre à une quantité importante de skieurs à transporter vers le secteur du Mont-Cenis puisque, théoriquement, seul le nouvel appareil ne devait rester sur le front de neige de Lanslebourg. Face à la contrainte importante du vent sur ce secteur, le choix d’un télésiège est apparu comme nécessaire pour faire voyager les skieurs en toute sécurité avec des limites d’exploitation plus élargies qu’avec des cabines. C’est donc la solution d’un télésiège qui a été privilégiée bien que le trajet soit relativement long, ce qui n’a pas laissé l’ombre d’un doute sur le fait qu’il soit débrayable.
Le choix du nom de l’appareil a également été évident : la dénomination de de la Ramasse, nom des mythiques descentes des années 1950, a été réemployé et repris du téléski mis hors service.
Il est à noter que, contrairement au plan de restructuration initial, le télésiège du Pont des Chèvres est aujourd’hui toujours debout. Supprimé du plan des pistes pendant la première saison d’exploitation du télésiège de la Ramasse, il a été décidé depuis de le garder en fonctionnement notamment lors des vacances scolaires et en cas de fermeture du nouveau télésiège de la Ramasse. Il permet également de basculer vers Lanslevillard sans monter à 2300 mètres d’altitude.
→ Revue en entier du chantier sur le forum : Construction TSD6 Ramasse (2003).

Utilisant un tracé direct entre le front de neige de Lanslebourg et le bas du secteur du Mont-Cenis à 2300 mètres d’altitude, ce télésiège possède actuellement trois fonctions : il permet aux débutants et aux écoles de ski de desservir la plus longue piste verte d’Europe : l’Escargot, mais il sert également d’ascenseur pour le village entier de Lanslebourg afin d’extraire les clients souhaitant monter dans le domaine skiable d’altitude, et enfin il sert aux piétons à relier la zone d’activités du Mont-Cenis avec ses chiens de traîneaux, ses deux restaurant et, à quelques mètres, le lac éponyme. Accessoirement, il est également une porte d’entrée pour les skieurs à la journée. Cependant, la porte d’entrée privilégiée reste la télécabine du Vieux Moulin, un peu plus haut à l’entrée de Lanslevillard.
En 2008, avec la construction du télésiège 6 places de la Turra et la création de la liaison avec Termignon, le télésiège de la Ramasse jouxte désormais celui de la Turra qui se dirige vers le Plan du Prêtre d’où part le télésiège des Sources permettant de basculer sur Termignon. L’effet de modernité avec la présence de deux télésièges débrayables modernes met alors en avant le front de neige de Lanslebourg.
Lors de l’appel d’offre concernant le constructeur du télésiège de Ramasse, c’est Doppelmayr qui fut choisi, soit le premier appareil fourni par ce constructeur sur le domaine skiable, mais également dans la vallée de Haute-Maurienne, ce qui est un paradoxe puisque le siège de Doppelmayr France est situé à Modane, à environ 20 kilomètres de Lanslebourg. Le constructeur a donc livré sur le domaine un télésiège débrayable utilisant la technologie UNI-G, technologie existante depuis les années 2000, avec des gares bardées de bois.

3 → Situation sur le domaine skiable

Le télésiège de la Ramasse dessert plusieurs pistes aux niveaux variés :
- la piste verte « Escargot » qui permet de redescendre tranquillement et idéalement pour les débutants aux différents fronts de neige de Lanslebourg et de Lanslevillard.
- la piste rouge « Ramasse » assez technique et qui redescend en bas du télésiège.
L’accès au téléski du Mont-Cenis est direct par gravité une fois en haut du télésiège de la Ramasse, et l’accès au télésiège des Arcellins est possible via les pistes de l’Escargot et de Napoléon.
Et voici la représentation du plan des pistes :

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Plan Atelier Pierre Novat.

