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 TSF2 de l'Épaule

Saint-Nicolas-de-Véroce (Arbois-Rochebrune)

Montaz Mautino

T2 HS
Description rapide :
Télésiège qui permettait l'accès à l’Épaule du Joly tout en desservant un vaste espace de ski propre et de ski hors piste.

Année de construction : 1979
Fin de service en : 2017

Remplacé par l'appareil suivant : Suivre la discussion sur le forum



 
Auteur de ce reportage : j'ib
Section écrite le 08/01/2018 et mise à jour le 10/01/2018
(Mise en cache le 10/01/2018)

Télésiège de l'Épaule
Saint-Nicolas-de-Véroce (74)


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Bienvenue à Saint-Nicolas-de-Véroce

La station de sport d’hiver de Saint-Nicolas-de-Véroce est située dans le val Montjoie, au dessus de Saint-Gervais-les-Bains dont elle partage le territoire communal, et en dessous des Contamines-Montjoie. Elle fait partie du domaine de l’Evasion Mont-Blanc, regroupant les stations de Megève, Saint-Gervais-les-Bains, Saint-Nicolas-de-Véroce, Les Contamines-Montjoie – Hauteluce et les Portes du Mont-Blanc (Megève – Jaillet / La Giettaz / Cordon / Combloux).

Les pistes de ski de Saint-Nicolas-de-Véroce se développent de 1100 mètres, gare aval du télésiège du Chef-Lieu au village, jusqu’à 2353 mètres d’altitude au sommet du Mont-Géroux et du télésiège du Mont-Joly. Toute la station est dominée par le Dôme (4304 mètres d’altitude) et l’Aiguille (3863 mètres d’altitude) du Goûter, l’Aiguille de Bionnassay (4052 mètres d’altitude) et le Mont-Joly (2353 mètres d’altitude).

Ce centre de ski est relié avec la station de Saint-Gervais-les-Bains, formant un ensemble de 51 pistes accessibles grâce à quelque 25 remontées mécaniques (parmi lesquelles 1 DMC, 1 télécabine et une dizaine de télésièges dont 4 débrayables). Enfin ces deux secteurs sont reliés au massif du Mont-d’Arbois sur la station de ski de Megève.

    Le Mont-Joly, secteur sommital du domaine skiable de Saint-Nicolas-de-Véroce
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L'aménagement de Saint-Nicolas-de-Véroce

Le premier équipement mécanique de Saint-Nicolas-de-Véroce remonte à 1955. Il s’agissait probablement d’un téléski de type B Poma, implanté à la sortie du village, aux Sénarts, situé après l’embranchement de la route du plateau de la Croix, en direction des Contamines. L'exploitation échoua à cause de trois hivers sans neige. Plusieurs moniteurs de ski reprirent une initiative au début des années 1960. Ils louèrent à la Société des Téléphériques du Massif du Mont Blanc (STMMB) de Charles Viard un fil-neige déplaçable, qu’ils implantèrent selon l’enneigement à la sortie du village ou au plateau de la Croix. Ce petit appareil permit de créer une saison de ski l’hiver, mais il ne permit pas au village de rivaliser avec l’équipement du Bettex qui attirait beaucoup plus de touristes.

Le véritable développement de la station remonta à 1965 sous l’impulsion d’un patron de presse parisien, Jean Lainé. Il séjournait régulièrement à Megève où il y possédait un chalet. Il découvrit les descentes à ski vers Saint-Nicolas en 1965. Le site était encore vierge de remontées, mais il sentit le potentiel d’équipement de ce secteur. Il présenta un premier projet d’équipement en 1966 au maire de Saint-Nicolas-de-Véroce, commune alors indépendante de Saint-Gervais-les-Bains. Le projet fut cependant retardé par le maire de Saint-Gervais, Maurice Martel, président de la Fédération Française de Ski, qui fit pression sur les moniteurs de Saint-Nicolas pour faire capoter le projet Lainé, et favoriser un projet concurrent monté par Charles Viard. Ce dernier n’aboutit pas non plus et la fréquentation du village continua à décliner en hiver. Jean Lainé proposa un nouveau projet en 1969, voyant que celui de son concurrent n’avait pas abouti.

