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 TSD6B des Marmottes 1

L'Alpe d'Huez (Alpe d'Huez Grand Domaine Ski)

Poma

T2 ES
Options techniques :
  • Bulles
  • Garage
Année de construction : 2009

Remplace l'appareil suivant :



 
Sommaire
Auteur de ce reportage : remontees
Section écrite le 25/01/2020 et mise à jour le 12/09/2020
(Mise en cache le 14/09/2020)

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Au sommaire du reportage :

  1. L'Alpe d'Huez
  2. Historique : le développement de l'axe des Marmottes
  3. Marmottes 1, premier maillon d'une chaîne de remontées mécaniques structurante
  4. Ligne et infrastructures du télésiège des Marmottes 1
  5. Marmottes 1, un appareil efficace mais de plus en plus inadapté

 
L'Alpe d'Huez
Auteur de ce reportage : remontees
Section écrite le 12/09/2020 et mise à jour le 12/09/2020
(Mise en cache le 14/09/2020)

L'Alpe d'Huez

L’Alpe d’Huez est une station iséroise située dans le massif de l’Oisans. Accessible par la vallée de la Romanche au bout d’une montée de 22 virages, la station est implantée sur un plateau agréablement exposé au sud dans le massif des Grandes Rousses.
L’Alpe d’Huez est très connue pour son domaine skiable qui s’étale sur 5 stations pour former l’Alpe d’Huez Grand Domaine Ski qui regroupe : l’Alpe d’Huez, Auris en Oisans, Villard Reculas, Oz en Oisans et Vaujany. Les deux dernières stations sont situées dans la vallée de l’Eau d’Olle qui mène au col du Glandon et à la Maurienne. Le domaine de l’Alpe d’Huez, c’est 250 kilomètres de pistes situées entre 3330 mètres d’altitude (arrivée téléphérique du Pic Blanc) et 1135 mètres à l’Enversin d’Oz sur Vaujany. Alternant paysages en forêt sur Oz en Oisans et grands espaces vierges sur le glacier de Sarenne, le domaine skiable est très diversifié : entre pistes techniques du Clocher de Macle, de Fontfroide ou du Dôme des Petites Rousses et larges prairies douces des Jeux et du Rif Nel, on retrouve un large panel de pistes pour tous les skieurs. L’Alpe d’Huez comporte 2 pistes très connues, l’une pour ses splendides paysages et sa grande longueur (la piste noire Sarenne) et l’autre pour faire le cauchemar des skieurs, même des très bons, par son début très abrupt (la piste noire Tunnel).

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^^ Découvrez une présentation plus détaillée de la station en cliquant sur le logo ^^

 
Historique : le développement de l'axe des Marmottes
Auteur de ce reportage : remontees
Section écrite le 12/09/2020 et mise à jour le 14/09/2020
(Mise en cache le 14/09/2020)

Historique : le développement de l'axe des Marmottes

Le projet d'extension de la station de l'Alpe d'Huez remonte aux années 1940. Ce projet, poussé par les socioprofessionnels de la station, avait pour but d'accroître fortement la surface skiable. La solution envisagée est alors de construire une chaîne de téléphériques entre la station et le massif des Grandes Rousses.
C'est finalement un entrepreneur de Toulon qui assurera le financement des téléphériques au montant bien supérieur à ce que la station pouvait alors assumer. Après deux années de chantier, les téléphériques des Grandes Rousses 1 & 2 ouvrent en 1954.
L'entrepreneur de Toulon, traversant de graves problèmes financiers, cesse l'exploitation en 1958. Cela conduit à la création de la SATA qui s'occupe alors de la remise en service des téléphériques.

La chaîne est terminée en 1962 avec l'ouverture du téléphérique du Pic Blanc, construit par Neyrpic sous la supervision de Pierre Goirand. Équipé de deux cabines de 35 places, il était exploité à une vitesse maximale de 10 m/s. Après un incident de poulie, la mise en service a été repoussée au mois de mars 1963.


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Le premier tronçon des téléphériques des Grandes Rousses, vu depuis le front de neige des Jeux (droits réservés).

En 1975, un accident sur le téléphérique des Grandes Rousses 2 précipite le remplacement des deux téléphériques par une télécabine 6 places Poma en deux tronçons. Cette télécabine permet de porter le débit de cet axe stratégique à 1800 personnes/heure.

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Vue d'ensemble de la ligne de la télécabine des Grandes Rousses (droits réservés, collection monchu).

