Localisation(s)
Photo

 TSD6B Zirmachbahn

Schlick 2000

Leitner

T2 ES
Description rapide :
Court télésiège disposant de nombreuses options

Options techniques :
  • Bulles
  • Sièges chauffants
  • Garage
  • Entraînement direct ou semi-direct
Année de construction : 2013
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Auteur de cette partie : monchu
Section écrite le 28/11/2023 et mise à jour le 03/12/2023
(Mise en cache le 03/12/2023)

.

 

Pour remplacer deux téléskis à enrouleurs, la station de Schlick 2000 à vocation familiale n'a pas hésité à investir dans un télésiège débrayable à bulles, malgré une longueur de ligne de 860 m seulement. Ce choix peut paraître surprenant, mais il se justifie car l'exploitant souhaitait accroître le débit, offrir plus de confort à sa clientèle tout en facilitant l'embarquement pour les skieurs les moins aguerris.

Ce chantier s'est réalisé dans un temps record de 12 semaines malgré l'arrivée de la neige pendant les travaux. 

 

 

1. Le sommet de Schlick 2000

 

Fulpmes et la Schlick

A l'entrée de la vallée de Stubai, le cirque de la Schlick au-dessus du village de Fulpmes a été aménagé pour le ski alpin. Le petit domaine Schlick 2000 comprend 3 télécabines, 3 télésièges et 4 téléskis, principalement pour une clientèle de familles et de débutants. 

Vous pouvez retrouver la description complète du domaine et l'historique de l'aménagement dans la fiche station en cliquant sur la photo ci-dessous :

^^^^^ Cliquez sur l'image pour afficher la description de la station ^^^^^

 

La Zirmachalm

Dans la partie haute du domaine skiable, le télésiège Zirmachbahn relie la Zirmachalm au Sennjoch, point culminant de la station à 2240 m. Il dessert certaines des pistes les plus intéressantes du domaine, en terrain dégagé, avec de nombreuses possibilités de hors-piste. Il permet de maintenir la clientèle sur le haut de la station, en évitant de redescendre jusqu'à la Schlickeralm et au télésiège Sennjochbahn souvent engorgé.

L'appareil dessert directement les pistes suivantes :

  • La piste rouge n°5 Zirmach-Abfahrt,
  • La variante rouge n°5a Kanonenrohr. Profitant de l'espace dégagé par le démontage des anciens téléskis, l'exploitant a tracé cette nouvelle piste qui traverse l'ancienne ligne de montée.
  • La piste bleue n°6  Wasserfall-Abfahrt créée lors de la construction du télésiège afin de doter l'appareil d'une piste bleue et de le rendre accessible aux skieurs moyens,
  • La variante rouge n° 6a Carving-Abfahrt,
  • La piste bleue n°7 Burgstall-Abfahrt,
  • La piste rouge n°8 Quellen-Abfahrt,
  • La piste rouge n°9 Zirbenschuss,
  • La piste noire n°10 Latschen-Abfahrt créée en même temps que le télésiège,
  • L'itinéraire n°2 Sennjoch tracé sur la plateforme des anciens téléskis doubles.

 

 

Situation du télésiège dans le haut du domaine skiable.

 

Le télésiège et les pistes desservies. 

 

2. Des téléskis au télésiège

 

Les téléskis Zirmachlifte

La construction des téléskis parallèles Zirmach I et II en 1972 et 1974 a marqué la dernière extension du domaine skiable. Vous pouvez retrouver tout l'historique du domaine dans la présentation de la station.

Ces appareils biplaces à enrouleurs livrés par Doppelmayr remontaient les clients de 1935 à 2225 m, sur une ligne de 830 m de long. Chaque téléski assurait un débit maximum de 820 personnes par heure.

Les téléskis parallèles au sommet du domaine skiable repérés E sur le plan.

 

Au fond, le tracé des deux téléskis parallèles.

 

Les gares de départ avec la Zirmachalm en haut à droite.

