En naviguant sur notre site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer une navigation optimale et nous permettre de réaliser des statistiques de visites. En savoir plus


Localisation(s)
Photo

 TSD6 du Grand Haut

Gérardmer

Doppelmayr

T3 ES
Description rapide :
Partez à la découverte de la principale remontée du domaine skiable de Gérardmer. A la fois moderne et rapide, elle permet à la station de s'adapter à la hausse du nombre de visiteurs, en quête de "voir la vie en Vosges".

Options techniques :
  • Garde-corps semi-auto
  • Tapis d'embarquement ou de positionnement
Année de construction : 2015

Suivre la discussion sur le forum



 
Gérardmer, la station au cœur de la ville
Auteur de ce reportage : fan2montagne73
Section écrite le 11/07/2019 et mise à jour le 03/03/2021
(Mise en cache le 04/03/2021)

Image



Au sommaire de ce reportage :



  • Gérardmer, la station au cœur de la ville
  • Histoire de la Mauselaine
  • Le télésiège du Grand Haut, axe central d'accès au domaine
  • Les infrastructures de la ligne
  • Autres photos
  • Le Grand Haut, un appareil d'envergure, image d'une station en métamorphose


Gérardmer, la station au cœur de la ville

Gérardmer est une ville thermale située au cœur des Hautes Vosges à 675 mètres d'altitude. Très prisée au XIXe et au XXe siècle par la bourgeoisie parisienne, la ville reste un haut lieu touristique de bien-être et aussi théâtre de nombreuses festivités comme la fête des jonquilles ou encore le festival du film fantastique, reconnu mondialement. Néanmoins, cette ville au bord du lac est aussi prisée en hiver pour son domaine skiable situé 200 mètres plus haut au lieu-dit de la Mauselaine. Il possède 40 kilomètres de pistes étendues de 750 mètres à 1140 mètres d'altitude et possède la plus longue piste des Vosges avec 2900 mètres de descente. On notera que le domaine est ouvert en nocturne sur 3 pistes de 17H à 22H les jeudis et samedis.

Image
^^ Cliquez sur le lien ci-dessus pour accéder à la présentation de la station ^^

 
Histoire de la Mauselaine
Auteur de ce reportage : fan2montagne73
Section écrite le 12/07/2019 et mise à jour le 03/03/2021
(Mise en cache le 04/03/2021)

Histoire de la Mauselaine

Cité touristique dès le XIXe siècle, Gérardmer a été précurseur dans la pratique des sports d'hiver et dans l'aménagement d'installations permettant la pratique du ski. Le début du XXe siècle (avant 1914) est marqué par une envie de développer les loisirs dans le village. C'est ainsi qu'a vu le jour l'association gérômoise des sports d'hiver (AGSH)en 1908, avec à sa tête le Dr Meidinger, succédé par M. André Voirin et enfin M. Paul Vial. L'AGSH a organisé l'édition 1913 de la "semaine internationale des sports d'hiver", sorte de précurseur des Jeux olympiques d'hiver actuels. En outre, Gerardmer a été très vite impliqué dans la promotion des sports d'hiver.

Il faudra néanmoins attendre 1941 pour avoir la création de l'école de ski et 1950 pour l'ébauche d'un projet d'aménagement. En 1952, le premier téléski de la station fut construit sous l'impulsion de Raymond Jeangeorges (connu pour avoir développé Pralognan-la-Vanoise). Il s'agissait d'un tripode de courte distance sur les pentes de la Mauselaine (en amont du village). Le domaine s'est réellement implanté sur l'actuel site de la Mauselaine en 1958/59 avec la construction du téléski des Hêtres-Sud ; un second appareil viendra s'ajouter à celui-ci dès 1966 (TK de la Petite Mauselaine). Il est à noter que le secteur de la tête de Grouvelin a pu être desservi dès 1970 grâce au téléski de la Chaume Francis (encore en activité à l'heure actuelle).

Image
Le téléski tripode au premier plan avec le téléski de la Petite Mauselaine.