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Cabines SP6 sur le premier tronçon en été (droits réservés, collection monchu).

Onze ans après, en 1986, la station de l'Alpe d'Huez s'est considérablement développée avec la réalisation de nombreuses nouvelles résidences de tourisme. Avec l'ouverture prévue des stations de l'Olmet (future Oz-en-Oisans) et de Vaujany ainsi que leur liaison avec le domaine skiable principal de l'Alpe d'Huez, les besoins en capacité sur l'axe des Grandes Rousses sont prévus à la hausse. En effet, le premier tronçon de l'axe des Grandes Rousses donne un accès par gravité à la combe de Poutran et la station de l'Olmet tandis que le second tronçon permet quant à lui de descendre en plus d'accéder au domaine de Vaujany.
La télécabine des Grandes Rousses est alors remplacée par un DMC (double mono-câble) construit par Poma sur un tracé strictement identique. Ce nouvel appareil offre un débit unique pour l'époque de 3000 personnes/heure et une montée en une dizaine de minutes sans changement au pied du téléphérique du Pic Blanc.

Durant l'été 1986, le nouveau DMC est construit entièrement tandis que la télécabine est déplacée pour devenir la télécabine des Marmottes 1, reliant le front de neige des Bergers au sommet du Plat des Marmottes, à près de 2340 mètres d'altitude. C'est le début de la mise en place du deuxième axe structurant de la station de l'Alpe d'Huez, concrétisé presque vingt ans plus tard en 2004 avec l'arrivée du funitel des Marmottes 3 sur le secteur du glacier de Sarenne.
Jusqu'à la construction de la télécabine des Marmottes 2 en 2000, la télécabine des Marmottes 1 arrivait dans un cul-de-sac. Les skieurs pouvaient redescendre aux fronts de neige des Bergers et des Jeux, rejoindre la station de l'Olmet via la combe de Poutran ou encore la gare intermédiaire du DMC des Grandes Rousses pour prendre la direction de Vaujany ou du Pic Blanc. La seule manière d'accéder aux pistes situées directement en amont de la télécabine des Marmottes 1 était d'emprunter le télésiège fixe du Lièvre Blanc, puis éventuellement le télésiège fixe 2 places du Clocher de Mâcle pour atteindre le sommet éponyme et ses pistes noires réservées aux experts.

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Plan des pistes de l'Alpe d'Huez montrant la situation après le déplacement de la télécabine des Marmottes 1 (© Plan Atelier Pierre Novat).

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Les gares avals de la télécabine des Marmottes 1 et du télésiège fixe des Romains (droits réservés, collection monchu).

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Le début de la ligne de la télécabine des Marmottes 1 (droits réservés, collection monchu - cliquez sur la photo pour consulter le reportage sur l'installation).

Le vieillissant télésiège fixe du Lièvre Blanc est remplacé en 1998 par un télésiège fixe 4 places Gimar-Montaz-Mautino sur un tracé similaire. Néanmoins, pour augmenter l'attractivité du secteur du Clocher de Mâcle et préparer l'aboutissement de l'axe des Marmottes comme chaîne secondaire de remontées mécaniques permettant d'accéder au glacier, il est décidé de construire en 2000 la télécabine des Marmottes 2. Prolongeant la télécabine des Marmottes 1 sur un tracé inédit, elle aboutit au Clocher de Mâcle, permettant de remplacer le vieillissant télésiège homonyme tout en améliorant l'accessibilité du secteur. Une nouvelle piste rouge est créée le long de la partie haute de la ligne de la télécabine, moyennant de lourds terrassements, afin de permettre aux skieurs de niveau moyen d'éviter le premier mur raide de la piste noire du Clocher de Mâcle.
Cette nouvelle télécabine facilite aussi les rotations sur la magnifique piste noire de la Combe Charbonnière puisqu'il suffit dorénavent d'emprunter les deux télécabines à la suite pour l'enchaîner.

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Plan des pistes de l'Alpe d'Huez montrant la situation après la construction de la télécabine des Marmottes 2 et le démontage du télésiège du Clocher de Mâcle (© Plan Atelier Pierre Novat).

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Gare amont de la télécabine des Marmottes 2 (cliquez sur la photo pour consulter le reportage sur l'installation).

