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Auteur de ce reportage : collonges74
Section écrite le 30/11/2017 et mise à jour le 26/02/2019
(Mise en cache le 27/02/2019)

LE TELESIEGE DU PLANTREY
Courchevel (Les Trois Vallées)
Poma – 2011


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Les Trois Vallées : le ski version XXL !


Entre les vallées de la Tarentaise et de la Maurienne, au cœur de la Savoie, le domaine des Trois Vallées est sans aucun doute le plus grand domaine skiable de France, et un des plus grands du monde. Totalisant plus de 300 pistes, il est desservi par près de 150 remontées mécaniques ! Le domaine est composé, comme son nom l’indique, de trois vallées principales : la vallée de Bozel (dans laquelle se trouve le domaine de Courchevel), la vallée des Allues (dans laquelle se trouve le domaine de Méribel), et la vallée des Bellevilles, dans laquelle se trouvent les domaines de Saint Martin, des Menuires et de Val Thorens. Le domaine est composé de 12 stations principales : Méribel, Méribel-Mottaret, Brides-les-Bains, Saint-Martin-de-Belleville, les Menuires, Val Thorens, Orelle, Courchevel 1850, Courchevel-Moriond, Courchevel-Village, Courchevel-le Praz et la Tania.
Le domaine des Trois Vallées s’étale de 1300 à 3230 mètres d’altitude, et on y trouve la station de ski la plus haute d’Europe, Val Thorens, perchée à 2300 mètres d’altitude.


Courchevel : du huppé au familial


Le domaine skiable de la vallée de Courchevel comprend 5 stations : Courchevel-Le Praz, Courchevel-Village, Courchevel-Moriond, Courchevel 1850 et La Tania. On y skie sur 150 km de pistes, entre 1300 et 2700 mètres d’altitude. Courchevel 1850 est mondialement connue pour être une station très chic, très élégante : les beaux chalets cossus y sont légion, et on y trouve de nombreuses boutiques de luxe. Courchevel-Moriond, station la plus excentrée, est le foyer du ski à Courchevel, puisque c’est ici qu’a été construite la première remontée de la vallée dans les années 40, le téléski de Sainte Agathe. Courchevel-Village et Courchevel-Le Praz sont des stations beaucoup plus familiales, de même que la Tania, mais se situent à des altitudes bien plus modestes (respectivement 1550, 1300 et 1400 mètres).
En 2017, l’ensemble du domaine est composé de près de 80 pistes, et est desservi par un téléphérique, 10 télécabines, 15 télésièges débrayables, 2 télésièges fixes et 25 téléskis.


L'accès au sommet de la Loze : un secteur chargé d'histoire


C'est le 28 décembre 1942 que le gouvernement de Vichy instaure la création d'une mission d'étude de la région de Belleville, des Allues et de Saint-Bon, dans le but d'étudier et d'apprécier les possibilités de création d'une station internationale, et d'indiquer les aménagements et les équipements touristiques appropriés. Il faut noter qu'à l'époque, le ski s'entend essentiellement sous la forme de ski de randonnée (appelé dans le rapport de conclusion de la mission "ski de printemps"), et que l'équipement mécanique proposé se limite donc à une zone relativement réduite (nommée "zone de ski d'hiver").

Carte des aménagements envisagés par la mission 1942 (Coll. B.Détard - DR):
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Pour le secteur de Saint-Bon, trois engins mécaniques sont proposés :
- un grand téléphérique qui relierait Courchevel (aujourd'hui Courchevel Village) depuis la côte 1485m jusqu'à la Loze, à la côte 2250, soit un appareil de 2660m de longueur avec une pente moyenne de 28.9%. Il n'est pas retenu l'hypothèse d'une gare intermédiaire pour desservir le plateau des Tovets (actuelle Courchevel 1850) étant entendu que les skieurs pourraient profiter d'un très agréable champ de neige (actuelle piste des Tovets) pour aller rejoindre la gare aval du téléphérique.
- un téléski reliant Courchevel au plateau des Tovets (Tk des Tovets)
- un téléski à Moriond

Zoom sur le secteur de Courchevel, le Tk des Tovets n'est pas représenté (Coll. B.Détard - DR):
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Profil en long du téléphérique Courchevel-Loze (Coll. B.Détard - DR):
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Mais en 1946, lors de la création de la station départementale des Tovets, et bien que s'appuyant en partie sur le rapport de 1942, l'idée du téléphérique est abandonnée, au profit d'un 2ème téléski reliant le plateau des Tovets à la Loze.

