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 TSD6 de la Ramasse

Val Cenis (Haute Maurienne Vanoise)

Doppelmayr

T2 ES
Description rapide :
Le télésiège de la Ramasse constitue la colonne vertébrale de Lanslebourg pour accéder au domaine skiable. Il donne un accès direct au secteur du Mont-Cenis tout en permettant la liaison avec Lanslevillard.

Année de construction : 2003

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Auteur de ce reportage : valcelouis
Section écrite le 03/08/2014 et mise à jour le 08/06/2018
(Mise en cache le 08/06/2018)

TSD6 de la Ramasse – Val Cenis
Doppelmayr – 2003


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Au sommaire de ce reportage :

1 → Bienvenue à Val Cenis !
2 → Historique : l’évolution de l’accès au domaine skiable depuis Lanslebourg
3 → Le télésiège de la Ramasse : la grande révolution pour Lanslebourg
4 → Infrastructures et ligne du télésiège de la Ramasse
5 → Ramasse, accès express aux pistes...


1 → Bienvenue à Val Cenis !

Val Cenis est une station de ski alpin située dans la vallée de Haute-Maurienne en Savoie (73). Ce domaine est constitué à la base de deux villages : Lanslebourg qui est le chef-lieu du canton et Lanslevillard. Ils sont distants d’à peu près 2 kilomètres et au milieu se trouve un hameau qui s’agrandit d’années en années et qui s’appelle Val Cenis les Champs. Depuis 2008, un troisième village, toujours dans la vallée de la Haute-Maurienne mais en dessous de Lanslebourg, s’est attaché au domaine de Val Cenis Vanoise grâce à une chaîne de remontées mécaniques et de pistes : il s’agit de Termignon-la-Vanoise. Le point Culminant du domaine est la Met à 2800 mètres d’altitude et à 2100 mètres se trouve le col du Mont Cenis et son lac, très fréquentés en été grâce à une route, la D1006, qui y monte depuis Lanslebourg.
Côté remontées mécaniques, le domaine dispose de 28 remontées mécaniques desservant 125 kilomètres de pistes.

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^^ Découvrez une présentation plus détaillée de la station en cliquant sur le logo ^^

2 → Historique : l’évolution de l’accès au domaine skiable depuis Lanslebourg

En 1950, Lanslebourg débute sa grande aventure des sports d’hiver. Jean Pomagalski, qui lance alors la société Poma, livre le plus grand téléski de France à sa construction avec ses 1650 mètres de long sans virage et ses 500 mètres de dénivelé. Desservant les fameuses descentes de la Ramasse, cet appareil est donc nommé de la même façon.
En 1962, certainement par manque d’un appareil proche du village, un autre téléski est construit bien plus près des habitations et du pont passant au-dessus de l’Arc permettant en été l’accès au col du Mont-Cenis. Dénommé les Sablons, cet appareil est sans particularité technique notable comparé à son voisin de la Ramasse, mais trouvera pour autant tout son public.
Voici, sur cet extrait de plan des pistes, le tracé du téléski de la Ramasse qui a officié de 1950 à 1978 ainsi que le tracé du téléski des Sablons qui a officié de 1962 à 1978 :

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Voici les caractéristiques techniques du téléski de la Ramasse défunt depuis 1978 :

TKD de la RAMASSE
Type d'installation : Téléski débrayable 1 place
Constructeur : Poma
Année de construction : 1950
Dénivelé : 500 m
Longueur développée : 1650 m

Voici les caractéristiques techniques du téléski des Sablons défunt depuis 1978 :

TKD des SABLONS
Type d'installation : Téléski débrayable 1 place
Constructeur : inconnu
Année de construction : 1962
Dénivelé : inconnu
Longueur développée : inconnu

Voici quelques clichés de ces anciennes installations :

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Le départ du premier téléski de la Ramasse (D.R.).

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L’ensemble de l’ancien téléski des Sablons (D.R.).