4 → Infrastructures et ligne

Caractéristiques techniques

Caractéristiques administratives

TSD - Télésiège à pinces débrayables : RAMASSE
Maître d’œuvre : DCSA
Maître d’ouvrage : SIVOM de Val Cenis
Génie civil : SOMERM
Montage : SOMERM
Exploitant : SEM du Mont-Cenis (SE2MC)
Installation électrique : SEIREL Automatismes
Constructeur : Doppelmayr
Année de construction : 2003
Mise en service : 5 décembre 2003
Montant de l'investissement : 4 800 000 €

Caractéristiques d’exploitation

Saison d'exploitation : Hiver
Capacité : 6 personnes
Débit à la montée : 2000 personnes/heure (2700 personnes/heure à terme)
Débit à la descente : 1000 personnes/heure (1350 personnes/heure à terme)
Vitesse d'exploitation : 5 m/s
Tapis de positionnement : Non

Caractéristiques géométriques

Altitude gare aval : 1399 m
Altitude gare amont : 2324 m
Dénivelé : 640 m
Longueur développée : 2222 m
Longueur horizontale : 1903 m
Pente moyenne : 28,8 %
Pente maximale : 60,43 %
Temps de trajet : 4 min 40 sec

Caractéristiques techniques

Type de gare aval : UNI-G M Bois
Emplacement gare de tension : Aval
Type de tension : Hydraulique
Nombre de vérins : 2
Tension nominale : 282 000 daN
Pression nominale : 122 bars
Diamètre de poulie retour-tension : 6100 mm

Type de gare amont : UNI-G S Bois
Emplacement gare motrice : Amont
Type de motorisation : Électrique
Puissance développée : 890 kW
Diamètre de poulie motrice : 5500 mm

Sens de montée : Droite
Type d'embarquement : Perpendiculairement à la ligne
Nombre de pylônes : 22
Type de véhicules : Sièges 6E98
Dispositifs d'accouplement : Pinces débrayables A-108
Nombre de véhicules : 91

Caractéristiques du câble

Fabricant du câble : Trefileurope
Date de pose : 2003
Diamètre du câble : 46,5 mm
Type de câblage : Croisé
Composition : 6×36 fils
Résistance à la rupture : 175 400 daN

La gare aval

La gare aval se trouve juste au bord de la route qui mène au col du Mont Cenis et qui n’est autre que la piste verte de l’Escargot en hiver. Elle est de type UNI-G avec une couverture en bois à l’origine avec des lattes de bois de différentes teintes. En 2006, face au vieillissement rapide du bois, la couverture a été rénovée avec une teinte plus foncée faisant disparaître l’effet initial. Sur les parts-belles, nous retrouvons la sérigraphie classique rose de Val Cenis avec le type, le nom ainsi que la station de l’appareil. En 2008, avec la construction du télésiège de la Turra, la cabane d’exploitation a été déplacée en arrière pour servir simultanément aux deux télésièges. Aussi, le rail de stockage a dû être raccourci.
L’accès au télésiège se fait après avoir passé les bornes de contrôle des forfaits. L’appareil étant très plébiscité par les débutants qui souhaitent descendre la piste de l’Escargot, l’exploitant du domaine skiable a procédé à l’installation d’un système de détection du positionnement du garde-corps en sortie de gare qui fait retentir une sonnerie s’il n’est pas fermé. Un panneau à LED complète le système pour plus d’information et de sensibilisation.

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L’emplacement de la gare aval sur le front de neige.

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Vue globale de la zone d'implantation de la gare aval.

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La gare aval vue depuis la fin de la piste de l'Escargot.

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La gare aval vue dans son ensemble.

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La gare aval vue depuis la fin de la piste de la Madeleine.

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La gare aval vue de devant.

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Le lanceur.

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Détail sur la trompette d'entrée des pinces.

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Portique de présentation de l'appareil et bornes de contrôle des forfaits.

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Les portillons de cadencement.

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Le ralentisseur.

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La zone d’embarquement.

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La gare aval du télésiège de la Turra vue de la zone d'embarquement.

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Le tableau des commandes.