Enfin, en 2004, la chaîne est terminée avec la construction du funitel à va-et-vient des Marmottes 3. Construit par Doppelmayr, cet appareil audacieux permet de relier en une unique portée le Clocher de Mâcle au sommet du télésiège de l'Herpie, à 3060 mètres d'altitude. Il permet l'ouverture d'un second accès au secteur du glacier permettant de skier sur les pistes ensoleillées desservies par le télésiège de l'Herpie, toujours bien enneigées, tout en évitant d'avoir à emprunter les pistes difficiles situées à l'arrivée du téléphérique du Pic Blanc. C'est également un bon itinéraire bis vers le sommet du Pic Blanc puisqu'il dessert une courte piste de liaison vers le télésiège du Glacier.

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Situation de l'axe des Marmottes finalisé sur le plan des pistes de l'Alpe d'Huez de la saison 2005/2006 (© Plan Atelier Pierre Novat).

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Gare amont du funitel à va-et-vient des Marmottes 3 (cliquez sur la photo pour consulter le reportage sur l'installation).

Au fil des années, avec l'importance croissante prise par le front de neige des Bergers, la télécabine des Marmottes 1 est devenue totalement saturée. La construction du télésiège débrayable des Romains par Poma en 2005, en remplacement du télésiège fixe de Fontbelle, avait déjà permis de délester la télécabine des skieurs débutants évoluant sur les pistes faciles et ensoleillées du secteur. Les flux vers le Plat des Marmottes, qu'ils soient destinés au ski propre, à la liaison vers Oz-en-Oisans, à l'accès au DMC des Grandes Rousses ou encore pour continuer vers le Clocher de Mâcle et le Glacier, croissent très rapidement. C'est dans ce contexte que la télécabine, également très vieillissante au regard de l'évolution de l'attente des skieurs, est remplacée au profit d'un télésiège débrayable 6 places à bulle par Poma. Le débit passe de 2160 personnes/heure à 3300 personnes/heure, limitant la durée d'attente en cas d'affluence.

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Gare aval du télésiège débrayable des Romains en juillet 2011 (cliquez sur la photo pour consulter le reportage sur l'installation).

L'axe demeure aujourd'hui très chargé tout au long de la saison. En effet, outre le débit limité des téléportés Marmottes 2 et Marmottes 3, justifié au regard de la capacité d'absorption de skieurs des pistes desservies, l'ouverture du restaurant « La Folie Douce » attire de nombreux piétons supplémentaires sur le télésiège débrayable des Marmottes 1, déjà très chargé en-dehors de ce trafic résiduel qui perturbe fortement l'exploitation du télésiège puisqu'il faut souvent ralentir voire arrêter le télésiège pour leur faciliter les phases d'embarquement et de débarquement en gare. Le prolongement en 2013 du télésiège des Romains aura eu le mérite de délester le télésiège des Marmottes 1 des skieurs souhaitant rallier la gare intermédiaire du DMC des Grandes Rousses et Oz-en-Oisans en utilisant la capacité résiduelle de l'appareil.

→ Revivez le chantier de ce télésiège sur le forum : Construction du TSD6B Marmottes 1 (2009).

 
Marmottes 1, premier maillon d'une chaîne de remontées mécaniques structurante
Auteur de ce reportage : remontees
Section écrite le 12/09/2020 et mise à jour le 12/09/2020
(Mise en cache le 14/09/2020)

Marmottes 1, premier maillon d'une chaîne de remontées mécaniques structurante

Le télésiège débrayable des Marmottes 1 est l'appareil principal du front de neige des Bergers et est d'une importance capitale pour le domaine skiable de l'Alpe d'Huez. C'est le premier maillon de la chaîne des « Marmottes », deuxième axe permettant d'accéder aux pistes du glacier à plus de 3000 mètres d'altitude, au niveau du secteur de l'Herpie. Cet enchaînement de remontées mécaniques est prisé par les skieurs moyens car il permet d'atteindre les pistes les plus faciles du glacier, contrairement au téléphérique du Pic Blanc qui ne dessert que des pistes noires. Depuis le sommet du funitel des Marmottes 3, dernier tronçon de cette chaîne d'appareils, il est également possible de rejoindre le domaine d'Auris-en-Oisans en empruntant les pistes noires des Cristaux puis de Sarenne, ou même de revenir au front de neige des Bergers via les télésièges du Chalvet ou de l'Alpauris.
De plus, Marmottes 1 permet de rejoindre la gare intermédiaire du DMC des Grandes Rousses, au sommet duquel il est possible d'emprunter le téléphérique du Pic Blanc ou basculer sur le domaine skiable d'Oz-Vaujany. Sans emprunter le second tronçon du DMC des Grandes Rousses, les skieurs peuvent rallier la station d'Oz-en-Oisans via les pistes de la combe de Poutran, ou encore rejoindre le front de neige des Jeux et le secteur débutant homonyme.
Enfin, ce télésiège permet également, en enchaînant avec la télécabine des Marmottes 2, l'accès aux splendides pistes noires de la Combe Charbonnière et de la Balme.