En 1978, après la création d’une vingtaine de remontées mécaniques permettant de constituer le domaine skiable de Val Cenis relié entre Lanslebourg et Lanslevillard, le téléski de la Ramasse de 1950 ne répond plus du tout en termes de débit et de tracé face au développement du village et du domaine skiable. Un nouveau téléski, toujours nommé Ramasse, est construit sur un tracé quasi-identique en montant légèrement plus haut. Cette fois-ci c’est Montaz-Mautino qui construit cet appareil d’une longueur d’environ 1800 mètres.
Deux années après sa création, le téléski de la Ramasse deuxième version qui prenait son départ au même endroit que l’appareil de 1950, est raccourci d’environ 450 mètres. La raison : tout simplement qu’en 1980, un télésiège triplace nommé Pont des Chèvres est construit ; il permet de relier le village de Lanslebourg (ski aux pieds) au téléski de la Ramasse, raccourci à l’occasion pour que le changement à effectuer par les skieurs soit le plus rapide possible.
Voici, sur cet extrait de plan des pistes, le tracé du téléski de la Ramasse deuxième version qui a officié de 1978 à 2003 ainsi que le tracé du télésiège du Pont des Chèvres en service depuis 1980 :

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Voici les caractéristiques techniques du téléski de la Ramasse défunt depuis 2004 :

TKD de la RAMASSE
Type d'installation : Téléski débrayable 1 place
Constructeur : Montaz-Mautino
Année de construction : 1978 (raccourci en 1980)
Débit : 800 p/h
Vitesse d'exploitation : 3,62 m/s
Dénivelé : 430 m
Longueur développée : 1334 m

Voici les caractéristiques techniques du télésiège du Pont des Chèvres toujours en service :

TSF3 du PONT DES CHEVRES
Type d'installation : Télésiège fixe 3 places
Constructeur : Montaz-Mautino
Année de construction : 1980
Débit : 1350 p/h
Vitesse d'exploitation : 2,25 m/s
Dénivelé : 240 m
Longueur développée : 1000 m

Voici quelques clichés de ces installations :

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L’emplacement de l'ancienne gare aval du téléski de la Ramasse (version de 1980 raccourcie) (© www.ski-valcenis.net).

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L'ancienne gare amont du téléski de la Ramasse (© www.ski-valcenis.net).

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La gare aval du télésiège du Pont des Chèvres.

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La gare amont du télésiège du Pont des Chèvres.

→ Reportage du télésiège du Pont des Chèvres sur le site : TSF3 du Pont des Chèvres - Val Cenis

En 1983, alors que d’importants changements en remontées mécaniques sont réalisés sur les fronts de neige de Lanslevillard et sur le haut du domaine skiable, un petit télésiège biplace construit par Montaz-Mautino prend place sur le front de neige de Lanslebourg. Il permet de pallier le manque d’espace débutant en remontant les skieurs en herbe qui utilisent alors des pistes faciles et à l’écart du reste du domaine skiable afin d’éviter les mélanges de skieurs débutants et confirmés.
Voici, sur cet extrait de plan des pistes, le tracé du télésiège de la Madeleine qui a officié de 1983 à 2003 :

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Voici les caractéristiques techniques du télésiège de la Madeleine défunt depuis 2003 :

TSF2 de la MADELEINE
Type d'installation : Télésiège fixe 2 places
Constructeur : Montaz-Mautino
Année de construction : 1983
Débit : 700 p/h
Vitesse d'exploitation : 2,3 m/s
Dénivelé : 73 m
Longueur développée : 305 m

Voici un cliché de cette ancienne installation :

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Le départ du télésiège de la Madeleine en arrière-plan (D.R.).

A l’été 2003, c’est le front de neige de Lanslebourg qui est dans le viseur de l’exploitant du domaine skiable. Après avoir lancé en 2000 le début d’un vaste plan d’investissements pour le domaine skiable et notamment les remontées mécaniques en commençant par la construction du télésiège débrayable du Solert, Val Cenis se lance dans la construction de son deuxième télésiège débrayable 6 places dans le but de rationaliser les remontées mécaniques au départ de Lanslebourg.