Image
Le front de neige avec le téléski des Hêtres-Sud.


Image
La gare aval type "treillis" du téléski de la Petite Mauselaine.


Image
Une vue de face de cette même installation.


L'essor véritable de la station s'est entamé dès 1979. En effet, le TKD de la Chaume Francis fut secondé par un appareil de même type cette même année, augmentant le débit. Le téléski de la Rainette (1981) a d'ailleurs été construit dans le but de créer une sorte de second front de neige avec des dessertes de pistes vertes et bleues de courte longueur, parfait pour les débutants ! Des axes secondaires ont également ouvert notamment grâce au téléski de la Goutte (1986), qui a permis un retour sur le sommet du Grand Haut depuis les pistes du Lynx et de la Souris.

1988 est une année très prolifique pour le domaine grâce à des chantiers d'envergure qui ont permis d'ouvrir de nouveaux secteurs de ski propre.
  • Le télésiège de la Chaume Francis, permettant une liaison avec le sommet éponyme. Lien vers le reportage de Rodo_Af.
  • Le téléski des Hêtres I, qui dessert le secteur du Grouvelin et sa ferme-auberge traditionnelle.
  • Le télésiège du Grand Haut : Lien vers le reportage
  • Les téléskis du Grand Haut I et II, qui assuraient le desserte du Grand Haut et donc du secteur de la tête de Grouvelin par extension. Lien vers le reportage de Rodo_Af.
  • Les téléskis du Prés Lynx I et II, qui permettent d'effectuer le retour sur le front de neige depuis les arrivées de pistes en provenance du Grouvelin ou du Grand Haut. Il est à noter qu'ils ont permis l'ouverture de la plus longue piste des Vosges (Les Chevreuils avec 2900m de long).
  • Le téléski du Tremplin, permettant d'étendre la zone pour débutants du front de neige.


Image
Sur cette vue multi-images, on peut observer en bas à gauche le télésiège du Grand Haut ainsi que les téléskis éponymes.


Image
En bas à droite de l'image, nous pouvons observer une image du téléski de la Chaume Francis, aujourd'hui doublé par un second appareil.




L'année suivante on notera la création du téléski des Chaumes, qui permet de créer une chaine de remontées en direction du sommet de la Tête du Grouvelin grâce aux téléskis de la Chaume Francis. Il permet principalement de seconder le télésiège de la tête du Grouvelin.

Depuis 1988, aucun nouveau secteur n'a été ouvert. La politique de la station en 2008 a été de remplacer et/ou d'augmenter le débit de l'ensemble du parc de remontées. Ce changement de cap fait écho à la reprise de la station par la commune de Gerardmer, qui a crée une régie communale. Ainsi, de nouvelles remontées ont vu le jour :
  • Le télécorde du sommet en 2008, permettant un retour facile au niveau du lieu-dit de la Chaume Francis.
  • Le téléski à enrouleurs du Tremplin en 2009, qui agrandit encore l'offre de ski propre débutant au pied du domaine.
  • Le téléski "Les 17" en 2010, qui permet un troisième accès à la Tête de la Chaume Francis grâce au TKD de la Rainette.
  • Le téléski des Hêtres en 2016, qui seconde l'appareil du même nom. Il est destiné à un public de skieurs débutants et crée une large zone d'apprentissage au sommet du domaine.

Mais le gros point noir du domaine se trouvait au niveau du départ des pistes, situé au niveau de la Petite Mauselaine. En effet, avant 2015, on pouvait accéder au domaine via 3 appareils différents : deux téléskis et un télésiège. Hors, le débit théorique combiné de l'ensemble de ces trois appareils ne dépassait pas les 3040 personnes à l'heure ; trop insuffisant ! L'ajout d'un nouvel appareil devenait alors urgent. La régie communale a porté son attention sur la réalisation d'un télésiège débrayable 6 places Doppelmayr pour un coût de 6,5 millions d'Euros. Le chantier a débuté au printemps 2015 par la suppression de l'ancien TSF3 du Grand Haut ainsi que du second TKD éponyme. Le TKD restant a été avancé de quelques mètres vers l'amont pour permettre de libérer assez d'espace pour l'implantation de la gare aval du nouveau TSD6.
L'implantation des infrastructures s'est poursuivie durant le mois de juillet et août avec la mise en place des pylônes par hélicoptère le 27 août 2015. L'épissure a été réalisée au milieu du mois d'octobre et les travaux furent achevés au début du mois de novembre. L'ouverture au public ne s'est faite que le 12 janvier 2016 en raison du manque de neige.