 

Le début des lignes parallèles depuis la cabane de départ.

 

Le bas du tracé.

 

Dans le milieu du parcours.

 

Le projet de télésiège

Les téléskis desservaient les pistes les plus dégagées et les plus ensoleillées du domaine. Malgré leur débit cumulé qui atteignait 1640 personnes par heure en théorie, les files d'attente étaient fréquentes. De plus, les arbalètes ne répondaient plus aux attentes de la clientèle pour une montée rapide et confortable. 

Le remplacement des appareils par un télésiège a été décidé tardivement au cours de l'été 2013. C'est vers la fin du mois de juin que l'exploitant a choisi l'appareil et le constructeur, un télésiège débrayable 6 places avec bulles et sièges chauffants de Leitner, dont le siège de Sterzing n'est qu'à 50 kilomètres. Le choix d'un débrayable peut surprendre pour une ligne de 860 m de long seulement, mais il se justifie car cette remontée est la plus fréquentée du domaine. Le choix d'un débrayable apportait plus de confort à la clientèle et une plus grande facilité d'embarquement, notamment pour les skieurs débutants. L'exploitant souhaitait rendre ce secteur plus attractif, maintenir de nombreux clients sur le haut du domaine, leur éviter de redescendre à la Schlickeralm et désengorger le télésiège Sennjochbahn. 

Par ailleurs il est probable que l'appareil était disponible immédiatement chez Leitner à la suite de l'annulation d'un autre chantier autrichien. 

Pour rentabiliser l'appareil, le projet prévoyait aussi la création de 3 nouvelles pistes : Wasserfall, Kanonenrohr et Latschen. 

L'investissement se montait à 5,5 millions d'euros.

Affiche du projet.

 

Le chantier

L'autorisation administrative a été donnée à la mi-août seulement. Les travaux se sont déroulés dans un temps très court de 12 semaines, entre fin août et novembre 2013. Le télésiège a été ouvert au public le 13 décembre 2013. 

 

La gare aval 

C'est là que se sont concentrés l'essentiel des travaux. Pour achever dans les temps le bâtiment recouvrant la station et le garage, le chantier a utilisé de nombreux matériaux préfabriqués. 

 

Au centre, le coffrage des massifs de la station, et tout autour le montage des murs préfabriqués. (crédit photo : Schlick 2000)

 

Les massifs au centre et les murs posés. (crédit photo : Schlick 2000)

 

Levage du poste de conduite préfabriqué. (crédit photo : Schlick 2000)

 

Levage d'une partie du contour et de l'aiguillage vers le garage en jaune. (crédit photo : Schlick 2000)

 

La poulie motrice en attente. (crédit photo : Schlick 2000)

 

Montage du contour. (crédit photo : Schlick 2000)

 

Montage de la charpente métallique. (crédit photo : Schlick 2000)

 

Montage du toit. (crédit photo : Schlick 2000)

 

Une fois le bâtiment hors d'eau, fin du montage de la motrice. (crédit photo : Schlick 2000)

 

Fin du montage de la gare, avec le moteur Direct Drive en rouge. (crédit photo : Schlick 2000)

 

La gare aval pendant les essais. (crédit photo : Schlick 2000)

 

La gare amont 

La gare étant simple retour fixe sans bâtiment, le chantier a été réalisé plus rapidement en amont. 

Génie civil des massifs à droite et de la vigie à gauche. (crédit photo : Schlick 2000)

 

Montage de la gare. (crédit photo : Schlick 2000)

 

Levage à la grue d'une partie de la couverture. (crédit photo : Schlick 2000)

 

Montage du contour. (crédit photo : Schlick 2000)

 

La sous-face posée. (crédit photo : Schlick 2000)

 

L'intérieur de la station retour fixe déplaçable. (crédit photo : AB Seilbahnbüro)

 

La ligne

La ligne de 8 pylônes a été levée rapidement, l'héliportage ayant lieu au mois d'octobre. Les moteurs ont dû faire face à l'apparition précoce de la neige.