Le télésiège débrayable des Marmottes 1 dessert donc de nombreuses pistes :


  • La piste bleue des Bergers, qui commence par un chemin pour contourner la gare amont du télésiège avant de rejoindre les larges pistes de l'espace débutant des Bergers, également desservies par le télésiège débrayable des Romains.
  • La piste bleue des Ancolies, principale piste de liaison vers la gare intermédiaire du DMC des Grandes Rousses. De ce point, il est possible de rejoindre Oz-en-Oisans via les pistes de la combe de Poutran, Vaujany et le secteur du glacier via le DMC des Grandes Rousses 2 ou le secteur débutant des Jeux. On peut aussi y emprunter le télésiège du Lièvre Blanc qui, lorsqu'il est ouvert, permet de rejoindre la moitié basse des pistes desservies par la télécabine des Marmottes 2 ainsi que la splendide piste noire de la Balme.
  • La piste rouge du Poutat, une piste présentant des murs assez raides, et rejoignant également la gare intermédiaire du DMC des Grandes Rousses.
  • La piste rouge du Dahut, variante de la piste rouge du Poutat, rejoignant plus haut la piste bleue du Couloir, rejoignant la gare intermédiaire du DMC des Grandes Rousses.
  • La piste rouge de l'Olympique, belle piste rouge au relief varié évoluant à proximité de la partie haute de la ligne du télésiège des Marmottes 1. Il est possible d'éviter la dernière partie, assez plate, en rejoignant la fin de la piste bleue des Bergers au niveau du restaurant d'altitude « La Cabane ».


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Situation du télésiège débrayable des Marmottes 1 sur le plan des pistes de l'Alpe d'Huez (© Plan Atelier Pierre Novat).

Le télésiège débrayable des Marmottes 1 est un appareil de la gamme Multix présentant la particularité d'être équipé d'un contour tronqué, dit aussi « haut-débit », ayant permis de porter le débit théorique de l'installation à 3300 personnes/heure.

Voici donc les caractéristiques de ce télésiège :

Caractéristiques administratives

TSD-Télésiège à pinces débrayables : MARMOTTES 1
Maître d'œuvre : DCSA
Exploitant : SATA (Société d'Aménagement Touristique Alpe d'Huez et des Grandes Rousses)
Constructeur : POMAGALSKI
Année de construction : 2009
Montant de l'investissement : 8 250 000 €

Caractéristiques d’exploitation

Saison d'exploitation : Hiver
Capacité : 6 personnes
Débit à la montée : 3300 personnes/heure (100 %)
Débit à la descente : 825 personnes/heure (16 %)
Vitesse d'exploitation maximale : 5,5 m/s
Sens de la montée : Par la droite
Tapis de positionnement : Oui

Caractéristiques géométriques

Altitude aval : 1810 m
Altitude amont : 2338 m
Dénivelée : 528 m
Longueur développée : 2228 m
Longueur horizontale : 2157 m
Portée la plus longue : 138 m
Hauteur de survol maximale : 22 m
Pente maximale : 66 %
Pente moyenne : 24,48 %
Temps de trajet : 6 minutes 46 secondes

Caractéristiques techniques

Type de gare aval : Multix
Emplacement tension : Aval
Type de tension : Hydraulique
Tension nominale : 34 000 daN
Pression nominale : 134 bars
Emplacement motrice : Amont
Type de motorisation : Courant continu
Puissance développée : 2×530 kW
Type de véhicules : LPA OCC
Type de pinces : LPA-M
Nombre de véhicules : 130
Nombre de pylônes : 23
Espacement : 6,5 secondes

Caractéristiques du câble

Fabricant du câble : ARCELOR MITTAL
Diamètre : 50 mm
Composition : 6×25 fils
Âme : Compacte
Type de câblage : Lang à droite
Pas de câblage : 368 mm
Pas de toronage : 140 mm
Section du toron : 175,12 mm²