3 → Le télésiège de la Ramasse : la grande révolution pour Lanslebourg

Face à l’augmentation continue de la fréquentation du télésiège du Pont des Chèvres, alors point de départ principal pour Lanslebourg, qui se traduisait au fil des saisons par de longues attentes, et également face au besoin de confort et de rapidité réclamé par la clientèle, la SIVOM de Val Cenis, à l’époque gérante du domaine skiable, a décidé de remplacer pas moins de quatre remontées mécaniques par un unique appareil. Les remontées impactées sont :
- le télésiège biplace des Arcellins I, construit en 1975 et desservant le hameau du Plan des Champs (seul appareil démonté indirectement avec la venue du nouveau télésiège débrayable) ;
- le télésiège triplace du Pont des Chèvres, construit en 1980 et desservant Lanslebourg en montant les skieurs au départ du téléski de la Ramasse permettant un accès au Mont-Cenis ;
- le téléski de la Ramasse, construit en 1978 et raccourcis en 1980 qui est la suite du télésiège du Pont des Chèvres emmenant les skieurs vers le Mont-Cenis ;
- le télésiège de la Madeleine, construit en 1983 et desservant deux courtes pistes vertes excentrées du reste du domaine skiable.
Le choix de l’appareil a été très rapidement fait. Il fallait s’attendre à une quantité importante de skieurs à transporter vers le Mont-Cenis puisque, théoriquement, seul le nouvel appareil ne devait rester sur le front de neige de Lanslebourg. Mais le facteur principal a été le vent qui peut être très important sur la partie haute de la ligne : les sièges étaient donc nécessaires pour faire voyager les skieurs en toute sécurité avec des limites d’exploitation plus élargies avec des sièges au lieu des cabines.
C’est donc la solution télésiège qui a été privilégiée bien que le trajet soit relativement long, ce qui n’a pas laissé l’ombre d’un doute sur le fait qu’il soit débrayable.
Le choix du nom de l’appareil a également été très rapide : la dénomination de de la Ramasse (nom des mythiques descentes des années 1950) a été réemployé et repris du téléski qui a été démonté.
Il est à noter que le télésiège du Pont des Chèvres est aujourd’hui toujours debout. Servant de joker et supprimé du plan des pistes pendant la saison 2003/2004, il a cependant été décidé depuis de le garder en fonctionnement lors des vacances scolaires principalement et en cas de panne du nouveau télésiège de la Ramasse ainsi que pour basculer vers Lanslevillard sans monter à 2300 mètres d’altitude.
→ Revue en entier du chantier sur le forum : Construction TSD6 Ramasse (2003).

Utilisant le tracé direct entre le front de neige de Lanslebourg et l’arrivée du téléski de la Ramasse à 2300 mètres d’altitude, ce télésiège possède actuellement trois fonctions : il permet aux débutants et aux écoles de ski de desservir la plus longue piste verte d’Europe : l’Escargot (qui fait office de route en été) mais il sert également d’ascenseur qui dessert le village entier de Lanslebourg pour extraire les clients souhaitant monter dans le domaine skiable d’altitude et enfin il sert à relier la zone d’activités du Mont-Cenis avec ses chiens de traîneaux, ses deux restaurant et, à quelques mètres, le lac éponyme. Accessoirement, il est également une porte d’entrée pour les skieurs à la journée. Cependant, la porte d’entrée privilégiée reste la télécabine du Vieux Moulin, un peu plus haut à l’entrée de Lanslevillard.
En 2008, avec la construction du télésiège débrayable 6 places de la Turra et la création de la liaison avec Termignon, le télésiège de la Ramasse jouxte désormais son frère jumeau reliant le Plan du Prêtre d’où part le télésiège des Sources qui relie Termignon. L’effet de modernité avec la présence de deux télésiège débrayable moderne mais lors en avant le front de neige de Lanslebourg.
En 2009 et 2011, deux téléskis à enrouleurs, respectivement nommés Madeleine (situé non loin de l’ancien télésiège du même nom) et Sablons (situé également non loin de l’ancien téléski du même nom) sont construits pour agrémenter le front de neige en espaces débutants.