 

La ligne levée. (crédit photo : Schlick 2000)

 

Le touret de câble Fatzer et la cordeline à l'arrière. (crédit photo : Schlick 2000)

 

Tirage de la cordeline. (crédit photo : Schlick 2000)

 

Livraison des pinces LPA. (crédit photo : Schlick 2000)

 

Premier siège en ligne. (crédit photo : Schlick 2000)

 

La ligne pendant les essais. (crédit photo : Schlick 2000)

 

Inauguration officielle le 13 décembre 2013. (crédit photo : Schlick 2000)

 

 

3. Caractéristiques techniques

 

Caractéristiques administratives

  • Constructeur : LEITNER ropeways
  • Bureau d'études : AB
  • Exploitant : Schlick 2000 Schizentrum AG
  • Année de construction : 2013
  • Montant de l'investissement : 5,5 millions d'euros

Caractéristiques géométriques

  • Altitude gare aval : 1 913 m
  • Altitude gare amont : 2 240 m
  • Dénivelé : 327 m
  • Longueur développée : 860 m

Caractéristiques techniques

  • Vitesse maximum : 5 m/s
  • Débit maximum : 2 385 p/h
  • Temps de trajet minimum : 2 min 52 s
  • Emplacement motrice : aval
  • Type de motorisation : moteur synchrone à aimants permanents Direct Drive (LD5)
  • Masse du moteur : 11340 kg
  • Tension nominale : 370,8 V
  • Intensité nominale : 835 A
  • Couple nominal : 189 kNm
  • Vitesse de rotation : 19,5 tours/min
  • Cos phi : 0,86
  • Puissance développée : 386 kW
  • Emplacement tension : aval
  • Nombre de sièges : 36 + 1 nacelle
  • Emplacement garage : aval
  • Type de garage : 23 sièges dans les voies + 13 dans une voie latérale 
  • Nombre de pylônes : 8
  • Diamètre du câble : 42 mm
  • Fabricant du câble : Fatzer

 

 

4. La gare aval

 

Emplacement

La gare a été installée à 1913 m d'altitude. Elle a été légèrement décalée par rapport aux gares des anciens téléskis, qui étaient placées de l'autre côté de la piste 8. La gare du télésiège bénéficie d'un emplacement plus favorable avec toutes les pistes qui convergent d'un seul côté. Compte tenu de la pente naturelle à cet endroit, l'embarquement a été placé dans le contour.

 

La gare aval dans un terrain en pente au pied des Kalkkögel.

 

La gare aval et au premier plan le TSD4 Sennjoch.

 

La Zirmachalm en faible pente, avec le restaurant d'altitude à droite et la gare de départ à gauche.

 

Au premier plan, le départ des anciens téléskis, et à l'arrière-plan le départ du nouveau télésiège.

 

L'accès à la gare par le côté.

 

Le bâtiment

Le bâtiment moderne est une station volumineuse qui englobe à la fois la mécanique principale et la voie de garage latérale. Pour faire entrer la lumière, l'architecte a équipé la gare d'une façade rideau vitrée sur le côté de l'embarquement. Le mur aval a été recouvert de bardeaux de mélèze. Le toit est en panneaux de tôles trapézoïdales, traitées en blanc sur le côté intérieur pour augmenter la luminosité. 

 

Depuis l'amont et la piste 8.

 

La piste contourne la gare.

 

Le bâtiment recouvre les voies à droite et la voie de garage à gauche. 

 

Les pylônes compression en sortie de gare.

 

À l'intérieur, la mécanique de gare sans couverture, avec notamment la came de débrayage en rouge.

 

La plateforme terrassée avec les bornes de contrôle et l'accès à l'embarquement dans le contour.

 

À l'avant, la grande surface vitrée laisse rentrer la lumière dans le bâtiment.

 

En amont de la gare, un important terrassement a permis de placer les deux pylônes compression.

 

Détail de la came de débrayage en rouge.

 

La came de débrayage et le début du ralentisseur.