Plan des pistes 1959-60 (Coll. B.Détard - DR):
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Il faudra attendre 1961 pour que se concrétise l'idée de la jonction directe entre Courchevel, devenue Courchevel 1550, et la Loze, sous forme cette fois-ci d'un télésiège. Quelques différences sont à noter par rapport au projet de 1942 : la gare de départ se situe cette fois-ci à l'extrémité ouest de 1550, alors que que le départ du téléphérique se situait à l'extrémité est (croisant alors la ligne du téléski des Tovets), et l'altitude d'arrivée est un peu moins haute, 2157m contre 2250m.

Plan des pistes 1961-62. Le TSF du Dou du Midi fait son apparition, tout comme les TSF du Marquis et de la Vizelle (Coll. B.Détard - DR):
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Il s'agit d'un télésiège 2 places, fourni par le constructeur Sacmi, d'une longueur de 2140m avec une dénivellation de 647m, une vitesse de 2.5m/s et un débit d'environ 700 pers/heure, qui est exploité par la Société du Dou du Midi. La motrice est en aval et la tension en amont.

Vue sur le départ de la ligne (Coll. B.Détard - DR):
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Ligne en aval du croisement avec le télébenne du Praz (Coll. B.Détard - DR):
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Vue sur une grande partie de la ligne, avec Courchevel 1550 en fond (Coll. B.Détard - DR):
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Les sièges en couleur (Coll. B.Détard - DR):
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Vue sur la dernière partie de la ligne (Coll. B.Détard - DR):
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Arrivée en approche (Coll. B.Détard - DR):
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Situation générale de la G2 (Coll. B.Détard - DR):
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Zoom sur la G2 (Coll. B.Détard - DR):
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En 1969 (ou 1970), les SPTV (Services Publics des Trois Vallées) qui gèrent tout le secteur des Tovets, entreprennent la construction du TK du Dou du Midi, parallèle à la partie supérieure de la ligne du TSF.
A noter qu'en 1970, la société du Dou du Midi installe un téléski école démontable.

Plan des pistes 1970-71 avec le nouveau Tk du Dou du Midi (N°16 sur le plan) (Coll. B.Détard - DR - Plan Pierre Novat):
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En haut à gauche la G2 du TSF, avec juste devant le poussard du TK du Dou du Midi. On voit également la G2 de la TCD4 de la Forêt et le Tk des Crêtes (Coll. B.Détard - DR):
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En 1972, le téléski du Dou du Midi change de nom pour devenir le téléski de Plantrey.

En 1973, la société du Dou du Midi revend le télésiège à la commune de Saint Bon qui en confie l'exploitation aux SPTV. A cette occasion, le télésiège est raccourci par l'amont, afin de ramener la G2 juste au-dessus du départ du TK de Plantrey.
La longueur est ramenée à 835m, la dénivellation à 228m et le nombre de pylônes à 10. La vitesse et le débit sont quant à eux conservés.

Plan des pistes 1974-75 avec le TSF en version courte (Coll. B.Détard - DR - Plan Pierre Novat):
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Photo datant des années 90 permettant de visualiser le positionnement de la G2 du TSF (Coll. B.Détard - DR):
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Zoom sur la G2 (Coll. B.Détard - DR):
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En 1976, les SPTV doublent le téléski de Plantrey par un second téléski, le téléski de Plantrey B, sur un tracé plus court mais permettant la bascule sur la Croisette.

Plan des pistes 1978-79 (Coll. B.Détard - DR - Plan Pierre Novat):
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En 1979, les sièges du télésiège du Dou du Midi sont changés pour des modèles plus confortables fournis par Poma.

