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 TSD6 du Carreley

Les Arcs (Paradiski)

Leitner - Ingélo

T3 ES
Options techniques :
  • entraînement direct ou semi-direct
Année de construction : 2015

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Auteur de ce reportage : remontees
Section écrite le 06/04/2016 et mise à jour le 26/02/2018
(Mise en cache le 27/02/2018)

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Au sommaire du reportage :

  1. Les Arcs
  2. Historique : d'Arc 1800 au col des Frettes
  3. Le chantier du télésiège du Carreley
  4. Carreley, un appareil aux multiples possibilités de liaison
  5. Ligne et infrastructures du télésiège du Carreley
  6. Carreley, la nouvelle épine dorsale d'Arc 1800



Les Arcs

Le domaine skiable des Arcs-Peisey-Vallandry offre 200 km de pistes de 1200 à 3226 mètres d'altitude (l'Aiguille Rouge), en passant par Villaroger, les Granges, ou encore Plan-Peisey. L'accès depuis la vallée se fait par un funiculaire partant de la gare de Bourg-Saint-Maurice.
Depuis 2003, la station de Peisey-Vallandry est reliée à la Plagne par le téléphérique Vanoise-Express, ce qui permet de pouvoir skier sur une surface de plus de 400 kilomètres de ski.

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^^ Découvrez une présentation plus détaillée de la station en cliquant sur le logo ^^


Historique : d'Arc 1800 au col des Frettes

Dès 1973, l'accès au bas du col des Frettes est réalisé grâce à la construction d'un téléski débrayable Pingon-Transcâble, accessible depuis Arc 1600 par les remontées mécaniques Deux-Têtes, Cachette et Gollet. Ce n'est que l'année suivante, en 1974, que le front de neige du Charvet/Chantel se développe avec la construction des télésièges fixes 3 places parallèles du Carreley et du Chantel.
Tandis que Chantel desservait simplement les pentes situées au-dessus d'Arc 1800 et permettait l'accès à Arc 1600 et au téléski de la Vagère 1, Carreley permettait d'accéder au plateau de l'Arpette et au télésiège fixe du Col des Frettes, construit la même année. Il était donc le premier maillon d'une chaîne reliant Arc 1800 à Arc 2000, et ce bien avant que la télécabine du Transarc soit construite. La même année, on notera que le téléski de la Vagère 1 est doublé par un nouvel appareil signé Pingon-Transcâble.
En 1980, il est décidé de construire un troisième télésiège fixe 3 places Poma, le Charvet, sur ce front de neige. Ce dernier a pour but de faciliter l'accès aux téléskis de la Vagère, d'où l'on peut ensuite accéder au plateau de l'Arpette ainsi qu'au télésiège du Col du Grand Renard. Ce nouvel axe permet tant de délester Carreley-Col des Frettes que de desservir plus efficacement les pistes d'Arc 1800.

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Plan des Arcs en 1974/1975 - en rouge, l'axe des télésièges Carreley - Col des Frettes (réalisation Bovinant - atelier Pierre Novat).

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Publicité de Pomagalski pour ses gares Delta. On y voit les télésièges parallèles du Chantel et du Carreley dans leur configuration initiale (D.R.).

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Autre publicité en couleur de Pomagalski pour la gamme Delta. On y voit le début des lignes des télésièges du Chantel et du Carreley (D.R.).

Néanmoins, l'axe de la Vagère se révèle de plus en plus inefficace. En 2002, le télésiège du Charvet ainsi que les téléskis de la Vagère 1 & 2 sont remplacés par un unique télésiège débrayable 6 places Garaventa. La même année, le télésiège fixe du Carreley est largement raccourci pour arriver aux deux-tiers de la ligne du télésiège du Chantel. La SMA espère ainsi redynamiser l'espace débutant tout en gardant un court télésiège sur Arc 1800, à la manière du feu télésiège du Charvet.

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Situation des télésièges du Chantel (en marron) et du Carreley raccourci (en vert) sur un vieux plan des pistes des Arcs.

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Les gares avals des télésièges du Chantel (au premier plan) et du Carreley (au second plan) (D.R.).

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Vue aérienne du front de neige d'Arc 1800 avec l'ensemble de la ligne de l'ex-télésiège du Carreley tout à gauche de la photo (D.R.).

Col des Frettes, outre son rôle de second tronçon pour accéder à la station d'Arc 2000 en partant du front de neige du Chantel, doublait également le télésiège de l'Arpette pour les skieurs en provenance d'Arc 1600. Il était donc relativement fréquenté et utile, d'autant qu'il desservait des pistes rouges souvent bien enneigées étant donné l'altitude.

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La gare aval de type « Delta » du feu télésiège du Col des Frettes (cliquez sur la photo pour afficher le reportage).

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La ligne vue depuis les pistes (cliquez sur la photo pour afficher le reportage).

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La gare amont au col des Frettes (cliquez sur la photo pour afficher le reportage).

Le télésiège fixe du Col des Frettes se retrouve alors être un simple doublon plus rapide que le télésiège fixe 3 places de l'Arpette, et perd toute son importance de doublon de l'axe de la Vagère au départ d'Arc 1800. C'est pourquoi en 2009, l'exploitant du domaine skiable des Arcs, à l'époque la SMA (Société des Montagnes des Arcs), a décidé de remplacer les deux télésièges fixes par un unique télésiège débrayable 6 places partant du départ du télésiège fixe du Col des Frettes, et arrivant au sommet de l'Arpette afin de maximiser l'espace skiable desservi. C'est alors que le point de passage du col des Frettes a cessé d'être exploité.