Le télésiège de la Ramasse dessert plusieurs pistes aux niveaux variés :
- la piste verte « Escargot » qui permet de redescendre tranquillement et idéalement pour les débutants aux différents fronts de neige du domaine (hors Termignon).
- la piste rouge « Ramasse » assez technique qui redescend en bas du télésiège.
L’accès au téléski du Mont-Cenis est direct par gravité une fois en haut du télésiège de la Ramasse.
Et voici la représentation du plan des pistes :

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Plan Atelier Pierre Novat.

4 → Infrastructures et ligne du télésiège de la Ramasse

Lors de l’appel d’offre concernant le constructeur du télésiège de Ramasse, c’est Doppelmayr qui fut choisi, soit le premier appareil fourni par ce constructeur sur le domaine skiable, mais également dans la vallée de Haute-Maurienne, ce qui est un paradoxe puisque le siège de Doppelmayr France est situé à Modane, à environ 20 kilomètres de Lanslebourg. Le constructeur autrichien a donc livré sur le domaine un télésiège débrayable utilisant la technologie UNI-G (existant depuis les années 2000) avec des gares de type Doppelmayr France. Possédant des sièges accueillant 6 personnes, ce télésiège possède un débit raisonnable et suffisant de 2000 personnes par heure (provisoire).
Voici les principales caractéristiques techniques du télésiège de la Ramasse :

Caractéristiques administratives

TSD - Télésiège à pinces débrayable : RAMASSE
Maître d’œuvre : DCSA
Maître d’ouvrage : SIVOM de Val Cenis
Génie civil : SOMERM
Montage : SOMERM
Exploitant : SEM du Mont Cenis (SE2MC)
Installation électrique : SEIREL Automatismes
Constructeur : Doppelmayr
Année de construction : 2003
Mise en service : 5 décembre 2003
Montant de l'investissement : 4 800 000 €

Caractéristiques d’exploitation

Saison d'exploitation : Hiver
Capacité : 6 personnes
Débit à la montée : 2000 personnes/heure (2700 personnes/heure à terme)
Débit à la descente : 1000 personnes/heure (1350 personnes/heure à terme)
Vitesse d'exploitation : 5 m/s
Tapis de positionnement : Non

Caractéristiques géométriques

Altitude gare aval : 1399 m
Altitude gare amont : 2324 m
Dénivelé : 640 m
Longueur développée : 2222 m
Longueur horizontale : 1903 m
Pente moyenne : 28,8 %
Pente maximale : 60,43 %
Temps de trajet : 4 min 40 sec

Caractéristiques techniques

Type de gare aval : UNI-G M Bois
Emplacement gare de tension : Aval
Type de tension : Hydraulique
Nombre de vérins : 2
Tension nominale : 282 000 daN
Pression nominale : 122 bars
Diamètre de poulie retour-tension : 6100 mm

Type de gare amont : UNI-G S Bois
Emplacement gare motrice : Amont
Type de motorisation : Électrique
Puissance développée : 890 kW
Diamètre de poulie motrice : 5500 mm

Sens de montée : Droite
Type d'embarquement : Perpendiculairement à la ligne
Nombre de pylônes : 22
Largeur de la voie : 6,1 m
Type de véhicules : Sièges 6E98
Dispositifs d'accouplement : Pinces débrayables A-108
Nombre de véhicules : 91

Caractéristiques du câble

Fabricant du câble : Trefileurope
Date de pose : 2003
Diamètre du câble : 46,5 mm
Type de câblage : Croisé
Composition : 6×36 fils
Résistance à la rupture : 175 400 daN