D’un point de vue technique, la gare aval assure la tension du câble grâce à deux vérins hydrauliques pilotés par une centrale de tension. Ils permettent d’avancer ou reculer le lorry sur lequel est fixée la poulie de retour du câble en fonction de la charge présente sur la ligne de l’appareil. Un cadenceur de type +/- vite est présent après la zone de ralentissement des sièges afin de garder un espacement constant entre chaque siège.
L’appareil étant construit au début des années 2000, les voies sont capotées par des ensembles en plexiglass amovibles, et l’accès aux voies est réalisé au niveau de l’entrée et de la sortie des pinces par des passerelles dotées de marches.

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Vue générale de l'intérieur de la gare aval.

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La plateforme à l'avant de la gare.

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Passerelle le long du ralentisseur.

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La centrale de tension.

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La zone au-dessus de la poulie.

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Les vérins de tension hydraulique.

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Le contour.

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Passerelle le long du lanceur.

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La plateforme à l'arrière de la gare.

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Une partie du contour.

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La zone de maintenance des pinces.

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L'aiguillage.

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Vue du côté des voies.

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Vue sur la came de débrayage en entrée de gare.

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Les prises de mouvement d'un côté de la gare.

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Détail sur les pneus.

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La centrale hydraulique pilotant les vérins pour le relevage des voies.

La ligne

La ligne est située dans la forêt sur ses deux-tiers. Elle débute par une forte pente permettant de la désenclaver du front de neige, puis continue à flanc de montagne et se termine hors de la forêt en traversant une petite dépression géographique soumise particulièrement au vent. Dans son ensemble, la ligne est particulièrement raide et assez irrégulière.
La ligne est plutôt longue puisqu’elle mesure 2324 mètres, mais la montée est relativement rapide par rapport à l’ancienne chaîne de remontées mécaniques.

Doppelmayr a équipé la ligne de 22 pylônes, dont 15 supports, 2 compressions et 5 supports/compressions comme ceci :
P1 : Compression
P2 : Support
P3 : Support
P4 : Support/Compression
P5 : Support
P6 : Support/Compression
P7 : Support
P8 : Support/Compression
P9 : Support
P10 : Support
P11 : Support/Compression
P12 : Support
P13 : Support
P14 : Support
P15 : Support/Compression
P16 : Support
P17 : Support
P18 : Support
P19 : Compression
P20 : Support
P21 : Support
P22 : Support

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Sortie de gare.

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P1 : Compression.

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P2 : Support.

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P3 : Support.

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P4 : Support / Compression.

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P5 : Support.

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P6 : Support / Compression.

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P7 : Support.

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Portée P7-P8.

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P8 : Support / Compression.

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P9 : Support.

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Portée P9-P10.

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P10 : Support.

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P11 : Support / Compression.

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P12 : Support.

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P13 : Support.

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P14 : Support.

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P15 : Support / Compression.

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P16 : Support.

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P17 et P18 : Supports.

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P19 : Compression.

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P20 : Support.

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Portée P20-P21.

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P21 : Support.

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P22 : Support.

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Avant la gare amont.

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Arrivée en gare amont.

La gare amont

La gare amont est située à environ 2300 mètres d’altitude, au pied du secteur du Mont-Cenis. Elle est positionnée idéalement de façon à desservir directement par gravitation le téléski du Mont-Cenis et le télésiège des Arcellins ainsi que, pour les piétons, la zone d’activité avec les chiens de traineaux, les randonnées en raquettes près du lac, etc.
Esthétiquement, elle possède la même couverture que la gare aval, avec des parts-belles faites de bois et des inscriptions de couleurs roses présentant l’appareil.
Desservant la zone d’activité du Mont-Cenis ainsi que deux restaurants d’altitude, l’appareil se doit d’être empruntable par les piétons tant à la montée qu’à la descente. Ainsi, une zone d’embarquement pour la descente a été installée juste après le contour. L’appareil accepte à la descente et sans les skis aux pieds trois personnes par siège grâce à des portillons de cadencement. Du fait des embarquements et débarquements des piétons, le télésiège est régulièrement ralenti, allongeant parfois le temps de montée.
Le débarquement s’effectue dans le sens de la ligne tout comme l’embarquement.