Ce projet prévoyait la réalisation en 1969 d’un télésiège reliant le village au Plateau de la Croix, l’actuel télésiège fixe biplace du Chef Lieu, ainsi que deux téléskis sur le plateau : les téléskis du Vanay et du Plateau. Dans une seconde phase, Jean Lainé prévoyait de construire en 1972 une télécabine partant des Chattrix ou du Vivier, hameau situé sur la route des Contamines, et montant jusqu’au Vanay. Enfin il était prévu de construire jusqu’en 1979 un ensemble de quatre téléskis : du Sautet au Dechappieu (le long d’une bonne partie du tracé de l’actuelle piste rouge de la Petite Épaule), de la Crête à la Croix du Christ, d’Hermance à la Croix du Christ sur le versant opposé côté Megève et d’Hermance aux contreforts du Mont-Joly.

Le programme a cependant subi quelques changements. Le télésiège et les téléskis du Plateau de la Croix ont été ouverts à Noël 1970. Il manquait un téléski pour débutants au Plateau de la Croix : Jean Lainé compléta l'équipement avec le téléski des Débutants, ouvert pour Pâques 1971. La station trop éloignée de Saint Gervais n’était pas rentable sans liaison, c’est pourquoi le projet de télécabine fut immédiatement abandonné. A la place, en 1971, Jean Lainé fit construire les téléskis du Gouet et de la Grande Côte, ainsi que d’important terrassements pour se relier avec Saint-Gervais : canalisation du torrent entre les départs de téléski du Gouet de la Grande Côte, terrassement de la piste de liaison entre le Mont Joux et le sommet du téléski de Grande Côte, et terrassement de la piste de liaison à flanc de couteau entre le sommet du téléski de Grande Côte et le départ du téléski de la Croix à Saint-Gervais.

    Vue sur le Plateau de la Croix en 1973 avec l'arrivée du télésiège du Chef Lieu et les téléskis du Vanay et du Plateau juste derrière
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La poursuite du développement exigeait des moyens financiers que Jean Lainé n'avait pas. Il céda ses remontées mécaniques en 1977 à un des exploitants de la Clusaz, la Société d’Équipement Touristique de la Clusaz (SETLC), dirigée par Jean Ferrero. Sous son impulsion, le domaine skiable s’étendit d’abord vers le secteur d’altitude, avec les télésièges de la Croix du Christ en 1978 venant doubler le téléski de la Grande Côte et de l’Épaule en 1979.

    Le télésiège de la Croix du Christ avec en arrière plan le Mont-Joly d'ores et déjà équipé de son télésiège de l’Épaule
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Puis la SETLC tenta d'ouvrir de nouveaux accès au domaine skiable, avec un projet de télécabine entre Bionnay, petit hameau situé sur la route des Contamines, et les Chattrix, suivi d’un télésiège des Chattrix au Vanay. Pour des problèmes fonciers et financiers, la télécabine ne fut jamais réalisée, et le départ du télésiège des Chattrix ne put être implanté au bord de la route comme prévu à l’origine, pour faciliter l’accès aux skieurs à la journée. Prévu initialement en 1980, le télésiège n’ouvrit que début 1982. La longue piste de l’Épaule fut ouverte la même année, offrant plus de 1000 mètres de dénivelée jusqu'aux Chattrix. Comme elle croisait l'arrivée du téléski du Gouet, qui arrivait à l’origine à la hauteur du téléski du Vanay, le Gouet fut raccourci en 1981 à la hauteur de son septième pylône, perdant deux ouvrages de ligne et sa poulie flottante descendue. Son débit fut par ailleurs augmenté.

Depuis plusieurs années, Jean Ferrero était en conflit ouvert avec la mairie de la Clusaz. La commune finit par absorber la SETLC en 1983. Jean Ferrero se replia sur Saint-Nicolas et continua l'exploitation seul, en fondant la Société d’Équipement du Mont-Joly (SEMJ) la même année. Avec des moyens plus limités, il termina l'aménagement avec le télésiège trois places du Mont-Joly en 1983 avec une ouverture début 1984.