La gare aval

La gare aval se trouve juste au bord de la route qui mène au col du Mont Cenis (piste verte de l’Escargot en hiver). C’est ici qu’est effectuée la tension du câble. Elle est de type UNI-G Bois avec une couverture particulièrement soignée à l’origine avec des lattes de bois de différentes teintes. A l’été 2006, la couverture a été vernie en plus foncé faisant disparaître l’effet initial mais la gare est restée très belle. Sur les parts-belles, nous retrouvons la sérigraphie classique rose de Val Cenis avec le type, le nom ainsi que la station de l’appareil. En 2008, avec la construction du TSD6 de la Turra, la cabane de conduite du télésiège a été déplacée en arrière pour servir également le télésiège de la Turra et le rail de stockage raccourci.
L’accès au télésiège se fait après avoir passé les bornes de contrôle des forfaits Skidata®. Les portillons régulant l’accès à la zone d’embarquement tangentielle à la ligne ont la particularité de s’ouvrir et de se fermer en décalé les uns par-rapport aux autres, en commençant par celui de gauche, de façon à donner accès à la plateforme en fonction de l’avancement du siège présent dans le contour.
D’un point de vue technique, la gare aval assure la tension du câble grâce à deux vérins hydrauliques pilotés par une centrale de tension. Ils permettent d’avancer ou reculer le lorry sur lequel est fixée la poulie de retour du câble en fonction de la charge présente sur la ligne de l’appareil. Un cadenceur de type +/- vite est présent après la zone de ralentissement des sièges afin de garder un espacement constant entre chaque siège.
L’appareil étant très plébiscité par les débutants qui souhaitent descendre la piste de l’Escargot, l’exploitant du domaine skiable a procédé à l’installation d’un système de détection du positionnement du garde-corps en sortie de gare qui fait retentir une sonnerie s’il n’est pas fermé. Un panneau à LED complète pour plus d’informations et de sensibilisation.
A noter que la cabane de conduite est légèrement excentrée de la gare aval, du fait qu’elle sert également à la gare aval du télésiège de la Turra. Deux salles distinctes abritent les conducteurs des deux G1, et une autre salle sert au rangement du matériel.

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Flux des skieurs.

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La gare aval au loin vue depuis la fin de la piste verte de l'Escargot venant de Lanslevillard.

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La gare aval et les deux premiers pylônes.

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La gare aval vue depuis la fin de la piste rouge de la Ramasse.

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La gare aval et le premier pylône.

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La gare aval vue dans son ensemble.

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Les deux gares de départ avec à gauche la Turra et à droite la Ramasse.

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La gare aval vue depuis la sortie du télésiège de la Turra.

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La zone de lancement des sièges.

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Le tympan avant de la gare aval.

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Zoom sur la trompette d'entrée en gare aval.

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Les files d'accès aux appareils Ramasse (gauche) et Turra (droite).

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Les portillons, qui s'ouvrent les uns après les autres en fonction du passage du siège précédent.

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La zone de ralentissement des sièges.

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La zone d’embarquement.

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Vue de la gare aval du télésiège de la Turra depuis la plateforme d'embarquement du télésiège de la Ramasse.

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Le tableau des commandes.

La ligne

La ligne est située dans la forêt sur ses deux-tiers. Elle débute par une forte pente permettant de la désenclaver du front de neige, puis continue à flanc de montagne (en dévers) et se termine hors de la forêt en traversant une petite dépression géographique soumise particulièrement au vent. Dans son ensemble, la ligne est particulièrement raide et mais régulière.
La ligne de l’appareil est plutôt longue : 2324 mètres, mais la montée est relativement rapide (7 minutes environ) par rapport à l’ancienne chaîne de remontées mécaniques (14 minutes environ).

Doppelmayr a équipé la ligne de 22 pylônes, dont 15 supports, 2 compressions et 5 supports/compressions comme ceci :
P1 : Compression
P2 : Support
P3 : Support
P4 : Support/Compression
P5 : Support
P6 : Support/Compression
P7 : Support
P8 : Support/Compression
P9 : Support
P10 : Support
P11 : Support/Compression
P12 : Support
P13 : Support
P14 : Support
P15 : Support/Compression
P16 : Support
P17 : Support
P18 : Support
P19 : Compression
P20 : Support
P21 : Support
P22 : Support

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Sortie de gare.

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P1 : Compression.

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P2 : Support.

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P3 : Support.

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P4 : Support / Compression.

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P5 : Support.

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P6 : Support / Compression.

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P7 : Support.

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Portée P7-P8.

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P8 : Support / Compression.

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P9 : Support.

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Portée P9-P10.

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P10 : Support.

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P11 : Support / Compression.

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P12 : Support.

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P13 : Support.

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P14 : Support.