 
Ligne et infrastructures du télésiège des Marmottes 1
Auteur de ce reportage : remontees
Section écrite le 12/09/2020 et mise à jour le 13/09/2020
(Mise en cache le 14/09/2020)

Ligne et infrastructures du télésiège des Marmottes 1

La gare aval

La gare aval du télésiège débrayable des Marmottes 1 est située à 1810 mètres d'altitude sur le front de neige des Bergers, en face de la galerie commerciale homonyme. Sa situation centrale lui permet d'être accessible facilement par gravité depuis l'arrivée du télésiège débrayable de l'Alpauris, mais également rapidement depuis la télécabine des Bergers. Il faut néanmoins pousser quelques dizaines de mètres sur les bâtons depuis ce télésiège pour rejoindre le téléporté mixte du Rif Nel Express et les téléskis débutants homonymes.

Au niveau technique, on retrouve une gare Multix assurant la tension dynamique du câble via un vérin hydraulique qui déplace la poulie retour, elle-même montée sur un lorry (c'est-à-dire un chariot coulissant). Elle présente la particularité d'être équipée d'un contour tronqué permettant d'augmenter le débit de l'installation. En effet, le rayon du contour étant modifié, les sièges arrivent davantage de côté par rapport aux skieurs s'engageant dans la zone d'embarquement, ce qui permet de pouvoir rapprocher les sièges. Afin d'éviter les collisions entre rangées de skieurs évoluant dans la zone d'embarquement, ceux-ci sont pris en charge à partir des portillons de cadencement par un tapis de positionnement.


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Vue d'ensemble de la gare aval avec le pylône 1 depuis la fin de la piste verte de l'Altiport.

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Vue de trois quarts.

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Vue arrière avec la galerie marchande des Bergers en l'arrière-plan.

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Vue de côté en arrivant depuis le télésiège de l'Alpauris.

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Vue de trois quarts en arrivant depuis le télésiège de l'Alpauris.

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Vue de trois quarts avec la file d'attente sur la gauche et la ligne qui se profile à l'arrière-plan.

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Vue arrière avec la file d'attente.

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Vue depuis la fin de la piste bleue des Bergers.

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Vue rapprochée.

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Vue de côté.

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Vue de trois quarts depuis le début de la file d'attente.

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Vue arrière de la gare aval.

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Le contour tronqué.

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La zone d'embarquement avec le tapis de positionnement.

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Sortie de gare aval.



La ligne

La ligne du télésiège des Marmottes 1 est très longue et se divise en deux parties. La première moitié survole l'immense prairie en amont du front de neige des Bergers. La pente est alors relativement faible et régulière, tandis que la ligne se fraie un chemin entre les principales pistes du secteur, dont la bleue des Agneaux et la verte du Loup Blanc. Le pylône 13 amorce une brutale rupture de pente pour grimper le rocher Tabeurle. Cette montée, quoique courte, n'en reste pas moins la plus raide de la ligne et traverse un secteur rocheux difficile. S'ensuit un court replat, où la ligne revient s'insérer entre la piste bleue des Agneaux et la piste rouge de l'Olympique. Le pylône 17 relance une nouvelle montée, plus tranquille, qui se radoucit ensuite au fil des pylônes jusqu'au numéro 21 qui amorce la montée finale pour arriver en gare amont.

Pomagalski a donc équipé la ligne de 23 pylônes dont 2 compressions, 18 supports et 3 supports-compressions :

  • P1 : 12C/12C
  • P2 : 8S/8S
  • P3 : 10S/10S
  • P4 : 8S/6S
  • P5 : 8S/8S
  • P6 : 8S/8S
  • P7 : 4SC/4SC
  • P8 : 8S/6S
  • P9 : 8S/6S
  • P10 : 8S/6S
  • P11 : 8S/6S
  • P12 : 6S/6S
  • P13 : 8C/8C
  • P14 : 6S/4S
  • P15 : 12S/10S
  • P16 : 6S/4S
  • P17 : 4SC/4SC
  • P18 : 6S/4S
  • P19 : 10S/10S
  • P20 : 6S/4S
  • P21 : 4SC/4SC
  • P22 : 12S/12S
  • P23 : 10S/10S


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Vue de la ligne depuis la gare aval.

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Portée vers le pylône 2.

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P2.

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Portée vers le pylône 3 au-dessus de la fin de la piste verte de l'Altiport.

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P3.

