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 TSD6 des Arcellins

Val Cenis

Leitner

T3 ES
Options techniques :
  • entraînement direct ou semi-direct
Mise en service en : 2016

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Auteur de ce reportage : valcelouis
Section écrite le 01/03/2017 et mise à jour le 29/03/2017
(Mise en cache le 29/03/2017)

TSD6 des Arcellins – Val Cenis
Leitner – 2016


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Au sommaire de ce reportage :

1 → Bienvenue à Val Cenis !
2 → Historique : l’aménagement du secteur du Mont-Cenis
3 → Le télésiège des Arcellins : appareil central du domaine skiable
4 → Infrastructures et ligne du télésiège des Arcellins
5 → Arcellins, un lien solide avec une offre de ski renouvelée...


1 → Bienvenue à Val Cenis !

Val Cenis est une station de ski alpin située dans la vallée de Haute-Maurienne en Savoie (73). Ce domaine est constitué à la base de deux villages : Lanslebourg qui est le chef-lieu du canton et Lanslevillard. Ils sont distants d’à peu près 2 kilomètres et au milieu se trouve un hameau qui s’agrandit d’années en années et qui s’appelle Val Cenis les Champs. Depuis 2008, un troisième village, toujours dans la vallée de la Haute-Maurienne mais en dessous de Lanslebourg, s’est attaché au domaine de Val Cenis grâce à une chaîne de remontées mécaniques et de pistes : il s’agit de Termignon-la-Vanoise. Le point Culminant du domaine est la Met à 2800 mètres d’altitude et à 2100 mètres se trouve le col du Mont Cenis et son lac, très fréquentés en été grâce à une route, la D1006, qui y monte depuis Lanslebourg.
Côté remontées mécaniques, le domaine dispose de 28 remontées mécaniques desservant 125 kilomètres de pistes.

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^^ Découvrez une présentation plus détaillée de la station en cliquant sur le logo ^^

2 → Historique : l’aménagement du secteur du Mont-Cenis

La création des domaines skiables de Lanslevillard et de Lanslebourg se sont réalisés chacun de leur côté durant les années 1960. Lanslevillard atteignait déjà, en 1968, la bosse du Solert avec son téléski du même nom, aujourd’hui remplacé par un télésiège débrayable 6 places. De son côté, Lanslebourg, qui avait été le précurseur du ski de piste dans la vallée, avait installé dès les années 1950 un téléski débrayable sur ses pentes, l’un des plus long jamais construit à son époque qui se nommait déjà Ramasse. En 1962, il sera rejoint par un autre téléski, celui des Sablons. La pratique du ski alpin se faisait ainsi de manière totalement séparée sur les deux domaines, pourtant distants d’à peine un kilomètre.

En 1973, on pense alors à unifier les deux domaines skiables, en créant une nouvelle porte d’entrée indépendante des deux villages et située exactement au milieu de ceux-ci. Le télésiège des Arcellins I est ainsi construit sur un nouveau petit front de neige présentant deux téléskis. Par gravité, à l’issu du télésiège des Arcellins I, on pouvait rejoindre le village de son choix avec Lanslebourg à droite et Lanslevillard à gauche, accessibles via la piste verte de l’Escargot alors fraîchement ouverte aux skieurs.

Alors que le domaine de Lanslevillard se développe et atteint les 2800 mètres d’altitude à la Met tel que nous les connaissons aujourd’hui, le domaine de Lanslebourg ne change pas et reste à taille modeste face à celui de Lanslevillard.

Voici un plan des pistes avec, en traits noirs et gras, la situation du domaine skiable de Lanslebourg jusqu’en 1977 avec, de gauche à droite, le télésiège des Arcellins I, le téléski de la Ramasse et le téléski des Sablons :

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(© www.ski-valcenis.net).