Voici le lien pour revoir l'intégralité du chantier : Lien vers le sujet consacré à la construction du télésiège dans le forum.

 
Le télésiège du Grand Haut, axe central d'accès au domaine
Auteur de ce reportage : fan2montagne73
Section écrite le 07/04/2020 et mise à jour le 03/03/2021
(Mise en cache le 04/03/2021)

Le télésiège du Grand Haut, axe central d'accès au domaine

Situé au leu dit de la Petite Mauselaine, le télésiège du Grand Haut est l'axe majeur du domaine s'étendant de 855 mètres jusqu'à 1103 mètres d'altitude, au sommet du Grand Haut. Il est le troisième télésiège débrayable du massif des Vosges a être construit après Le Lac Blanc en 2005 et La Bresse en 2011.

Image
Le front de neige de la Mauselaine avec le télésiège du Grand Haut et son téléski éponyme.


Le télésiège du Grand Haut est un appareil central du domaine. En effet, il constitue le principal point de départ des skieurs vers le domaine, étant donné qu'un second départ est possible depuis la Chaume Francis, mais il reste très peu emprunté. Sa position est également propice a l'accueil massif de skieurs puisque la remontée se situe dans une cuvette, en contrebas du front de neige et est donc joignable sans efforts. De même beaucoup de place est disponible en amont comme en aval, ce qui évite d'avoir des files d'attente empiétant sur le bas des pistes.
La polyvalence est aussi une de ses nombreuses caractéristiques notamment grâce à une offre de ski propre pour tous les niveaux de ski. Côté Mauselaine, les pentes sont abruptes, mais d'autres variantes permettent un retour sur le front de neige tout en douceur. Du côté de la Chaume-Francis, seules 2 pistes sont desservies mais toujours accessibles par tous. Outre le ski, la station propose également aux randonneurs (pédestres ou en raquettes à neige) un accès au télésiège durant les heures d'ouverture de jour. Mais l'activité du télésiège continue également en soirée les jeudis et samedis de 17H à 22H permettant l'ouverture de la piste rouge du Tétras.

Le télésiège du Grand Haut dessert donc les pistes suivantes :

→ Versant Mauselaine :
  • Le Renard (13) : piste verte qui débute au pied de la gare amont du télésiège et qui descend en serpentant dans les bois jusqu'à la zone pour débutants du front de neige. Une courte partie de piste bleue permet de couper les lacets.
  • Le Tétras (3) : piste rouge qui longe le télésiège sur la gauche et permet un retour direct au pied de l'appareil. Il est possible de prolonger la descente jusqu'au pied du téléski du Pré Lynx.
  • Stade de Slalom (3BIS) : variante du Tétras qui n'est pas souvent accessible en raison du nombre de compétitions et d'entraînements des ski clubs. Il se termine au pied du téléski du Pré Lynx.
  • Le Cerf (1) : plus longue piste noire de la station qui ressemble à une piste rouge dans sa première partie, mais qui comporte un grand mur dans sa seconde partie, qui est souvent verglacé. Elle rejoint comme beaucoup d'autres pistes le téléski du Pré Lynx.
  • Le Lynx (4) : piste rouge qui descend le long du téléski de la Goutte et qui permet dans sa seconde moitié d'éviter le mur de la piste du Cerf. Elle joint la partie finale de la piste bleue Les Chevreuils, plus longue piste de ski des Vosges avec 2900 mètres de longueur.
→ Versant Chaume Francis :
  • La Souris (14) : piste verte familiale qui permet de joindre la Chaume Francis via la piste de l’Écureuil, mais qui se prolonge à travers les bois pour arriver en amont de la zone débutants de la Mauseleine. Il est à noter qu'elle peut être assez accidentogène étant donné le nombre important de pistes croisées (3 rouges et une noire).
  • Le Loup (5) : piste rouge de jonction avec la Chaume Francis.