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La gare amont et la zone d'embarquement pour la descente.

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La gare amont vue dans son ensemble.

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La gare amont et la zone de débarquement.

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La gare amont et la cabane d’exploitation.

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Le lanceur.

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La gare amont vue de profil.

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Vue globale de la zone d'implantation de la gare amont.

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La gare amont vue depuis le début de la piste de la Ramasse.

A l’intérieur de la gare, nous retrouvons un treuil classique composé d’un moteur électrique de 890 kW et d’un réducteur ainsi que d’un moteur thermique de secours. Le moteur électrique installé ici est la plus grosse version que puisse installer Doppelmayr ; si un besoin de plus de puissance était nécessaire, un deuxième moteur électrique aurait alors été installé.
Du point de vue de la motorisation de secours, le moteur thermique entraîne une pompe hydraulique, cette dernière fait alors fonctionner un moteur hydraulique qui donne son mouvement au réducteur via une entrée secondaire, l’entrée primaire étant l’arbre venant du moteur électrique.
En complément de la gare aval, un autre cadenceur de type TOR est présent avant la zone de lancement des sièges et peut être mis en fonctionnement en cas de forts écarts de cadencement.

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Vue générale de l'intérieur de la gare amont.

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L'arrivée de l'échelle.

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La plateforme à l'avant de la gare.

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Les freins d'urgence agissant directement sur la poulie motrice.

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Passerelle le long du ralentisseur.

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Le moteur électrique.

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L'arbre rapide.

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Le réducteur.

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Le moteur thermique et la centrale des freins.

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Le contour.

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Passerelle le long du lanceur.

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La plateforme à l'arrière de la gare.

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Une partie du contour.

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Vue du côté des voies.

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Vue sur la came de débrayage en entrée de gare.

Les véhicules et pinces

Les sièges sont de type 6E98, premiers d’une longue série sur le domaine skiable. Les dossiers sont ajourés afin d’accroître leur résistance au vent, au détriment d’un peu de confort.
Les pinces sont de type A-108, pinces considérées comme auto-dégivrantes puisque le simple fait de comprimer les ressorts suffit à casser le givre.
A noter que depuis 2014, la place extérieure de chaque siège est équipée d’un dispositif pour empêcher les jeunes enfants de glisser sous le garde-corps. Depuis 2016, ce sont l’ensemble des places de chaque siège qui sont équipées de ce dispositif en raison de la fréquentation importante de l’appareil par les enfants.

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Un siège sur le brin descendant vu en ligne.

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Une assise.

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Une pince vue de dessous.

Vues depuis les abords du télésiège…

Quelques photos de ce télésiège vu depuis les pistes qu’il dessert.

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Le P20 vu depuis la piste de la Ramasse.

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La fin de la ligne vue depuis la piste de l'Escargot.

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Le P3 vu depuis la piste de la Madeleine.

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Le P2 vu depuis le front de neige.

5 → Conclusion

Depuis sa mise en service en 2003, le télésiège débrayable 6 places de la Ramasse n’a sans cesse répondu aux attentes de confort et de rapidité demandées par la clientèle. Le temps de montée a depuis été divisé au moins par deux par rapport à l’ancienne chaîne de remontées mécaniques, sans compter la réduction de l’attente en bas à Lanslebourg. Desservant la plus longue piste verte d’Europe, ce télésiège est très plébiscité par les skieurs débutants.
Cet investissement est donc une pure réussite mais, suite au nombre important de piétons utilisant l’appareil, la vitesse en ligne est souvent réduite pour sécuriser les phases d’embarquement et de débarquement. L’exploitant envisage à moyen terme de transformer voire remplacer l’installation par un téléporté mixant sièges et cabines afin de mieux répondre aux attentes. A suivre…

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Ramasse, un appareil structurant et important.

Je tiens à remercier le personnel d’exploitation du télésiège pour son accueil et sa gentillesse.

Photos : valcelouis
Texte et mise en page : valcelouis
Date des photos : 23 février 2014 et 4 juin 2020

© valcelouis – Tous droits réservés



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