A l’été 1978, la décision est prise d’agrandir significativement la taille du domaine skiable de Lanslebourg, et de relier réellement, c’est-à-dire sans passer par les fronts de neige en bas du domaine, les domaines de Lanslebourg et de Lanslevillard. Pas moins de quatre remontées mécaniques sont ainsi construites côté Lanslebourg :
- le téléski de la Ramasse (version 2) est construit en remplacement du téléski de la Ramasse (version 1) en reprenant le même tracé mais en montant plus haut, à l’arrivée actuelle du télésiège débrayable 6 places de la Ramasse ;
- le téléski du Mont-Cenis est construit au-dessus du téléski de la Ramasse et permet de s’élever encore plus haut ;
- le téléski de la Buffa (qui n’est autre qu’un déplacement du téléski de la Féma de Lanslevillard) est construit sur les pentes non-loin du lac du Mont-Cenis et du col éponyme ;
- le télésiège biplace des Arcellins II, suite logique du télésiège des Arcellins I situé en-dessous, qui permet de passer d’un côté à l’autre du domaine skiable sans descendre bien bas.
Avec toutes ces constructions réalisées par Poma hormis le téléski de la Ramasse qui est de manufacture Montaz-Mautino, le domaine skiable côté Lanslebourg s’offre une taille digne du magnifique environnement qui le compose.
Voici quelques clichés des quatre remontées mécaniques construites en 1978 :

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L'ancienne arrivée du téléski de la Ramasse (version 2) (© www.ski-valcenis.net).

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Le départ du téléski du Mont-Cenis.

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L'ancien départ du téléski de la Buffa (© www.ski-valcenis.net).

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L'ancien départ du télésiège des Arcellins II.

En 1980, de nouvelles modifications sont apportées au domaine skiable côté Lanslebourg : en effet, avec l’expansion du domaine sur sa partie haute, l’afflux de skieurs se faisait sentir au front de neige, c’est-à-dire au pied du téléski de la station, le plus vieux de Lanslebourg. Décision est alors prise de remplacer, deux années après les investissements de 1978, le téléski des Sablons par un nouveau télésiège triplace de Montaz-Mautino sur un tracé différent mais reprenant sa fonction. Par la même occasion, le téléski de la Ramasse (version 2) construit deux ans plus tôt est raccourci par l’aval afin de rapprocher sa gare de départ de l’arrivée du nouveau télésiège du Pont des Chèvres.
Voici quelques clichés de ces appareils concernés de 1980 :

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Le départ du télésiège du Pont des Chèvres.

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L'ancien départ du téléski de la Ramasse (version 2 raccourcie) (© www.ski-valcenis.net).

Le domaine skiable du côté de Lanslebourg n’a ensuite plus évolué en termes de remontées mécaniques. Il faudra attendre 2003 pour que la chaîne du télésiège du Pont des Chèvres avec le téléski de la Ramasse soit reprise par un télésiège débrayable 6 places. En 2009, après des saisons où il n’a pas été possible d’ouvrir le téléski de la Buffa, celui-ci est remplacé sur un tracé bien différent par un nouveau téléski à enrouleurs. En 2012, des réflexions sont menées sur le remplacement du télésiège des Arcellins II par un télésiège débrayable 6 places, présenté dans ce reportage…

3 → Le télésiège des Arcellins : appareil central du domaine skiable

Suite au programme important d’investissement mené depuis les années 2000 sur le domaine skiable de Val Cenis, le télésiège des Arcellins II, dernier vieux biplace n’ayant jamais été rénové sur le domaine, n’était plus dans les standards de modernité et de rapidité sur le domaine skiable. En effet, le télésiège des Arcellins II jouait de multiples rôles sur secteur qui est devenu quelques peu délaissé : il permettait aux skieurs venant du télésiège de la Ramasse de basculer sur la zone de la Féma sans descendre assez bas, et vice-versa avec les skieurs venant de la télécabine du Vieux Moulin qui souhaitaient rejoindre le secteur du Mont-Cenis.

De plus, avec la liaison qui a été créée avec Termignon, le télésiège des Arcellins II permettait de faire passer et revenir les skieurs venant de Lanslevillard et souhaitant découvrir le domaine de Termignon. Enfin, le télésiège des Arcellins II desservait toute la partie centrale du domaine skiable en ski propre avec des pistes bleues et rouges très agréables. Du fait de son inconfort, celui-ci était assez délaissé et il servait principalement aux liaisons entre les deux côtés du domaine skiable. Voici les caractéristiques techniques de cet appareil défunt depuis 2016 :

TSF2 des ARCELLINS II
Type d'installation : Télésiège fixe 2 places
Constructeur : Poma
Année de construction : 1978
Débit : 900 p/h
Vitesse d'exploitation : 2,5 m/s
Dénivelé : 460 m
Longueur développée : 1190 m

Voici quelques clichés du feu télésiège des Arcellins II, vers ses dernières années d’exploitation :

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La gare aval de l'ancien télésiège des Arcellins II.