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Gare aval de l'ex-télésiège fixe de l'Arpette (cliquez sur la photo pour afficher le reportage).

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Gare amont de l'ex-télésiège fixe de l'Arpette (cliquez sur la photo pour afficher le reportage).

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Le télésiège débrayable de l'Arpette, construit par BMF en 2009, relie la gare aval de l'ex-TSF3 du Col des Frettes à l'arrivée de l'ex-TSF3 de l'Arpette. Il assure l'accès à la vallée de l'Arc par le sommet de l'Arpette en un temps record depuis le secteur d'altitude d'Arc 1600, tout comme en arrivant d'Arc 1800 par le télésiège de la Vagère (cliquez sur la photo pour afficher le reportage).

Mais ces dernières années, le front de neige avait tendance à être en proie à une importante saturation, notamment aussi à cause du vieillissement du télésiège du Chantel et de la télécabine du Transarc. Afin de remettre au goût du jour Arc 1800, l'exploitant a décidé de lancer le projet d'espace Mille 8, censé rendre attractif la station en offrant une large offre d'activités autour du ski et en après-ski. Pour ce faire, il a été nécessaire de réaménager l'ensemble des fronts de neige du Chantel et des Villards, avec notamment le démontage des télésièges Villards et Chantel. À la place, on trouve aujourd'hui respectivement une télécabine débrayable 8 places et un petit téléphérique à va-et-vient 15 places. La seule solution afin de désengorger le front de neige et le télésiège de la Vagère restait donc de partir du sommet de l'espace Mille 8 afin de rallier le sommet du col des Frettes, inexploité depuis 2009.
Cela s'est fait aux dépends du télésiège fixe 3 places du Grand Renard, doublant le second tronçon du Transarc, qui a été démonté.

Le chantier du télésiège du Carreley

La construction du télésiège du Carreley s'inscrit dans la deuxième année de travaux de l'espace Mille 8. Après la mise en service en 2014 de la télécabine des Villards, d'un tapis roulant, et d'espaces ludiques (piste de bosses, piste découverte, piste de luge, piscine), c'était au tour cette année de la réalisation de l'espace « Lodge » au sommet de l'espace. Mais les travaux les plus impressionnants concernent encore le réaménagement du secteur d'Arc 1800 autour de Mille 8.

Afin de permettre un accès facile aux nouvelles résidences « Eden Arc » du Charvet depuis Arc 1800 / Chantel, ADS a fait appel à BMF pour la construction d'un petit téléphérique à va-et-vient dont l'exploitation est automatisée. De plus, entre le sommet de ce nouveau téléporté et de la télécabine des Villards, le télésiège du Carreley, livré par Leitner, a pris place afin de permettre aux skieurs de pouvoir rallier rapidement le col des Frettes. L'objectif est de compenser le démontage des télésièges des Villards et du Grand Renard afin de créer un nouvel axe de liaison rapide et confortable, permettant d'éviter la télécabine du Transarc. Le nouveau télésiège du Carreley arrive ainsi directement au niveau de l'ancienne arrivée du télésiège fixe du Col des Frettes, permettant de changer de versant en une seule montée.

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Gare aval du télésiège débrayable des Villards, démonté dès l'été 2014 pour laisser place à une courte télécabine (cliquez sur la photo pour afficher le reportage).

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L'arrivée du feu télésiège débrayable des Villards (cliquez sur la photo pour afficher le reportage).

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La gare aval du télésiège du Grand Renard, deuxième tronçon de l'ancien axe secondaire de liaison entre Arc 1800 et Arc 2000, démonté au cours de l'été 2015 en compensation de la construction du télésiège débrayable du Carreley (cliquez sur la photo pour afficher le reportage).

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L'arrivée au col du Grand Renard, aujourd'hui déséquipé (cliquez sur la photo pour afficher le reportage).

Néanmoins, le col des Frettes était encore en 2015 assez étroit et était marqué par l'héritage de l'ancien tracé du télésiège fixe éponyme. Il a donc fait l'objet d'impressionnants terrassements afin de pouvoir implanter aisément la gare amont du nouveau télésiège débrayable du Carreley. Ces travaux ont commencé dès fin mai, et se sont prolongés ensuite avec la modification du tracé des pistes de l'Edelweiss et du Lac afin de mieux séparer les flux de skieurs débutants et confirmés.

Le génie civil des gares et de la ligne a été réalisé pendant le mois de juillet avant que les balanciers ne soient livrés pour le début du mois d'août. Dans le même temps, gares et pylônes ont été mis en place pendant que les massifs en béton de la gare amont ont été coulés. Cette dernière a été montée en septembre, après que la ligne a été entièrement héliportée. La réalisation de la gare amont avec sa volumineuse motorisation « DirectDrive » s'est faite au cours du mois d'octobre, juste avant l'héliportage vers la deuxième semaine du mois. Les sièges ont été livrés et mis sur le câble dans la foulée, vers la fin du mois d'octobre, afin de pouvoir réaliser les tests en novembre.