En 1986, les téléskis du Vanay, de la Grande Côte et du Plateau furent modifiés pour des raisons pratiques grâce à la collaboration du constructeur Montagner sur des appareils entièrement Montaz-Mautino. En 1990 le domaine de Saint-Gervais a amélioré son retour depuis Saint-Nicolas avec la mise en service du petit téléski Évasion jusqu'au sommet du Mont-Joux en plus des itinéraires déjà existant de la Joux et de la Vorassière.

    Situation de cette nouvelle liaison sur un plan des pistes de 1990
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Il n’y eut plus d’investissement majeur, mis à part le remplacement des sièges carrés du télésiège du Chef Lieu par des sièges Bi Alp en 1995. En 1997, la SEMJ s’associa avec la SECMH, exploitant des Contamines, pour reprendre la STBMA, exploitant du Bettex cédé par la famille Rotschild. Puis en 2002, la SECMH prit le contrôle de la SEMJ. Les investissements reprirent en 2007 avec la construction du télésiège débrayable six places par Leitner de la Croix du Christ remplaçant le télésiège éponyme Montaz-Mautino ainsi que le téléski de la Grande Côte. En 2017, le télésiège de l’Épaule est à son tour supprimé et remplacé par un nouveau télésiège débrayable six places Poma.

Épaule : Entre ski propre et liaison

Le télésiège de l’Épaule était situé sur le secteur du Mont-Joly juste en contrebas du col du Christ et en contrebas de la Croix éponyme. Construit en 1979 par Montaz-Mautino, cet appareil a été démonté en 2017.
Cette remontée était très appréciée de la clientèle puisqu'elle était multitâche. Elle desservait un très vaste espace de ski propre et d'hors pistes sur des pentes assez raides. Par la même occasion, ce téléporté permettait également l'accès au télésiège du Mont-Joly par la fin de la piste rouge du Chevreuil, donnant lui accès au sommet du domaine skiable à 2353 mètres d'altitude au pied du sommet éponyme placé moins de 200 mètres plus haut, depuis le sommet du Mont-Joux et de ses télésièges ou encore depuis l'arrivée du télésiège de la Croix du Christ. Le télésiège de l’Épaule permettait également de pouvoir revenir sur le Plateau de la Croix, front de neige principal de la station de ski de Saint-Nicolas-de-Véroce, via de longues pistes raides et très agréables. Au sommet il était possible de rejoindre le télésiège du Mont-Joly sur le même versant, toutes les autres installations de la station, ou encore au téléski de l’Évasion et aux pistes de la Grand-Montaz et de la Joux permettant de revenir directement sur les stations de Megève et de Saint-Gervais-les-Bains.

Côté ski, le télésiège de l’Épaule desservait quatre pistes :

  • La piste noire des Perdrix Blanches, placée le long de la ligne du télésiège juste à gauche.
  • La piste rouge de la Grande Épaule, permettant de revenir sur le Plateau de la Croix sur une très longue crête.
  • La piste rouge du Blanchot, placée sur une crête rejoignant la gare aval du télésiège ainsi que les environs de la gare amont du télésiège de la Croix du Christ.
  • La piste rouge du Chevreuil, partant du sommet du télésiège du Mont-Joly et revenant à sa gare aval.

Aucune de toutes ces pistes ne sont équipées d'un dispositif d'enneigement artificiel.

Voici sa situation sur le plan des pistes de l’Évasion Mont-Blanc :

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Caractéristiques

Caractéristiques Administratives

TSF-Télésiège à attache fixe : ÉPAULE
Maître d'Ouvrage : Société d’Équipement Touristique de la Clusaz (SETLC)
Maître d’Œuvre : DCSA
Exploitant : Société d'Exploitation du Mont-Joly (SEMJ)
Constructeur : Montaz-Mautino
Année de construction : 1979
Année de destruction : 2017

Caractéristiques d’Exploitation

Saison d'exploitation : Hiver
Capacité : 2 personnes
Débit : 1200 p/h
Vitesse d'exploitation : 2,5 m/s
Temps de trajet : 5 min 48 sec