Image
La situation du télésiège sur le plan des pistes de la station.

Image
Un zoom sur le secteur de la remontée et les pistes desservies.



Voici donc les caractéristiques de cet appareil :

Caractéristiques administratives

TSD-Télésiège à attache débrayable : GRAND HAUT
Maître d’œuvre : ERIC
Exploitant : GERARDMER SKI RÉGIE MUNICIPALE
Constructeur : DOPPELMAYR
Année de construction : 2015

Caractéristiques d’exploitation

Saison d'exploitation : Hiver et été
Capacité : 6 personnes
Débit à la montée : 3000 personnes/heure
Débit à la descente : 500 personnes/heure
Vitesse d'exploitation maximale : 5,25 m/s
Embarquement : Dans l'axe de la ligne
Sens de montée : Par la droite

Caractéristiques géométriques

Altitude aval : 855 m
Altitude amont : 1103 m
Dénivelée : 248 m
Longueur développée : 909 m
Longueur horizontale : 869 m
Pente moyenne : 28,53 %
Pente maximale : 59 %
Temps de trajet : 2 minutes 53 secondes

Caractéristiques techniques

Type de gares : UNI-G M BOIS
Emplacement motrice : Amont
Type de motorisation : Asynchrone
Emplacement tension : Aval
Type de tension : Hydraulique
Diamètre de la poulie motrice et de retour : 6100 mm
Nombre de pylônes : 9

Caractéristiques des véhicules

Nombre de véhicules : 55
Espacement : 7,2 secondes (à 5,25 m/s)
Dispositif d'accouplement : Pince débrayable A108

Caractéristiques du câble

Fabricant : ARCELOR MITTAL
Composition : 6x31 fils
Type de câblage : Lang à droite
Diamètre du câble : 45 mm
Type d'âme : Compacte
Pas de câblage : 329 mm
Pas de toronage : 119 mm
Section du câble : 841,63 mm²
Section du toron : 140,27 mm²
Résistance à la rupture : 160 320 daN

 
La gare aval
Auteur de ce reportage : fan2montagne73
Section écrite le 20/04/2020 et mise à jour le 03/03/2021
(Mise en cache le 04/03/2021)

Les infrastructures de la ligne

La gare aval

La gare aval du télésiège du Grand Haut se situe à 855 mètres d'altitude, en contrebas du front de neige de la Mauselaine. Elle est accessible depuis ce dernier via une petite descente relativement large, qui, lors des jours d'affluence sert de file d'attente aux nombreux skieurs. Néanmoins, sa position dans une cuvette est judicieuse car, par gravité, toutes les pistes convergent vers cet appareil et sans aucun effort ! La gare aval partage une partie de son aire d'implantation avec le téléski du Grand Haut, qui permet aussi de rallier le sommet du télésiège. Même si son débit, sa vitesse et sa difficulté d'usage ne sont pas optimaux, il reste une solution très appréciable par grande affluence mais aussi lors des pannes du télésiège. Il est à noter que le téléski du Pré Lynx est tout aussi essentiel au bon fonctionnement du télésiège, dans la mesure où il permet aux skieurs de rejoindre le télésiège skis aux pieds depuis le lieu-dit éponyme, point d'arrivée de nombreuses pistes.
La gare possède également un tapis de cadencement, permettant un embarquement plus rapide et donc un débit augmenté.
Au niveau technique, on retrouve en aval une gare retour tension de type Uni-G M à couverture bois conçue par Doppelmayr France.

Image
Une première vue en descendant depuis la piste du Tétras.