→ Retour en photos sur les différentes phases du chantier :

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Terrassements de la gare aval le 15 juin 2015 (Mick Allouis - ADS).

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Le terrassement du Col des Frettes au 28 août 2015. Les bétons des massifs de l'arrivée du télésiège du Carreley sont en train d'être réalisés (© Mick Allouis - ADS).

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Montage de la structure de la gare aval le 31 juillet 2014 (© Mick Allouis - ADS).

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Livraison du contour de la gare aval le 9 août 2015 (© Mick Allouis - ADS).

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Montage de la gare aval à la grue le 31 août 2015 (© Mick Allouis - ADS).

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Montage de la gare amont à la grue, ici le 17 septembre 2015 (© Mick Allouis - ADS).

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Héliportage de la ligne le 22 septembre 2015 (© Mick Allouis - ADS).

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Suite du montage de la gare amont, le 28 septembre 2015 (© Mick Allouis - ADS).

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Le 8 octobre 2015, la ligne est montée et attend le déroulage du câble (© Mick Allouis - ADS).

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Le même jour, la gare amont était déjà montée (© Mick Allouis - ADS).

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La gare aval le 23 octobre 2015. Les sièges sont prêts à être envoyés sur la ligne (© Mick Allouis - ADS).

En complément, on notera qu'ADS s'est attaché à remodeler le bas de la piste bleue du Belvédère pour faciliter l'accès au nouveau télésiège du Carreley en arrivant depuis le secteur d'Arc 1600, mais aussi à tracer la piste de la Traversée, qui permet maintenant d'accéder directement au télésiège du Carreley et à la piste bleue du Gollet pour le retour vers Arc 1600 depuis la gare intermédiaire du Transarc. Cette nouvelle piste a permis de délester le télésiège de la Vagère tout en répartissant mieux les skieurs avec le nouveau télésiège du Carreley.
Carreley a ainsi pu ouvrir dès le début de la saison, mi-décembre 2015. Son inauguration s'est faite avec celle du téléphérique du Dahu et le reste des nouveautés de l'espace Mille 8 au milieu de la saison, le 16 février 2016.

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Inauguration de toutes les nouveautés d'Arc 1800 le 16 février 2016 (© Mick Allouis - ADS).

→ Retour en détail sur la construction sur le forum : Construction TSD6 Carreley & TPH15 Dahu (2015)


Carreley, un appareil aux multiples possibilités de liaison

Le télésiège du Carreley emprunte donc un tracé inédit, reprenant en partie ceux des ex-télésièges fixes 3 places du Carreley et du Col des Frettes, axe totalement délaissé depuis 2009 et la construction du télésiège débrayable de l'Arpette sur le secteur d'Arc 1600.
Avec un nouveau départ en amont de l'espace Mille 8, il a permis de désengorger les fronts de neige du Chantel et des Villards, tout en étant accessible plus rapidement depuis les différentes pistes de liaison. Depuis Arc 1600, il suffit d'emprunter la piste bleue du Belvédère après être montés par les télésièges de la Cachette ou du Mont-Blanc. Notons que le même itinéraire permet de rejoindre Carreley depuis Pré-Saint-Esprit et Villaroger grâce au télésiège de la Comborcière. Depuis Peisey-Vallandry, l'accès se fait depuis 2015 par gravité depuis le sommet du télésiège débrayable du Derby grâce à la nouvelle piste bleue de la Traversée, qui coupe sous la gare intermédiaire du Transarc pour rejoindre directement l'espace Mille 8. Notons que ce nouvel itinéraire a aussi pour vocation de fluidifier les retours vers Arc 1600 par la piste bleue du Gollet, évitant ainsi d'avoir à emprunter les télésièges du Carreley ou de la Vagère.
Sinon, il suffit de descendre à Arc 1800, d'où la télécabine des Villards offre un accès rapide et direct à Carreley. Cela est également faisable par le téléphérique du Dahu, même s'il est théoriquement réservé à la clientèle piétonne des résidences du Charvet et du Chantel.

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Vue d'ensemble de l'espace d'altitude d'Arc 1800. On aperçoit de gauche à droite les télésièges de l'Arpette (avec la gare amont de celui du Bois de l'Ours juste à sa droite), du Carreley et de la Vagère.

Au sommet du télésiège du Carreley, au col des Frettes, les possibilités de liaison sont très nombreuses. En partant sur la droite à l'arrivée, il est possible de se diriger vers la vallée de l'Arc et les stations d'Arc 1950/2000. La piste bleue de l'Edelweiss permet en outre de descendre à Arc 1950 aux télésièges du Bois de l'Ours, mais surtout des Marmottes pour basculer vers Arc 2000 et les remontées mécaniques Arcabulle, Varet, Saint-Jacques et Lanchettes (liaison Villaroger). Pour les trois premières, l'accès peut se faire également directement depuis le col des Frettes en continuant par la piste bleue du Plan qui mène, moyennant un chemin assez plat, directement au départ du télésiège débrayable de l'Arcabulle. Toujours sur le même versant, les skieurs les plus aguerris peuvent aussi bifurquer à la sortie du col sur la piste rouge du Lac. Dans ce cas, à mi-chemin, le télécorde de Plan Vert construit en 2015 permet de remonter vers la piste bleue du Plan pour l'accès à l'Arcabulle. Cela est d'autant plus utile lorsque l'enneigement est faible en début ou fin de saison sur le bas de la piste rouge du Lac.