Caractéristiques Géométriques

Altitude aval : 1830 mètres
Altitude amont : 2101 mètres
Dénivelée : 271 mètres
Longueur développée : 877 mètres
Longueur horizontale : 834 mètres
Pente maximale : 71 %
Pente moyenne : 32 %

Caractéristiques Techniques

Gare motrice : Aval
Gare tension : Aval
Gare retour : Amont
Nombre de pylônes : 12
Nombre de sièges : 112
Sens de montée : Droite
Puissance du moteur électrique : 136 kW
Type de motorisation : Courant continu
Type de G1 : Bi-Alp
Type de G2 : Poulie retour fixe
Type de tension : Hydraulique
Tension nominale : 14 850 daN
Diamètre de la poulie motrice : 2900 mm
Diamètre de la poulie retour : 3400 mm
Espacement : 8 secondes

Caractéristiques du Câble

Fabriquant du câble : TREFILEUROPE
Date de pose : 1999
Type de câblage : Lang
Sens de câblage : Droite
Diamètre du câble : 29 mm
Composition du câble : 6×19 Fils
Âme : Compacte
Résistance à la rupture : 55 940 daN
Pas de câblage : 241 mm
Pas de toronage : 86 mm
Section du câble : 340 mm²
Section du toron : 57 mm²

Ligne et infrastructures du télésiège de l’Épaule

Gare aval :

La gare aval était la station motrice – tension de l'installation. Elle était située à 1830 mètres d'altitude en contrebas de la gare amont du télésiège débrayable de la Croix du Christ et dans la continuité de la piste de liaison depuis le sommet du Mont-Joux et ses deux télésièges.
On retrouve une infrastructure de type Bi-Alp provenant de chez Montaz-Mautino et peinte en vert. C'est ici qu'est mis en mouvement le câble grâce à un moteur électrique à courant continu développant une puissance mécanique de 136 kW. A l'arrière de ce dernier est placé un volant d'inertie sur lequel est apposé un frein de service. La vitesse est ensuite transmise via un arbre rapide à un réducteur placé juste en dessous. En cas de panne de l'installation, le télésiège est équipé d'un moteur thermique de secours directement relié à ce même réducteur. La tension dynamique du câble est également effectuée en gare aval grâce à un vérin hydraulique situé à l'avant de la station.

    La gare aval vue depuis le croisement des pistes Perdrix Blanches, Blanchot et Chevreuil
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    La gare aval vue depuis la fin de chemin de liaison avec la gare aval depuis ce dernier croisement
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    La gare aval avec en arrière plan une partie du massif de Rochebrune sur Megève
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    La gare aval avec en arrière plan le long de la fin de la piste rouge du Chevreuil les chalets d'alpage d'Hermance
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    La gare aval et le premier pylône vus de profil avec en arrière plan le sommet de l'Aiguille Croche (2487 mètres d'altitude)
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    La gare aval vue de trois quarts
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    La gare aval vue en arrivant depuis le chemin de liaison entre le Mont-Joux et le télésiège de l’Épaule
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    Vue rapprochée
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    La gare aval vue de trois quarts avec le panneau d'informations
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    La gare aval vue de face
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    Le vérin hydraulique de tension
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    La poulie motrice - tension avec juste au dessus en bleu le réducteur
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    A l'étage, vue sur le moteur électrique à courant continu avec à gauche le volant d'inertie
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    Le moteur thermique de secours
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La ligne :

La ligne, longue de 877 mètres, était composée de 12 pylônes peints en vert facilitant l'intégration en période estivale. La plus longue portée mesurait 110 mètres, tandis que la hauteur de survol atteignait les 15 mètres au maximum.
Le câble n'était pas très incliné entre les pylônes 1 et 6 mais il coupait la face Sud de la Croix du Christ sur des pentes en dévers. A partir de ce dernier ouvrage qui était un compression, le câble s'inclinait à quasiment à son maximum jusqu'au dernier pylône.