 

Le contour et les pneus de traînage, et à l'arrière le moteur Direct Drive en rouge.

 

Les équipements

Pour simplifier au maximum la gare amont très exposée, la motrice et la tension ont été placées en aval, ainsi que le garage.

Schéma de la gare aval avec l'accès des skieurs en haut, l'embarquement dans le contour au centre, le poste de conduite à gauche, la voie de stockage en bas à droite et le rail de maintenance en bas à gauche.

L'accès

Pour minimiser la taille du bâtiment, les bornes de contrôle et la file d'attente sont placées à l'extérieur. Les portillons donant accès à l'embarquement sont placés juste à l'entrée dans la gare, qui est fermée par un rideau de fer lorsque l'appareil n'est pas exploité.

L'embarquement se fait juste à l'entrée du bâtiment avec les portillons placés dans l'axe de la façade vitrée.

 

Les portillons et l'embarquement dans le contour.

Le ralentisseur

De manière classique, les sièges entrant en gare traversent la came de débrayage, sont progressivement freinés par la poutre à pneus et passent dans la came d'ouverture des bulles et du garde-corps. Cette came motorisée peut être relevée ou non. La station n'ayant pas de couverture, une plateforme a pu être installée à l'extérieur des voies, à la hauteur de la came de débrayage, pour accéder au pesage. 

 

À gauche, un siège dans la came de débrayage.

 

Le ralentisseur et à l'arrière la poulie motrice avec les deux freins de poulie : un frein de service et un frein d'urgence.

 

Passage dans la came de débrayage et ouverture de la bulle et du garde-corps.

 

La fin de la came de débrayage.

 

L'ouverture complète de la bulle et du garde-corps.

 

De l'autre côté, détail de la came d'ouverture.

 

Zoom sur la came qui remonte simultanément la bulle et le garde-corps.

 

L'embarquement dans le contour

L'embarquement est placé au centre de la partie rectiligne du contour. Un capteur permet de détecter la présence ou l'absence de clients, afin de refermer ou non la bulle avant le passage dans le lanceur. 

 

Le début du contour.

 

Les clients à l'embarquement dans le milieu du contour.

 

L'embarquement se fait dans la partie linéaire du contour.

 

Deuxième partie du contour.

 

Dans les lanceurs.

 

Détail du traînage à pneus dans le contour.

 

L'entraînement

L'entraînement est constitué d'un moteur synchrone à aimants permanents Direct Drive, d'une puissance nominale de 386 kW, monté sans réducteur directement au-dessus de la poulie motrice et tournant à la même vitesse qu'elle, à 19,5 tours par minute. En l'absence de volant d'inertie, le frein de service est installé directement sur la poulie, identique au fin de sécurité.

Sur cette ligne très courte et très pentue sans beaucoup d'inertie propre, le moment élevé du Direct Drive permet d'arrêter rapidement l'installation sur un simple arrêt électrique, sans qu'il y ait besoin d'utiliser le frein régulé pour respecter les valeurs de décélération et les temps d'arrêt réglementaires. 

Le moteur Direct Drive est équipé d'une dynamo tachymètre placée sur le dessus, ainsi que d'un détecteur centrifuge placé directement dans le moteur.

La marche de secours est de type diesel hydraulique, avec un moteur thermique apte à démarrer en moins de 5 minutes, une pompe hydraulique, et deux moteurs hydrauliques qui peuvent être engrenés sur une couronne dentée solidaire de la poulie motrice. 

Le poste de conduite est en liaison avec le constructeur à Sterzing pour le diagnostic éventuel des pannes.

 

Le moteur Direct Drive.

 

En bas à droite, un des deux moteurs hydrauliques qui peuvent être engrenés sur la couronne dentée pour assurer la marche de secours.

Le garage

Le garage de l'appareil est entièrement automatique. Le stockage des véhicules s'effectue en partie sur un rail latéral et pour l'autre partie dans les voies de l'installation. Le décyclage s'effectue en marche avant, en deux phases successives.