Sur le versant d'Arc 1600/1800, la simple piste bleue de l'Arpette joue le rôle de corridor. Elle permet notamment le retour vers Arc 1600 et l'accès au snowpark soit par la piste rouge du Col des Frettes, soit en passant à proximité de l'arrivée du télésiège de la Vagère. Sinon, toujours au sommet du télésiège de la Vagère, Carreley permet le retour à Arc 1800 via une large offre de ski propre composée de 4 pistes rouges dont certaines se terminent directement au niveau du télésiège de l'Arpette. Il est ensuite possible de se répartir sur les différents quartiers d'Arc 1800 via les pistes Belvédère et Chantel. Enfin, le retour vers Plan Peisey et Vallandry ainsi que l'accès à la Plagne par le Vanoise-Express sont très faciles en prenant la piste bleue du Charmettoger depuis l'arrivée du télésiège de la Vagère. Après avoir passé la gare intermédiaire de la télécabine du Transarc, il suffit de continuer par la piste bleue du Plan Bois et de passer au niveau du départ du télésiège du Derby.

Carreley est donc le nouvel axe structurant du versant d'Arc 1600/1800 et dessert l'ensemble des secteurs de la station ainsi que l'accès à la Plagne. Il s'intègre parfaitement dans le parcours Paradiski.

Le télésiège débrayable du Carreley dessert donc une large offre de ski propre et de liaison :

→ Versant Arc 1600/1800 - Peisey-Vallandry :

  • La piste bleue de l'Arpette, véritable corridor du secteur d'Arc 1600. Sur sa première partie, elle est indispensable car permet de rejoindre le sommet du télésiège de la Vagère, d'où démarrent de nombreuses pistes de ski propre comme les rouges Golf, Vagère et Carreley, descendant toutes trois au départ du télésiège débrayable du Carreley, mais aussi les bleues de Charmettoger et Grands Mélèzes pour retourner respectivement à l'intermédiaire du Transarc puis à Peisey-Vallandry, où à Arc 1800. Pour ces deux pistes bleues, l'itinéraire de la Traversée permet néanmoins de retourner en gare aval du télésiège du Carreley afin d'enchaîner les descentes sur le secteur. Sinon, la piste bleue de l'Arpette présente une petite variante permettant de contourner l'arrivée du télésiège de la Vagère afin d'accéder directement au secteur d'altitude d'Arc 1600. En continuant, on arrive ensuite au téléski du Snow Park, puis au télésiège du Clocheret avant de se diriger progressivement en forêt vers le front de neige d'Arc 1600.
  • La piste rouge du Col des Frettes, permettant un accès rapide à la zone d'altitude desservie habituellement par le télésiège débrayable de l'Arpette. En continuant par la piste bleue de l'Arpette, il est possible de rejoindre le téléski du Snow Park, puis le télésiège du Clocheret, ou revenir par gravité jusqu'au front de neige d'Arc 1600. Sinon, en continuant par la piste rouge du Clair Blanc, il est très aisé de se diriger directement vers l'entrée du snowpark, au niveau de l'arrivée du téléski à enrouleurs éponyme.

→ Versant Arc 1950/2000 :

  • La piste bleue de l'Edelweiss, principal itinéraire « tous publics » permettant de rejoindre dans un premier temps le bas du Plan Vert. En continuant sur la même piste, on arrive ensuite en bas d'Arc 1950 d'où l'on peut accéder à Arc 2000 via le télésiège des Marmottes (puis à la télécabine du Varet), retour au sommet de l'Arpette par le télésiège du Bois de l'Ours ou continuer jusqu'à Pré-Saint-Esprit par le bas de la piste bleue de la vallée de l'Arc. Sinon, la piste bleue du Plan permet de rejoindre par gravité le télésiège de l'Arcabulle, desservant une large zone de ski propre d'altitude, l'accès au télésiège de Grand Col ainsi que des solutions de retour vers Arc 1800, Peisey-Vallandry et par extension, vers la Plagne.
  • La piste rouge du Lac, dont le mur de la partie haute a été aplani au cours de l'été 2015. À mi-chemin, le télécorde de Plan Vert permet de remonter à la piste bleue de l'Edelweiss, d'où il est ensuite possible de rejoindre les télésièges Marmottes, Bois de l'Ours et Pré-Saint-Esprit par gravité, ou continuer l'Arcabulle par la piste bleue du Plan. Ce télécorde a pour vocation d'être plus utile en début et en fin de saison, lorsque l'enneigement est plus faible.


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Situation du télésiège débrayable du Carreley sur le plan des pistes des Arcs.

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Situation du départ du télésiège du Carreley sur le plan de l'espace Mille 8.