La G1 avec le début de la ligne équipée de ses nouveaux sièges (Coll. B.Détard - DR):Image


En 1983, les SPTV commandent le TSD4 de Plantrey au constructeur Poma.

Cliquez sur l'image pour voir le reportage de Geofrider :
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1995 voit le changement de nom du "téléski du Plantrey B" qui devient "téléski de l'Epicéa".

Plan des pistes 1995-96 (Coll. B.Détard - DR - Plan Pierre Novat):
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Cliquez sur l'image pour voir le reportage de Geofrider :
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En 1996, le téléski de Plantrey est raccourci...

Plan des pistes 1996-97 (Coll. B.Détard - DR - Plan Pierre Novat):
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...avant de changer de nom pour devenir "téléski des Ecureuils" en 1997.

Plan des pistes 1997-98 (Coll. B.Détard - DR - Plan Pierre Novat):
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L'année 2004 voit la disparition du TSF du Dou du Midi qui est démonté dans le cadre de la construction du TSD6 des Tovets.

Plan des pistes 2004-05 (Coll. B.Détard - DR - Plan Pierre Novat):
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En 2009, c'est le téléski des Ecureuils qui disparaît.

Plan des pistes 2004-05 (Coll. B.Détard - DR):
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Plantrey : un été de chantier


La construction du télésiège du Plantrey a débuté dès la fin de la saison 2010/2011, et a pris fin au mois de novembre, soit bien avant l'ouverture de la station (les chantiers à Courchevel se terminent souvent assez tôt pour anticiper d'éventuels problèmes). Le démontage du télésiège quadriplace a eu lieu pendant le mois de mai et le début du mois de juin. Celui-ci fut démonté soigneusement, puisqu'étant donné ses performances remarquables, il a été revendu à une station turque.

Au 25 juin ne subsistait de l'arrivée du télésiège du Plantrey que sa gare Alpha, bien seule sans ses lanceurs pentagonaux :
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D'importants terrassements ont ensuite suivi, au cours du mois de juin, notamment en gare aval, où l'espace occupé par la gare de l'ancien télésiège n'était pas assez important pour accueillir une gare Multix. Ont ensuite été installés les ferraillages, avant le coulage des massifs des gares et des pylônes.

Les terrassements en gare aval vus depuis le téléski de l'Epicéa :
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A gauche, les ferraillages pour les massifs du nouveau télésiège. On remarque au centre de l'image un des massifs de la gare de l'ancien télésiège de 1983, pas encore enlevé :
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Les coffrages destinés au massif du deuxième pylône :
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Durant les mois de juillet et d'août, les massifs furent coulés, et certains pylônes et éléments de gares commencèrent à être montés. L'activité du chantier fut toutefois quelque peu moins intense, en raison de l'activité touristique estivale de la station.

Le 4 août, certains massifs étaient coulés, remblayés et prêts à accueillir les pylônes :
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Le montage de la gare était déjà bien entamé ce même jour :
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Les têtes de pylônes, quant à elles, étaient entreposées à proximité, dans l'attente de leur installation :
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Le montage s'est poursuivi au cours du mois d'août. Ainsi, début septembre, les gares amont et aval étaient montées, de même que les pylônes.

Le 9 septembre, le montage de la gare amont est achevé et le chalet de commandes est en cours de construction :
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Vue rapprochée de la gare amont :
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Les pylônes étaient montés et attendaient le déroulement du câble :
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De même, la gare aval était terminée :
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Par la suite, les travaux ont continué. Le câble a été déroulé vers le milieu du mois d'octobre, et l'épissure réalisée dans la foulée. Quant aux sièges, ils sont arrivés à la fin du mois d'octobre, et étaient tous en ligne au début du mois de novembre. S'en est ensuite suivi les derniers réglages, les marches à vide, puis l'appareil a ouvert au public dans le courant du mois de décembre 2011, à l'ouverture de la station.


Le suivi complet du chantier peut être consulté ici.