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La gare amont de l'ancien télésiège des Arcellins II.

→ Reportage du télésiège des Arcellins II sur le site : TSF2 des Arcellins II – Val Cenis

Dès 2012, soit deux ans après les grands investissements menés sur le front de neige de la Colomba à Lanslevillard, des études sont menées pour le remplacement du télésiège des Arcellins II devenant très vieillissant et inconfortable. Des multiples solutions sont envisagées avec des tracés différents. Les travaux prévoyaient, dans l’état initial, de démonter le télésiège des Arcellins II et le téléski du Mont-Cenis, mais il a été finalement décidé de garder ce dernier. Après des refus d’obtention du permis de construire, un changement de direction chez l’exploitant du domaine skiable et des tracés qui a été très controversés, la construction du futur télésiège débrayable 6 places qui se nommait initialement Mont-Cenis puis qui a été renommé Arcellins a été repoussée bien des fois. Des dérogations ont ainsi été nécessaires pour continuer à l’exploiter, mais des travaux ont également dû être réalisés sur les sièges et la partie électrique. Mais, à l’été 2015, tout se précise. Le tracé est déterminé de façon à pouvoir installer une gare de télésiège débrayable au bord de la piste verte de l’Escargot, nécessitant d’installer cette gare plus bas que celle de l’ancien télésiège tout en respectant les consignes environnementales notamment avec les cours d’eau. La gare amont est implantée légèrement au-dessus de celle du téléski du Mont-Cenis, donnant accès à toutes les pistes environnantes facilement. L’axe de la ligne reste ainsi proche de celui de l’ancien télésiège. Les travaux sont lancés à l’automne 2015 avec le défrichement de la ligne, puis la construction de l’appareil se réalise pendant tout l’été 2016.
→ Revue en entier du chantier sur le forum : Construction TSD6 Arcellins (2016).

Ainsi, aujourd’hui, le télésiège des Arcellins est situé sur la partie centrale du domaine skiable. Il reprend les mêmes fonctions que son prédécesseur et nécessite plus de ski pour le rejoindre puisque sa gare aval est plus basse que l’ancien télésiège. Deux morceaux de pistes ont été créés en sortie de gare amont afin de rejoindre facilement les pistes existantes par gravité.
Il dessert :
- la piste bleue « Tétras » qui amène à la zone de la Féma, côté Lanslevillard.
- la piste bleue « Québécoise » qui permet de créer du ski propre sous l’appareil en descendant sur la partie centrale du domaine skiable et qui termine au début de la piste des Arcellins.
- la piste rouge « Goulet » qui amène au téléski de la Buffa et permet d’approcher le col du Mont-Cenis et le restaurant d’altitude qui s’y trouve.
- la piste rouge « Vers la Berche » qui rejoint la zone de la Féma et le départ du télésiège du Solert
- la piste rouge « Ouillon » qui rejoint la piste du Tétras, elle-même rejoignant la zone de la Féma. Cette piste pourrait, dans un avenir proche, être prolongée jusqu’à la piste de la Québécoise et devenir une piste noire.
Et voici la représentation du plan des pistes :

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Plan Atelier Pierre Novat.