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Portée vers le pylône 4 au-dessus de la piste verte du Loup Blanc.

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P4.

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Portée vers le pylône 5.

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P5.

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Portée vers le pylône 6.

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P6.

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Début de la longue portée vers le pylône 7.

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Vers le milieu de la portée vers le pylône 7.

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P7.

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Portée vers le pylône 8.

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P8.

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Portée vers le pylône 9.

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P9.

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Portée vers le pylône 10.

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P10.

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Portée vers le pylône 11.

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Fin de la portée vers le pylône 11 et survol du début de la piste verte du Loup Blanc.

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P11.

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Portée vers le pylône 12.

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P12.

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Portée vers le pylône 13 et survol du croisement entre la piste bleue des Agneaux et la variante permettant de sortir de la piste rouge de l'Olympique à mi-parcours.

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P13.

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Portée vers le pylône 14.

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P14.

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Portée vers le pylône 15.

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P15.

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Portée vers le pylône 16.

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P16.

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Portée vers le pylône 17 entre la piste bleue des Agneaux (à gauche) et la piste rouge de l'Olympique (à droite).

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P17.

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Portée vers le pylône 18.

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P18.

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Portée vers le pylône 19.

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P19.

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Portée vers le pylône 20.

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P20.

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Portée vers le pylône 21.

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P21.

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Portée vers le pylône 22 au-dessus de la piste bleue des Bergers.

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P22.

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P23.

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Les deux derniers pylônes vus depuis le début de la piste bleue des Ancolies.



La gare amont

La gare

La gare amont est située à 2338 mètres au plat des Marmottes, un site stratégique du domaine skiable du domaine skiable de l'Alpe d'Huez, d'où l'on peut accéder facilement au glacier via les chaînes du DMC des Grandes Rousses 2 et du téléphérique du Pic Blanc ou de la télécabine des Marmottes 2 et du funitel des Marmottes 3. Le plat des Marmottes est également un important départ de pistes pour les moyens et bons skieurs. Enfin, on y trouve la « Folie Douce », restaurant « branché » prisé.

Au niveau technique, on retrouve une classique gare motrice de la gamme Multix, équipée d'une couverture bois. Notons qu'il existe un embarquement permanent à la descente qui est très utilisé par les clients de la « Folie Douce ».

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La gare amont vue depuis la ligne.

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La zone de débarquement.

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Vue d'ensemble de la plate-forme des Marmottes, où se trouvent la gare amont du télésiège des Marmottes 1, la gare aval de la télécabine des Marmottes 2 et le bâtiment abritant le garage des deux appareils. À l'arrière-plan, on peut apercevoir la fin de la ligne du télésiège de Maronne et l'arrivée du télésiège des Sûres sur le domaine d'Auris-en-Oisans.

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Vue d'ensemble de la plate-forme des Marmottes depuis la fin de la piste rouge du Déversoir.

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Vue en plongée de la gare amont.

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Vue rapprochée.

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Vue d'ensemble de la gare amont en se dirigeant vers la télécabine des Marmottes 2.

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Vue de trois quarts.

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Vue de côté de la gare amont.

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Vue d'ensemble de la gare amont depuis les premiers mètres de la piste bleue des Ancolies.

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Vue en contre-plongée de la gare amont depuis le début de la piste bleue des Ancolies.

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Vue de côté de la gare amont avec les deux derniers pylônes depuis le début de la piste bleue des Ancolies.

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Vue en contre-plongée de la gare amont et du bâtiment abritant le garage depuis le secteur des Jeux.

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Vue zoomée en contre-plongée avec le bâtiment abritant le garage de l'appareil.



Le garage

Le télésiège des Marmottes 1 dispose d'un grand garage directement relié à la gare amont, dans un imposant bâtiment partagé avec le garage de la télécabine des Marmottes 2. Marmottes 1 ne fait que réutiliser l'espace qui servait de garage à l'ex-télécabine des Marmottes 1.

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Convoyeur reliant la gare amont au garage.

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L'arrière du garage vu depuis le début de la piste bleue des Ancolies.

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Vue en contre-plongée du garage depuis la piste bleue des Ancolies.