Plantrey : un axe majeur du domaine

Le télésiège du Plantrey a donc été consruit en 2011. Comme pour toutes les nouvelles remontées construites à Courchevel depuis 2000 (exception faite des télésièges de Pralong en 2001 et du Roc Mugnier en 2009), c'est l'isérois Poma qui fut choisi pour délivrer le téléporté. Cet appareil occupe une ligne particulièrement importante sur le domaine de Courchevel, en témoigne la présence d'un télésiège débrayable dès 1983 sur ce tracé.

Il fait tout d'abord office d'ascenseur vers le domaine skiable pour une partie des skieurs de Courchevel 1850 ne pouvant pas rejoindre la Croisette (d'où partent les télécabines des Verdons, des Chenus et du Jardin Alpin, ainsi que les téléskis de la Loze et de Bellecôte) skis aux pieds. C'est aussi un ascenseur vers le domaine skiable pour les skieurs du Praz, qui, à l'arrivée de la télécabine éponyme, peuvent enchaîner immédiatement avec le télésiège du Plantrey. Il en va de même pour les skieurs de Courchevel-Village (Courchevel 1550), qui peuvent rejoindre le télésiège depuis l'arrivée du télésiège des Tovets.
Avec les téléskis de la Loze A & B, la télécabine des Chenus et le télésiège des Coqs, c'est également un des quatre moyens de rejoindre le domaine de la Tania depuis Courchevel 1850. C'est néanmoins l'accès sans doute le moins commode puisque le plus fréquenté. Une fois au sommet de l'appareil, il est également possible de rejoindre la vallée de Méribel en descendant jusqu'au télésiège du Dou des Lanches puis en empruntant celui-ci pour basculer dans la vallée voisine.
Enfin, l'offre de ski propre proposée au sommet du télésiège du Plantrey est particulièrement riche et intéressante. On trouve ainsi pas moins de sept pistes :

  • La verte de la Loze Est, longue piste verte très fréquentée serpentant sur les flancs de la montagne de la Loze et rejoignant le départ des téléskis des Sources et du Rocher de l'Ombre. On peut depuis cette piste rejoindre les pistes du Lac Bleu, des Anémones, des Coqs et des Chenus, qui se terminent toutes sur la Croisette.
  • La bleue des Arolles, qui bascule sur le secteur de la Tania. Elle rejoint le sommet du télésiège de la Forêt pour ensuite terminer sa course au niveau de l'arrivée de la télécabine de la Tania et du téléski du Stade, et du départ du télésiège du Dou des Lanches. On peut d'ici poursuivre sa route sur toutes les pistes du secteur.
  • La rouge de la Loze, piste mythique de Courchevel, longeant les historiques téléskis éponymes tout au long de son parcours et rejoignant la Croisette.
  • La rouge du Dou du Midi, belle piste peu fréquentée longeant la ligne du télésiège du Plantrey jusqu'à son départ et même au-delà, puisqu'elle prend fin sur le front de neige de Courchevel 1850, au niveau du départ du télésiège des Tovets.
  • La rouge du Petit Dou, que l'on gagne depuis celle du Dou du Midi, mais qui rejoint la Croisette en longeant le stade Emile Allais
  • La rouge du Bouc Blanc, piste assez raide qui descend en ligne droite jusqu'à l'arrivée de la piste des Arolles.
  • La noire Jean Blanc, magnifique piste noire en forêt sur le secteur du Praz, à l'écart des autres pistes du domaine, jusqu'à près de 1500 mètres d'altitude.


Côté technique, on retrouve un télésiège sans grandes particularités, issu de la gamme Multix, commercialisée par Poma à partir de 2005, avec une configuration classique : motrice en amont et tension en aval. Il arbore la même livrée que toutes les Multix de la vallée de Courchevel, à savoir des vitres teintées et un bardage en bois, sur lequel est apposé le nom de l'appareil en lettres majuscules.