Le télésiège débrayable du Carreley est le premier appareil du type construit sur le domaine skiable des Arcs par Leitner. Le constructeur italien a dû composer avec un profil de ligne irrégulier composé de deux fortes montées, en particulier sur la section finale à près de 80 % au pied d'une crête abrupte. Étant donné la longueur développée, il a été décidé d'employer une vitesse en ligne maximale de 6 m/s, permettant un accès rapide au sommet au col des Frettes tout en conservant un haut débit de 3000 personnes/heure.
On retrouve ainsi pour la mise en mouvement un moteur à entraînement direct. Après que Poma ait installé son premier moteur « DirectDrive » sur la télécabine du Pléney à Morzine-Les Gets (Portes du Soleil) et sur Paradiski avec le télésiège des Colosses et la télécabine de Montalbert à la Plagne, Leitner a fourni sur demande aux Arcs une motorisation similaire sur Carreley. C'est une technologie encore peu répandue dans le domaine des remontées mécaniques mais qui permet de réduire les nuisances sonores et la consommation d'électricité en ayant un moteur qui tourne tout de suite à la même vitesse que la poulie.

Voici donc les caractéristiques de ce télésiège :


Caractéristiques administratives

TSD – Télésiège à pinces débrayables : CARRELEY
Maître d’œuvre : ADS
Maître d'ouvrage : ERIC
Exploitant : ADS
Constructeur : LEITNER / INGÉLO
Installation électrique : SEMER
Année de construction : 2015
Montant de l'investissement : 7 680 000 €

Caractéristiques d'exploitation

Saison d'exploitation : Été et hiver
Capacité : 6 personnes
Débit à la montée : 3000 personnes/heure (100 %)
Débit à la descente : 500 personnes/heure (17 %)
Vitesse d'exploitation : 6 m/s
Tapis de positionnement : Non

Caractéristiques géométriques

Altitude gare aval : 1794,5 m
Altitude gare amont : 2388,5 m
Dénivelé : 594 m
Longueur horizontale : 1891 m
Longueur développée : 1972,07 m
Pente moyenne : 31,41 %
Pente maximale : 80 %
Hauteur de survol maximale : 17 m
Temps de trajet : 5 minutes 48 secondes

Caractéristiques techniques

Emplacement gare de tension : Aval
Type de tension : Hydraulique
Tension nominale : 35 000 daN
Pression nominale : 137 bars
Emplacement gare motrice : Amont
Type de motorisation : DirectDrive
Puissance développée : 882 kW
Sens de montée : Droite
Nombre de pylônes : 18
Dispositif d'accouplement : LPA-M
Nombre de véhicules : 97 (+ 1 véhicule de service)
Espacement : 7,2 s

Caractéristiques du câble

Fabricant du câble : ARCELOR MITTAL
Diamètre : 48 mm
Âme : Compacte
Type de câblage : Lang à droite
Composition : 6×31 fils
Résistance à la rupture : 175 000 daN
Section du câble : 950,32 mm²
Pas de câblage : 325 mm
Pas de toronage : 135 mm


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Plaque des caractéristiques techniques en gare aval.



Ligne et infrastructures du télésiège débrayable du Carreley


La gare aval

La gare aval du télésiège débrayable du Carreley est située à environ 1795 mètres d'altitude, le long de la ligne du télésiège de la Vagère, en contrebas de l'arrivée de la télécabine des Villards, du centre « Logde » de l'espace Mille 8 et de l'arrivée du téléphérique du Dahu. Elle est également située en bordure de la piste bleue du Chantel, très fréquentée pour les retours vers Arc 1800 et l'accès au télésiège de la Vagère, et de l'autre côté par la piste rouge des Bosses de l'espace Mille 8. Notons que cette dernière longe la gare sans permettre l'accès direct à l'appareil.

Au niveau technique, on retrouve une gare retour-tension de Leitner allongée en raison de la vitesse d'exploitation à 6 m/s en ligne. Cela laisse ainsi le temps aux véhicules de ralentir et de laisser un temps d'embarquement suffisant. On notera néanmoins l’absence d'un quelconque contour tronqué ou tapis de positionnement plutôt surprenante pour un appareil d'un tel gabarit.
En sortie de contour, on trouve également un rail de maintenance permettant de stocker le véhicule de service.

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Vue en plongée d'Arc 1800 depuis la piste bleue du Belvédère avec une partie de l'espace Mille 8.

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Vue en plongée depuis la piste bleue du Belvédère.

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Vue de trois-quarts depuis le chemin d'accès en provenance de la télécabine des Villards.

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Vue en plongée de la gare aval depuis le télésiège de la Vagère.

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Vue de côté en plongée depuis le télésiège de la Vagère. On aperçoit en arrière-plan l'arrivée du téléphérique du Dahu.

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Vue de trois-quarts en plongée depuis le télésiège de la Vagère. On aperçoit encore la gare amont du téléphérique du Dahu.

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Vue arrière depuis le télésiège de la Vagère.

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Vue d'ensemble de la plate-forme de départ depuis l'arrivée du téléphérique du Dahu.

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Vue de trois-quarts avec le pylône 1.

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Vue un peu plus éloignée en arrivant depuis le téléphérique du Dahu.

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Vue rapprochée de trois-quarts.

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Vue de côté.

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Vue de trois-quarts.

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Vue arrière.

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L'embarquement.

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Vue opposée de l'embarquement. Le tapis synthétique bicolore s'accorde avec les sièges et permet de guider les skieurs pour qu'ils s’assoient correctement (© Mick Allouis - ADS).