Image
Nous nous rapprochons avec une vue de 3/4 sur la gare ainsi que sur celle du téléski du Grand Haut.


Image
Le profil de la remontée qui arbore le nom ainsi que les altitudes de départ et d'arrivée.


Image
Une autre vue avec au premier plan la file d'attente du téléski du Grand Haut.


Image
Un 3/4 arrière.


Image
L'arrière de la gare aval.


Image
Une vue de 3/4 arrière depuis le front de neige.


Image
le portique d'entrée avec les bornes de contrôle des forfaits.


Image
Les portiques de cadencement ainsi que le tapis de positionnement. Il est à noter que les places des sièges sont matérialisées par les couleurs orange et noir sur le tapis.


Image
L'embarquement.


Au cœur de la gare aval

La gare aval est en charge de la tension du câble. Cette fonction est assurée par deux vérins hydrauliques placés en parallèle entre le massif arrière et le lorry supportant la poulie. Dans le détail, les tiges des vérins sont ancrées au massif tandis que les corps sont fixés au lorry. Celui-ci coulisse sur deux rails placés sur les poutres principales de la gare. Une centrale hydraulique de tension permet de contrôler la tension. Un moteur met en mouvement l’huile pour pomper et tendre le câble, la force de la ligne exercée sur la poulie étant suffisante pour ramener l’huile dans la cuve de stockage. La poulie de tension est équipée d’un galet permettant le contrôle de la vitesse de rotation de celle-ci à l’aide d’une dynamo tachymétrique.
La station de départ accueille le cadencement des véhicules : celui-ci se fait en sortie de ralentisseur, par le biais d’un moteur entraînant un différentiel et utilisant deux secteurs de pneus : l’un est de contrôle et l’autre de correction. S’il y a besoin de corriger l’espacement des véhicules, le moteur ralentit ou accélère la portion de pneus correcteurs. A noter qu’à la moitié du contour, un moteur pour assister les courroies d’entraînement a dû être installé, choix propre à Doppelmayr pour la conception de ses voies de cheminement. Ces voies peuvent se relever par le biais de vérins positionnés à intervalles réguliers. Ce dispositif a été créé dans le but de ranger une partie des sièges dans les voies de circulation et ainsi d’éviter la construction d’un garage, ouvrage coûteux et prenant de la place. Une fois relevées, les voies de circulation sont redescendues et maintenues grâce à des ressorts, nécessaires afin d’éviter tout mouvement de celles-ci en exploitation. Classiquement, les pinces sont entraînées par des pneus reliés entre eux par des courroies. Enfin, notons que la gare peut être entièrement « fermée » par des capots munis de "poils" afin d’éviter l’entrée de la neige tout en permettant la marche antigivre (mise en marche du télésiège à intervalles réguliers la nuit afin d’éviter l’accumulation de givre sur le câble). Ces volets sont actionnés par un moteur avec une vis sans fin. Une brosse motorisée nettoie aussi les pinces en entrée de gare afin d’assurer leur adhérence en gare.

Image
Vue globale à l’intérieur de la station retour tension.


Image
La centrale de tension.


Image
Autre vue.


Image
La partie supérieure de la centrale de tension.


Image
Les tiges des vérins.


Image
Les vérins au niveau des pistons. On remarque l’arrivée des flexibles assurant la circulation d’huile.


Image
Vue globale sur le lorry.


Image
Le lorry avec la règle de mesure. On peut voir également la liaison entre la structure principale et l’axe de rotation de la poulie retour.


Image
Les galets codeurs permettant de mesurer la vitesse de rotation de la poulie.


Image
On peut voir en noir la génératrice tachymétrique.


Image
Passons aux voies de circulation. Le début de la came de débrayage.


Image
La brosse motorisée de nettoyage des pinces.


Image
Une prise de mouvement.


Image
La cadenceur.


Image
Une pince entraînée par les pneus en entrée de contour.


Image
Vue globale du dispositif d’entraînement d’une partie du contour.


Image
Le moteur d’entraînement dans le contour.