Situation sur le plan des pistes des Trois Vallées :
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D’un peu plus près, sur le plan des pistes de Courchevel :
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Situation sur la carte IGN au 1/25000e de Courchevel (Géoportail – Droits réservés):
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Caractéristiques de l'appareil :

Caractéristiques administratives :
  • Type de remontée : TSD - Télésiège à pinces débrayables
  • Nom de la remontée : PLANTREY
  • Exploitant : S3V COURCHEVEL (Société des Trois Vallées – Courchevel)
  • Maître d'oeuvre : DCSA
  • Maître d'ouvrage : S3V
  • Constructeur : POMAGALSKI
  • Année de construction : 2011

Caractéristiques d’exploitation :
  • Saison d’exploitation : Hiver
  • Capacité : 6 personnes
  • Débit à la montée : 3000 p/h
  • Débit à la descente : 510 p/h
  • Vitesse d’exploitation : 5,25 m/s
  • Sens de montée : Droite

Caractéristiques géométriques :
  • Altitude aval : 1690 m
  • Altitude amont : 2184 m
  • Dénivelé : 494 m
  • Longueur développée : 1719 m
  • Longueur horizontale : 1637 m
  • Pente moyenne : 30,42 %
  • Pente maximale : 64,6 %

Caractéristiques techniques :
  • Tension : Aval
  • Type de tension : Hydraulique
  • Motrice : Amont
  • Type de gare motrice : Multix
  • Nombre de pylônes : 14
  • Dispositif d'accouplement : Pince débrayable LPA
  • Nombre de véhicules : 96
  • Espacement : 7,2 secondes
  • Diamètre poulie motrice : 4900 mm
  • Diamètre poulie retour : 4900 mm

Caractéristiques du câble :
  • Fabricant du câble : ARCELOR MITTAL
  • Année de pose : 2011
  • Diamètre du câble : 46 mm
  • Type de câble : Lang à droite
  • Composition : 6*26 fils
  • Âme : Compacte
  • Revêtement : Zingue

Caractéristiques de la ligne:
  • P1 : 8C/8C
  • P2 : 6S/6S
  • P3 : 6S/8S
  • P4 : 4SC/4SC
  • P5 : 6S/8S
  • P6 : 6S/6S
  • P7 : 4SC/4SC
  • P8 : 8S/10S
  • P9 : 6S/8S
  • P10 : 6S/8S
  • P11 : 6S/8S
  • P12 : 6S/8S
  • P13 : 6S/8S
  • P14 : 12S/12S


S : galet "support"
C : galet "compression"


Ligne et infrastructures du télésiège du Plantrey :

La gare aval :

La gare aval du télésiège du Plantrey se trouve à 1690 mètres d'altitude, à quelques dizaines de mètres du départ du téléski de l'Epicéa, à la fin de la piste du Plantrey et au début de la piste des Brigues. On retrouve ici une classique gare Multix, assurant la tension du câble grâce à deux vérins hydrauliques.

Premier aperçu de la gare aval en arrivant par la piste du Plantrey :
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En s'approchant :
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Vue de profil :
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De trois quarts :
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On distingue ici le petit rail de stockage dont dispose la gare aval :
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Vue du tympan arrière de la gare :
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L'embarquement se fait dans l'axe de la ligne :
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Dans le lanceur, avec à droite la gare aval du téléski de l'Epicéa :
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La ligne :

La ligne du télésiège du Plantrey, longue de 1719 mètres et rachetant un dénivelé de 494 mètres, ne présente pas de particularité notable. En sortant de la gare aval, on monte tranquillement le long du quartier du Plantrey, sur le flanc nord-est du Dou du Midi. Le pylône 4, qui est aussi le quatorzième pylône de la ligne de la télécabine du Praz, marque le début de la véritable montée vers le sommet. La pente s'accentue progressivement à chaque pylône support-compression, avant d'atteindre son maximum entre les septième et huitième pylônes. Par la suite, la pente s'abaisse très progressivement jusqu'en gare amont, alors qu'on longe successivement sur la droite les pistes du Dou du Midi et du Petit Dou, puis le Stade Emile Allais sur la gauche. Sur la ligne, la portée maximale entre deux pylônes est de 209 mètres.