4 → Infrastructures et ligne du télésiège des Arcellins

Le télésiège des Arcellins est le sixième télésiège débrayable 6 places construit sur le domaine skiable. Jusque-là, tous ces télésièges ont été construit par le constructeur local Doppelmayr basé à Modane à une vingtaine de kilomètre en aval de la vallée, hormis le premier qui a été construit par Poma. Et à l’été 2016, c’est Leitner, le constructeur italien, qui est choisi pour construire l’appareil qui remplace l’Arcellins II.
Leitner a livré, pendant l’été 2016, un appareil de type débrayable 6 places de la gamme LP (pour Leitner-Poma) utilisant une bonne partie de matériel commun avec Poma depuis leur rapprochement en 2005. Ainsi, nous retrouvons pour la première fois sur le domaine skiable la technologie de la pince LPA (pour Leitner-Poma Automatic) et les équipements qui y sont liés.
Le débit permet de recevoir les skieurs désirant utiliser l’appareil pour skier sur les pistes qu’il dessert et effectuer des rotations où de faire le lien entre la zone de la Féma et la zone du Mont-Cenis. Les multiples rôles importants de cet appareil justifient le choix de télésiège débrayable 6 places.
Le télésiège des Arcellins est équipé des tableaux de commande « LeitControl ». Un pupitre dans chaque cabane regroupe les options principales de conduite de l'appareil en simplifiant la conduite. En effet, de nombreuses fonctions d'habitude manuelles sont ici des procédures automatisées, comme par exemple les tests.
Le matin, le télésiège a été conçu de manière à être démarré en mode « caméra », c’est-à-dire sans personnel d’exploitation en gare amont. Une caméra où l’image est retransmise en gare aval permet de veiller si tout se passe bien en gare amont ; cette caméra permet de remplacer l’agent d’exploitation pendant sa montée par le télésiège.
Voici les principales caractéristiques techniques du télésiège des Arcellins :

Caractéristiques administratives

TSD - Télésiège à pinces débrayable : ARCELLINS
Maître d’œuvre : DCSA
Maître d’ouvrage : SEM du Mont-Cenis
Génie civil : Vernier Frères
Montage : Vernier Frères
Exploitant : SEM du Mont Cenis (SE2MC)
Installation électrique : SEMER
Constructeur : Leitner
Année de construction : 2016
Mise en service : 17 décembre 2016
Montant de l'investissement : 6 630 000 €

Caractéristiques d’exploitation

Saison d'exploitation : Hiver
Capacité : 6 personnes
Débit à la montée : 1763 personnes/heure (2457 personnes/heure à terme)
Débit à la descente : 0 personne/heure
Vitesse d'exploitation : 5,5 m/s
Tapis de positionnement : Non

Caractéristiques géométriques

Altitude gare aval : 1692 m
Altitude gare amont : 2340 m
Dénivelé : 649 m
Longueur développée : 1940 m
Longueur horizontale : 1833 m
Pente moyenne : 35,41 %
Pente maximale : 80 %
Temps de trajet : 5 min 49 sec

Caractéristiques techniques

Type de gare aval : CD6-LP
Emplacement gare de tension : Aval
Type de tension : Hydraulique
Nombre de vérins : 1
Tension nominale : 34000 daN
Pression nominale : 134 bars
Diamètre de poulie retour-tension : 4900 mm

Type de gare amont : CD6-LP
Emplacement gare motrice : Amont
Type de motorisation : Électrique (DirectDrive)
Puissance développée : 808 kW
Diamètre de poulie motrice : 4900 mm

Sens de montée : Droite
Type d'embarquement : Perpendiculairement à la ligne
Nombre de pylônes : 17
Largeur de la voie : 6,6 m
Type de véhicules : Sièges LPA-6 OCC
Dispositifs d'accouplement : Pinces débrayables LPA-M
Nombre de véhicules : 61

Caractéristiques du câble

Fabriquant du câble : Arcelor Mittal
Date de pose : 2016
Diamètre du câble : 48 mm
Type de câblage : Lang
Composition : 6×31 fils
Résistance à la rupture : 175000 daN

La gare aval

La gare aval est située en contrebas et environ aux deux-tiers de la piste de l’Escargot en partant du haut. Elle est accessible via les pistes depuis les arrivées de la télécabine du Vieux Moulin et du télésiège de la Ramasse. Ainsi, cet appareil est accessible depuis Lanslevillard comme Lanslebourg afin de passer d’un côté à l’autre du domaine skiable facilement.
La gare est située sur un butte construite en même temps que le télésiège afin d’avoir suffisamment de place pour y loger une gare de télésiège débrayable et les équipements qui vont autours. Ainsi, pour accéder au télésiège, un panneau indique l’accès au télésiège depuis la piste de l’Escargot.
Si l’on regarde la gare en elle-même, on remarque une couverture soignée avec, comme part-belle, une imitation de bois. La sérigraphie mentionne le nom de l’appareil et le logo de la station. Le reste de la gare fait appel à des teintes sombres en sous-face et dans les coins. Un liseré bleu ciel complète le schéma couleur de la gare. D’un point de vue pratique, des portillons de cadencement gèrent l’embarquement des skieurs qui se fait de manière tangentielle à la ligne. Autour de la zone de la gare aval, nous retrouvons la cabane d’exploitation située face à l’embarquement. Des barrières en bois sécurisent le périmètre de la zone, et un petit portique annonce le télésiège et les informations qui y sont liées.