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Vue du domaine skiable côté Lanslebourg-Lanslevillard

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P15 : Support / Compression.

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P16 : Support.

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P17 et P18 : Support (sortie de la forêt).

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P19 : Compression (le vent peut être intense dans ce couloir).

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P20 : Support.

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Portée P20-P21.

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P21 : Support.

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P22 : Support.

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Avant la gare amont.

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Arrivée en gare amont.

La gare amont

La gare amont est située à environ 2300 mètres d’altitude. Elle est positionnée idéalement de façon à desservir directement par gravitation le téléski du Mont-Cenis ainsi que, pour les piétons, la zone d’activité du même nom (avec des chiens de traineaux, des randonnées près du lac, etc.).
Esthétiquement, elle possède la même couverture que la gare aval, avec des parts-belles faites de bois et des inscriptions de couleurs roses présentant l’appareil.
Desservant la zone d’activité du Mont-Cenis ainsi que deux restaurants d’altitude, l’appareil se doit d’être empruntable par les piétons tant à la montée qu’à la descente. Ainsi, une zone d’embarquement pour la descente a été installée juste après le contour. L’appareil accepte à la descente (sans les skis) trois personnes par siège grâce à des portillons. Du fait des embarquements et débarquements des piétons, le télésiège est régulièrement ralenti, allongeant parfois le temps de montée.
Le débarquement s’effectue dans le sens de la ligne tout comme l’embarquement.
A l’intérieur, nous retrouvons un treuil classique composé d’un moteur électrique de 890 kW et d’un réducteur ainsi que d’un moteur thermique de secours. En complément de la gare aval, un autre cadenceur est présent avant la zone de lancement des sièges.

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La gare amont vue de près.

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La gare amont vue dans son ensemble.

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La gare amont et la zone de débarquement.

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La gare amont et la cabane d’exploitation.

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Le bras manipulateur au premier plan.

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L’avant de la gare amont.

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La gare amont vue de loin.

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La gare amont après les deux derniers pylônes de la ligne.

Les véhicules et pinces

Les sièges sont de type 6E98, premiers d’une longue série sur le domaine skiable. Les dossiers sont ajourés afin d’accroître leur résistance au vent, au détriment d’un peu de confort.
Les pinces sont de type A-108, pinces considérées comme auto-dégivrantes puisque le simple fait de comprimer les ressorts suffit à casser le givre.
A noter que, depuis la saison 2014/2015, la place extérieure de chaque siège est équipée d’un dispositif pour empêcher les jeunes enfants de glisser sous le garde-corps.

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Un siège sur le brin descendant.

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Un siège vu de profil.

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Une assise.

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Une pince vue de dessous.

Vues depuis les abords du télésiège…

Quelques photos de ce télésiège vu depuis les pistes qu’il dessert.

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Le P20 vu depuis la piste rouge de la Ramasse.

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La partie centrale de la ligne très exposée au vent.

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Le P3 vu depuis la piste rouge de la Ramasse.

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Le P2 vu depuis la piste verte de l’Escargot.

5 → Ramasse, accès express aux pistes...

Depuis sa mise en service en décembre 2003, le télésiège débrayable 6 places de la Ramasse n’a sans cesse répondu aux attentes de confort et de rapidité demandées par la clientèle en divisant au moins par deux le temps de montée, sans compter la réduction d’attente en bas à Lanslebourg. Desservant la plus longue piste verte d’Europe, l’Escargot, ce télésiège est très plébiscité par les skieurs débutants et les parents.
Cet investissement est donc une pure réussite mais, suite au nombre important de piétons utilisant l’appareil, la vitesse en ligne est souvent réduite pour sécuriser les phases d’embarquement/débarquement ; une étude pourrait être menée pour envisager un éventuel ajout de cabines pour transformer l’appareil en TSCD. A suivre…

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Ramasse, un appareil vital et apprécié.

Je tiens à remercier le personnel d’exploitation du télésiège pour son accueil et sa gentillesse.

Photos : valcelouis
Texte et mise en page : valcelouis
Date des photos : 23 février 2014

© valcelouis – Tous droits réservés



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