Le P1, en sortie de gare :
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En avant sur la ligne avec la portée P1-P2 :
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P2 :
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Portée P2-P3, avec à droite la ligne du téléski de l'Epicéa :
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P3 :
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Portée P3-P4 :
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P4, commun à la télécabine du Praz (P14 pour cette dernière):
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P5 :
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Portée P5-P6 :
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P6 :
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Portée P6-P7, on longe toujours la piste du Dou du Midi :
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P7 :
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Portée P7-P8 :
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P8 :
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Portée P8-P9 :
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P9 :
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Portée P9-P10 et passage au-dessus de la piste du Petit Dou :
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P10 :
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Portée P10-P11 :
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P11 :
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P12, avec à gauche le haut du stade Emile Allais :
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Portée P12-P13 :
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P13 :
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Portée P13-P14 :
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P14. On aperçoit à gauche l'arrivée des téléskis de la Loze A & B :
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Portée P14-G2 :
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La gare amont :

La gare amont du télésiège du Plantrey se trouve à 2184 mètres d'altitude, à proximité de l'arrivée des téléskis de la Loze A & B. On retrouve une gare identique à la gare aval esthétiquement parlant. En revanche, d'un point de vue technique, les deux gares n'ont rien à voir puisqu'il s'agit ici de la gare motrice, entraînant le câble par le biais d'un moteur à courant continu.

Entrée en gare amont :
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Débarquement imminent :
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Vue arrière de la gare, avec la zone de débarquement au premier plan :
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En s'éloignant sur la piste du Bouc Blanc, avec le chalet de commandes à gauche :
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Vue en contre-plongée depuis le début de la piste du Dou du Midi :
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De l'autre côté, vue de profil :
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De trois quarts :
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Vue de l'avant de la gare :
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Vue plus éloignée en arrivant depuis l'arrivée du télésiège des Coqs. On distingue à droite l'arrivée des téléskis de la Loze A & B :
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En zoomant depuis le même endroit :
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Véhicules et pinces :

Poma a équipé le télésiège du Plantrey de 96 sièges LPA-6-0C à dossiers hauts, reliés au câble par des pinces débrayables LPA-M. Sur chaque siège, l'assise extérieure est équipée d'un dossier Magnestick (à savoir des aimants, permettant aux enfants portant des dossards équipés également d'aimants d'être collés au dossier du siège et ainsi d'éviter de passer sous le garde-corps).

La suspente et la pince vues depuis un siège :
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Zoom sur une pince :
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Un siège en ligne :
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Sur chaque siège, l'assise extérieure est équipée d'un dossier Magnestick :
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Plantrey : un remplacement bienvenu


En 2011, l'annonce du remplacement de l'historique télésiège du Plantrey en avait surpris plus d'un. En effet : il n'était pas particulièrement saturé, l'attente n'y était que très rarement importante, et le confort était convenable. De plus, d'autres remontées sur le domaine semblaient plus urgentes à remplacer tant elles représentaient de véritables points noirs (à commencer par le télésiège du Biollay, finalement remplacé en 2012). Un doute planait également quant au maintien des téléskis de la Loze.
Finalement, aujourd'hui, il n'y a plus que les amateurs pour pleurer la disparition du télésiège du Plantrey version 1984, tant l'appareil actuel est confortable, rapide, et correspond aux attentes de la clientèle. Quant aux téléskis de la Loze, ils trônent toujours sur les pentes de Courchevel, indéboulonnables depuis plus de soixante ans.

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Ainsi se termine ce reportage. Merci à Bouctou pour l'historique !
Merci de l’avoir lu et à bientôt !

(c) – Novembre 2018 – Bouctou & collonges74 - Tous droits réservés – Modification interdite sans l’accord de l’auteur.

Photos : collonges74 & j'ib
Textes, bannière et mise en page : collonges74 & Bouctou
Photos prises les 7 avril 2012 et 14 février 2017 (hors photos historiques et suivi de chantier)



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