La ligne

La ligne du télésiège du Carreley est assez variée et rythmée. De la sortie de gare au pylône 14, la ligne est peu inclinée et survole la partie haute de l'ancienne zone débutante du Chantel. On passe également à proximité du sommet de l'espace Mille 8 où l'on trouve notamment le « Lodge » et l'arrivée de la télécabine des Villards. S'ensuit une forte montée jusqu'au pylône 11 dans une forêt éparse, où l'on survole les pistes bleues Arpette et Traversée.
On arrive ensuite sur un petit plateau très dégagé, jusqu'à ce que le pylône 9 amorce une deuxième plus douce montée au-dessus d'un terrain très accidenté avec de nombreux rochers et quelques sapins de faible taille subsistant à cette altitude. Cette montée se termine au niveau du pylône 6 qui amorce une petite descente au-dessus de la piste bleue Arpette qui permet alors le retour vers Arc 1600 et l'accès aux pistes rouges Carreley et Fontaine Froide.
On est alors à proximité directe de l'arrivée du télésiège de la Vagère, tandis que face à nous, l'arrivée au col des Frettes se profile, avec la gare amont du télésiège de l'Arpette sur notre gauche. Les pylônes 5 et 4 amorcent ensuite une impressionnante montée finale passant d'abord au-dessus de la piste bleue de l'Arpette, puis longeant la barre rocheuse en-dessous du col des Frettes. Les trois derniers pylônes permettent de remettre le câble dans le plan horizontal pour une arrivée en douceur.

Leitner a donc équipé la ligne de 18 pylônes dont 3 compressions, 3 supports-compressions et 12 supports :

  • P18 : 12C/12C
  • P17 : 10S/8S
  • P16 : 8S/6S
  • P15 : 8S/6S
  • P14 : 4SC/4SC
  • P13 : 4SC/4SC
  • P12 : 6S/6S
  • P11 : 8S/6S
  • P10 : 10S/8S
  • P9 : 4SC/4SC
  • P8 : 8S/6S
  • P7 : 12S/10S
  • P6 : 12S/10S
  • P5 : 12C/10C
  • P4 : 12C/10C
  • P3 : 12S/12S
  • P2 : 12S/12S
  • P1 : 12S/12S


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Vue d'ensemble de la ligne depuis la gare aval.

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Vue en plongée du pylône 18 depuis le télésiège de la Vagère.

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Demi-tour sur le pylône 18.

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P17.

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Portée vers le pylône 16 avec le télésiège de la Vagère sur notre droite.

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P16.

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Portée vers le pylône 15.

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P15.

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Survol de la piste bleue du Chantel.

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P14.

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Survol du bas de la piste rouge de la Vagère.

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On continue à survoler la piste rouge de la Vagère.

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P13.

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Portée vers le pylône 12 au-dessus de la piste bleue du Belvédère.

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P12.

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Portée vers le pylône 11.

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P11.

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Portée vers le pylône 10.

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P10.

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Longue portée vers le pylône 9.

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La montée reprend doucement.

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P9.

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Portée vers le pylône 8.

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P8.

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Portée vers le pylône 7.

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P7.

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Portée vers le pylône 6.

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P6.

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Portée vers le pylône 5. On aperçoit à présent l'arrivée du télésiège ainsi que le sommet de l'Arpette plus à gauche.

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Survol du départ des pistes rouges Carreley et Vagère.

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P5.

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Portée vers le pylône 4.

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P4.

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La montée finale.

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Les trois derniers pylônes.

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Vue de côté des trois derniers pylônes depuis la piste bleue de l'Arpette.



La gare amont

La gare amont du télésiège du Carreley est située au col des Frettes, à environ 2390 mètres d'altitude, non loin de l'arrivée du télésiège fixe 3 places éponyme démonté en 2009 au profit de la construction du télésiège débrayable 6 places de l'Arpette. Avec le terrassement complet de la plate-forme au cours de l'été 2015, ce sommet est devenu un point de passage important, voire quasi-obligé, entre les vallées d'Arc 1600/1800 et d'Arc 1950/2000. En effet, c'est par là que passe les nouveau tracés des pistes bleues Edelweiss (accès Arc 1950/2000) et de l'Arpette (accès Arc 1600/1800 et Peisey-Vallandry).

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Plan d'ensemble des flux au sommet du col des Frettes après la construction du télésiège du Carreley en 2015 (réalisation Bovinant).

Au niveau technique, on retrouve une station motrice-fixe plus courte qu'en aval. La mise en mouvement est assurée par un moteur à entraînement direct « DirectDrive » livré par Leitner, le premier sur la station des Arcs, et le troisième du genre à l'échelle du domaine de Paradiski.

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Gare amont vue depuis la ligne.

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Vue d'ensemble de la plate-forme du col des Frettes en arrivant depuis le sommet de l'Arpette par la piste bleue éponyme.

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Vue d'ensemble en arrivant depuis l'Arpette par la piste bleue éponyme.

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Vue zoomée.

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Vue d'ensemble de la plate-forme d'arrivée.

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Vue arrière.

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Vue de côté depuis le début de la piste bleue de l'Edelweiss en partant sur le versant d'Arc 1950/2000.

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Vue opposée.

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Vue de côté en contre-plongée depuis la piste bleue de l'Arpette.

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Vue de face.

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Vue en contre-plongée.

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Vue d'ensemble en s'éloignant de l'arrivée par la piste bleue de l'Arpette.

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Vue zoomée de la gare amont avec ses trois derniers pylônes depuis la piste rouge du Carreley.