Véhicules et pinces

Le télésiège des Marmottes 1 est équipé de 130 sièges LPA OCC, à dossiers hauts et très confortables, équipés de bulles afin de protéger les passagers par mauvais temps. Les garde-corps sont équipés de dispositifs d'anti-sous-marinage sur les deux places les plus à droite pour la sécurité des passagers les plus jeunes. Depuis la saison 2019/2020, certains sièges ont vu leurs bulles être démontées.
Ces sièges sont reliés au câble par des pinces débrayables LPA-M. On notera la présence sur la suspente d'un levier permettant la fermeture automatique des bulles en ligne lorsque les sièges ne sont pas occupés.

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Siège à bulle en ligne.

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Un siège dont la bulle a été démontée.

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Le véhicule de service, entreposé sur le rail de service à l'arrière du contour en gare aval.

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Suspente et pince.

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Vue de dessous d'une pince débrayable.



Vues depuis les pistes…

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L'arrivée du télésiège vue depuis le début de la piste bleue des Bergers.

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La fin de la ligne vue depuis le début de la piste bleue des Bergers.

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Vue de la ligne au niveau du pylône 21 depuis la piste bleue des Bergers.

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La montée finale vue depuis le début de la piste bleue des Bergers.

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Les pylônes 19 et 20 vus depuis la même piste.

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La ligne au niveau du pylône 17.

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Vue de l'aval de la montée imprimée par le pylône 17.

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La montée à travers le rocher Tabeurle, entre les pylônes 13 et 15.

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La première moitié de la ligne avec le sommet de Fontfroide en l'arrière-plan.

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Vue depuis la piste bleue des Bergers avec le rocher Tabeurle.

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La ligne à travers le vaste espace débutant du secteur des Bergers. Le sommet de Fontfroide et les pistes de la station d'Auris-en-Oisans dominent toujours l'arrière-plan.

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D'un peu plus bas, on aperçoit maintenant tout à droite de la photo la gare aval du télésiège des Romains. À gauche, on peut voir les résidences les plus hautes du quartier des Bergers, près de l'altiport.

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Vue de la ligne en aval du pylône 7.

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La ligne, au niveau du pylône 3, vue depuis la fin de la piste verte de l'Altiport.

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Le début de la ligne avec la galerie commerciale des Bergers en l'arrière-plan.

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Le début de la ligne vu depuis la fin de la piste verte de l'Altiport.

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Le bas de la ligne vu depuis les abords directs de la gare aval.

 
Marmottes 1, un appareil efficace mais de plus en plus inadapté
Auteur de ce reportage : remontees
Section écrite le 12/09/2020 et mise à jour le 13/09/2020
(Mise en cache le 14/09/2020)

Marmottes 1, un appareil efficace mais de plus en plus inadapté

Le télésiège débrayable à bulles des Marmottes 1 a donc su remplacer la vieillissante télécabine en offrant davantage de confort, de débit et en facilitant les rotations sur ce secteur de ski tous publics. C'est également un très bon moyen pour les skieurs moyens de rejoindre les pistes faciles du glacier desservies par le télésiège fixe de l'Herpie. Il permet également, avec la télécabine des Marmottes 2, d'accéder aux magnifiques pistes noires que sont la Balme et la Combe Charbonnière, ainsi qu'à quelques itinéraires hors-pistes.
Néanmoins, il est très fréquenté et sature assez régulièrement, en particulier lors des périodes de vacances scolaires. Il n'est pas rare de le voir tourner au ralenti ou s'arrêter, notamment à cause du nombre souvent important de passagers piétons montant au restaurant « La Folie Douce ». En ce sens, on peut regretter qu'un téléporté mixte équipé de sièges 8 places et de cabines 10 places, à l'image de ceux installés au Signal ou sur les Jeux, n'ait pas été construit sur cet axe stratégique du front de neige des Bergers. Malgré la construction du téléporté du Rif Nel Express et le prolongement de la ligne du télésiège des Romains, Marmottes 1 reste de loin l'appareil le plus fréquenté du front de neige des Bergers.


Image
Marmottes 1, un télésiège régulièrement saturé et inadapté au flux important de piétons et de skieurs débutants.

Je tiens à remercier Clément05 pour m'avoir autorisé à reprendre son texte présentant la station de l'Alpe d'Huez et monchu pour sa relecture attentive ainsi que la mise à disposition de clichés historiques.

Bannière : Bovinant
Texte : remontees et Clément05.
Photos et mise en page : remontees (hors mention contraire explicite).
Date des photos (pour remontees) : 9 juillet 2011, 28 janvier 2018, 21 février 2018, 1er avril 2018, 23 février 2019, 23 mars 2019 et 11 janvier 2020.





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