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La gare aval vue depuis la piste de l'Escargot.

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La gare aval dans son ensemble.

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Vue de face de la gare aval.

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La gare aval et la zone d’arrivée des skieurs.

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Accès au télésiège en tournant à gauche.

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Une petite piste permet de rejoindre la gare aval.

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La gare aval vue de côté.

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Accès à l'embarquement.

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Le rail de maintenance situé après le ralentisseur.

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Détail sur l'accès au rail de stockage.

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Le ralentisseur.

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Les portillons de cadencement.

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Accès à la plateforme.

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Embarquement.

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La plaque des caractéristiques techniques apposée par le constructeur.

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La zone de lancement des sièges.

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Un siège au niveau de l'embarquement.

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Les portillons vu de derrière.

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La cabane d'exploitation.

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Le pupitre de conduite regroupant les fonctions principales de l'appareil.

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Les armoires de commande pour le secours et les autorisations spéciales.

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Ecran pour visualiser en direct la gare amont depuis l'aval.

D’un point de vue technique, la gare réalise la tension du câble grâce à un vérin de tension hydraulique piloté par une centrale de tension. Un rail de service équipe la gare aval afin d’y remiser le véhicule de service, où un siège lors de la maintenance de la ligne : il est situé à la fin du ralentisseur et avant la zone d’embarquement et nécessite de fonctionner en marche arrière.
L’arrière de la gare accueille une zone de maintenance des pinces. Egalement, après la came d’embrayage, un appareil permet de contrôler le serrage des ressorts des pinces.
La pression de chaque pneu est signalée quand elle est faible par une LED placée sur l’embout de gonflage.
Un cadenceur est présent : il agit sur la première moitié du contour et permet de corriger les avances ou retards des véhicules. Un ralentisseur très rapide, similaire au cadenceur, est également présent dans l'autre partie du contour. Il est utilisé dans le cas de détection de défaut de cheminement et permet d'aider au ralentissement des sièges afin de garantir un espacement de sécurité minimal entre les véhicules dans la partie contour.

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L'arrivée de l'échelle menant en gare.

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Vue d'ensemble dans la gare avec au premier plan la poulie retour-tension.

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Passerelle le long du ralentisseur.

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L'ensemble poulie et vérin.

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Le vérin de tension hydraulique.

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La plateforme à l'avant de la gare.

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La centrale de tension.

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L'appareil de contrôle du serrage des ressorts utilisé lors de la maintenance.

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Différents capteurs présents à l'entrée des pinces en gare.

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Passerelle le long du lanceur.

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Le galet entre les pneus permet la réduction de nuisances sonores.

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Vue sur la zone de maintenance.

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La zone de maintenance des pinces.

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Détail sur le début du contour.

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Détail sur l'aiguillage.

La ligne

La ligne fait appel à des pylônes standard de chez Leitner. Au nombre de 17, ils sont numérotés de façons à estimer le temps restant de voyage depuis la ligne en indiquant le numéro du pylône et le nombre total de pylône (exemple : 12/17).
Le voyage est rapide puisque le télésiège peut monter jusqu’à 5,5 mètres par seconde. De ce fait, la montée à vitesse maximum est d’à peine 6 minutes. En sortie de gare, afin de gagner un maximum de place et de réduire les coût, les pylônes n°1 et 2 partagent le même massif en béton et forment un « V » qui permet à la ligne de sortir du décaissement dans lequel est située la gare.
La ligne est à peu près parallèle à celle de l’ancien télésiège, mais part plus bas et monte plus haut. Aucune particularité ne réside dans le tracé, si ce n’est que l’on peut noter que la première partie est située dans la forêt, alors que la seconde partie est située en dehors. Ainsi, la seconde partie de la ligne est plus exposée au vent.