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Vue opposée.

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Vue de trois-quarts de l'avant de la gare amont depuis le télésiège de la Vagère.


Véhicules et pinces

Le télésiège débrayable du Carreley est équipé de sièges 6 places Leitner à assises bicolores rouge et noir afin de mieux visualiser les différentes places et fluidifier les phases d'embarquement. On notera la présence des bavettes d'anti-sous-marinage en plastique sur les garde-corps afin d'éviter la chute des plus jeunes passagers.
La liaison avec le câble est réalisée à l'aide d'une pince débrayable LPA-M.

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Siège 6 places à assises bicolores en ligne.

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Dispositif type « bavette plastique » d'anti-sous-marinage livré par Leitner.

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Vue de dessous de la pince.


Au cœur du télésiège du Carreley

Mise en mouvement du câble en marche normale

La mise en mouvement du câble est réalisée en gare amont grâce à un moteur DirectDrive livré par Leitner et développant 882 kW. Il n'y a pas de réducteur : la poulie motrice est entraînée directement par un moteur synchrone qui tourne directement à la bonne vitesse (et donc à bas régime) grâce à un rotor et deux roulements. Cela permet d'avoir une meilleure efficacité énergétique et des nuisances sonores moindres (- 15 dB d'après Leitner). Au niveau de la maintenance, cette technologie limite l'utilisation d'huile puisqu'il n'y a plus de réducteur.
On trouve quatre moteurs tout autour du DirectDrive : ils servent au refroidissement des enroulements du moteur (8 segments de 3 enroulements chacun).

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L'intérieur de la gare motrice (© Mick Allouis - ADS).

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L'imposant moteur « DirectDrive » lors de sa livraison (© Mick Allouis - ADS).

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Les moteurs de ventilation forcées (non encore montés) avec l'armoire électrique associée à gauche (© Mick Allouis - ADS).


Mise en mouvement en marche de secours

La marche de secours est assurée plus classiquement par un système mettant en jeu une pompe oléohydraulique fonctionnant à l'aide d'un moteur de secours Diesel. Cette pompe alimente de suite deux moteurs hydrauliques. Leurs pignons amovibles viennent ensuite engrainer sur la couronne dentée fixée sur la poulie motrice.

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Pompe oléohydraulique et moteur de secours (© Mick Allouis - ADS).

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Vue opposée (© Mick Allouis - ADS).

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Les deux moto-réducteurs hydrauliques assurant la marche de secours (© Mick Allouis - ADS).

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Vue détaillée de la liaison pignon-couronne dentée entre l'un des deux moto-réducteurs hydrauliques et la poulie motrice (© Mick Allouis - ADS).


Tension du câble

La tension du câble est assurée en gare aval par un vérin hydraulique commandé par une centrale hydraulique. La tige du vérin déplace le lorry, chariot sur lequel est monté la poulie retour.
La configuration ne présente aucune singularité et s'inscrit dans le schéma général des appareils débrayables Leitner.

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L'intérieur de la gare avec la poulie retour-tension (© Mick Allouis - ADS).

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Vue opposée avec le lorry et les taquets permettant de contrôler la tension appliquée au câble (© Mick Allouis - ADS).


Voies de cheminement

En gare, les véhicules sont traînés à l'aide de longues poutres à pneus assurant la continuité de la mise en mouvement entre le débrayage et l'embrayage sur le câble. Les pneus sont mis en mouvement grâce au câble par l'intermédiaire de doubles prises de mouvement en entrée de gare. De larges courroies relient des galets sur lesquels passent le câble et transmettent le mouvement jusqu'aux pneus du début de la poutre à pneus associée. Ceux-ci sont ensuite mis en mouvement de proche en proche par l'intermédiaire de courroies. Dans les lanceurs et ralentisseurs, la modification de vitesse progressive est effectuée grâce au diamètre variable des moyeux associés sur l'axe de chaque pneu.

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Lanceur de la gare amont avec la prise de mouvement (© Mick Allouis - ADS).

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Zoom sur une prise de mouvement avec la banane de redirection du câble au sol.

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Ralentisseur en gare amont. On aperçoit les poutres à pneus, la came de débrayage en rouge et une banane de redirection du câble (© Mick Allouis - ADS).

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Sécurités en fin de zone de débrayage (© Mick Allouis - ADS).

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Fin de la voie d'embrayage, on aperçoit le dispositif de tirage en bleu qui vérifie les efforts appliqués aux pinces. On aperçoit aussi les balais de protection d'entrée de la neige dans la gare (© Mick Allouis - ADS).


Exploitation générale

Carreley est la première installation Leitner de France à être équipée du pupitre de commande « LeitControl ». Décentralisé par rapport aux autres armoires de commande, ce pupitre regroupe les options principales de conduite de l'appareil en simplifiant la conduite. En effet, de nombreuses fonctions d'habitude manuelles sont ici des procédures automatisées, comme par exemple les tests. L'un des deux écrans mis à disposition dans le chalet de conduite permet ensuite de contrôler l'ensemble des paramètres généraux du télésiège en temps réel.

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Intérieur du poste de conduite en gare aval (© Mick Allouis - ADS).

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Écrans et pupitre « LeitControl » de conduite en gare aval (© Mick Allouis - ADS).