Image
La poulie entraînée par la courroie.


Image
Le contour.


Image
Le dispositif de relevage des voies : un moteur met en mouvement une pompe hydraulique permettant d’actionner des vérins.


Image
Les dits vérins avec des ressorts de rappel au-dessus : ceux-ci permettent aux voies de redescendre en position « marche normale ». On voit à gauche le flexible amenant l’huile.


Image
Le lanceur.


Image
La fin de la came d’embrayage.


Image
La sortie de gare.


Image
Le volet amovible.


Image
La vue sur le P1 et la ligne depuis la gare.

 
La ligne
Auteur de ce reportage : fan2montagne73
Section écrite le 11/08/2020 et mise à jour le 02/03/2021
(Mise en cache le 04/03/2021)

La ligne

La ligne du télésiège du Grand Haut est longue de 909 m pour un dénivelé positif de 249 m. Elle traverse une section de pente assez homogène depuis le pylône P2 jusqu'au pylône P7, où la ligne arrive sur le sommet du Grand Haut (1100 mètres d'altitude). Elle effectue ensuite une légère montée jusqu'à la gare amont. Il est à noter que le tracé suit celui de son prédécesseur ainsi que celui du téléski du Grand Haut.

La ligne du télésiège est équipée comme il suit :

P1 : 16C / 16C
P2 : 10S / 10S
P3 : 8S / 8S
P4 : 6SC / 6SC
P5 : 10S / 10S
P6 : 10S / 10S
P7 : 12S / 12S
P8 : 10S / 10S
P9 : 4S / 4S

Image
Le pylône P1 en sortie de gare.


Image
La portée P1 à P2.


Image
Le pylône P2.


Image
La portée P2 à P3 qui passe au-dessus de la fin de la piste verte de la Souris.


Image
Le pylône P3.


Image
La portée P3 à P4.


Image
Le pylône P4, seul ouvrage en configuration "support-compression" de la ligne.


Image
La portée P4 à P5.


Image
Le pylône P5.


Image
La longue portée entre le P5 et le P6.


Image
Le pylône P6.


Image
La portée P6 à P7.


Image
Le pylône P7, qui laisse deviner la gare amont.


Image
La portée P7 à P8.


Image
Le pylône P8.


Image
La portée en faux plat du P8 au P9.


Image
Le pylône P9, dernier pylône de la ligne.


Image
L'entrée en G2.

 
La gare amont
Auteur de ce reportage : fan2montagne73
Section écrite le 13/08/2020 et mise à jour le 03/03/2021
(Mise en cache le 04/03/2021)

La gare amont

La gare amont du télésiège du Grand Haut est située à 1103m d'altitude, au sommet du Grand Haut ; cette position stratégique permettant de desservir tout le domaine notamment grâce aux liaisons proposées en direction de la Chaume Francis et du front de neige de la Petite Mauselaine. De plus, une petite zone pour débutants est aménagée sur la droite du télésiège : elle se compose d'une petite piste verte (qui se prolonge sur la piste du Renard) et d'un téléski à enrouleurs (TKE de la Crête).
Au niveau technique, on retrouve une gare identique à l'aval avec une fonction motrice fixe. Il est à noter qu'elle dispose d'un petit rail de stockage sur sa partie gauche (sens de la ligne) permettant de stocker des véhicules ainsi qu'une nacelle de service.

Image
L'aire d'arrivée du télésiège depuis la gare amont du téléski de la Crête.


Image
Une vue de face avec la gare amont du téléski du Grand Haut sur la droite.


Image
La gare de 3/4.


Image
Une vue de 3/4 laissant apparaître le rail de stockage.


Image
De profil en redescendant.


Image
De 3/4 avec la ligne du téléski du Grand Haut au premier plan.


Image
Les derniers mètres de la ligne.


Image
Une vue globale en s'éloignant.


Image
Le rail de stockage.