Leitner a équipé la ligne de 17 pylônes, dont 12 supports, 2 compressions et 3 supports/compressions comme ceci :
P1 : Compression
P2 : Compression
P3 : Support
P4 : Support
P5 : Support
P6 : Support/Compression
P7 : Support
P8 : Support/Compression
P9 : Support
P10 : Support
P11 : Support
P12 : Support
P13 : Support
P14 : Support
P15 : Support
P16 : Support/Compression
P17 : Support

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Le début de la ligne vu depuis la zone de la gare aval.

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Les P1 et P2 vus depuis la piste de l'Escargot.

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Les P1 et P2 vus depuis la zone de la gare aval.

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Sortie de gare.

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P1 et P2 : Compressions.

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P3 : Support.

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Portée P3-P4.

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P4 : Support.

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Portée P4-P5.

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P5 : Support.

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Portée P5-P6. On survole la zone de l’ancien départ du télésiège des Arcellins II.

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P6 : Support / Compression.

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Portée P6-P7.

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P7 : Support.

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P8 : Support / Compression.

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Portée P8-P9.

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P9 : Support.

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Portée P9-P10.

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P10 : Support.

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Portée P10-P11.

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P11 : Support.

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Portée P11-P12.

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P12 : Support.

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Tête du P12.

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Portée P12-P13.

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P13 : Support.

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Portée P13-P14.

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P14 : Support.

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P15 : Support.

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Portée P15-P16.

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P16 : Support / Compression.

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Portée P16-P17.

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P17 : Support.

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Tête du P17.

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Avant la gare amont.

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Arrivée en gare amont.

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Débarquement.

La gare amont

La gare supérieure est située en amont de l’arrivée du téléski du Mont-Cenis, à une cinquantaine de mètres de la séparation entre Lanslebourg et Lanslevillard mais sur la commune de Val Cenis - Lanslebourg. Elle est identique à la gare aval d’un point de vue esthétique avec les mêmes couleurs et la même sérigraphie. Par-contre, elle ne possède pas de rail de stockage et a pour fonction la mise en mouvement du câble.
Le débarquement s’effectue toujours de manière tangentielle et face à la cabane d’exploitation.
Sous le lorry du treuil, une plateforme s'abaisse grâce à des vérins, permettant au personnel d’accéder facilement à la mécanique située sous la poulie (freins de sécurité, pignon de la marche de secours, moyeu).

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L'arrivée des sièges vu depuis la cabane d'exploitation.

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La zone de débarquement.

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La gare amont dans son ensemble.

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La zone de lancement des sièges.

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La gare amont et son parvis pour les skieurs.

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La cabane d'exploitation et la gare amont.

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La gare amont vue de devant.

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Détail sur la trompette de sortie des pinces.

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La gare amont vue depuis la piste de la Québécoise.

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La gare amont et le début de la piste de la Québécoise.

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La gare amont vue depuis la ligne du téléski du Mont-Cenis.

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La gare amont vue depuis l'arrivée du téléski du Mont-Cenis.

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L'écran de visualisation de l'état de l'appareil pour le conducteur.

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Les boutons pour la conduite du télésiège.

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Le tableau de commandes principales.

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Le tableau des autorisations spéciales.

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Tableau pour la ligne de sécurité.

D’un point de vue technique, la motorisation est de type DirectDrive (moteur sans réducteur : la poulie motrice est entraînée directement par un moteur synchrone qui tourne directement à la bonne vitesse et donc à bas régime), principe développé par Leitner et qui permet de limiter les nuisances sonores (réduction de 15 à 20 dB par rapport à un moteur standard) et économiser en énergie grâce à une meilleure efficacité énergétique. L’énergie perdue en chaleur est recyclée pour chauffer la cabane d’exploitation. Un moteur thermique est présent en cas de panne : ce dernier est asservi par une pompe oléo-hydraulique qui alimente deux petits moteurs installés sur la poulie motrice et qui sont reliés via des pignons amovibles engrenant une courroie dentée à la poulie motrice. Une centrale de freins asservit par ailleurs le bon fonctionnement des différents freins de l'installation.
Un cadenceur est présent : il est mis en route uniquement si le cadenceur aval est hors-service ou si le dé-cadencement est hors limites de la programmation dans l'automate. Dans ce dernier cas, le cadenceur en G2 reste le maître et celui en G1 devient l'esclave.
Aucun rail de stockage n’est présent. Le contrôle de la pression des pneus est identique à la gare aval.