Sous la structure soutenant le treuil, une trappe peut s'abaisser pour faciliter les opérations de maintenance sous la poulie motrice, notamment sur les freins, l'entraînement par les moteurs de secours, …

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La plate-forme de maintenance de la gare amont (© Mick Allouis - ADS).


Voie de maintenance

Elle a notamment servi pour l'injection des sièges sur la ligne lors de la construction du télésiège en 2015. Notons aussi la présence d'un rail en sortie de gare amont permettant de décycler quelques sièges en cas de besoin.

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Vue d'ensemble de la voie de maintenance de la gare aval. On aperçoit la plate-forme permettant d'intervenir à niveau sur une pince au niveau du pilier en fin de rail (© Mick Allouis - ADS).

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Le véhicule de service sur le rail de maintenance en gare aval.

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Alignement de pinces sur le rail de la voie de maintenance (© Mick Allouis - ADS).

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Aiguillage entre la voie de maintenance et la zone d'embarquement entre le contour et le lanceur (© Mick Allouis - ADS).

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L'aiguillage vu depuis l'intérieur de la gare (© Mick Allouis - ADS).


Depuis les pistes…

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Les trois derniers pylônes vus depuis la piste bleue de l'Arpette.

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Vue opposée.

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Vue en plongée du pylône 4 depuis la piste bleue de l'Arpette.

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Vue de la ligne au niveau du pylône 4, juste avant la montée finale.

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Vue zoomée sur la section où la pente est la plus raide.

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Vue opposée en partant sur la piste rouge du Carreley.

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Portée à faible pente entre les pylônes 6 et 5 au niveau de la piste bleue de l'Arpette.

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Début de la portée après le pylône 6 vue depuis le début de la piste rouge de la Vagère.

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Vue de côté des pylônes 6 et 7 depuis le télésiège de la Vagère.

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Vue de cette petite montée impulsée par le pylône 9 depuis cette même piste rouge.

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Les pylônes 10 et 11 vus depuis la piste rouge de la Vagère face au massif du Beaufortain.

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Vue en plongée de la première partie de la ligne depuis la fin de la piste rouge de la Vagère.

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Vue en aval du pylône 12 depuis la piste bleue du Belvédère.

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Première forte montée entre les pylônes 12 et 13.

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Vue de la ligne jusqu'au pylône 13 depuis la piste bleue du Belvédère.

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Vue de côté du pylône 13 depuis la piste bleue du Belvédère.

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Le début de la ligne vu depuis la piste bleue du Belvédère.

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La première partie de la ligne vue depuis le chemin d'accès au télésiège du Carreley depuis la télécabine des Villards.

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Le début de la ligne.



Carreley, la nouvelle épine dorsale d'Arc 1800

En réemployant des tracés historiques, ADS a réussi grâce au nouveau télésiège du Carreley à résoudre le problème de saturation du front de neige d'Arc 1800. En démarrant au sommet de l'espace Mille 8, le nouvel appareil absorbe les flux de skieurs voulant rallier les différents secteurs du domaine skiable des Arcs, les évitant ainsi de descendre jusqu'en bas de la station. Les travaux de pistes tant versant Arc 1800 avec la nouvelle piste de la Traversée, qui permet le retour direct à skis vers Arc 1600 et donc de délester les télésièges Vagère et Carreley, que versant Arcs 1950/2000 avec le remodelage des pistes Lac, Edelweiss et la construction du télécorde de Plan Vert, donnent d'autant plus d'importance et de crédit à ce nouvel axe structurant.
On notera aussi qu'il s'intègre parfaitement dans le circuit Paradiski. En arrivant par le Vanoise-Express et le télésiège de Peisey, il suffit maintenant d'emprunter les télésièges débrayables Derby et Carreley pour accéder aux secteurs d'altitude d'Arc 1600, 1950 et 2000. Dans le sens opposé, en arrivant depuis Arc 1600 et 1800, Carreley permet de rejoindre directement les fronts de neige de Vallandry et Plan Peisey, et donc d'accéder au téléphérique du Vanoise-Express.
Carreley offre également la possibilité d'effectuer d'agréables rotations rapides sur les pistes rouges d'Arc 1800 sans avoir à descendre au front de neige, le tout avec un dénivelé intéressant, mais aussi d'accéder au snowpark d'Arc 1600 par gravité.

Preuve en est de la nécessité de Carreley version 2015, il a été très sollicité pendant les semaines des vacances d'hiver 2016. C'est donc une belle réussite qui devrait être corroborée par la reconstruction des deux tronçons de la télécabine du Transarc par Leitner à l'horizon 2020.

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Carreley, le nouvel ascenseur d'Arc 1800, s'intègre parfaitement entre l'espace Mille 8 et le télésiège de la Vagère.

Je tiens à remercier chaleureusement Joël Poretto et Mick Allouis (ADS) pour le partage des photos techniques et du chantier, le webmaster du site http://www.espace-arcadien.fr et monchu pour les photos historiques ainsi que Guigui74 pour les scans de documents sur l'ancien appareil du Carreley.

Bannière : Bovinant
Texte et mise en page : remontees
Photos : Mick Allouis (ADS) et remontees
Date des photos (hors ADS, espace-arcadien.fr et chantier) : 23 et 25 avril 2008, 23 décembre 2011, 28 décembre 2012, 9 mars 2013, 21 et 27 février 2016.



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