  • Dans une première phase à 5 m/s, 13 sièges sont garés dans le rail latéral en empruntant l'aiguillage situé à la fin du contour.
  • Dans une seconde phase à 1m/s, 23 sièges sont garés dans les voies de l'installation, à raison de :
    • 10 sièges dans le lanceur,
    • 3 sièges dans le contour,
    • 10 sièges dans le ralentisseur.

Le principe du garage dans les voies repose sur un système d'embrayage pneumatique qui équipe l'axe des pneus de traînage. Chaque siège est entraîné jusque sous le pneu adéquat, puis une électrovanne débraye le pneu concerné et le précédent, ce qui arrête leur rotation. Puis l'opération recommence avec le siège suivant. La position d'un siège est mesurée par des pavés de cheminement très rapprochés autour des pneus de stockage. 

Le cyclage s'effectue en marche arrière, avec les mêmes étapes en sens inverse. 

 

À la fin de la partie rectiligne du contour, un aiguillage vers les voies de garage.

 

La deuxième partie du contour et l'aiguillage en jaune.

 

Détails de l'aiguillage et du traînage à chaîne en bleu.

 

L'aiguille vers le garage en jaune.

 

Le rail de transfert vers le garage se termine par un deuxième aiguillage, avec la voie de garage proprement dite à gauche et la voie de service à droite pour la révision des véhicules.

 

Détail de la chaîne de traînage avec la motorisation à droite.

 

La voie de garage au fond, l'aiguillage au centre et la motorisation du traînage à chaîne à gauche. Au début de l'aiguillage, les pneus de trainage qui assurent aussi le cadencement lors du cyclage de l'appareil. 

 

À droite la voie de maintenance avec la nacelle de service.

 

La plateforme de maintenance dispose d'un atelier de révision des pinces, en gris l'extrémité de l'outil permettant l'ouverture de la pince et le peson mesurant sa force de serrage. 

 

En vert, les pavés de cheminement permettant de positionner précisément un siège sous un pneu.

 

Les pavés de cheminement du contour.

 

Les pavés autour d'un pneu.

 

Les sièges en cours de stockage dans le lanceur (crédit : Leitner).

 

5. La ligne

 

L'appareil avait probablement été commandé pour une installation dans le Land de Salzburg. La réglementation de ce Land impose que les fûts de la plupart des appareils soient peints en vert oxyde chromique. C'est pourquoi ce télésiège dispose de pylônes verts alors que la règlementation du Tyrol ne l'impose pas.

Voici le détail des pylônes :

  • P1 : 12C/12C
  • P2 : 12C/12C
  • P3 : 6S/6S
  • P4 : 12S/12S
  • P5 : 4SC/4SC
  • P6 : 6S/4S
  • P7 : 10S/10S
  • P8 : 12S/12S

 

Les deux pylônes compression en sortie de gare.

 

P1.

 

P2.

 

P3.

 

Tête du P3.

 

Survol de la piste rouge 8.

 

P4.

 

Tête du P4.

 

À gauche, l'ancienne piste de montée des téléskis devenue un itinéraire.

 

À la droite, la rouge 8 et au fond à droite, la bleue 7.

 

P5.

 

Tête du P5.

 

Le tracé plus en dévers que celui de l'ancien téléski à gauche.

 

P6.

 

Tête du P6.

 

La Sennjochhütte et le TSD4 Sennjoch à gauche.

 

P7.

 

Tête du P7.

 

L'arrivée près du col.

 

P8.

 

Tête du P8.

 

6. La gare amont

 

La gare est située à un emplacement très exposé, c'est pourquoi elle a été conçue la plus compacte et la plus simple possible. Techniquement il s'agit d'une simple station retour fixe. La poulie est monté sur un lorry déplaçable pour rattraper l'allongement du câble.

 

L'emplacement des arrivées du TSD4 Sennjochbahn et du TSD6 Zirmachbahn autour de la Sennjochhütte.