Caractéristiques de la ligne :

  • P1 : 6C/6C
  • P2 : 4S/4S
  • P3 : 4S/4S
  • P4 : 4S/4S
  • P5 : 4S/4S
  • P6 : 6C/6C
  • P7 : 4S/4S
  • P8 : C-2S-C/C-2S-C
  • P9 : C-2S-C/C-2S-C
  • P10 : 4S/4S
  • P11 : 6S/6S
  • P12 : 8S/8S

    La ligne vue depuis l'aval
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    P1 portique en sortie de gare
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    Retour en arrière sur le P1 et la G1
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    P2
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    Portée P2 - P3
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    P3
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    Portée P3 - P4
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    P4
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    Portée P4 - P5
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    P5
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    P6
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    Détail de la tête de pylône de type compression
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    Portée P6 - P7 au dessus de la piste noire des Perdrix Blanches
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    P7
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    P8
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    Portée P8 - P9
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    P9
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    P10
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    P11
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    P12 pile en face des Dômes de Miage (3673 mètres d'altitude)
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Gare amont :

La gare amont était la station retour de l'installation. Elle était située à 2101 mètres d'altitude sur l’Épaule du Joly en contrebas du Mont-Géroux (2288 mètres d'altitude). Il s'agissait d'une classique poulie retour fixe peinte en vert et reposant sur deux fûts métalliques, un vertical et l'autre incliné de quelques degrés.

    Arrivée en gare avec en face l'arête montant à l'Aiguille de Bionassay (4052 m), puis les Dômes de Miage (3673 m) séparés par le Col de Miage (3367 m) et plus à droite le Mont-Tondu (3196 m)
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    La gare amont vue de trois quarts d'un côté avec en face la chaîne des Aravis
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    La gare amont et la zone de débarquement
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    La gare amont vue de trois quarts de l'autre côté
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    La gare amont vue de profil
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    La gare amont vue en contre plongée depuis la piste rouge du Blanchot avec les deux derniers pylônes
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Sièges et pinces

Le télésiège de l’Épaule était composé de 112 sièges, du constructeur Montaz-Mautino, pouvant accueillir jusqu'à deux personnes et dont les banquettes avaient été rembourrées aux alentours de 2006 afin d'améliorer le confort à l'embarquement qui était quelque peu brutal étant donné les anciennes assises en lattes.

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Les sièges étaient reliés au câble par de classiques pinces fixes Montaz-Mautino.

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Le télésiège de l’Épaule vu depuis les pistes

    La fin de la ligne depuis le pylône 9 dominée par les catex du Mont-Géroux (2288 m)
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    La partie la plus raide de la ligne du pylône 6 à la gare amont
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    Le début de la ligne en travers des pentes de la Croix du Christ vue depuis la piste rouge du Chevreuil ; à gauche, on part sur le télésiège du Mont-Joly
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    De la gare aval au pylône 4 dominé par le Mont-Joux, son télésiège et la Folie Douce ainsi qu'à droite la Pointe Percée (2752 m)
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    Depuis le chemin de liaison à la gare aval vue sur le pylône 4 et à droite la gare amont du télésiège de la Croix du Christ
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    Les trois premiers pylônes
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Un télésiège à bout de souffle

Le télésiège de l'Epaule permettait donc la desserte d'un vaste espace de ski propre sur des pentes assez raides tout en garantissant un retour sur le Plateau de la Croix, front de neige principal de Saint-Nicolas-de-Véroce, ou bien un accès sur le télésiège du Mont-Joly. Très apprécié des skieurs à toutes périodes, ce télésiège était très fréquenté malgré son faible débit de 1200 personnes par heure et sa vitesse de 2,5 mètres par seconde. Il fut ainsi décidé de le remplacer au cours de l'été 2017 par un télésiège débrayable six places de chez Poma qui a repris exactement le même tracé, seulement légèrement avancé, et offrant une qualité de transport optimale.

    Le télésiège de l’Épaule un soir d'Octobre avec la silhouette du Mont-Charvin tout à gauche (2409 m)
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J'ib, Janvier 2018

Photos : Mathisfuchs74170 & J'ib
Texte, bannière et mise en page : Monchu & J'ib
Date des photos : 31 décembre 2010, 27 octobre 2016 & 9 février et 8 avril 2017



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