Au cœur de la gare amont

La gare amont est la station motrice fixe de l’installation. La mise en mouvement du câble se fait par une chaîne cinématique classique : un moteur asynchrone met en mouvement un arbre rapide sur lequel est fixé un disque de freinage. Comme son nom l’indique, il est équipé d’une piste sur laquelle agit le frein de service. Celui-ci se compose d’un vérin relevé hydrauliquement et de rondelles Belleville permettant aux mâchoires de se fermer sur le disque de frein. L’arbre rapide rentre ensuite dans un réducteur épicycloïdal fourni par Lohmann. La lubrification des engrenages est assurée par une circulation d’huile en circuit fermé et refroidie par un ventilateur dédié. L’arbre lent en sort et s’accouple à la poulie motrice. En plus du galet permettant le contrôle de sa vitesse de rotation, la poulie est équipée du frein de sécurité ou frein 2 : deux mâchoires ouvertes hydrauliquement viennent se refermer sur la poulie motrice grâce à un ressort.
En cas de casse du premier moteur, un second est disponible pour remettre en service le télésiège le plus rapidement possible, une fois l'évacuation terminée avec le groupe de secours
Tout comme en gare aval, les voies se relèvent pour stocker une partie des sièges. Le système utilisé pour la manœuvre est le même que celui décrit auparavant. Il faut cependant rajouter que deux rails de stockage sont prévus : un premier, très court, sert de zone d’entretien des pinces. Il est situé dans le prolongement du ralentisseur et une plateforme de travail est disponible à l’arrière de la gare. Le deuxième rail sert au stockage d’une partie des véhicules et est situé sur le côté de la gare, du côté du téléski du Grand Haut. A noter que ce rail est capoté sur toute sa longueur. Ces deux espaces de stockage sont accessibles aux sièges par le biais de deux aiguillages.

Image
L’échelle avec la trappe d’entrée.


Image
Vue globale sur l’intérieur de la gare. Au plafond se trouve le palan de manœuvre des moteurs principaux.


Image
Depuis l’avant.


Image
Vue globale sur la motorisation.


Image
De l’autre côté.


Image
Le moteur principal côté aération.


Image
Le moteur principal pris de l’autre côté avec le reste de la motorisation en enfilade.


Image
Le palan permettant la manutention des moteurs.


Image
L’arbre rapide est protégé jusqu’à arriver au disque de freinage, sur lequel agit le frein de service.


Image
Le disque de freinage et l’entrée du réducteur.


Image
Le frein de service. Celui-ci est hydraulique.


Image
Le réducteur.


Image
Vue rapprochée du réducteur.


Image
Le moteur assurant la circulation d’huile réducteur.


Image
Le ventilateur de refroidissement de l’huile.


Image
Le générateur thermique auxiliaire.


Image
Vue rapprochée du générateur de secours. A droite le volant permet de descendre le pignon qui entraîne la poulie motrice.


Image
Les commandes du générateur thermique.


Image
Les cadrans affichant la pression dans différents organes : par exemple les pompes, accumulateurs de pression ou encore les freins.


Image
Le frein de sécurité avec à gauche le galet codeur.


Image
Intéressons-nous aux voies de circulation des pinces. Ici, vue sur le ralentisseur.


Image
Dans les voies se trouvent des capteurs de position.


Image
Le contour avec une échelle permettant d’accéder à la zone de travail derrière les voies.


Image
L’aiguillage vers la zone de maintenance des pinces.


Image
Une pince au niveau de cet aiguillage.


Image
L’aiguillage vers le rail de stockage.


Image
Le rail rouge bascule grâce au vérin derrière.


Image
Même principe pour cet autre rail, côté ligne.


Image
Cette partie se relève afin que les pinces puissent accéder au rail de stockage.


Image
Le moteur mettant en mouvement l’ensemble.


Image
La fin du rail de stockage.


Image
Les pneus de circulation avec le relevage des voies.


Image
Le relevage des voies se fait de façon similaire à celle en gare aval.


Image
Il peut être effectué manuellement.


Image
Les galets de prise de mouvement (à gauche) et le début de la déviation du câble vers la poulie motrice (à droite).