 

La station et la vigie.

 

À côté de la gare, le CATEX pour sécuriser les pentes au dessus de la piste bleue 7.

 

Le tympan aval.

 

L'arrivée avec une rampe lumineuse directionnelle qui passe au vert lorsque les clients peuvent relever le garde-corps.

 

Le débarquement et la vigie.

 

La zone de débarquement.

 

L'appareil n'est pas équipé d'un dispositif de non débarquement dans le contour.

 

L'ouverture la bulle et du garde-corps par une came protégée sous la couverture. 

 

Le contour.

 

La vigie et la plateforme de débarquement.

 

Le contour et la vue sur la chaîne des Kalkkögel.

 

Tympan amont. 

 

 

7. Les sièges

 

L'appareil est équipé de 36 sièges à bulles et d'une nacelle de service. 

Le haut de la suspente accueille la classique pince LPA, mais aussi les capteurs de prise de courant permettant l’alimentation des assises chauffantes, le levier de manœuvre de la  bulle (côté extérieur) ainsi qu’une puce permettant l’identification individuelle de chaque siège dans les stations.

L’exploitant a choisi des sièges en cuir bleu et jaune aux couleurs de la station. Un système de chauffage des assises en aval délivre le 110 V courant continu capté par les patins du véhicule lors de leur passage sur 3 secteurs indépendants. Un boîtier placé sous le siège assure la répartition vers les 6 éléments de chauffage individuels. L’intensité est réglée automatiquement en fonction de la température extérieure. Le conducteur coupe l’alimentation en cas de fortes chutes de neige, afin d’éviter la formation d’une couche de glace sur les sièges dont les clients laisseraient la bulle ouverte pendant la montée. Par ailleurs, le garde-corps est muni de dispositifs anti sous-marinage. Enfin, des bulles de couleur bleue sont censées apporter une ambiance plus agréable même par mauvais temps. 

 

Les bulles bleues fermées.

 

Avec la bulle ouverte.

 

La suspente, l'arceau et le siège.

 

La pince LPA adaptée, avec deux butées permettant de respecter l'espacement dans le garage.

 

Au milieu de la suspente, le levier de manœuvre de la bulle et du garde-corps d'un côté, et le capteur identifiant le numéro de siège de l'autre côté.

 

Sous l'assise, le boîtier bleu assurant le raccordement des éléments du chauffage des sièges.

 

Les sièges en cuir aux couleurs alternées, et le dispositif anti sous-marinage.

 

La bulle bleue ouverte.

 

Le siège ouvert.

 

Les couleurs alternées facilitent le placement des clients à l'embarquement.

 

La pince LPA, avec en haut à gauche, les deux rails d'alimentation du système de chauffage des sièges pendant leur passage en gare aval.

 

En bleu, les capteurs d'alimentation du chauffage des sièges, ici à l'entrée d'un rail d'alimentation, dans la trompette de guidage. Contre la suspente, le capteur d'identification du siège, en noir.

 

 

8. Vues supplémentaires

 

Pour terminer, voici quelques photos supplémentaires de ce télésiège depuis le sol, de l'amont vers l'aval. 

 

Le P7 et la chaîne des Kalkkögel.

 

P6.

 

La Zirmachalm.

 

P4.

 

P3.

 

La chaîne des Kalkkögel qui devait être franchie par un 3S.

 

Remerciements

Je remercie chaleureusement le conducteur de l'appareil pour la visite et les explications données.

Le site internet de la station : https://www.stubai.at/en/skiing-resorts/schlick2000/

 

La piste Burgstall au pied des Kalkkögel.

 

Pour aller plus loin

 

Vous retrouverez cet appareil dans 3 vidéos intéressantes. La première montre l'héliportage de la ligne en octobre 2013 :

 

La vidéo suivante réalisée par Leitner montre l'appareil sous différents angles et présente le fonctionnement du garage : 

 

La dernière a été réalisée par l'exploitant le jour de l'inugauration de l'appareil :



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