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Arrivée de l'échelle.

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La poulie située sous le DirectDrive.

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Le DirectDrive.

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Les câbles d'alimentation pour le DirectDrive.

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Les moteurs hydrauliques de secours.

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La zone située au-dessus de la poulie motrice.

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L'ensemble poulie et motorisation est monté sur un lorry afin d'anticiper l'allongement naturel du câble.

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La plateforme à l'avant de la gare.

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Passerelle le long du ralentisseur.

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Détail sur les pneus.

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Les prises de mouvement d'un côté de la gare.

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Les galets de redirection du câble entre l'embrayage et la poulie motrice.

Les véhicules et pinces

Pour équiper le télésiège des Arcellins, la SEM du Mont-Cenis a choisi les sièges les plus confortables proposés par Leitner : dossier hauts, appui-tête, garde-corps avec repose-ski individuel, séparation des places par une alternance de couleur bleu et noir, etc. Ainsi, le télésiège est équipé de 61 sièges LPA-6 OCC reliés au câble par des pinces LPA-M. Ces pinces sont considérées comme auto-dégivrantes puisque le simple fait de comprimer les ressorts suffit à casser le givre.
Le passage des pylônes est particulièrement silencieux et doux grâce à des suspensions situées entre la suspente et le cadre du siège.
A terme, si le télésiège passe en débit définitif, 24 siège seront ajoutés sur la ligne pour un total de 85 véhicules.

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Un siège sur le brin montant vu de dessous.

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Un siège sur le brin descendant.

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Un siège en gare.

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Détail sur l'assise.

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Une pince en ligne.

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La nacelle de maintenance sur son rail.

Vues depuis les abords du télésiège…

Quelques photos de ce télésiège vu depuis les pistes qu’il dessert.

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Le dernier pylône avec, à gauche, la dent Parrachée.

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La dernière partie de la ligne.

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La ligne à gauche et l'ancienne arrivée du télésiège des Arcellins II à droite.

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Le P8 vu depuis la piste de l'Escargot.

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La ligne au-dessus du croisement entre les pistes Québécoise, Escargot et Chamois.

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La ligne survolant l'ancienne zone de départ du télésiège des Arcellins II.

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Le P3 vu depuis la piste de l'Escargot.

5 → Arcellins, un lien solide avec une offre de ski renouvelée...

En construisant son sixième télésiège débrayable 6 places, Val Cenis a su remettre aux standards actuels un secteur jusque-là sous exploité en réutilisant un axe stratégique. En remplaçant un appareil fixe biplace par un appareil débrayable 6 places, c’est tout un lot de pistes qui est revalorisé permettant de skier sous tous les niveaux : le débutant sera accueilli grâce aux pistes bleues et vertes et l’aguerri profitera des pistes rouges et du secteur du Mont-Cenis. Ainsi, la montée n’est plus un problème grâce à un débit suffisant et un confort digne de Leitner. Le passage d’un côté à l’autre du domaine skiable est ainsi largement amélioré et le nouvel appareil fait très vite oublier l’attente à l’ancien télésiège lors des moments de forte affluence. On notera les investissements réalisés autour du télésiège lors de sa construction : l’installation de nouveaux canons à neige et le reprofilage des quelques pistes dans le respect de l’environnement et de la montagne. Pour couronner le tout, l’exploitant a également misé sur de nombreux dispositifs facilitant le travail du personnel de maintenance. Il n’y a pas de doute, le télésiège des Arcellins est une réussite, signée Leitner !

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Arcellins, un appareil de liaison de haut niveau.

Je tiens à remercier le personnel d’exploitation du télésiège pour son accueil et sa gentillesse.

Bannière : Jacky Carlingue
Photos : www.ski-valcenis.net et valcelouis
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Date des photos : 15 février 2017

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