Image
Le bout du lanceur.


Image
Les mêmes volets qu’en gare aval sont présents aux extrémités des voies de circulation.


Image
Un ventilateur assure une circulation d’air lorsque la température monte.


Image
La zone de travail à l’arrière de la gare.

 
Autres photos
Auteur de ce reportage : fan2montagne73
Section écrite le 16/08/2020 et mise à jour le 02/03/2021
(Mise en cache le 04/03/2021)

Autres photos

Les véhicules

Le télésiège du Grand Haut est équipé de 55 sièges Doppelmayr E98 munis de pinces débrayables A108 et de garde-corps semi-automatiques (fermeture manuelle avec verrouillage automatique et ouverture automatique) s'actionnant grâce à une came en gare. Les sièges ont été livrés avec un simili cuir bicolore orange et noir, permettant de différencier les places lors de l'embarquement et donc de réduire le risque d'accident. De plus, sur la place de droite, le siège est équipé d'un système anti-sous-marinage ; l'emplacement est alors matérialisé par une ligne dans la file d'attente privilégiée aux enfants. Il est à noter qu'il est possible de les stocker en partie en gare amont grâce à un rail.

Image
Un véhicule en ligne.


Image
Vue arrière d’où nous pouvons observer le logo Doppelmayr sur la partie droite du dossier.


Image
Deux véhicules en gare aval.


Image
Vue de dos en gare amont.


Image
Les pinces A108 équipant les sièges.


Image
Une autre vue de cette même pince.


Image
Le garde corps automatique avec les consignes d'usage.


Autres vues de la ligne

Image
Le départ de la ligne depuis la piste de la Souris.


Image
Vue depuis la ligne du téléski du Grand Haut.


Image
Les derniers hectomètres depuis la ligne.


Image
La piste du Tétras.

 
Le Grand Haut, un appareil d'envergure, image d'une station en métamorphose
Auteur de ce reportage : fan2montagne73
Section écrite le 18/10/2020 et mise à jour le 04/03/2021
(Mise en cache le 04/03/2021)

Le Grand Haut, un appareil d'envergure, image d'une station en métamorphose

Gendarmer est une station d'envergure dans le massif des Vosges et accueille chaque année plus de visiteurs en quête de plaisirs montagnards à des coûts plus faibles que dans les grands domaines savoyards ou pyrénéens. En ce sens, il est essentiel de donner au domaine la possibilité de transporter plus en un temps moindre et de la manière la plus confortable possible. Le télésiège du Grand Haut est donc un investissement très pertinent, car il permet de s'adapter à cette nouvelle charge qu'impose le tourisme de masse. De plus, les technologies de cet appareil sont adaptées aux exigences actuelles : confort (sièges ergonomiques et souples avec un embarquement très doux), sécurité (garde-corps automatiques et systèmes anti-sous-marinage) et rapidité sont devenus les maîtres-mots du transport en montagne actuel. Néanmoins, les hivers sans neige s'accumulent dans le massif et la crise sanitaire liée au Covid-19 font que l'avenir du domaine reste très incertain. La diversification sera, à ce sens, une des clés pour faire vivre ce domaine et ses infrastructures.

Image
Le télésiège au milieu de son écrin de nature au cœur des Hautes Vosges.





Avant de clore ce reportage, je souhaiterais remercier Clément05 pour les textes et les photos de la partie technique ainsi que Bovinant pour la bannière.

Clément05 et moi-même souhaitons adresser nos remerciements au personnel d'exploitation de la régie des pistes de Gérardmer et plus particulièrement à Fabrice Clair (Chef d'exploitation du domaine) et Pierre-Matthieu Boizet (Conducteur du télésiège) pour nous avoir permis de visiter l'installation.


Textes : Clément05 & fan2montagne73
Photos : Clément05 & fan2montagne73
Bannière : Bovinant

Date de prises de vues : 16 février 2019 (pour les miennes)



Suivre la discussion sur le forum


Appareils en relation :